16/05/2010

L'EUROPE EST MORTE !!!!!!!!!!!!!!!!!

Face à la crise l’Europe à vau l’eau ne sait plus où elle est ! Elle est morte.

Comme nous le laissions entendre ce 10 mai, ce n’aura été qu’un feu de paille ! Nous maintenons, comme il est écrit dans cet article récent : http://dutron.wordpress.com/2010/05/10/des-mesures-europe... :

« Nous voici donc partis dans une spirale qui ne peut que conduire l’Europe au malheur de ses plus pauvres avec la complicité de nos dirigeants ! »

POURQUOI EN SOMMES-NOUS A CETTE SITUATION ??

-      1° – Des mesures prises sans ligne économique commune.

Malgré les mesures massives annoncées, après deux jours de flambée boursière, les bourses retombent non sans que quelques petits malins n’eussent pris leur bénéfice au passage. Mais, aujourd’hui, le roi est nu est les mesures prises ne rassurent déjà plus les marchés. L’entourage de Barack Obama parle de menace de désintégration de l’Euro et quelques dirigeants, dont Merkel, lancent des appels déchirants comme on lance une bouteille à la mer après avoir fait tout le nécessaire pour que la situation en soit là où elle est ! http://fr.news.yahoo.com/64/20100513/twl-l-appel-d-angela.... Evidemment Merkel se trouve dans l’œil du cyclone :

  • elle qui a freiné des quatre fers l’aide à la Grèce,

  • elle a mis l’Europe en porte à faux et amené la situation actuelle,

  • cela ne lui a même pas permis de gagner les élections du länder de Rhénanie du Nord – Westphalie qui étaient à la base de ce cirque,

750 milliards ne rassurent donc pas ! Pourquoi ? Parce que les marchés ont très bien compris que, parallèlement à ce plan, une SURENCHÈRE DE LE RIGUEUR  se mettait en place et qu’elle ne pouvait que conduire à une nouvelle récession.

-      2° – Le pacte de stabilité est mort.

En effet, la question est d’abord institutionnelle. Car, tout de même, si on regarde les choses objectivement, si on regarde l’Europe comme un pays, ces déficits publics qui font la « Une » des gazettes y sont moins élevés qu’aux États-Unis ou au Japon et c’est pourtant l’Europe qui est attaquée.

  • Pourquoi encore ?

    • Parce qu’elle est le « ventre mou » du système !

    • Parce que les divergences entre les pays éclatent au grand jour,

    • Parce que l’Allemagne pratique une politique dite de « désinflation compétitive » dirigée, en premier lieu contre les autres européens,

    • Parce que cette Europe fait, de la sorte, la preuve de son absence de solidarité,

    • Parce que, de surcroît, la gestion économique de l’Europe ne peut se résumer à ses déficits publics,

    • Parce que la Zone Euro fait chaque jour la preuve de son inexistence et qu’elle ne protège plus de grand-chose,

  • PARCE QUE, in fine, LE PACTE DE STABILITÉ EST MORT !

    • La seule réponse aux attaques contre des pays membres fut le chacun pour soi pendant plusieurs mois,

    • La seule réponse actuelle, c’est l’austérité,


    • L’autre réponse, conséquence de la précédente,  c’est la nouvelle course du chacun pour soi à la « rigueur », en vérité, au malheur pour les plus fragiles des citoyens des peuples d’Europe, des mesures à contre courant et à contre temps !

    • Que signifie un pacte qui, depuis Maastricht,  affiche une NORME de déficit public à 3 % du produit intérieur brut laquelle atteint 7,5 % fin 2009 et où l’on promet, contre toute évidence, de revenir à 3% en 2013 ? Ce serait risible si ce n’était dramatique !

L’ABSENCE DE VISION LONGUE ET COMMUNE :

Ce qu’ont révélé les évènements récents, c’est l’absence de politique économique commune, c’est l’absence de prise de conscience qu’une politique économique suppose du temps, suppose, pour tout dire UNE VISION COMMUNE ET UNE VISION A LONG TERME !

Or, il apparaît clairement et aux yeux de tous que les deux principaux pays qui servaient d’axe central à cette Europe – l’Allemagne et la France – ont des visions différentes expression d’intérêts conçus comme divergents ! Voir notamment : http://dutron.wordpress.com/2010/05/01/grece-portugal-esp...

Et : http://dutron.wordpress.com/2010/03/26/accord-europeen-su...

Et : http://dutron.wordpress.com/2010/03/08/la-crise-grecque-r...

Ce ne sera pas faute d’avoir sonné le tocsin, les cloches !!

Mais non ! Comme sœur Anne, nous ne verrons rien venir ou alors, bien trop tard et bien trop peu !

L’ABSENCE DE GOUVERNANCE !

-      Voici donc l’Europe, nantie de :

  • Un président : Van Rompuy qui, comme belgicain, n’étant ni pour ni contre bien au contraire, l’a profondément dans l’Haïku,

  • Un président de la commission néolibéral à tout crin : Barroso,

  • Une présidence tournante qui devrait revenir à la Belgique, actuellement sans gouvernement, qui votera à la mi-juin et dont on ne sait pas si elle aura un gouvernement quand son tour de présider l’Europe viendra,

  • Un président de l’Eurogroupe…un sacré numéro attendu qu’il est luxembourgeois, rendez-vous …compte !!

  • Une BCE toujours dirigée par le pléonastique Trichet autonome et fier de l’être mais pas plus !

  • Mais une Europe qui aurait les moyens…si elle le voulait.

    • La seule France ne fut-elle pas capable de mobiliser 360 milliards d’Euros pour sauver …les banques ? Et aujourd’hui on se gargarise de 750 milliards, A SEIZE ! A pleurer !

  • Ha, si ! J’allais oublier !! Il serait question d’admettre l’Estonie dans la zone Euro !! C’est un gag ou quoi ? Ou bien est-ce l’exemple Grec qui fait école ??

Si vous voyez le symptôme du soupçon du commencement d’une gouvernance dans ce fourbi, faites-moi signe !

Alors que les problèmes de l’heure, l’urgence, l’emploi des européens, la présence européenne dans la géopolitique mondiale, tout en somme devrait nous obliger à une politique commune et à une régulation économique partagée, l’EUROPE N’A TOUT SIMPLEMENT PAS DE GOUVERNANCE !

Source Alternatives Économiques

En 2008, j’écrivais un « Essai de pamphlet » intitulé : « A mort l’Europe ? ». Le thème, l’interrogation de ce livre c’était : « et si les politiques (hommes et femmes) européens et les politiques menées conduisaient à la mort de l’IDÉE EUROPÉENNE ? ».

C’est fait ! Vous l’avez tuée !

Guy Dutron

10:43 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/03/2009

GUEULER C'EST BIEN !!! PROPOSER C'EST MIEUX

écraserlecapital

 

UNE REGULATION MONDIALE LEGITIME ET EFFICACE .

 

 

Face à la crise de la mondialisation, caractérisée par une hégémonie US sans partage et une accumulation financière sans rêgle, quelle issue ?

 

Celle-ci ne doit pas être le retour à un fractionnement du monde, évidemment lourd des pires conflits. Les drames humains, les urgences écologiques et les risques géo-militaires, nous le rappellent dramatiquement tous les jours : nous n’avons qu’une seule planète, dont nous sommes tous solidairement responsables. C’est pourquoi, l’altermondialisme n’est pas un anti-mondialisme, mais l’actualisation permanente du vieil internationalisme humaniste d’un Jaurès : il en partage les valeurs fondamentales, mais il ne considère ni la nation, ni aucune autre sorte de souveraineté comme pertinente pour réguler l’emboîtage de communautés de vie et de destin, qui forment autant d’entités politiques différenciés, de la planète jusqu’au quartier et au village, en passant par les continents, les nations et les pays.

 

Elle ne peut espérer, à un horizon crédible, la mise en place d’un gouvernement planétaire, dont l’utopie humaniste est hors de portée, même si nous ne devons pas cesser de promouvoir l’idéal d’une citoyenneté mondiale. Par contre, à défaut de convaincre toutes les puissances et toutes les consciences de faire « du passé, table rase », on peut espérer (devant les risques de propagation de crises en tout genre), peut être plus vite qu’on ne le croit parfois, constituer une large alliance pour proposer une nouvelle régulation mondiale, légitime et efficace. Celle-ci devrait s’appuyer sur la Charte des Nations Unies, la Déclaration Universelle des droits de l’homme et les valeurs essentielles de paix, de solidarité internationale, de développement durable et de diversité culturelle, en s’appuyant sur tous les efforts sincères de coopération mondiale et régionale, qui ont pu être menés depuis 60 ans. Pour cela, les institutions existantes ne doivent pas être niées dans leur principe, car elles ont vocation à créer les conditions d’une régulation concertée et anti-hégémonique des grands problèmes mondiaux. Mais, elles doivent être aujourd’hui critiquées, sans relâche et sans complaisance, pour leur absence ou leur insuffisance de légitimité et, par là-même d’efficacité, ce qui suppose, moins leur disparition que leur transformation. 

 

Il faut donc que le mouvement altermondialiste et ses alliés syndicalistes et intellectuels sachent convaincre la conscience universelle, qu’entre régression et utopie, il est possible de définir une autre régulation mondiale, à la fois légitime et efficace, compte tenu de ce que l’efficacité ne pourra résulter que de sa nouvelle légitimité, fondée sur la promotion des droits humains et des libertés. Cette nouvelle régulation ne peut reposer que sur une stratégie de transformation des institutions existantes. Mais, en même temps, elle est toute autre chose qu’une simple addition de réformes ponctuelles, qui seraient l’affaire de technocrates et d’experts internationaux, et elle a besoin, pour réussir, de la participation du plus grand nombre des citoyens du monde, de leurs mouvements sociaux et culturels, de leurs organisations syndicales et de leurs élus légitimes, qu’ils soient nationaux ou locaux. Ce sont, eux tous, qui doivent s’emparer, en toute circonstance désormais, des principes essentiels d’une nouvelle régulation mondiale, légitime et efficace, et de toutes les conséquences qui en découlent.

 

Cette nouvelle régulation pourrait reposer sur 10 principes essentiels, dont découlent autant de conséquences concrètes :

 

Les institutions économiques, financières et commerciales sont subordonnées aux instances politiques légitimes.

 

Conséquences concrètes : L’intégration des institutions économiques mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE), dans le système des Nations Unies, doit être effective. Ceci signifie le respect de leur Charte, de la Déclaration Universelle ; des procédures de décision conformes (cf. infra) ; la définition de leur rôle et leur contrôle par les instances légitimes (Assemblée Générale et Conseils de Sécurité : cf. infra).

 

Ces instances assurent une répartition multilatérale équitable des ressources et des richesses à tous les peuples du monde.

 

Conséquences concrètes : La création d’un Conseil de Sécurité économique, social, culturel et environnemental (2 ESC, en anglais). Il serait composé de 10 membres renouvelables tous les 10 ans (dont 2 pour l’Afrique, 1 pour l’Amérique du Nord, 1 pour l’Amérique latine, 3 pour l’Asie, 2 pour l’Europe, et 1 pour et l’Océanie), comprenant les pays (ou groupements les plus importants de chaque continent) et de 15 autres membres, élus tous les 2 ans, par l’Assemblée Générale. Chaque membre représenterait un Etat ou un groupe d’états (tel que l’Union Européenne). Ce « 2 ESC » se substituerait aux différents clubs de pays riches du type G7, G8, G20, etc. Le PNUD, la CNUCED, la BRI et l’OCDE lui sont rattachées.

 

En cas de conflits entre les normes édictées par diverses agences spécialisées, le 2 ESC arbitre, après avis de l’assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale (cf. infra).

 

Toutes ses décisions doivent être prises, suivant le principe de double majorité et à l’exclusion de tout droit de veto : elles ne sont validées que si elles sont adoptées par une majorité de ses membres, représentant la majorité des populations des pays membres, ce qui garantit un équilibre entre les pays les plus peuplés et les moins peuplés.

 

La société civile et les mouvements sociaux mondiaux doivent être associés de façon permanente à toutes les décisions des instances mondiales

 

Conséquences concrètes : La création d’une Assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale, réunissant les représentants des organisations patronales, syndicales, culturelles (représentant les milieux artistiques et scientifiques) et environnementales, ainsi que les ONG humanitaires. Celles-ci devraient être obligatoirement consultées, avant toute décision de l’Assemblée Générale et des Conseils de Sécurité. Elle dispose d’un pouvoir d’initiative, pour demander à l’Assemble Générale et aux conseils de sécurité de délibérer sur toutes les questions qui leur semblent le justifier et des moyens d’études du PNUD, de la CNUCED et de l’OCDE.

 

La primauté de l’Assemblée Générale des Nations Unies

 

Conséquences concrètes : L’Assemblée Générale a seule pouvoir, pour édicter des normes et des recommandations, à son initiative, ou à celle de l’Assemblée économique, sociale et environnementale. Toutes ses décisions sont prises, suivant le principe de double majorité.

 

La question d’un Parlement mondial élu au suffrage universel (suivant un principe de représentation logarithmique, qui garantit la place des pays de toute dimension) mérite ici d’être débattue, sans toutefois constituer aujourd’hui un préalable à l’ensemble de la stratégie avancée.

 

Régulation mondiale et séparation des pouvoirs

 

Conséquences concrètes : Les conseils de sécurité prennent toutes les décisions d’application, qui découlent des principes de la Charte et des résolutions de l’Assemblée Générale. De son côté, la Cour Pénale Internationale doit disposer d’une compétence universelle et obligatoire, englobant l’ensemble des tribunaux ad hoc, et d’une totale indépendance, à l’égard des autres instances mondiales, comme des états nationaux. Ses jugements sont assortis de sanctions, dont l’exécution relève, suivant les cas, de l’un et/ou l’autre des conseils de sécurité (opérations militaires et/ou sanctions économiques) ou d’une compétence universelle d’application des instances judiciaires de tous les pays membres.

 

Légitimité et cohérence de l’ensemble de la régulation mondiale

 

Conséquences concrètes : Le conseil de sécurité rapproche sa composition et son mode de décision de ceux du « 2 ESC », en vue de leur fusion. Les pouvoirs de sanction appartiennent aux deux conseils de sécurité, dans leur domaine respectif de compétences.

 

Le monopole de l’utilisation légitime des forces armées appartient à l’ONU

 

Conséquences pratiques : L’ensemble des forces armées, mises à la disposition d’organisations internationales ou mondiales (Otan, casques bleus, etc.) sont regroupées et placées sous la seule responsabilité du conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le financement du développement durable est assuré par l’émission de Droits de Tirage Spéciaux (DTS) et de taxes globales

 

Conséquences pratiques : Le Fonds Monétaire International, agence spécialisée de l’ONU, applique les normes édictées par l’Assemblée Générale, ainsi que les décisions du « 2 ESC », prises après délibération de l’Assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale. En particulier, il offre, par une émission suffisante de DTS, le financement de l’ensemble des projets de développement durable, ainsi que l’annulation de la dette des pays pauvres, en relation avec les banques régionales de développement. Il peut mettre en place une fiscalité sur les mouvements internationaux de capitaux, en particulier sur les plus spéculatifs et les plus déstabilisateurs d’entre eux et les transactions financières, ainsi que sur les activités polluantes. Il contribue à une évolution raisonnée des parités monétaires, par une contribution équilibrée des pays et zones excédentaires et déficitaires. 

 

Les échanges de marchandises (biens et services) sont régulés dans une perspective de développement durable de la planète et de justice pour tous les peuples

 

Conséquences pratiques : L’organisation mondiale du commerce est assurée par une  agence spécialisée de l’ONU, qui exerce des compétences déléguées, et met en place, en tant que de besoin, des politiques régulatrices, afin que l’élargissement des échanges assure le développement des biens publics mondiaux, la sécurité alimentaire et sanitaire de tous les pays membres, ainsi que leurs activités émergentes, de même que l’ensemble des missions assurées par les autres agences spécialisées : droit du travail, protection de l’enfance, préservation de l’environnement, action culturelle, etc.   

 

Stratégie pour un développement planétaire durable

 

Conséquences pratiques : La préparation des délibérations environnementales, de portée mondiale, est faite conjointement par les deux assemblées générales. Après délibération de l’assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale, les normes sont adoptées par l’assemblée générale. Le « 2 ESC » est chargé de leur mise en œuvre, avec l’ensemble des agences spécialisées (FAO, OMS, BIT, UNICED, etc). Il établit une fiscalité écologique sur les émissions de CO2 et les déchets nucléaires : le produit de celle-ci sert pour une part à indemniser les travailleurs pénalisés par cette fiscalité et pour partie à mettre en place des activités de substitution.

 

Dominique Taddei

08 – 03 - 2009

http://dutron.wordpress.com/ 

14:34 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/11/2008

A QUI DE PAYER LA NOTE

"Les camarades de la "Coordination Gauche Alternative du Hainaut (ndlr.Hainaut français), publient les textes ci-après adapté à propos de la crise économique et financière en cours de déroulement.
Nous ne pouvons que soutenir ce shéma de propositions qui vise à replacer l'homme et notre société humaine à une place où le respect de l'être humain, et de ses activités sont nettement mieux garanti, et où de nouvelles responsabilités de gestion planifiée lui sont confiées. La société du FRIC tout puissant doit cesser, à nous de le proposer, à nous de l'organiser.
Merci donc pour ce texte, merci pour cette contribution essentielle, à un moment où nos institutions Wallonnes et Européennes vont évoluer, nous avons de solides propositions à avancer face aux conservateurs ultralibéraux et leurs collaborateurs de classe que sont les sociaux "dit" démocrates. Les voici ci dessous énoncées, merci de bien les analyser pour mieux encore, avec nous les soutenir et proposer."

 


 
Crise économique : le système capitaliste explose, changeons de système ; ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.

 

 

Quand la Bourse allait bien…

 

Pendant des années de spéculation effrénée, le marché avait raison, c’était la loi suprême mise en avant par nos gouvernements de droite comme de gauche et par l’Union Européenne, jusqu’à l’écrire dans le projet de Constitution européenne et dans l’actuel Traité de Lisbonne, malgré les refus massifs des peuples consultés.

Pendant ces 20 dernières années, la part des profits dans la richesse produite a augmenté de dix points de PIB (180 milliards) au détriment des salaires. Nos gouvernements nous ont répété qu’il n’y avait pas d’argent pour augmenter les salaires, revaloriser les minima sociaux, garantir les retraites, développer les services publics et répondre aux besoins sociaux.

 

Quand la Bourse s’effondre…

 

D’un seul coup, le système capitaliste reposant sur la suprématie absolue de la finance explose, avec les faillites en cascade et le rachat des banques et fonds d’investissement par les gouvernements, américain d’abord, et maintenant européens : d’un seul coup, de l’argent, il y en a, jusqu’à 700 milliards aux Etats-Unis, pris dans les poches des contribuables (alors que quelques milliards de dollars suffiraient à assurer l’accès de tous à l’eau et aux moyens de base d’existence).

Combien en faudra-t-il en France ? Qui va payer ?

 

Ce n’est pas à nous de payer pour LEUR CRISE !

 

Pour nous, il ne s’agit pas replâtrer le système sur le dos des contribuables ! Ce système qui mène la planète à l’abîme, qui ne fait que développer les inégalités, les émeutes de la faim, la misère des uns alors que les profits des autres sont faramineux, ce système a fait la preuve de son incapacité à répondre à nos besoins, aux urgences sociale et écologique de la planète !

 

IL FAUT CHANGER DE SYSTEME !!!

 

La transformation sociale et écologique est une nécessité impérieuse, elle est à notre portée (ex de l’Amérique Latine) : imposons la !

Sur la crise financière, nous avons des propositions alternatives :

- Arrêter toutes les privatisations et renationaliser les services publics privatisés; l’eau, l’air, les ressources non renouvelables doivent être traités comme biens publics inaliénables, non privatisables, gérés publiquement et démocratiquement

- Créer un « bouclier social » par le maintien et l’augmentation des salaires et minima sociaux, afin que la part de richesses qui va aux travailleurs soit proportionnelle aux gains de productivité ; arrêt des expulsions locatives, moratoire sur les loyers et prêts relais, extension de l’assurance chômage (sécurité sociale professionnelle)

- Créer un pôle public bancaire et monétaire, supprimer les paradis fiscaux, interdire la spéculation sur les produits agricoles et matières premières

Plus généralement, nous sommes, par exemple en France, pour la constitution d’un pôle financier public qui apportera une contribution majeure au financement et à la réorientation du crédit vers les activités socialement utiles. Il devra être au minimum constitué de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, du Groupe Caisses d’épargne, du Crédit foncier, de la Banque postale, d’OSEO (financement des PME), d’UBI-France (aide aux entreprises sur les marchés étrangers), de la COFACE (Assurances crédit et investissement domestiques et internationales, gestion de créances, prospection et information commerciale), de la CNP (qui devra redevenir le service public « témoin » du marché de l’assurance de personnes) et de l’AFD (l’Agence française de développement est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.). Ces réformes urgentes serviront ainsi d’exemple aux autres Etats Européens, en matière de gestion financière saine et d’intérêt social général.

-         Au niveau de l’agriculture, ce pôle public bancaire devrait aussi favoriser des coopératives de type nouveau, la constitution de circuits courts pour lutter contre la désertification rurale et la mainmise des concentrations capitalistiques de l’agro-alimentaire, le financement des AMAP, les projets se référant au concept « produire local pour consommer local », le soutien à l’agriculture biologique. L’orientation de l’alimentation collective (cantines scolaires et autres) devrait tendre à promouvoir ces circuits courts et l’agriculture biologique.

-      Le tout ayant pour objet une nourriture saine et tout en  maintenant des emplois locaux.

- Redéfinir les institutions financières internationales afin de permettre la stabilité financière, des mécanismes redistributifs des richesses, et l’annulation de la dette du Tiers-Monde. Au minimum, ces institutions devraient être de type G20 augmenté d’une représentation de l’ONU et des forums sociaux mondiaux

- Rappelons brièvement que, très récemment, au moment des émeutes de la faim, le Docteur Jacques Diouf, prêchait dans le désert pour obtenir 30 milliards dollars pour les plus pauvres de notre monde.  Jacques Diouf est le directeur général de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, (FAO) et, ces 30 milliards, nos dirigeants mondiaux ne les lui ont pas donnés. Aujourd’hui, ils osent donner des milliers de milliards de dollars aux spéculateurs !

- Mettre en place au niveau international trois types de taxes : sur l’ensemble des transactions financières ; sur les profits des multinationales ; sur les émissions de carbone et les déchets nucléaires. Taxer les dividendes à 50%

- Développer des travaux d’intérêt général tels que les infrastructures de transports en commun, l’isolation des bâtiments et l’habitat écologique, les énergies renouvelables.

 

09:49 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/10/2008

QUESTION REPONSE

CES 25 , 26  &  27 OCTOBRE  LA  LIGUE  WALLONNE  DE BRUXELLES  SEMBLE AVOIR LANCE SUR BASE DU FICHIER  DES SIGNATAIRES DE  L’APPEL A DES ETATS GENERAUX DE  WALLONIE ( ???) UNE LARGE CONSULTATION SUR LA BASE d4UNE QUESTION QUE VOICI PLUS BAS, SUIVENT EGALEMENT LES TROIS EPISODES DE LA REPONSE ARGUMENTEE DE MILOU RIKIR , LA REPONSE DE  PIERRE DUTRON  PRESIDENT DU R.P.W. , ET ENFIN CELLE DU « COQUELICOT DU HAINAUT » (HAINAUT FRANÇAIS).  BONNE LECTURE ET LA SUITE AU PROCHAIN NUMERO

 coqbuveur

Objet : L'engagement de la Ligue wallonne de Bruxelles asbl

 

Chère Madame,

 Cher Monsieur,

Voulez-vous bien donner votre point de vue, par courriel, sur la Belgique de demain ? Comment la voyez-vous ?

-          Une Belgique fédérale ?

-          Une Belgique confédérale ?

 

Nous vous remercions de votre participation à l’action d’information de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles.

 

Nous vous prions de croire, chère Madame, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

 

Raymond Watrice

Secrétaire de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles asbl

 

 

 

Messieurs,

Chers amis wallons,

 

À votre question, il me paraît aujourd'hui qu'aucun militant wallon sincère et conscient des réalités ne peut répondre autrement que par le souhait ardent que la Belgique n'ait plus de demain du tout. Le seul espoir du Peuple wallon est dans la disparition totale de cet État fantoche qui n'aura jamais réussi à être un pays. L'eût-il pu, d'ailleurs ?

Donc, il va de soi que la question que vous posez n'a, en l'occurrence, aucun intérêt. Une Belgique fédérale serait un véritable "sur-place" et donc, à terme, la première ébauche d'une régression et d'un retour à la Belgique unitaire. Une Belgique confédérale, quant à elle, ne serait que l'annonce de la disparition à terme. Autant faire l'épargne de tout ce temps perdu (avec ce qu'il représentera d'argent et de souffrances pour notre Peuple) et aller carrément à l'indépendance qui est la seule solution de courage. La Wallonie et les Wallon(ne)s doivent enfin s'assumer et cesser de rejeter continuellement les torts sur d'autres : hier la Belgique, aujourd'hui la Flandre, demain Paris ou l'Europe.

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine dans l'Union Européenne !

 

Bien à vous,

Salut et Fraternité !

 

Milou (Émile) Rikir

10, rue Sous-les-Roches

B-4500 HUY

WALLONIE

************************************************************

"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine

Cher Monsieur,

 

Je vous remercie pour votre très pertinent avis.

Permettez-moi une question complémentaire : souhaiteriez-vous le rattachement à la France, un retour à la mère-patrie ?

Je publierai votre avis sur le blog de la Ligue wallonne accessible via : http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be

Bien cordialement

Raymond Watrice

Secrétaire de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles

Cher Monsieur,

Cher Ami wallon,

 

La France n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais notre mère-patrie. Que je sache (et je suis historien), hormis Tournai, Barbençon, Philippeville et Mariembourg, les provinces formant actuellement la Wallonie n'ont plus dépendu de la France depuis le traité de Verdun (France qui, d'ailleurs, n'existait pas avant cette date). Hormis l'épisode révolutionnaire et impérial (1795-1814), nous n'avons jamais été français. Certes, ce furent là (partiellement) des heures de gloire, mais je ne vois nullement en quoi cela nous autoriserait à parler de "mère-patrie". Et, sinon, pourquoi ne pas réclamer aussi la ré-annexion à cette pseudo-"mère-patrie" des Pays-Bas, de la Toscane, du Latium, du Piémont, du Valais, de la Catalogne, de l'Allemagne du Nord-Ouest, de la Cisrhénanie ou... de la Flandre, toutes régions qui firent partie du Grand Empire ???

 

La Wallonie est ma seule patrie. Tous les annexionnistes français pourront tâcher de me convaincre du contraire, je connais l'histoire de mon pays (et ne m'amuse pas à la traficoter) et cette histoire n'est pas française. Quant à l'aspect linguistique, je n'oublie pas que jusque la seconde guerre mondiale, la première langue parlée par la majorité des Wallonnes et des Wallons (c'est-à-dire son peuple travailleur, pas la bourgeoisie "frankeûpheûne"), dans leur vie de tous les jours, c'était l'une de nos langues régionales, n'en déplaise à tous ceux qui nient cette réalité du Peuple wallon. Et que ces langues sont toujours bien vivantes, n'en déplaise à la retebefe et au Swâââr belgo-aernoudtien-bruxellois.

 

Tout cela étant écrit, je n'en suis pas moins un partisan des meilleures relations possibles avec notre grande soeur. Mais dans l'indépendance et le respect mutuel (ce qui ne sera nullement aisé de la part de la grande soeur en question, qui a toujours une fâcheuse tendance à se prendre pour le boeuf alors qu'elle n'est même plus grenouille).

 

Inutile, après cela, de vous préciser que par ailleurs, je ne suis nullement gaulliste (si cela était jamais votre prochaine question).

 

Bien à vous,

 

Salut et Fraternité !

 

 

Milou (Émile) Rikir

10, rue Sous-les-Roches

B-4500 HUY

WALLONIE

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"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine !


Cher Monsieur,

Je suis quelque peu surpris par votre message. Je suis originaire de Morville (rattaché à Florennes), commune de l’arrondissement de Dinant-Philippeville. C’est tout naturellement que j’ai fait mes études secondaires à Dinant.

Que pensez-vous des marches napoléoniennes en Entre Sambre et Meuse (Florennes, Biesmerée…) ? Ne sont-elles pas l’expression d’un souhait d’un rattachement à la France ?

Bien cordialement.

Raymond Watrice

 

 

Cher Monsieur,

Cher Ami wallon,

 

Puisque nous en sommes aux souvenirs historiques, autant vous le dire : je suis "bonapartiste", passionné de l'histoire politique et administrative du Grand Empire français. Cela ne fait pas de moi un Français. Cela fait de moi un partisan de l'Empereur (pas du militaire, mais du grand organisateur institutionnel). Je suis d'ailleurs en phase de réalisation d'un ouvrage sur cette question, avec un historien français. Et j'apporte mon concours à un doctorant français pour sa thèse sur les députés au Corps législatif du Consulat, de l'Empire et des Cent-Jours. C'est vous dire, notamment, que je ne suis pas un ennemi de la France (contrairement à ce que certains annexionnistes ne manqueront pas de vous dire).

 

Les marches napoléoniennes de l'Entre-Sambre-et-Meuse sont effectivement le souvenir d'un moment de gloire. Nous n'avons pas ici à Huy ce type de nostalgie, mais nous avons toujours notre Chaussée Napoléon, qu'aucun régime n'a pu faire disparaître ; la Ville de Huy – comme Liège – fête le 14 juillet (même si cela est moins solennel et populaire que dans la Cité ardente, mais tout de même plus que le 21 juillet qui n'intéresse que les autorités constituées). Mais je vous signale que, dans d'autres régions d'Europe qui firent ou non partie du Grand Empire, il y a aussi pareilles commémorations et attitudes. Savez-vous que, parmi les troupes "reconstituantes" des grandes batailles napoléoniennes, ce sont aujourd'hui les... Russes et les Anglais qui sont parmi les plus fervents adorateurs de l'Empereur. Cela n'en fait ni des Français, ni des partisans de l'annexion de leur pays à la Fille aînée de l'Eglise !

 

Parmi les régions qui ont le plus "fêté" Napoléon depuis 1999 (date du début des manifestations du bicentenaire de sa prise du pouvoir), l'Argovie, le Tessin ou Saint-Gall ont été en pointe, mais pas le Valais. Les historiens "hollandais" sont à la pointe du progrès pour ce qui est de la mise en lumière des archives de la période "Bonaparte" mais c'est la République française "une et indivisible" qui a singulièrement brillé par son absence des célébrations d'Austerlitz. La même France qui – très sélective de son passé – ne se met que depuis un an à enfin assurer la mise en ligne sur Gallica (site que vous devez connaître, je l'espère) de textes importants de la période impériale, qu'elle préférait jusque-là occulter. La Bibliothèque nationale de France (et les autorités "républicaines" derrière elle) y ont été contraintes par le succès rencontré par la mise en ligne de ces ouvrages sur Google Livres, outil américain exceptionnel que les Jacobins français toisaient du haut de leur supériorité insufférable.

 

Il me semble que vous confondez tout. Être francophone, être un partisan convaincu de la défense de la langue française (ce que je suis, mais pas dans le sens de ce repaire de la bourgeoisie orléaniste et de la noblesse légitimiste – devenues gaullistes après avoir été pétainistes – qu'est encore l'Académie française), cela ne conduit pas fatalement à être annexionniste. Heureusement ! Il est encore une masse de Wallonnes et de Wallons qui se sentent de chez eux, de Wallonie, de ce petit bout de terre enclavé entre l'Allemagne et la "Frâânce éternelle". Et qui ne voulaient pas, ne veulent pas et ne voudront jamais devenir Français.

 

Je ne regarde plus jamais aucun journal télévisé "belge" depuis maintenant près de vingt ans, je ne parcoure "Le Swâââr" belgo-bruxellois qu'à la recherche des nécrologies (pour mon travail) et des mots croisés (pour la détente). Pour le reste, je suis un abonné au "Monde" depuis 1975 et je ne regarde que les chaînes françaises. J'adore la culture française, la littérature française, la cuisine française et je déteste la "coca-cola-culture" qui nous vient d'outre-Atlantique. Je suis un passionné, depuis très longtemps, de l'histoire de France, ma soeur est naturalisée française et mes neveux et nièces sont français, à défaut de pouvoir être Occitans.

 

Mais en quoi tout cela ferait-il de moi un Français ? La langue ? La langue n'est rien si elle n'est pas rattachée à autre chose. Cette autre chose, c'est la Patrie. Et ma Patrie, c'est la Wallonie, aucune autre. Oui, je ne m'en cache pas, ne m'en suis jamais caché, je suis un nationaliste wallon. Et un nationaliste de gauche (anciennement d'extrême-gauche, puisque je fus un temps communiste et que, si je continue à travailler en tant qu'archiviste pour le Centre des Archives communistes en Belgique, j'ai complètement rompu depuis plus de dix-sept ans avec cette idéologie absurde et criminelle).

 

Vous me dites être de Morville, village qui n'a jamais appartenu à autre chose, depuis le Moyen âge, qu'au comté de Namur, bailliage de Bouvignes-sur-Meuse. J'aimerais assez qu'à part le bref épisode (dans l'histoire d'un pays, que sont – 1795-1815, dans le cas de Morville – vingt années ?) révolutionnaro-impérial, vous me montriez en quoi votre village serait "français", hormis l'imposition progressive, par l'État et la bourgeoisie belges, de la langue française. Que je sache, le comté de Namur, depuis 843 jusqu'en 1794, fit partie de la Lotharingie, de la Francie (mot dérivant de "Franken", et non de "France") orientale puis du Saint-Empire Romain de la Nation germanique. Où est la France dans tout cela ? Nous avons été annexés au "Royaume des Pays-Bas" de 1815 à 1830. Ces quinze brèves années justifieraient-elles que se crée aujourd'hui, à l'aube de la disparition de la Belgique, un "mouvement pour le retour aux Pays-Bas" ? Certes pas, cela serait absurde, comme l'est cette revendication d'une annexion à la France, portée à bout de bras par tout ce que la Belgique "frankeûpheûne"  compte de nostalgiques de la Belgique de grand'papa (RTBf, Le Swâââr et autres belgo-bruxelloiseries) et par certaines officines – proches d'un certain quai d'Orsay ou d'une certaine place Beauvau – de la République.

 

Toutes les discussions que j'ai eues et que j'aurai encore avec les rattachistes de toutes chapelles tournent autour de cette question : tous se réfèrent uniquement à la période 1795-1814 pour justifier un pseudo-"retour" à ce que vous appelez bien erronément la "mère-patrie". Mais l'histoire, la vie économique et sociale, la culture, les "racines" en un mot, de notre Peuple ne se résument pas à ces vingt ans. Quant à moi, je ne fais l'impasse sur aucune période de l'histoire de mon Peuple. Nous avons été indépendants, dans le cadre d'une structure impériale allemande assez lâche (mais néanmoins beaucoup moins "lâche" que ne le prétendent certains rattachards, à la sauce Gendebien, par exemple), pendant près de neuf cents ans. Et cela ne compterait pour rien par rapport à vingt ans d'annexion à la France "une et indivisible" (le genre de formule ridicule qu'adorent les Jacobins de tous poils) ???

 

Enfin, je reste – philosophiquement parlant, s'entend – un fédéraliste, partisan des théories institutionnelles inspirées de Proudhon. Ce qui a été expérimenté en Belgique n'est nullement et n'a jamais été le fédéralisme, mais simplement un processus lent (et "flamand") de destruction de cet État improbable. Mais nous avons devant nous un grand oeuvre : la constitution d'un État fédéral européen, dans laquelle la Wallonie aura toute sa place comme État constitutif républicain, indépendant et souverain, aux côtés de l'Irlande, de la Slovaquie, de la Pologne, de la Bretagne, de la Corse ou de la Catalogne.

 

Voilà la réalité. Elle n'est pas faite de mythes ou de souvenirs de temps plus ou moins glorieux.

 

Bien à vous,

Salut et Fraternité !

 

Milou (Émile) Rikir

10, rue Sous-les-Roches

B-4500 HUY

WALLONIE

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"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine !

 


AYANT RECU LA MÊME QUESTION VOICI MA  REPONSE SUR LA 1ère QUESTION

 

 

Objet : REPONSE A VOTRE QUESTION

 

Bonsoir,
 
Plus de belgique du tout et cinq entités souveraines de l'Europe Economique à savoir:
(par ordre d'importance):
Une République de Flandre indépendante.
Une République de Wallonie indépendante.
Une ville de Bruxelles Libre et Européenne au statut de région capitale Européenne.
Une Région Allemande de Wallonie, avec un statut de région souveraine d'Europe.
Un condominium des Fourons avec une gestion bilingue absolue (Flandres/Wallonie) et un droit renforcé des minorités.
A noter que dans cette perspective, il est souhaitable que les droits sociaux et médicaux des anciens belges soient préservés( ONP-INAMI-ONPTS-ONAFTS etc), c'est pourquoi des accord multilatéraux devront être adoptés et organisés afin de  prévoir un maintien des droits précédemment acquits, par une gestion commune des droits et des bénéfices sociaux correspondants aux cotisations des intéressés, pour la suite, le financement étant assuré par les paiements par chaque entité au prorata des populations et des revenus de celle-ci  par un système basé sur la solidarité et la répartition proportionnelle des richesses générées.
 
Pour d'autres matières, je pense que la situation actuelle semble se dessiner pour des alliances entres Bruxelles, Wallonie et région Allemande, qui si elle se concrétise pourrait alors amener cette  nouvelle zone comme la plus porteuse de  l'ancienne belgique avec un PIB de loin supérieur à la Flandre, et peser d'un poids politique bien supérieur aussi avec la place forte de Bruxelles capitale européenne.
 
Dans cette guerre que veut la flandre, elle risque d'y perdre bien plus que d'y gagner, car avec un gros 10% de néerlandophones recensés sur bruxelles(en baisse chaque année), comment peut elle encore croire qu'elle va garder bruxelles comme capitale flamande? C'est surréaliste et le moment venu personne ailleurs qu'en flandres ne pourra rester sur cette idée...
 
Voilà ce que je penses et souhaite pour l'avenir de cette Belgique qui pour moi n'a jamais  été un "pays" au sens ethnologique et anthropologique du terme, mais tout au plus un "Etat" artificiel fabriqué par le puissances européennes du début du 19ème siècle et qui ne doit sa richesse qu'à une exploitation scandaleuse de l'ex congo belge par Léopold II, Vandervelde n'avait-il pas surnommé le cinquantenaire "L'arche des mains coupées" mais de cela personne encore en Belgique n'ose vraiment en parler.
J'espère que vous oserez publier in extenso mon propos car je ne crois pas que vous aurez beaucoup de solutions comme celle qui y est exposée, mais je pense que cela doit être porté à la connaissance de vos visiteurs sur la toile.
 
Pierre DUTRON  Président du RPW

 

AYANT  RECU LUI AUSSI CETTE QUESTION VOICI LA REPONSE DE GUY DUTRON

POUR  « LE COQUELICOT DU HAINAUT »  GAUCHE ALTERNATIVE DU HAINAUT (AVESNOIS – CAMBRAISIS)

 

Bonsoir Monsieur,

Je ne sais pourquoi vous m'interrogez.
Certes j'ai signé l'appel des Etats généraux de Wallonie, par solidarité Wallonne surtout.

Je suis militant politique en Wallonie Française : Le Hainaut français.  Je suis aussi économiste, militant syndical SOLIDAIRES, écrivain, j'aime l'histoire (voir mes livres qui sortent dans ma signature électronique) .....n'en jetons plus !!

Mon analyse de la Belgique, c'est qu'elle est, depuis l'origine  un pays artificiel.
Que toute son histoire : le XIX éme siècle de la grandeur wallonne, la guerre de 14, l'entre-deux guerre et l'émergence du nationalisme flamand, la guerre de 39-45, la question royale, les mentalités respectives et le rôle de l'église ....Je n'en finirais plus !!

Tout, à mon avis, a contribué à éloigner l'un de l'autre walons et flamands.
La vie politique belge avec ses travers, sa corruption, etc. ont également joué un rôle.

Je pense donc, après analyse de toutes ce données, que la solution efficace n'est ni un fédéralisme ni un confédéralisme mais une séparation avec une Flandre Indépendante et une Fédération Wallonie Bruxelles indépendante.

Les deux entités sont également viables dans une Europe Fédérale des Régions encore à construire.

De toute manière, après les NON français, néerlandais et Irlandais, l'Europe est en panne. Il faudra bien un jour se résoudre à "faire quelque chose" !!

C'est pour cette raison que nous avons publié, avec mon frère Pierre, président du Rassemblement Populaire Wallon un "Manifeste pour une Europe Fédérale des Régions" que vous pourrez lireen cliquant sur le lien ci-dessous qui vous permettra d'accéder au blog de notre collectif Gauche Alternative Sambre-Avesnois:


MANIFESTE EUROPÉEN POUR L’EUROPE FÉDÉRALE DES RÉGIONS L’EUROPE DE LA DECROISSANCE !

 

01:26 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/08/2008

UN TEXTE DE REFERENCE

Je reproduis ici l'intervention de JM Klinkenberg aux 20 ans de la Fondation wallonne. C'est long, mais il faut diffuser ce texte;

Jean-Marie Klinkenberg
de l’Académie royale de Belgique
Professeur à l’Université de Liège


Enfin le temps des projets ?
Quatre langages pour la Wallonie



Des absents : Bruxelles et la Wallonie


Depuis le mois de juin 2007, on n’a jamais autant parlé de l’avenir de la Belgique et de ceux qui y vivent. Les forums de discussion sont encombrés, les journaux trouvent dans les courriers des lecteurs une abondante copie gratuite, radio et télévision surfent sur la vague, et chaque citoyen se sent une âme de bricoleur institutionnel. Les responsables déclarent, les livres se vendent.

Dans tout ce discours qui bourdonne jour après jour, plusieurs grands absents. Trois au moins.

Les deux premiers, ce sont Bruxelles et la Wallonie. Oui, absents : au point qu’on peut même se demander s’ils n’ont pas déjà été passés par profits et pertes.

Certains s’étonneront de ma déclaration : quoi ? tous  nos quotidiens n’expriment-il pas leur inquiétude pour l’avenir des Francophones ? nos  hommes et femmes politiques ne déclarent-ils pas se coaliser pour garantir les droits de ceux-ci ?

Oui, mais précisément, on parle de Francophones : et Bruxelles n’est pas la francophonie, pas plus que la francophonie n’est la Wallonie. Bruxelles comme telle, la Wallonie comme telle, semblent aujourd’hui être frappés d’inexistence. Toutes deux dissoutes dans le brouet francophone, toutes deux réduites à ne plus être qu’une vague indication géographique : « le Sud ».

Pourtant les choses paraissaient avoir bien démarré avant ce fameux dimanche de juin. À la fin de 2006, des Bruxellois avaient pris la parole et déclaré ceci, à quoi le passé récent et le présent donnent un étonnant relief : « Des négociations se préparent. Elles vont engager l'avenir de la Belgique et donc aussi l'avenir de Bruxelles. Elles vont se dérouler entre partis flamands et francophones, pas entre les représentants des trois Régions du pays. Nous, habitants de Bruxelles-Capitale, refusons que notre sort soit fixé de cette manière. Parce qu'il est grand temps d'affirmer que la population bruxelloise ne se laisse pas réduire à deux groupes, "Flamands" d'un côté, "Francophones" de l'autre. Parce qu'il est grand temps de laisser pour de bon derrière nous une Belgique où deux Communautés se font face, pour permettre que les trois Régions du pays s'épanouissent côte à côte, chacune avec une identité propre et des institutions efficaces. »

Dans ce texte intitulé « Nous existons », des Bruxellois de toutes langues et de toutes provenances refusent que leur ville-Etat soit plus longtemps une capitale instrumentalisée, réduite à jouer le seul rôle de petit commun dénominateur. Ils entendent qu’elle soit leur Cité, une communauté de destin, et qu’elle puisse dignement jouer ce rôle.

Or, si le fédéralisme belge a sans nul doute atteint un certain seuil de maturité — je vais y revenir —, son expression bicommunautaire a étouffé Bruxelles comme elle a nié la Wallonie. Surtout, elle a fait que les flux culturels ont été orientés par des forces qui n’ont servi ni Bruxelles ni la Wallonie. Ces forces ont en effet largement empêché que l’on perçoive l’identité singulière du lieu de création vivante et puissante qu’est la première ; comme elles ont largement empêché que l’on perçoive la spécificité de l’apport historique Wallon à nos traditions économiques sociales, culturelles. Le résultat de ces forces néfastes est connu : en Wallonie, Bruxelles est souvent perçue non comme le cœur d’une société en mouvement, non comme un creuset multiculturel qui peut nous montrer ce que nos sociétés seront demain, mais comme le siège d’une administration lointaine et hautaine ; et conversement, à Bruxelles la Wallonie est vue comme une province reculée, aux mœurs archaïques et douteuses.

Je vais laisser là mes amis Bruxellois, confiant qu’ils sauront reprendre cette parole qu’ils ont fait entendre il y a plus d’un an, et que l’actualité leur a ôté, momentanément, j’espère. Car nous sommes ici à Namur, et nous, Wallons, avons aussi à affirmer « Nous existons ». Nous avons aussi à nous inquiéter de négociations qui vont se dérouler sur la logique de blocs linguistiques, et non entre les représentants des trois Régions du pays, quatre avec la Communauté germanophone.

Quelle est notre responsabilité, en ce moment précis, à nous citoyens, à nous intellectuels, à nous qui sommes aujourd’hui réunis pour fêter les vingt ans de la Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet ?

Elle est d’abord de constater que la Wallonie n’a pas de langue pour parler d’elle-même. Or l’histoire ne connaît pas d’exemple de société qui se soit affirmée sans disposer d’un langage propre. Par langage, j’entends évidemment tout ce qui produit les significations imaginaires sociales sans lesquelles nous ne pouvons vivre, tous ces schèmes de perceptions et d’appréciations qui insiprent nos pratiques individuelles et collectives. Tout ce qui façonne la mémoire et autorise la transmission. Bref, au sens le plus large du terme, la culture.

Or dans le mouvement de réappropriation que vivent les Régions fédérées de Belgique et la Communauté germanophone, la culture sera un des leviers les plus puissants.

Certes, la parole qu’elle élabore pour se dire se fait déjà entendre. On l’entend dans des textes, des pièces de théâtre, des chansons, des films, des émissions télévisées, qui parlent de nous en parlant au monde. On l’entend aussi dans ces lieux basiques où des citoyens se forment, ou dans des groupes qui luttent pour la justice et la démocratie.

Mais cette voix est faible encore. J’ai parlé des forces néfastes qui empêchaient de bien percevoir l’identité bruxelloise. Ce sont ces mêmes forces qui ont interdit à la Wallonie de se doter des instruments devant lui permettre de prendre la parole. Quand elles ne lui ont pas arraché les quelques outils dont elle disposait encore : je pense au démembrement de la RTBF, qui est une tragédie.

Les projets pour la Wallonie sont nombreux. Nombreux sont ceux qui, ici, tâchent à les faire advenir. Il faut à présent les rendre visibles et audibles. Pour les faire advenir aux consciences.

Voilà le travail auquel devraient s’atteler la Fondation Humblet et tous ceux dont elle suit l’itinéraire — enseignant, formateurs, écrivains, historiens — : élaborer un langage pour la Wallonie. Ou plutôt, quatre langage pour la Wallonie.


Un langage pour se dire comme institution

En premier lieu, la Wallonie a besoin d’un langage pour parler d’elle-même comme institution.

Oui, il faut le dire au moment où on ne cesse de discuter le terme : on n’a pas encore essayé le fédéralisme.

En affirmant ceci, je ne veux pas nier que le fédéralisme belge, ce produit très élaboré issu de la rencontre des aspirations culturelles flamandes et des revendications socio-économiques wallonnes, soit aujourd’hui un système mûr. En particulier, l’institution régionale wallonne a atteint une dimension critique qui lui a permis et lui permettra d’absorber tout transfert de compétences sans difficultés majeures. (C'est par exemple le gouvernement wallon qui a réformé le plus profondément les pouvoirs locaux, provinces et communes. Dans un pays où de toute éternité l'autonomie locale est sacralisée, cette avancée démocratique est révolutionnaire). Oui, il y a bien là des institutions, qui fonctionnent, et qui fonctionnent bien, grâce au sens de l’initiative de maints hommes politiques, maintes femmes politiques que je vois ici, grâce au sens des responsabilités de maints fonctionnaires.

Mais il y a bien du chemin à parcourir encore pour que tout ceci soit une réalité vivante pour l’homme de la rue, bien de l’imagination à mobiliser (surtout en ce moment, où l’on agite, comme un leurre, des formules magiques comme « circonscription unique »), bien du chemin à parcourir quand on pense que dans les pays à tradition authentiquement fédérale, les responsables ne zappent pas, de manière ludionesque, entre les différents niveaux de pouvoir, mais tendent à se spécialiser ; que l’asymétrie des gouvernements y est une chose saine et légitime, puisqu’elle rend justice à ces différences de sensibilité ; que les enjeux distincts des élections, nécessairement bien distinctes, sont clairement identifiés par le citoyen.

Car voilà la principale pièce encore manque encore, une pièce, essentielle : l’adhésion du citoyen. Ce citoyen qui doit pouvoir se reconnaître dans ses institutions, et qui pour cela doit pouvoir les comprendre ; qui doit avoir été éduqué à les comprendre.

Or sur ce plan de la compréhension, de l’éducation et de la reconnaissance, on vient de loin, de très loin.

En effet, notre système a de toute évidence été pensé à l’origine par des gens qui n’y croyaient pas ; par des gens qui, de manière consciente ou non, réprouvaient viscéralement le principe fédéral d'une union volontaire d'entités libres. Ils n'y croyaient pas, et leur excès d'imagination terminologique dénonce bien les contorsions auxquelles ils se sont soumis, d'assez mauvais gré au reste.

Laisser moi traquer ce non-dit du premier fédéralisme belge, en faisant parler ses mots : faire voir ce qu’ils cachent, c’est mon métier.

C'est entendu, le langage n'est pas la réalité : on ne mange pas le mot pain. Mais le langage assure la maîtrise des réalités. Les gouvernements l'ont souvent compris, qui ont substitué les contributions (supposées raisonnées et volontaires) aux impôts (subits), qui ont transformé leur Ministère de la guerre, dont la dénomination avouait trop crûment la fonction, en un moins offensif Ministère de la défense ; elles l’ont mieux compris encore, les forces sociales qui ont aujourd’hui remplacé les gouvernements, et qui parlent de flexibilité pour désigner les coups brutaux qu’ils donnent de leurs armes rigides, qui abusent et mésusent du mot liberté pour faire régner les contraintes les plus étouffantes, et qui parlent de responsabilité individuelle, celle des autres, pour s’exonérer de leurs lourdes responsabilités collectives à eux. Les mots, donc, créent notre réel, puisqu’ils l’imposent à nos yeux comme l’ordre naturel des choses.

Et bien, avec premier fédéralisme belge, le moins qu’on puisse dire est qu’on n’a pas voulu que le citoyen puisse croire au nouvel ordre de choses qu’on lui offrait.

Tout d'abord, nos entités fédérées se voyaient, au moment même où on les créait, refuser tout statut d'État. Où a-t-on vu ailleurs un État fédéré être appelé région ? Bien mieux : on refusait à ces entités d'être authentiquement dirigées, puisqu’on les chapeautait d’un exécutif. Un exécutif est, rappelons-le, autre chose qu'un gouvernement, puisqu'il comprend l'administration. Enfin, la terminologie adoptée, avec ses asymétries, révélait des fantasmes historiques assez louches : pourquoi n'a-t-on pas voulu de "Communauté allemande", puisqu'il y avait bien une "Communauté française"?

À la plupart de ces incongruités, des corrections majeures ont été apportées, au fil du temps. À ma suggestion, Guy Spitaels a un jour osé parler de gouvernement wallon là où il y n’y avait qu’un exécutif. Ce fut à la grande fureur du moniteur de la pensée unitariste qui, longtemps, parla du gouvernement wallon comme d’un « gouvernement autoproclamé » (terminologie peu innocente à un moment où la péninsule des Balkans se divisait en États autoproclamés où se pratiquait l’épuration ethnique ; mais à l’heure où le droit international est allégrement violé au Kossovo, l’autoproclamation semble ne plus être un crime, depuis qu’elle a été sanctifiée par le Big Brother mondial). Oui, on a corrigé de dommageables bourdes : on parle donc aujourd’hui de Gouvernement, et nous sommes dans un Parlement, et non plus dans la salle d’un Conseil.

Mais le travail n’est pas terminé. Par exemple, on parle encore toujours de « région », avec tous les effets pervers qu’entraine cette terminogie.

Le premier effet pervers est que ce mot renvoie à la subdivision d’un territoire, et non à des entités distinctes et autonomes. De surcroit il suggère des limites floues, ce qui est incompatible avec la représentation que l'on se fait aujourd'hui d'un État.

Le second est que ceux qui se préoccupent du fonctionnement de leur État se voient automatiquement appliquer l’épithète de « régionaliste ». Or on sait toutes les connotations que véhicule cet adjectif : petitesse, repli, arriération, conservatisme…

Un troisième effet pervers, plus subtil sans doute mais plus dommageable encore, de cette terminologie, est de dissocier radicalement "Wallonie" et "région wallonne". Distinction grosse de bien des dérives : fait-on de "la France" et de "la République française" deux choses différentes ? distingue-t-on Belgique et Royaume de Belgique ? La dissociation entre "Wallonie" et "région wallonne" aboutit parfois à la schizophrénie. Par exemple, la presse ne parle jamais de la rigueur budgétaire de "la Wallonie" : si d’aventure cette rigueur est mise en évidence, c'est celle que de la "région wallonne". Par contre, si des grèves éclatent sur le sol wallon, ce sera "la Wallonie qui s'arrête". Pourquoi ne pourrait-ce être "la Wallonie" qui soit bien gérée ?

Donc, on n’a pas voulu que le citoyen puisse croire au nouveau pays qu’on lui offrait et puisse s’y reconnaitre. Partie gagnée, puisqu’aujourd’hui, on n’a apparemment qu’un seul adjectif pour décrire ces institutions : surréaliste. Partie gagnée, puisqu’aujourd’hui comme toujours lorsqu’il y a de la fraglité et de incertitudes, on observe un mouvement de repli frileux sur les valeurs sûres, ce mouvement qui fait la fortune des marchands de drapeau. Partie gagnée, puisqu’aujourd’hui on fait croire au citoyens que les retours en arrière sont son avenir. Partie gagnée, puisqu’un Président de la Wallonie est allé jusqu’à changer le papier à en-tête de son prédécesseur, qui parlait bien du gouvernement de la Wallonie, pour y inscrire « gouvernement de la région wallonne du royaume de Belgique » !

Il est donc urgent de créer un nouveau langage citoyen à ce premier niveau, le plus élémentaire : celui des institutions.

Qui a le pouvoir (ou le devoir) d’inventer et d'utiliser une nouvelle terminologie ? La responsabilité en incombe en premier lieu aux gouvernements, et principalement au gouvernement wallon, qui dirige un État ressemblant plus que la "Communauté" à l'idée que le citoyen moyen se fait d'un État. Dans leurs communiqués, leurs conférences de presse, les documents qu'ils destinent au grand public, il doivent cesser de s'adresser à leurs partenaires et aux citoyens dont il ont la charge dans une terminologie aliénante, et parler d'eux-mêmes dans un langage qui porte la trace du mépris dans lequel il sont nés. Elle incombe en second lieu aux autres faiseurs d'opinion : journalistes de la presse écrite ou parlée, rédacteurs de brochures, de guides, créateurs de manuels scolaires. A nous de les convaincre.


Un langage pour se dire comme groupe humain

Il faut un nouveau langage pour la Wallonie. Mais pas seulement pour parler d’elle-même en tant qu’institution. Pour parler d’elle-même en tant que collectivité humaine.

Tel est le second langage qu’il nous faut inventer : celui qui permettra à la Wallonie de réapprendre à parler d’elle de manière positive.

L’enjeu est d’importance, car une lourde hypothèque pèse sur le Wallon : le déni de soi, le mépris de soi, la culpabilité, toutes choses qui éloignent bien de la responsabilité. Et qui doivent non pas être combattus ou niés, mais faire l’objet d’une transformation dialectique.

Pour m’expliquer sur ce point, je recourrai au quadrant d’Ofman, utilisé dans le monde de la formation en entreprise. Permettez moi d’être didactique, quelques secondes durant. Ce carré est construit autour d’une notion, revoyant à une qualité professionnelle susceptible d’être la caractéristique d’un individu. Comme exemple, je prendrai l’esprit de sérieux. Dans ce schéma, quatre termes : la qualité de base, et d’autre part, ce que Ofman appelle le piège, le défi, et l’allergie. La case supérieure gauche est occupée par la qualité de base, celle qui définit le mieux le sujet en formation. Dans mon exemple, c’est donc le séreux. Mais, chaque qualité de base est susceptible de se pervertir : lorsqu’elle est poussée à l’extrême, elle se retourne contre elle-même. Cette exagération, c’est le piège, qui occupe la case supérieure droite : l’excès de sérieux, c’est ce qu’Umberto Eco a appelé la tétrapilectomie, l’art de couper les cheveux en quatre, de pinailler. En dessous de la qualité de base, on trouvera l’allergie. C’est l’empreinte en négatif de la qualité. Et qu’est-ce qui s’oppose au sérieux ? la superficialité. Enfin, en bas à droite, le défi. Cette case est la plus importante : c’est là en effet qu’est le lieu dialectique de l’équilibre et du développement : le lieu où la qualité de base ne perd rien d’elle-même, mais se préserve du piège, en se colorant de quelques traits pris à l’allergie. Elle est le contraire positif du piège. Dans mon exemple, ce défi créateur serait le développement de la spontanéité.

Quel est le défi pour le Wallon ?

Pour le savoir, isolons chez lui une qualité de base. Ce sera la capacité à se tenir à distance de soi-même. Rire de soi est, paraît-il une vertu bien belge ; l’autodérision serait un trait spécifiquement belge, au même titre que la culture du chocolat et des coureurs cyclistes.

Cette qualité, c’est sans doute le Wallon l’a poussé le loin. Mais il l’a poussée jusqu’au piège de la complaisance et du masochisme : on lui « rentre dedans comme dans du beurre », disait jadis de lui un homme d’état qui savait ce dont il parlait. Pensons aux tristes pantalonnades d’un « humoriste » — j’entoure de guillemets ce mot respectable pour le mettre à l’abri de son référent momentané — nommé Raoul Reyers : eh bien le dégoulinement de ses médiocrités poujadistes est reçue ici avec politesse. Suprême détachement, conquis grâce à la pratique du boudhisme zen, ou manque de respect de soi, déficit d’image, et aplatissement ? La réponse à cette question est facile : si dans ces platitudes, on remplaçait le mot « wallon » par le mot « juif » — le juif, pourtant un autre champion de l’autodérision —, il est évident que les tribunaux auraient été saisis dès la première minute. Voilà le piège, un piège où nous poussent de menues et grandes incivilités quotidiennes, auxquelles on se fait, comme on se fait aussi aux tags et aux crottes de chien.

Et quelle est l’allergie ? Nous la trouvons aisément, en nous demandant en quoi le wallon prétend le mieux se distinguer du Français, ce Français qu’il admire, et dont il a intériorisé la supériorité intrinsèque ? en ce qu’il répugne aux certitudes fracassantes de ce dernier.

Le défi se dessine donc. Il s’agit de concilier la distance critique et l’assurance. De combattre le manque de respect de soi, sans pour autant opter pour l’arrogance. On peut ne rien renier de la petitesse (la Wallonie est sans doute le seul pays au monde à s’être dotée d’un hymne national où ce qui est célébré, c’est la petitesse : là où les États réputés normaux s’enorgueillissent de leur grandeur, de préférence soulignée par le sang, le Wallon se déclare « fier de sa petite patrie ») et pourtant ne pas la transformer en faiblesse.

La Wallonie doit réapprendre à parler d’elle-même de manière positive. Facile à dire ! Car elle doit pour cela, disposer de la maitrise des lieux où ce discours positif peut s’énoncer : l’école, les médias. Le projet wallon continue à être centré sur le socio-économique. C’est certes à bon droit, et l’on voit tout l’intérêt — et le succès — des politiques de formation professionnelle menées jusqu’à présent. Mais le Gouvernement wallon pourra imaginer tous les plans de redressement qu’il veut : sans référents culturels et moraux, il ne pourra qu’échouer. Rendre leur dignité à ceux qui vivent et travaillent en Wallonie suppose en effet une politique culturelle responsable, s’exerçant notamment dans le domaine des médias et surtout de l'enseignement.

Que l’on ne dise pas que je brandis là une menace d’endoctrinement. Je ne répondrai pas en disant que les forces sociales qui présentent comme naturelle leur domination sur le monde n’ont pas ces scrupules, mais en insistant sur le caractère dialectique du défi. Il ne s’agit ni d’adopter la méthode Coué, ni de sombrer dans le déni, ni de remplacer le coca-cola dans les cerveaux en vacances, mais de faire d’oser avoir de soi une image authentique, et non celle que l’on a façonné pour vous, et de partir de là pour exploiter ses atouts.


Un langage pour élaborer des identités nouvelles

Le troisième langage que doit apprendre la Wallonie, c’est celui qui lui permettra de faire le tri dans ses identités multiples, pour mieux tenir à distance celles qui la handicapent, et opter pour celles qui lui garantiront un avenir.

Car, de même qu’un individu n’a pas qu’une seule identité, la Wallonie s’en est vu offrir plusieurs.

Permettez-moi encore d’être didactique, pour la seconde et dernière fois. Je le serai en replaçant la question des identités wallonnes dans un cadre historique plus général : celui des revendications des entités périphériques (comme celles qui se font entendre au pays basque, au Kossovo, en Bretagne ou en Flandre).

En schématisant fort, on peut dire que le discours sur ces entités a connu trois phases distinctes ou qu’il connaît trois modalités.

Le premier moment est défensif et conservateur. Après l’effondrement de l’Ancien Régime, le capitalisme moderne avait amené au pouvoir une bourgeoisie commerçante qui, gênée par les frontières féodales, avait créé les grands ensembles que sont les États modernes. Telle est l’origine de ce qu’il est convenu d’appeler les États-Nations. Mais les nouvelles entités territoriales devaient être et unifiées et légitimées. Légitimées, elles le furent par une idéologie : le nationalisme. Unifiées, ces entités le furent par un ensemble de dispositifs au premier rang desquels se trouvent la « langue nationale ». Mais qu'est-il est alors advenu des cultures périphériques ? Conformément à l’exigence d’unité, elles devaient nécessairement faire l'objet d'un travail d'infériorisation. Mais, au même moment, elles se voyaient valorisées, de façon toute paradoxale. Elles ont en effet été présentées comme le réservoir des vertus ayant permis l'élaboration de la Nation, vertus prises à l'état brut, antérieurement à leur réalisation dans l'État et à leur expression dans l'ère industrielle. Le détenteur de ces vertus : le Peuple » — que l’on appelle évidemment populace lorsqu’il est dans la rue —, ce Peuple qui permet l’intelligence du passé et donne la force qui permet d'envisager l'avenir.

Cette mise en avant de la culture populaire caractérise les premiers mouvements régionalistes. Plus culturels que politiques, ces mouvements que l’on pourrait appeler légitimistes sont antimodernistes : ils entendent résister aux changements (industrialisation, pouvoir croissant de l'État-Nation, imposition d’une lange centralisatrice). Ce qui domine est le souci de fidélité historique, d'inscription dans une tradition. Le mouvement de revendication s'accommode des particularismes et des différences.

Le second moment est celui du nationalisme populiste. Il est plus résolument politique : la périphérie élabore sa propre idéologie nationale et la retourne contre le centre, dans lequel elle voit dorénavant un pouvoir étranger, colonial. Le principe politique est dès-lors cette fois clairement énoncé : le peuple minoritaire a le droit d'exiger son propre État-Nation. Cette idéologie de reconquête fait que la géographie est souvent fantasmée : l'aire assignée au développement de la langue locale correspond en général non pas à des pratiques majoritaires repérables, mais à des données historiques remontant dans un passé parfois lointain (Pays basque incluant la Navarre, Bretagne comprenant le pays gallo, Grande Albanie, Flandre étendue à Bruxelles, etc.) Ce mouvement s'inscrit dans une prospective plus que dans le souci de la fidélité aux formes du passé. Mais prospectif ne veut pas nécessairement dire innovant : la revendication étant celle d'une nation unifiée, le mouvement ne fait que s’approprier le discours de l’Etat central.

Le troisième moment est également prospectif. Mais il est en outre novateur, en ce qu’il admet son polycentrisme et les identités à géométrie variable. C’est ce mouvement qu’illustrent, à l’époque contemporaine, les groupes périphériques affirmant leur capacité d’initiative dans des processus de transformation économiques, politique, culturels et environnementaux. Il ne s’agit donc pas de se tourner vers le passé, comme dans la première phase ; il ne s’agit pas non plus d’envisager l’avenir sous la forme du nationalisme classique, comme dans le second. En effet, les groupes concernés prennent acte de l'intégration du globe et du brassage des populations. Cette prise en compte laisse évidemment une place aux ensembles englobants que sont les États-Nations, qui ne sont pas contestés comme dans le second moment ; mais elle donne aussi une légimité aux cadres plus vastes que celui-ci (cadres, comme celui qu’offre l’Europe), dans lequel on peut dialoguer sans nécessairement passer par l'État-Nation. Loin d’être pensées en termes allégeance unique, les appartenances sont donc vécues comme multiples ; elles sont désormais traitées non plus en termes essentialistes — l’intégration mondiale rend impossible le rêve de l'unité linguistique des aires régionales — mais en termes de responsabilités. Dans ce nouveau cadre, on est loin de l'affrontement que suppose nécessairement le deuxième moment, et les solutions qui se dessinent font l’objet de négociations démocratiques : on le constate par exemple en Catalogne, en Flandre et en Écosse.

Ce schéma triadique ne vise pas à énoncer les lois d'un processus historique cohérent, qui se serait produit de manière immuable partout, mais série trois types de discours identitaire : le classement est plus logique que chronologique. En le mobilisant, je vise à permettre la description et l'évaluation des différentes facettes des discours dits régionaux, et à fournir un schéma permettant de sortir de la confusion qui règne à propos des identités wallonnes.

En effet, certains débats sur celle-ci, comme d’ailleurs sur les autres identités régionales, s’expliquent par le fait que certains acteurs de ces mouvements peuvent viser des objectifs décrits dans le premier modèle, alors que d’autres optent pour le second, etc. Un même objet du monde (une langue, comme le catalan, le wallon ou un créole, ou certaines références historiques) peut ainsi être successivement (ou simultanément) investi de valeurs différentes, voire antinomiques. Etre tantôt l’instrument d’un repli autistique tantôt celui d’une ouverture sur l’univers.

Cette variabilité de la valeur des termes de l'équation explique les mauvaises lectures que l'on fait en général des mouvements régionalistes : on peut en effet attribuer au discours populiste certains traits du discours tenu par les légitimistes, ou plaquer le modèle nationaliste sur le discours prospectif, etc. Qu’il me soit permis de prendre l’exemple bien connu du « Manifeste pour la culture wallonne » de 1983. Ses signataires se référaient très explicitement au troisième modèle (par exemple en refusant l’existence d’une essence wallonne), mais ils ont été violemment critiqués pour leurs positions de « repli » : c’est-à-dire que leurs propos ont été lus à la lumière des conceptions légitimistes, au prix de contresens laborieux. Un autre exemple s’étale chaque jour sous nos yeux : un grand nombre d’aspects du projet flamand font eux aussi l’objet d’une lecture qui les travestit, car une partie importante de la presse francophone les apprécie volontiers, et jusqu’à la caricature, à la seule lumière du schéma nationaliste.

Distinguer ces différents moments, c’est se donner les moyens de pronncer les mots « culture wallonne », sans donner à croire que l’on veut promouvoir le pékèt et la tarte al-djote, mais promouvoir une clture du projet.

C’est se donner les moyens de ne pas croire qu’il y a des wallons pure laine. La culture à élaborer ne saurait être qu’ouverte. Et comment pourrait-il d’ailleurs en aller autrement ? De tous temps, des femmes et des hommes sont venus d’ailleurs — du Nord d’abord, puis du Sud méditerranéen, d’autres continents enfin — pour partager les peines et les joies des Wallonnes et des Wallons. Cet apport a fructifié. Et a donné une tradition de multiculturalisme, tellement bien vécue au quotidien qu’elle omet parfois de se donner ce label de modernité si enviable.

Ce n’est pas parler de la Wallonie comme d’une essence, mais bien comme d’une société dotée d’une histoire, vivant un présent, et se projetant dans l’avenir. Une société où vivent et travaillent des hommes et des femmes ne se définissant pas par leur seule mémoire, mais aussi par leurs envies, leurs projets. Une chance de modernité et de citoyenneté vécue.


Un langage pour formuler des projets

Je viens de parler de l’identité comme projet. C’est ici que gît l’essentiel

Un quatrième langage est nécessaire, aux Wallons comme à tous les citoyens de tous les pays du monde, qui devrait leur permettre d’aborder la question : une autonomie, pour quoi faire ?

En commençant, j’ai parlé de trois grands absents, les deux premiers état Bruxelles et la Wallonie. La dernière grande absente du débat est cette question des valeurs.

Il ne suffit pas, en effet, de dire qu’il faut « s’occuper des vrais problèmes des vraies gens ». Car enfin, qui sont ces vraies gens ? (ce qui supposerait — et l’on voit immédiatement les limites de ce discours poujadiste —, qu’il y a de fausses gens) Et quels sont ces vrais problèmes ? Et ces problèmes, qui les a construits comme problèmes ? qui leur a donné la légitimité de s’énoncer comme problème ? Et surtout : quelles solutions entend-on apporter à ces problèmes ? de quelle vision de l’avenir ces solutions sont-elles la traduction ?

La question que dissimule le débat actuel sur les structures de l’État est celle-là : quel projet de société se cache dans les structures ? Car ni la Belgique, ni l’Europe ni la Wallonie, ni la Flandre — et c’est vrai aussi de l’Allemagne, de la France ou des Etats-Unis… —, ne sont des valeurs en soi. La vraie question est : de quelle valeur entend-on investir ces entités ? quel rêve entend-on leur faire concrétiser ?

Cette question des projets fut la grande absente, dis-je. Je ne me souviens pas d’avoir beaucoup lu dans la presse que « l’orange-bleue », c’était la reconnaissance de l’avènement d’une conjonction de forces exceptionnellement neuve dans notre pays : la possibilité d’imprimer, pour de longues années une orientation reagano-tatchérienne à nos politiques ; l’occasion inespérée de secouer enfin pour de bons certains piliers de notre système, comme le droit de grève ou d’apporter à notre système de sécurité sociale des changements plus énergiques que ceux qu’on lui inflige actuellement à petits coups ; de nous faire entrer mieux encore dans ce nouveau monde qui blingblingue depuis trente ans déjà, et où règnent paupérisation de l’État, marchandisation des biens publics, croissance des inégalités et généralisation de l’insécurité salariale. Je ne me souviens pas d’avoir bien lu ces choses, ou alors, elles étaient noyées dans le flot des informations. Car on le sait — et c’est une des choses qui menace le plus notre démocratie aujourd’hui —, trop d’info tue l’info.

Et c’est bien là ce que je regrette dans la crise qui vient d’être vécue : c’est que, sainement décapante à bien des égards, elle a aussi créé de nouveaux rideaux de fumée là où l’air n’était déjà pas bien limpide.

Je ne veux pas demander ici que la Wallonie décrive explicitement le destin futur de ses citoyens. On sait en effet ce qu’il advient des États qui définissent leur idéologie dans leur constitution : ils se retranchent de la démocratie. C’est le péché des États qui se sont proclamés socialistes. C’est le péché que vient de commettre l’Europe, le jour où elle a érigé une doctrine économique passagère en principe constitutionnel définitif.

Je dis simplement qu’avoir un langage pour parler de soi n’exonère pas le citoyen de sa responsabilité principale : énoncer sa vision de l’avenir collectif et travailler à la faire advenir.Il ne suffit pas de dire « Nous existons » : il faut aussi donner du sens à cette existence commune.Mais ceci — qui est la définition du civisme — n’est pas le devoir des seuls Wallons. C’est celui de tous les citoyens du monde.






À Namur, au Parlement de Wallonie,  2008

 

EYET COME IN  DIRO  CHEZ  LES  CH’TI……… CHI TE  DICHI… TA  KA  PARLER COM ICHI …….. INT’COMPRINDRA  GRANDMIN   MIEUX !!!!!!

01:07 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2008

LA VERITE EN FACE

UNE  PARTIE  DE PING  PONG  QUI  VAUT DE L’OR !!!

 

 

LE  16 JUILLET,  MILOU  RIKIR  REPOND   A  LA POSITION D’ECOLO

Objet : Bravo !


En très bref et en essayant de rester poli : arrêtez votre cinéma et sortez de vos bureaux bruxellois. Prenez enfin le pouls de vos Peuples !
Le cinéma belge est terminé. Cessez de vous prendre pour les derniers Belges et constatez ce que de plus en plus de Wallonnes et de Wallons sentent bien : le cadavre belge est puant et sa seule place est désormais au cimetière. Requiescat in pace (ceci dit pour tous les ex-PSC qui peuplent désormais vos assemblées)

-- Envoi via le site ECOLO

 

LE  24  JUILLET  IL  RECOIT  CETTE  REPONSE !!!

 

Monsieur Rikir,



Votre courriel du 16 juillet dernier relatif à la crise politique que connaît notre pays nous est bien parvenu et a retenu toute notre attention.



De façon plus générale, Ecolo et Groen! poursuivent leur collaboration constructive au sein de l’opposition afin de définir un nouvel équilibre institutionnel et de moderniser la Belgique fédérale. Cette collaboration ne date pas d’hier. En effet, bien avant les élections de juin dernier, Ecolo et Groen! s’étaient déjà rejoints pour lancer ensemble un appel à une Union nationale pour le Climat, convaincus que l’urgence se situe ailleurs que dans des querelles communautaires stériles.

Ainsi Ecolo et Groen! occupent une position particulière dans le paysage politique actuel et constituent les 2 seules formations politiques du Nord et du Sud à collaborer. Cette collaboration nous permet d’avancer sur les sujets pour lesquels nous sommes en phase (le réchauffement climatique) et de nous donner la chance de nous comprendre sur les sujets qui a priori nous séparent, comme la scission de BHV. Le résultat est qu’on nous progressons ensemble : Groen! soutient une circonscription fédérale pour notre pays, par exemple.



Ce n’est pas la position la plus confortable puisqu’elle nous amène à nous rapprocher alors que nos contextes politiques respectifs sont de plus en plus différents, mais nous y sommes attachés.

Pour toute information complémentaire, je vous invite à visiter régulièrement notre site internet www.ecolo.be où vous trouverez nos derniers communiqués
http://web4.ecolo.be/spip.php?article845 ou à consulter notre programme http://web4.ecolo.be/spip.php?rubrique70.

Je vous prie de recevoir, Monsieur Rikir, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Laurent COLLET
Attaché au Secrétariat fédéral d’Ecolo

ET  LE  MÊME  JOUR  IL  LEUR  REPOND  CELA

 

Cher concitoyen,

 

(Puisque vous fûtes conseiller communal en notre ville, ndlr ils sont tous les deux de la ville de HUY).

 

Je ne pouvais m'attendre, cela va de soi, à une réponse moins langue de bois et style "refrain déjà entendu" de la part d'un représentant de la direction d'Ecolo, parti fondé notamment par des dissidents de l'ancien Rassemblement Wallon mais qui, manifestement, a bien oublié ses origines.

 

Mutatis mutandis, le langage qui est le vôtre est parfaitement le même que celui des libéraux (frankeûpheûnes, s'entend) depuis qu'ils sont tombés en Golie thatchérienne : tout est toujours plus important que les "querelles communautaires stériles", pour vous citer. En plus de vingt-cinq années de politique libérale pratiquée par tous les gouvernements de ce pays depuis l'entrée du PRL au gouvernement en 1981, c'est effectivement ce que les Wallonnes et les Wallons sont obligés d'entendre et de ré-entendre. L'économie, le social (et maintenant, avec vous, l'écologie) sont bien plus importants que n'importe quelle question faussement appelée "communautaire". Au nom de ces beaux principes, des tonnes de législation, de réglementations et de jurisprudence se sont abattus sur les Peuples de ce royaume (remarquez que je n'écris certes pas "pays", comme vous le faites, la Belgique n'étant qu'un État) et, une simple analyse des faits oblige à constater que leur poids s'est tout particulièrement fait sentir en Wallonie, pour des raisons historiques et économiques évidentes. Le résultat très concret de toutes ces politiques, c'est que, dans ce royaume, une région – la Flandre – si certes elle subit aussi le poids de tout cela, mais partant d'une situation autrement privilégiée – a plus que la possibilité demain, si l'envie l'en prend, de partir sur de bonnes bases. À l'opposé, les deux autres auront d'autant plus de mal qu'au cours de ces plus de vingt-cinq ans, les diverses "compromissions historiques" dont ce royaume a la malheureuse habitude, faites systématiquement aux conditions du plus fort, rien ne leur aura été épargné. Voyez (votre ancienne ministre des communications devrait en savoir quelque chose, mais hors Schaerbeek et sa région bruxelloise, que connaît-elle à la Wallonie ?) comment la Flandre est quasiment parvenue à désertifier la Wallonie en matière de transports publics restés fédéraux (SNCB, que l'on ferait mieux de tout simplement appeler NMBS). Quand la Flandre obtiendra sa scission (elle le réclame depuis un certain temps et, sauf à faire l'autruche, l'on sait que ce qu'elle réclame, elle finit toujours par l'obtenir dans le cadre d'un accord de la St-Machin), ce le sera à ses conditions et après avoir tout fait pour que la situation du rail en Flandre soit le plus favorable possible par rapport à ce qu'elle sera en Wallonie et à Bruxelles. Combien de gares, d'arrêts, voire de lignes supprimés encore vous faudra-t-il avant de comprendre ?

 

Et ce qui est valable pour la SNCB l'est tout autant pour quantité d'autres questions bien pratiques (pas des "querelles communautaires stériles") qui font tout simplement la vie quotidienne des gens de NOTRE pays, la Wallonie. Toutes ces questions, c'est de l'argent, ce sont des emplois, ce sont des gens, ce sont des vies. Alors, je vous en prie, cessez ce discours benêt, style "loyauté fédérale" tout juste bon à endormir notre Peuple. C'est bien de son sort très concret qu'il est question, au delà du cirque médiatique "communautaire".

 

En quoi la Belgique constitue-t-elle encore un "plus", comme nous le matraquent certains "frankeûpheûnes" ? La seule solution de courage et d'avenir, c'est de s'assumer. Cela veut dire qu'aux partenaires flamands, il faut dire "top là" et organiser, dans des délais brefs, une prise d'indépendance réciproque. Que chacun se gouverne chez soi, au sein de l'Union européenne, et il ne sera plus question de gémir à longueur d'années, que si cela va mal, c'est la faute à l'autre. Les dirigeants de la Flandre n'auront plus l'excuse de proclamer à leur Peuple que tout va mal à cause des Wallons ; ceux de la Wallonie n'auront plus l'occasion d'attribuer tous leurs râtés à la mauvaise volonté flamande. Voilà la solution du courage politique. Même forcés comme ils le furent par l'arrogance tchèque, nos soeurs et frères de Slovaquie ont relevé ce genre dé défi. Ce ne fut pas aisé, ce ne l'est toujours pas. Il y a eu bien des erreurs, voire des dévoiements commis dans ce pays depuis 1993. Mais toujours est-il que ce petit pays, en beaucoup de points comparables à la Wallonie, va entrer le 1er janvier prochain dans la zone Euro. Beaucoup – avec les mêmes mots que nous entendons ici dans la bouche de nos "frankeûpheûnes", dont Ecolo paraît être malheureusement un très brillant exemple – promettaient à ce petit pays du sang, des larmes et, au final, la banqueroute.

 

Jouer la peur est la plus scandaleuse des politiques. Elle est le fait ou des opportunistes les plus plats ou des peureux les plus abjects. Je laisse à votre parti le choix de la catégorie dans laquelle il se place. Mais vous êtes sans aucun doute actuellement parmi les pires ennemis du Peuple que vous prétendez représenter. Vous me voyez d'autant plus désolé de vous le dire que, historiquement, j'aurais tout pour me sentir proche de vous. Ancien co-fondateur du groupement régional antinucléaire Huy-Tihange, j'ai milité longtemps et suis resté ami de gens qui sont ou ont été chez vous. Je ne citerai que Gérard André (Huy) ou Gabriel Liégeois (Ouffet). J'ai même – aux communales et aux provinciales – voté au moins une fois pour votre parti (devant le désert ou l'abject représentés par les partis traditionnels du coin). Mais vraiment, toute votre tactique actuelle est – veuillez m'excuser le terme – à vomir.

 

Je vous prie d'agréer, Cher Concitoyen, mes salutations wallonnes et républicaines les plus urbaines,

 

Milou (Émile) Rikir

Ancien Secrétaire parlementaire  R.P.W.

************************************************************

"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine !

 

 

Merci, mon cher Milou, heureusement que nous avons çà et là des militants, que dis-je, des citoyens lucides et intransigeants quand il s’agit de nos valeurs fondamentales.

Merci pour cette bouffée de fraîcheur qui fait du bien quand on la lit et qui réjouit quand on imagine la tête des destinataires.

Tes écrits, tes pensées dans notre période agitée  seront toujours les bienvenus sur notre « réseau RPW » et j’incite les autres blogs à ajouter ce qui précède  à leur production propre.

Salut et fraternité.

Pierre DUTRON   RPW

 

17:52 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/07/2008

UNE INITIATIVE DU 14 JUILLET

MANIFESTE EUROPÉEN
POUR
L'EUROPE FÉDÉRALE DES RÉGIONS
L'EUROPE DE LA DECROISSANCE !



CRISE DE CIVILISATION - FAILLITE DE NOTRE SOCIÉTÉ
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Les pays d' Europe demeurent attachés au brillant d'une civilisation qu'ils croient toujours existante ; il s'ensuit une rupture entre les faits et leur représentation. La seule crise de civilisation que nous connaissons localement est celle des pays d'Europe, la croissance comme vecteur unique économique est devenue insupportable pour notre planète, contraints ou forcés, la décroissance est notre menu du futur, à nous de le penser et de l’organiser.


Aux affronts et à l'aliénation, d’une classe possédante et gouvernante, depuis des siècles de pouvoir, qui ne répond que par l'entretien des illusions et des artifices. C'est à sa soumission et à son obéissance que l'Europe doit sa prolongation d'existence. Cette classe n'est pas libre, elle n'est qu'un otage entre les mains de la superpuissance américaine et des conflits entre impérialismes. Car c'est bien la caractéristique majeure ds temps que nous vivons.


Si nous définissons L'IMPÉRIALISME, (comme le firent Hobson en 1902, Rosa Luxembourg en 1913 et Lénine en 1917) comme l'alliance de la puissance financière et de la puissance militaire, force est d'identifier, au moins trois impérialismes concurrents : celui des États Unis, le Chinois et le Russe.
Tous trois sont des hyperpuissances militaires ; tous trois sont devenus des hyperpuissances financières : les USA avec ses "Hedge Funds" ; les russes et les chinois avec leurs "Fonds souverains".


Très logiquement, cette classe dominante Européenne impose des mythes et modèles totalement étrangers à notre civilisation et à l'esprit européen, en particulier la société dite « de consommation » et plus exactement de production, société massifiée à l'extrême dans laquelle la communauté populaire a totalement disparu au profit de la machine, du papier-monnaie et de la matière en général.


Vu cet état de choses, il est logique que notre société se déshumanise de plus en plus, que la presse n'ait plus de vie et, finalement, que rien de sérieux ne soit jamais remis en question.


Remédier à cet état de fait, c'est donc découvrir les causes de cette faillite. L'important étant de redonner à l'Europe le Moral qui lui manque, l'Ethique et l'Esthétique qui lui font défaut, la question est simple à poser : il nous suffit d'être maîtres chez nous.


Contre les idéologies mondialistes, c'est-à-dire impérialistes, nous affirmons que les Etats-unis ont leur vie propre qui n'a rien à voir avec celle de l'Europe (ou qui ne devrait rien avoir). L'Europe doit donc se présenter comme une rupture altermondialiste à l'uniformisation entreprise.


Les sociétés n'échappent pas à certaines significations historiques ou à celles qui procèdent de l'analyse de la réalité. La liberté est le ciment qui doit unir l’Europe. L'Europe doit donc être aussi porteuse des idéaux internationalistes chers à ses grands penseurs Européens qui ont portés par le passé les espoirs de tant de travailleurs dans le monde.



LIBÉRATION DE L'EUROPE
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La Libération, cela signifie un désengagement complet et total des Américains en Europe, la fin de la colonisation de l'Europe par les Américains.

Désengagement qui doit se faire tant au niveau militaire - retrait de l'Alliance atlantique - qu'au niveau économique - socialisation autogérée de toutes les firmes économiques américaines installées en Europe.


La Libération de l'Europe est un préalable indispensable à tout début d'unification européenne. Il ne peut y avoir unification tant que l'Europe sera sous la dépendance des Américains, et il ne peut y avoir indépendance de l'Europe aussi longtemps que notre territoire ne sera pas libéré de ses oppresseurs.


L'unification de l'Europe ne pourra se faire qu'à partir d’une volonté politique forte : - Un État fédéral européen, seul capable d'assurer la puissance et la force et par des moyens ayant la DIMENSION EUROPÉENNE.



UNE EUROPE SUPRANATIONALE
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Nous vivons à l'ère des grands ensembles politiques et il n'existe plus de petites nations réellement indépendantes. C'est une loi de physique politique, une question de DIMENSION, d’autant plus que les Etats nations sont souvent artificiels, notamment en matière culturelle et ethnologique . Il n'est plus question de compter avec la France, avec l'Allemagne ou avec l'Italie. Si nous voulons être libres, nous devons être forts et pour être forts, il nous faut faire l'Europe Sociale des régions naturelles. Cette vision européenne s’oppose radicalement aux nostalgies, aux partisans des anciennes nations et autres revanchards.


Par conséquent, nous condamnons :

Les nationalismes réducteurs et exacerbés qui agitent la gauche comme la droite, qui ne sont que diviseurs de l'Europe et donc, consciemment ou non, anti-européens. Les frontières des Etats nations d’Europe doivent être effacées pour faire place à un redécoupage réaliste des régions avec l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes pour aboutir à une quasi supranationalité garante de l'indépendance politique de cette Europe fédérale.


A fortiori, nous devons favoriser les aspirations culturelles et socio-économiques régionales totalement unficatrices et proches du citoyen souvent hésitant face « à la cause européenne ».



Nous devons donc comprendre et rencontrer les motivations des peuples flamand, basque, corse ou breton ou wallon, il faut savoir que plus l'Europe des régions, sera le plus grand commun dénominateur des peuples qui la compose, et plus elle sera la garante de son unité , tendant ainsi à se libérer de ses « protecteurs », qu'ils soient Américains ou autres.


Notre Europe sera donc également une Europe de régions souveraines dans un cadre Fédéral.



Cette conception d'une Europe Fédérale des Régions Souveraines nous paraît également constituer le meilleur rempart contre les désordres et guerres ethniques actuelles.


Cette conception nous paraît aussi la seule qui puisse dépasser les "indépendantismes et les Rattachismes"



Nous sommes donc favorables aux formes de régionalismes capables de s'intégrer dans le cadre de cette EUROPE supra nationale et ce, pour le bien de tous.



L'ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN
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Notre esprit communautaire européen est une volonté de libération par opposition aux expansionnismes. C'est celle des hommes qui ont eu et qui ont un destin en commun. Le cadre naturel où cette volonté doit s'exercer et le seul qui puisse la rendre efficace, c'est tout simplement l 'Europe Fédérale des Régions.


L'ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN résume à lui seul notre originalité. Il est un projet politique et social global, total. Les Européens conséquents veulent la liberté de l'Europe, donc son indépendance, politique et économique, et la justice.



Il intègre donc le socialisme.



Notre ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN est un PROGRESSISME DE RUPTURE dans la mesure où ne reniant en rien le passé des divers peuples de l'Europe, il tient compte des mutations et des réalités socio-économiques de cette fin de siècle et veut préparer le XXIème.


Tel est le projet que nous devons partout propager. Mais que serait ce projet s'il ne reposait sur une volonté politique, celle de créer par-delà l’Union Européenne un Fédéralisme d’Union et un Socialisme européens sur base d’une décroissance écologique et économique pensée, voulue et réfléchie? Un Fédéralisme altermondialiste intégrant les apports de Forums sociaux mondiaux et régionaux.



FÉDÉRALISME D’UNION ET SOCIALISME EUROPÉENS
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Le problème est de savoir si les peuples européens veulent vivre libres, ou si en ce 21ème siècle ils tolèreront encore d'être des esclaves dans une Europe dominée. Pour être maîtres de leur destin, disposer d'eux-mêmes, les Européens doivent être les artisans de leur Libération et les réalisateurs de l'Europe Unie, d'un Etat Fédéral européen unique. Ce qui signifie :
Un Gouvernement Européen UNIQUE - donc un EXÉCUTIF et un pouvoir législatif uniques - lequel gouvernement UNITAIRE aura pour charge minimale la défense, la politique extérieure, les finances et les grands secteurs de l'économie (des socialisations seront nécessaires), et la justice.
L'organisation de cet État européen en Régions (s'appuyant essentiellement sur des critères géo-économiques) disposant d'une autonomie de gestion dans les domaines économiques et culturels.


C'est seulement dans ce cadre que nous pourrons parler de Constitution Européenne que l'on veut aujourd'hui nous imposer pour mieux masquer notre soumission au néolibéralisme, uniquement si l'Europe devient UN ÉTAT FÉDÉRAL CAR CE SONT BIEN LES ÉTATS QUI ONT BESOIN D'UNE CONSTITUTION. L'EUROPE ACTUELLE N'A BESOIN QUE D'INSTITUTIONS.


C'est bien tout ceci que sous-tend le débat sur "constitution et institutions" et non un problème sémantique.
Le Socialisme Européen rénové, garant de l'Indépendance économique et de la Justice sociale implique et affirme la primauté du politique sur l'économique. Ce socialisme construira l'Europe comme l'un des piliers d'un nouveau multilatéralisme qui refusera la logique de l'affrontement entre impérialismes et sera, en cela porteur de Paix et d'alliance avec les autres Peuples du Monde ; il sera donc Altermondialiste.


Mais l'unification de l'Europe demeure avant tout un problème politique, et les technocrates de Bruxelles et Strasbourg montrent à quel point ils sont incompétents dans la réalisation de cette Europe politique que nous voulons. Ils ne sont compétents que dans la soumission.


L'instauration d'un POUVOIR POLITIQUE est un préalable à toute unification, économique et sociale, et tout débat, tout choix de société restent vains tant qu'il n'est pas atteint.
C'est ainsi que l'Union Européenne actuelle, dénuée de toute substance politique, consiste en une union douanière et un grand marché soumis à la Mondialisation capitaliste, à la globalisation financière qui l'accompagne et rien d'autre.


Elle s'est révélée être une formidable machine au service de la pénétration capitaliste américaine et mondiale.


L'affranchissement de l'Europe du capitalisme, des multinationales, des Fonds Privés et des Fonds Souverains passera par le socialisme européen, mais avant tout par la construction d'un État fédéral européen et de la lutte pour le démantèlement des paradis fiscaux qui permettent au système actuel de fonctionner.




DES MOYENS ET UNE ORGANISATION
UN MOUVEMENT EUROPÉEN
ALTERMONDIALISTE ET UNITAIRE

***********************


L'instauration d'un Etat Fédéral européen, implique de tels changements que l'on peut parler, à juste titre, d'une REVOLUTION EUROPEENNE.
Le seul agent, qui nous semble actuellement susceptible de remplir ces objectifs est le Mouvement Altermondialiste Internationaliste.



Le M.A.I., en construction aujourd'hui, se doit de pouvoir mener dans un avenir rapproché une action de dimension continentale contre les représentants de l'impérialisme américain et des autres impérialismes, et de dénoncer les professionnels de la politique complices conscients ou non de ces impérialismes.



Le MAI que nous voulons construire sera le fer de lance de cette PRISE DE CONSCIENCE qui sera demain le point de convergence des bâtisseurs du 3ème millénaire.



"un peu d'internationalisme éloigne du patriotisme, beaucoup d'internationalisme en rapproche" Jean Jaurès



Pierre DUTRON Président du Rassemblement Populaire Wallon (Wallonie) - Membre du MAI et Initiateur du MAI en Roumanie -



Guy DUTRON co-animateur de la Coordination Gauche Alternative du Hainaut (France) - Membre du MAI -



14 jullet 2008

 

MERCI D'ALLER SIGNER EN SOUTIEN  APRES LECTURE:      http://www.petitionduweb.com/petition.php?petition=2028

00:39 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/01/2008

TROP C'EST TROP (LETTRE A SARKO)

 ManifOGM01réduite

Lettre ouverte au Président de la République : Tolérance et Laïcité
Insurrection Electorale !!

Monsieur le Président, je vous fais une lettre, comme aurait dit Boris ! Parce que trop, c’est trop !

 

Vous venez de vous permettre de parler de religion dans un pays ou l’on coupe la main du voleur et où l’on lapide la femme adultère !!

 

De retour chez nous, ne voilà-t-il pas que vous vantez derechef  la religion. Selon vos dires, Monsieur le Président, tout homme aurait Dieu dans son cœur et un curé serait plus utile qu’un instituteur !!

 

J’ai bien scruté mon cœur qui pourtant est grand, Monsieur le Président, je n’y ai point trouvé trace de Dieu.

 

Je persiste à penser que, si un Imam est utile au croyant musulman, si un Prêtre est utile au croyant catholique et un Pasteur est utile à un croyant protestant, si un Rabin est utile à un juif religieux, il n’en demeure pas moins qu’un INSTITUTEUR EST UTILE A TOUS.

 

Mais, le problème n’est même pas là, Monsieur le Président. Vous manifestez, depuis votre élection, une frénésie de communication rarement égalée ; Vous avez une haute idée de vous-même, Monsieur le Président ; une si haute idée que vous voici maintenant investi dans une « politique de civilisation » !!

 

Terme qui pour n’être point précisé, comme toujours chez vous, en dit long sur votre ambition personnelle dont je crois comprendre qu’elle n’est qu’une revanche sur la vie, votre vie, Monsieur le Président.

 

Mais l’Elysée n’est pas un lieu de psychothérapie, Monsieur le Président. C’est un lieu où se joue, partiellement certes, le sort de mon pays.

 

Tout à votre envie de revanche, vous vous voyez déjà en Empereur ou en Roi des Français et il y eut effectivement un précédent de petite taille.

 

Pourtant, l’Histoire Universelle nous instruit sur les sujets que vous évoquiez ces jours derniers. En voulez-vous quelques exemples, je vous en donne deux parmi les plus instructifs :

 

- Le 22 Juin 1633

 

Le savant florentin Galilée menace doublement le Saint-Siège. Il enseigne l’héliocentrisme. Il renverse ainsi des pans entiers de la théologie romaine qui place la terre et l’homme au centre de la création divine. Plus encore, Galilée est le précepteur des Médicis dont les ambitions sur l’Italie rivalisent avec celles des papes. Une première fois, son œuvre est condamnée par un décret inquisitorial, en 1619. Mais il publie en 1629 son Dialogue sur les deux plus grands systèmes du monde, le ptoléméen et le copernicien. Il est alors torturé par la Sainte Inquisition, enjoint d’abjurer, condamné comme hérétique et assigné à résidence, le 22 juin 1633. La petite histoire voudrait que Galileo Galilei, avant d’abjurer, de nier que la Terre tournât autour du Soleil, eût dit « E PURE SI MUOVE » : et pourtant elle tourne.


Les Médicis, qui l’ont abandonné à son sort, cessent de représenter l’émancipation de la raison et perdent d’un coup leur influence intellectuelle sur l’époque.


Ce n’est qu’en 1757 que l’Église catholique autorisera l’enseignement de l’héliocentrisme et en 1822 qu’elle lèvera la censure sur les ouvrages de Galilée.


Il faudra encore attendre 1983 pour que Jean-Paul II se préoccupe de réhabiliter le savant devant un parterre de prix Nobel ; nous espérons que le buffet fut excellent pendant que le tiers-monde crevait de faim.

 

Cependant, Rome refusant de reconnaître son erreur se contenta d’annuler la condamnation de Galilée POUR VICE DE FORME.

 

Rome a donc encore de sérieux efforts à faire pour être réellement tolérante.

 

- Le 1er Avril 1492

 

Le royaume musulman de Grenade étant tombé le 2 janvier 1492, le roi catholique d’Espagne se retrouve avec une importante population musulmane et juive à gérer. Le royaume omeyyade avait connu un véritable âge d’or sous l’enseignement tolérant, notamment, d’Avicenne et d’Averroès.


La majorité des musulmans sera déportée vers le Maroc ou réduite en esclavage, mais les juifs posent problème.
Il s’agit en effet majoritairement de lettrés, banquiers, scientifiques, médecins et commerçants qui avaient contribué au rayonnement du royaume omeyyade.


Poussée par la « Très Sainte Inquisition », l’Espagne décide le 31 mars d’expulser la totalité des juifs du royaume et lance la chasse aux « faux convertis ».

 

Malgré les richesses des Amériques (découvertes en octobre par Christophe Colomb) l’Espagne mettra des siècles à se remettre de cette saignée intellectuelle.

 

« Échanger Avicenne et Averroès contre quelques lingots d’or des Indes, quelle folie » écrira plus tard Voltaire.


L’Allemagne rhénane et l’Angleterre profiteront de l’arrivée de ces savants et commerçants juifs qui contribueront au décollage économique de ces pays.

 

Vous voyez que, dans ces domaines également, comme dans celui de votre pouvoir, tout est relatif !!

 

Je n’ai pas voté pour vous, Monsieur le Président, mais, que je le veuille ou non, vous me représentez et, comme vous me représentez, cela me donne le droit, que dis-je, le DEVOIR citoyen de vous dire ce que je pense.

 

Ce que je pense, Monsieur le Président, c’est que vous menacez actuellement mon pays et le monde :


- qu’en allant vendre la mort nucléaire, en Libye d’abord et en d’autres lieux ensuite, vous contribuez à rendre ce monde plus dangereux,     


- qu’en revenant chez nous et en réveillant la guerre des croyances, vous rendez mon pays moins sûr,


- qu’en allant faire allégeance à G.W BUSH, aidé en cela par votre belliqueux ministre des Affaires Etrangères vous menacez encore une fois la Paix du monde parce que vous en êtes déjà à vous croire tous deux Croisés en Iran !!

 

VOUS VOUS VOYEZ DEJA EMPEREUR, MONSIEUR LE PRESIDENT MAIS VOUS ME SEMBLEZ RESSEMBLER DAVANTAGE AU ROI PETAUD ET VOTRE POLITIQUE RISQUE DE FAIRE DE MON PAYS UNE PETAUDIERE !!!! LA RISEE DE L’EUROPE ET DU MONDE !!

 

Lisez la Presse internationale !! Si je ne savais que la France est bien autre chose que l’image que vous en donnez, je pourrais avoir honte d’être français !!

 

J’étais hier soir à Bruxelles où je discutais, avec mes camarades de la Gauche Belge des voies et moyens susceptibles d’obtenir en Belgique un vote populaire sur le nouveau Traité Européen ; si vous saviez ce que l’on pense de vous hors de nos frontières !! Mais vous le savez et seule votre emprise par amis interposés sur notre Presse nationale empêche mes concitoyens de le savoir autant qu’il le faudrait.

 

Ce Traité, donc, tout pareil au précédent qui fut clairement rejeté par le Peuple Français vous allez le faire voter par la voie parlementaire au prix d’une FORFAITURE et au mépris de l’opinion de notre peuple avec l’appui du Parti socialiste qui nous convie au grand Bal des Faux Culs.

 

Je ne veux pas de cette Europe, ni d’un messire Pétaud pour l’inspirer mais, je suis, par mes origines frontalières et ma Raison, profondément Européen.


L’Europe que je veux, c’est une Europe démocratique, ce qu’elle n’est pas actuellement et n’a jamais été.

 

L’Europe que je veux, c’est une Europe sociale, ce qu’elle n’est pas davantage et sera de moins en moins après que vous eussiez fait ratifier ce Traité qui la consacrera zone de libre échange soumise à la Mondialisation et à la dangereuse globalisation financière qui l’accompagne.

 

L’Europe que je veux, c’est une Europe qui englobera tout le pourtour méditerranéen, refera de la Méditerranée la vieille « mare nostrum » des romains, puisque nous parlons de civilisation. Je la veux parce que je suis convaincu que cette Europe sera le seul cadre d’un possible règlement du conflit Palestino – Israélien ; parce que cette Europe qui entretient de bonnes relations avec les deux parties au conflit peut seule leur parler à égalité.

 

Mais je m’aperçois que je vous parle de Paix alors que vous ne pensez que violence, force et gloriole.

 

Ainsi donc, étant hier à Bruxelles, j’y ai pensé, vous concernant, à mon cher Jacques Brel qui s’est un jour adressé aux Flamingants, ces nationalistes flamands devenus aujourd’hui racistes et fascistes sous l’égide du Vlaams Belang.


Ce que disait alors le Grand Jacques, j’ai bien envie de vous le retourner aujourd’hui en le plagiant un peu …très peu.

« Monsieur le Président, j’ai deux mots à vous rire,
Voilà bien trop longtemps que vous me faites frire,
A vous souffler dans le cul pour vous croire autobus,
Vous voilà acrobate mais vraiment rien de plus » !!!

 

Et, pour finir en prenant un peu plus de hauteur, j’en appellerai à l’un de mes vieux maître Paul Valéry.

 

Dans les temps ou Péguy, l’un de mes autres maîtres, allait mourir au « champ d’honneur » comme disent les petits sabreurs, alors qu’ils ne sont que des « champs d’horreur » où s’affrontent les impérialismes dont celui que vous servez avec zèle, Paul Valéry disait : « Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles ».

 

Craignez, Monsieur le Président qu’à amplifier la pétaudière que vous dirigez encore, vous ne conduisiez un jour à la mort de la nôtre !!!

 

Mon  adresse de ce jour n’a rien à voir avec les questions religieuses.

 

Je conduirai aux municipales à Hautmont, moi l’athée, un liste composée de français de souche, c’est-à-dire des métis, pour qui connaît un tant soit peu l’histoire de mon Nord et de français d’origine magrébine. J’y affronterai l’un de vos amis déjà condamné deux fois pour discrimination raciale.

 

Je soutiendrai à Neuf Mesnil, une liste conduite par mon camarade Nasser Adouane, d’origine Kabyle et à Maubeuge, une liste conduite par mon camarade Rachid Bendjeffal d’origine Algérienne, Algérie dont je soutins naguère le Droit à l’Indépendance.

 

Je vous dénie donc le droit de relancer par votre inconséquence cette guerre de religion qui, je le constate, vous taraude l’esprit.

 

J’appelle, comme le fit l’an dernier avec plus de talent que moi mon camarade José Bové à une Insurrection Electorale à l’occasion des municipales qui approchent.

 

Craignez les Ides de Mars, Monsieur le Président !!

 

Je vous informe qu’en cette occasion, je ferai tout ce qui est en mon modeste pouvoir pour que notre peuple reprenne la parole et qu’il la garde !!

 

Ayant, je le crois cerné votre jeu, je vous quitte, Monsieur le Président en vous assurant que la politique que vous menez ne m’inspire que le plus profond mépris et en ne vous saluant point.

 

Je demande à mon syndicat SUD-CNP et à mes camarades de l’Organisation politique à laquelle j’appartiens de bien vouloir, s’ils partagent mon point de vue, diffuser cette lettre ouverte afin que nul n’en ignore.

 

Si ce qui reste en mon pays de Presse libre voulait bien le faire, j’en serais heureux et bien récompensé.

 

Hautmont le 18 Janvier 2008

 

Guy Dutron


Citoyen Français


Militant SUD-CNP


Militant de la Coordination


Gauche Alternative du Hainaut
 

22:30 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/12/2007

LA B.A. DE FIN D'ANNEE

Non à la directive de la honte !

 

Appel aux parlementaires européens, appel  aux citoyens européens.

 

Au mois de janvier 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.


 

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.

 Nous appelons les citoyens d'Europe à signer cet appel pour soutenir les parlementaires dans leur démarche!!!

 

 

ALLEZ   SIGNER L'APPEL

http://www.directivedelahonte.org

17:05 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

01/10/2007

UN MESSAGE DE GUY DUTRON (GAUCHE ALTERNATIVE SAMBRE/AVESNOIS)

Être de Gauche aujourd’hui.


Refonder la gauche, une nécessité ? Oui, mais comment et sur quelles bases ?

Chers camarades,

J’ai milité 32 ans au PS et je l’ai quitté en 2005 après avoir mené campagne pour le NON au TCE. J’étais alors secrétaire de section à Cousolre.

Pourquoi ? Parce que j’ai fait l’analyse que le PS avait définitivement choisi le camp libéral alors que j’ai été et je demeure anticapitaliste.
Que, ce faisant, le PS a déserté le terrain de la lutte idéologique.
Que ce PS là n’était plus susceptible d’évolution ne serait-ce que de par sa sociologique : 1/3 d’élus et 1/3 d’adhérents qui bossent pour des élus, cela fait 2/3 de ce Parti qui doivent leur situation au Parti, qui sont, en quelque sorte des beefsteackards ou, à tout le moins des hommes et des femmes qui n’ont plus toute leur liberté.
Nous sommes bien placés, dans le Nord, sous la coupe du tandem Mauroy – Derosier pour savoir ce qu’il arrive à ceux qui osent s’opposer !!

C’est dire que je partage beaucoup de ce que dit l’ami Faustin que je ne connais pas.
Je n’ai toutefois pas certaines de ses interrogations ! J’ai les réponses même si ce ne sont que les miennes …

- Le PS à Gauche ? Certainement pas et ceux qui y restent encore par ce qu’on appelle le « patriotisme de Parti » devraient s’interroger sur eux-mêmes : il n’y a parfois pas loin du compromis à la compromission et de la compromission à la collaboration (de classe évidemment).
- Fabius, Emmanuelli, Mélenchon, Lienemann, pas audibles ? Evidemment ! Fabius n’a jamais été de gauche, il n’a jamais eu que des postures justifiées par ce qu’il croyait être son intérêt de carrière.
Les trois autres sont élus (député, sénateur ou député Européen) et savent jusqu’où ils peuvent aller trop loin pour conserver leur « place ». Quant à Lienemann, quand on connaît son parcours !! On peut tirer l’échelle !

Plus fondamentalement, il me semble manquer quelques points à l’analyse de Faustin que je trouve trop gentil par moment :

Le PS peut-il revenir au pouvoir ? Serait-ce une victoire de la gauche ?
Ce sont deux questions tout à fait différentes.
La première c’est qu’après la série de défaites qu’il a connues au cours des dernières années et qui ont montré à quel point il s’était coupé d’une bonne partie des classes populaires, le Parti socialiste sera-t-il un jour capable de reconquérir le pouvoir? C’est assez probable.
Il pourra gagner les élections quand les ravages du sarkozysme auront mobilisé de nombreuses forces sociales contre la droite gouvernementale mais, ce sera un vote contre la droite et pas pour la gauche. On ne peut pas savoir combien de temps cela prendra, mais cela se produira tôt ou tard.
Mais il y a une deuxième question qui est trop souvent refoulée : si le Parti socialiste parvient à gagner les élections futures, pourra-t-on vraiment dire que c’est la gauche qui sera revenue au pouvoir ? Etant donné ce qu’on lit, ce qu’on entend et ce qu’on voit en ce moment, la réponse est non.
C’est d’autant plus vrai que c’est l’abandon de ses valeurs par le PS qui a permis la victoire de Sarkosy .
Le PS a laissé la droite imposer un nouveau discours dominant
Tout d’abord, on a beaucoup dit que la droite avait gagné parce qu’elle avait conquis l’hégémonie idéologique, et l’on fait alors presque toujours une référence vague et imprécise à Gramsci (suivant en cela Sarkozy lui-même). Mais une fois que l’on a dit "hégémonie idéologique", on n’a pas dit grand-chose.                                                                                                                                                              
La pensée de Gramsci était tout de même un peu plus sophistiquée sur ce point, et il nous faut, par exemple, analyser de manière détaillée et précise quels éléments de discours ont été mis ensemble par la droite actuelle pour former cette nouvelle configuration idéologique -appelons-la par commodité le sarkozysme- qui, comme le thatchérisme il y a trente ans en Grande-Bretagne, a réussi à s’imposer dans de larges pans des classes populaires.
Il nous faut surtout nous interroger sur une étrange alliance de classes (je sais bien que le mot "classe" n’a plus cours au Parti socialiste, mais pourtant, même si les dirigeants socialistes ne les voient plus, elles n’en continuent pas moins d’exister dans la réalité, sous des formes qui à la fois perdurent et changent), sur une alliance de classes, donc, ou plus exactement sur un "bloc historique" (pour reprendre ici encore le vocabulaire de Gramsci), et sur les conditions historiques et les modalités concrètes de sa mise en place.
Elle rassemble la haute bourgeoisie d’affaires, avec laquelle Sarkozy affiche chaque jour sa proximité, et certaines des couches populaires les plus précarisées ou les plus désespérées, dont une partie donnait auparavant ses suffrages au Front national.
Le Parti socialiste porte une lourde responsabilité dans la possibilité et la facilité même qu’a eue la droite de fabriquer un nouveau discours dominant qui a reçu l’assentiment des classes populaires, puisqu’il a participé et collaboré à l’installation de ces nouvelles thématiques.
Rappelons-nous comment ceux qui ont essayé, au cours des vingt dernières années, de maintenir vivante une pensée de gauche -je pense notamment à Pierre Bourdieu- ont été littéralement insultés par les responsables du PS, toutes tendances confondues, tout comme l’ont été les mouvements sociaux, quand ils n’ont pas été tout simplement matraqués: comités de chômeurs réprimés par le gouvernement Jospin, manifestations d’enseignants diffamées par son ministre de l’Education, mobilisations pour la reconnaissance de l’homoparentalité –et donc des personnes qui vivent ces situations –injuriées par nombre de hiérarques de la gauche officielle, à commencer par Madame Royal, qui y voyait une "provocation contre les valeurs religieuses et familiales de la France" et qui stigmatisait le mouvement gay et lesbien comme porteur d’un "communautarisme" (mot qui a pour principale fonction de stigmatiser toute affirmation minoritaire) homosexuel qu’elle comparait à celui des riches incarné par le Medef...
Je n’invente rien, je me contente de citer leurs déclarations !
Pendant la campagne, des problèmes de droite posés d'une manière de droite
La droite a gagné la bataille des idées parce que le PS l’a aidé dans cette tâche, en travaillant depuis tant d’années à défaire et discréditer tout ce qui peut constituer un regard de gauche sur le monde social.
La campagne électorale socialiste a confirmé tout cela jusqu’à la caricature, puisqu’elle a consisté à poser des problèmes de droite et à les poser d’une manière de droite (la valeur-travail, la valeur-famille, la valeur-nation et la valeur-drapeau, sans oublier l’autorité, l’ordre et l’entreprise... et tous ces thèmes inlassablement liés les uns aux autres, tissés dans une même trame, ce qui renforçait encore le caractère réactionnaire de chacun d’eux).
Je vous laisse le soin d’imaginer ce que qu’aurait pu être, à l’inverse, une campagne construite autour de thèmes de gauche et d’une manière de gauche de poser des questions. J’en ai mené une, sans grands moyens mais c’était celle de José Bové !! Et, je fus candidat aux législatives sous l’étiquette « Gauche alternative 2007.
Il va de soi que, dès lors que l’on a cédé sur l’essentiel, à savoir sur les questions dignes d’être soulevées et sur la manière de les soulever, une fois que l’on a délibérément choisi de s’inscrire dans le cadre des problématiques qui sont celles de la droite, que l’on se déplace pour se situer sur le terrain de celle-ci, ensuite les réponses peuvent bien différer (on peut ajouter un peu de compassionnel et quelques larmes), non seulement ce sont les réponses de la droite qui ont toutes les chances de l’emporter, mais aussi et surtout c’est une perception de droite du monde social qui s'impose.
Ce sont les thématiques de droite, la pensée et l’impensé de la droite, les obsessions de la droite qui ont été acceptés comme délimitant le champ des questions évidentes et nécessairement partagées.
C’est bien cela, l’hégémonie idéologique, n’est-ce pas ? Et l’on sait que les manières de percevoir le monde et de le décrire –ce qui se présente comme des "constats"- sont aussi des manières de le construire et de le faire être ce qu’il est.
Il est donc paradoxal, soit dit entre parenthèses, de dénoncer comme des traîtres les personnalités du PS ralliées à Sarkozy, puisque cela revient à essayer de faire croire qu’il existerait une frontière qu’ils n’auraient pas dû franchir, alors que ceux qui ont trahi et ceux qui les dénoncent aujourd’hui ont travaillé ensemble à effacer cette frontière.
Ce ne sont pas -ou pas seulement- des parcours individuels déplorables, c’est plutôt l’aboutissement d’une logique politique collective, bien plus déplorable, bien plus grave, parce que plus profonde et plus durable.
Pensée de droite, pensée réactionnaire, pensée de gauche
Pour ne prendre qu’un exemple frappant, dans l’actualité immédiate, de cette hégémonie de la pensée de droite: « Le Monde » écrivait récemment que l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle déclarait que la gauche avait été jusqu’ici associée au "collectivisme" (il ne s’agissait pas d’économie), c’est-à-dire à l’idée que ce que sont et font les individus serait lié à des "inerties sociales", à des "reproductions sociales", et qu’il serait urgent de rompre avec ces conceptions dépassées pour rendre à l’individu son autonomie et sa responsabilité.
Je ne sais pas qui écrit les discours de Mme Royal, mais ce genre d’idioties n’est que la reproduction de tous les thèmes les plus éculés de la pensée de droite, de la pensée réactionnaire et de sa dénonciation de la pensée de gauche -la haine du "collectivisme", c’est-à-dire de tout ce qui évoque le "socialisme", la sociologie, les sciences sociales...- qui nous sont ressortis aujourd’hui, sous une couche de vernis de modernisation de la gauche, par les think tanks néoconservateurs qui fournissent au Parti socialiste ses outils idéologiques.
Comment réfléchir à une politique effective de démocratisation du système scolaire, si l’on pense que cela ne relève que des responsabilités individuelles et non pas, précisément, d’une reproduction dans et par le système scolaire des inégalités sociales?
Comment comprendre la relégation et l’exclusion par le système scolaire des enfants des classes populaires, si l’on imagine qu’il s’agit là simplement d’une conséquence de leur mauvaise volonté ou de leur absence d’efforts, ou d’une démission des parents et des enseignants?
Et, dans la même logique, comment accepter, comment supporter la dénonciation honteuse, déshonorante pour toute personne qui se dit de gauche, de "l’assistanat" (dénonciation qui figurait sur la profession de foi de votre candidate dès le deuxième paragraphe), au nom de la responsabilité individuelle qui veut qu'en échange de droits, il faudrait se plier à un ensemble de devoirs et de contreparties imposées.
Cette contractualisation et cette individualisation du droit du travail et de la protection sociale est le vecteur d’un démantèlement de l’Etat-Providence et des politiques redistributives qui sont l’héritage des luttes sociales du siècle écoulé, et particulièrement des conquêtes de l’après-guerre.
La gauche envahie par le discours néoconservateur
Tout un prêchi-prêcha néo-chrétien prospère aujourd’hui dans les "élites" socialistes sur les exclus et la solidarité -qualifiée d’"active" en opposition à celle qui serait "passive", ce qui n’est qu’une déclinaison de gauche de la vieille dénonciation réactionnaire de la paresse des chômeurs et des assistés, comme de l’immoralité des pauvres, la solidarité ne devant plus s’accomplir que sous la condition de contreparties qui sont autant d’injonctions faites aux victimes de la précarisation de manifester, comme le voulaient déjà les philanthropes du XIXe siècle, leur bonne volonté et leur bonne moralité
On comprend pourquoi tout ce discours et la vision du monde qui le commande risquent de déboucher bien vite, si le PS revient au pouvoir, sur des mesures politiques répressives à l’encontre de ceux qui ne sauront pas ou ne pourront pas se plier à ces injonctions et à une transformation, comme cela semble être le rêve déjà d’une certaine gauche, de l’Etat social en Etat pénal pour ne pas dire en Etat carcéral.
Ce discours néoconservateur ne parle que de rétablir du "lien social", donner des "repères" et du "sens" - autant d’expressions qui n’ont, si on essaie de leur donner un contenu, à peu près aucun sens.
Qu’est-ce que cela veut dire "donner du sens", si ce n’est imposer des significations et des contraintes aux existences et à l’expérience vécue de tous ceux que ces nouveaux "repères" auront pour fonction de contrôler, normaliser, neutraliser?
Qu’est-ce que cela veut-dire "créer du lien social", si ce n’est l’effet d’une conception atomisée du monde social qu’il s’agit de faire prévaloir contre le "collectivisme" et contre l’analyse des pesanteurs de l’histoire et des déterminations sociales- tenter de faire disparaître à peu près totalement du discours socialiste toutes les autres expressions qui pourraient contenir le mot "social": je ne parle même pas de classes sociales -devenu une expression tabou-, mais de luttes sociales, de mouvements sociaux, ou tout simplement d’appartenances sociales, d’ancrages sociaux et donc d’inévitables conflictualités sociales.
Etre de gauche, me semble-t-il, c’est se situer du côté du conflit, c’est accompagner les mouvements et les revendications, et non les dénoncer au nom du "vivre-ensemble", du "faire société" ou du "faire nation" et autres vieilleries personnalistes que presque tous les journaux de gauche s’acharnent à nous faire accepter comme les principes fondateurs d’une "modernisation de la pensée de gauche".
Il nous faut nous défaire de l’idéologie réactionnaire du "vivre ensemble", toujours porteuse de régression sociale et d’immobilisme culturel et toujours teintée, bien sûr, à la fois de nationalisme et de rejet de la différence et de la dissidence (songez à l’homophobie militante de ceux qui aiment à nous vanter les vertus du "monde commun" et des "valeurs communes").
En fait, "vivre ensemble", c’est le programme de Sarkozy, dans lequel, comme je l’ai dit, la haute bourgeoisie et les déshérités devraient cohabiter dans l’heureuse harmonie des valeurs partagées: ordre et travail, nation et sécurité.
Un projet politique dont l’objectif premier est d’obtenir la soumission de tous aux lois de l’économie et la docilité des classes populaires et de tous ceux qui pourraient être amenés à résister aux nouvelles formes de domination. Je viens de dire: le programme de Sarkozy, mais j’aurais pu également nommer d’autres hommes de droite, de moindre envergure, qui partagent son projet, par exemple Manuel Valls.
Le bon "individu" et le mauvais "individu", vus par le Parti socialiste
Il est en effet édifiant que les mêmes qui n’ont que le mot "individu" à la bouche contre toute la pensée de gauche, qui tend à expliquer que l’individu n’est pas un isolat social, mais toujours inséré dans un monde social, les mêmes donc qui veulent qu’on retrouve une pensée de l’individu contre le collectif soient toujours les premiers, dès qu’un mouvement apparaît, dès qu’une revendication se fait jour dans l’espace public pour contrecarrer, précisément, la force des inerties sociales et les mécanismes de la reproduction, à se précipiter pour dénoncer en chœur –un choeur où les voix de la gauche conservatrice se mêlent à celles de la droite réactionnaire- "les méfaits" ou les "dérives" de "l’individualisme contemporain" (le principal de ces méfaits étant à leurs yeux que tout le monde désormais s’imagine pouvoir défendre ses droits ou en demander de nouveaux).
Ces usages à géométrie variable de la notion d’individu ou de celle d’individualisme -qu’il convient tantôt de réhabiliter, tantôt de dénoncer- ne sont pourtant pas aussi contradictoires qu’il y paraît: ils se déploient en réalité sur l’horizon d’une cohérence idéologique très profonde et très profondément marquée par une logique de droite.
Car cela signifie qu’il y aurait d’un côté le bon individu (et donc le bon individualisme): celui qui accepte des devoirs et des contraintes en échange de ses droits, et surtout qui se tait et fait ce qu’on lui dit de faire, et de l’autre, le mauvais individu (et le mauvais individualisme), celui qui entreprend de défendre ses droits ou d’en revendiquer de nouveaux, c’est-à-dire ce qu’autrefois on appelait les mouvements, les mobilisations, les luttes, bref, ce qu’on appelait la gauche.
Ce qui est pourfendu comme "l’individualisme contemporain", c’est ce qui devrait constituer la définition même de la gauche et de ce qui la fait vivre (et la renouvelle en permanence, par l’émergence de nouveaux mouvements, de nouvelles revendications). Oui, "l’individualisme contemporain", c’est un autre mot pour désigner la gauche, mais c’est un mot péjoratif, un mot de stigmatisation de la gauche, de son héritage et de sa force présente et à venir... Il est donc assez lamentable que ce vocable péjoratif, que ce vocable réactionnaire puisse prospérer comme c’est si massivement le cas dans les discours du Parti socialiste aujourd’hui.
Le retour du PS au pouvoir risque de signifier une défaite de la gauche
Tout ceci me porte à penser que le Parti socialiste ne sera probablement pas incapable de reconquérir le pouvoir, mais que la reconquête du pouvoir par le parti socialiste risque de signifier -sur le modèle de Tony Blair succédant à Margaret Thatcher– une nouvelle et profonde défaite de la gauche.
Au mieux, les partis viennent après, pour reprendre ce qui s’est inventé ailleurs -on l’a vu récemment avec tout ce qui s’est produit autour du mouvement gay et lesbien, que le PS a d’abord combattu avant d’en reprendre certaines revendications, et d’accepter avec beaucoup de retard le renouvellement progressiste de l’idée même du couple, de la famille, du droit, de la vie sociale que ces revendications emportaient avec elles.
Il est urgent de récuser l’opposition dans laquelle on essaie de nous enfermer entre une gauche radicale soutenant les mouvements sociaux et une gauche gouvernementale préoccupée de la "réforme". Car la question qui se pose n’est pas de savoir s’il faut réformer ou pas, mais quelles sont les réformes souhaitables et possibles, et aussi qui les propose, qui les définit, qui a droit à la parole... Et les mouvements sociaux sont les lieux où peuvent s’élaborer des propositions de réformes souhaitables et possibles, qu’il incomberait à un gouvernement de gauche de réaliser concrètement.
Je suis toujours amusé quand j’entends ceux qui s’en prennent aux "archaïsmes" d’une gauche radicale qui refuserait "la réforme" (quand elle refuse telle ou telle réforme, considérée comme destructrice d’acquis sociaux), car ce sont souvent les mêmes (les mêmes responsables politiques, les mêmes cénacles idéologiques, les mêmes revues, les mêmes éditorialistes...) qui ont hurlé hier, au nom de la tradition indépassable, du passé immémorial, etc., contre la réforme que représentait le Pacs, et qui hurlent aujourd’hui contre les réformes capitales que représenteraient l’ouverture du droit au mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance juridique égalitaire de l’homoparentalité ou d’autres arrangements familiaux.


Être de Gauche aujourd’hui, c’est quoi ?
Être de Gauche, aujourd’hui encore, c’est: (je parle ici de la Gauche Alternative, le mouvement auquel j’appartiens mais dont je souhaite qu’il fédère un jour la gauche de transformation sociale)

- être du côté du conflit,
- être du côté de ceux qui souffrent,

- être du côté de la défense des droits chèrement acquis,
- être de ceux qui accompagnent les mouvements et les revendications et non de ceux qui les répriment,
- être de ceux qui recherchent une traduction politique juste à ces mouvements, revendications et conflits,

- être de ceux qui sont conscients des ancrages sociaux et des appartenances sociales,
- être, même, de ceux qui savent qu’il existe des conflits sociaux internes au sein de la même classe, au sein d’une même entreprise, au sein d’une même collectivité, et qui recherchent les voies et moyens de les dépasser,
- être de deux qui refusent de mettre ces réalités au placard sous prétexte du « vivre-ensemble », du « faire-société », ou du « faire-nation »,

- c’est se débarrasser de cette vision atomisée du monde et de ces vieilles lunes personnalistes,


- c’est refuser ces discours réactionnaires sur « la paresse des chômeurs », sur ce nouvel « individualisme contemporain » que tous les journaux dits « de Gauche » nous serinent à satiété comme points de passage obligés vers une soi-disant modernisation de la gauche qui ne sera jamais qu’un retour au XIX ème siècle en ce début de XXI ème !!,

Notre tâche aujourd’hui, c’est, puisque la « vieille gauche » a failli :

- de reprendre et d’amplifier la lutte idéologique,

- de savoir - à cet égard les deux campagnes passées furent instructives- que l’unité de la Gauche de Transformation sociale ne passera pas par des accords d’appareils,


- que les partis, même ceux qui se situent à la gauche du PS sont tout sauf des lieux où l’on réfléchit, on y pense d’abord « boutique »,

- Que nous ne devons donc pas devenir un Parti de plus,
- Que notre intuition de départ qui nous a conduit à créer un mouvement qui accepte le débat, la double appartenance tout en refusant la naïveté et l’entrisme était la bonne,

- Que nous devons développer ce mouvement en sachant que nous sommes loin d’être seuls, que des forces qui pensent et agissent comme nous existent dans le mouvement syndical, associatif, écologique et altermondialiste,


- Que, malgré notre jeunesse et notre faiblesse actuelle, nous devons rechercher des liens, des soutiens ou des alliances à l’international,

Si vous souhaitez approfondir ces sujets et, comme nous avons commencé par l’idéologie, nous proposons cette grille qui pourrait être mise en débat.

Après lecture, chacun pourra constater qu’elle comporte 23 points, deux de plus que les conditions de Lénine à Tours ; ce n’est pas une surenchère transhistorique mais il nous semble que toute alliance, avec toute force que ce soit ne devrait pouvoir se faire que si cette force accepte ces définitions et les fait siennes sauf à proposer mieux que nous nous engagerions à examiner et à faite nôtre le cas échéant.

Pour que vive le débat !
Guy Dutron
Militant Gauche Alternative
Collectif Sambre-Avesnois
Militant SUD-CNP
52B rue des Courtils
59330 HAUTMONT
guy.dutron@orange.fr
20-09-2007

06:20 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2007

FOURONS 30 SEPTEMBRE 31ème FETE DU PEUPLE FOURONNAIS

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00:13 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

FOURONS ( SUITE )

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00:07 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/09/2007

UN VRAI JEU DE CONS

NOTRE MODELE FINANCIER ET ECONOMIQUE EST VOUE   A   DISPARAITRE !!!

  

Pourquoi notre système économique et financier, basé sur le papier-monnaie comme vecteur et le dollar comme dictateur, est-il voué  à disparaître?

 

 

La fonction principale de la finance est d’assurer le transfert de la « valeur » dans le temps.

  

En réalité, la finance ne fait que vendre, contre de la monnaie (qui, elle, donne droit à jouir immédiatement d’une part de la richesse produite aujourd’hui), un « droit » sur une part de la richesse qui sera produite dans le futur. Elle organise, jusqu’à leur échéance, la revente de ces droits et leur circulation.

  

Pourtant, ces droits sur la richesse future ne sont en réalité que des promesses et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit.

  

Rien, absolument rien, ne permet en effet d’en faire des droits sûrs, qui seront honorés quoi qu’il arrive dans le futur. Pour que notre « système » économico-financier basé sur une logique capitaliste « l’économie de marché » continue de fonctionner, nous sommes condamnés à faire confiance à ses acteurs, à leurs capacités à assumer la fonction principale : la promesse de transférer la richesse dans le temps », et à croître afin d’augmenter, à travers le temps, la valeur de cette richesse, quoi qu’il arrive.

  

En effet, les deux piliers du temple capitaliste sont la confiance et la croissance. Si l’un deux vient à faillir durablement, tout l’édifice s’écroule.

 Après avoir défini l’objectif et les enjeux de ce « jeu de cons », expliquons-en les règles.   

 

 

 

 L’économie, c’est « assez compliqué », c’est plein de poudre aux yeux et d’idéologie, et le brave citoyen - à qui on n’a jamais appris comment ça fonctionne - ne peut que s’attarder à dénoncer des symptômes visibles comme les inégalités, le sous-emploi, la lourdeur de la réglementation, les faillites, la volatilité des marchés, le « twin deficit », les fraudes, etc. Il faut le faire, bien sûr, mais cela ne suffit évidemment pas.

  

On englobe tout ça dans le "système", sorte de grosse bestiole mythique, grâce auquel vit un microcosme impénétrable de fonctions à haute-valeur-inutile synthétisées sous le vocable ésotérique : la finance  et de l’économie de marché.

  Pourtant, ce n’est pas si compliqué.   

 

 

  Venez donc jouer au « Jeu de Cons » !!     

 

 

 

La première chose à constater est que la fin du système est inscrite dans la logique même du système : le jeu de Monopoly a une fin et notre système économique a aussi une fin contrairement aux (vieux) cons de droite mais aussi de « gauche » qui nous assurent qu’il est unique, incontournable et indépassable !!!

 

Deuxièmement, que l’origine des symptômes réside dans le système de papier-monnaie qui régit le monde actuellement.

  

En bref, le seul problème économique, comme disait un chansonnier, c’est l’argent : « Cette sacré Non de Dieu de Bon Dieu de question d’Argent » !!

  

La manière la plus pédagogique d’expliquer le fonctionnement d’un système est souvent de jouer à un petit jeu. Appelons-le le « Jeu de Cons »

  

D’abord le jeu à 2 cons.

  

Vous, vous êtes le banquier central, et votre ami Pierre est votre client. En tant que banquier central, vous émettez des billets de banque de la seule monnaie dont vous autorisiez la circulation : par exemple, vous appelez votre monnaie l’UDC (unité des cons). L’UDC, comme l’euro ou le dollar, ne sont bien sûr le substitut d’aucune richesse réelle. Y croire, c’est donc être un peu Con !!

   

Sur votre photocopieuse, vous fabriquez donc 100 billets de 1 UDC, que vous prêtez à Pierre pour une durée de 1 an, à un taux d’intérêt de 5% l’an. Après 1 an, Pierre doit donc vous rembourser 105 billets de 1 UDC.

  

La fausse monnaie étant interdite dans le jeu, à votre avis, comment Pierre fera-t-il pour trouver les 5 billets manquants ?

  

Car les 5 billets des intérêts, eh bien, ils n’existent pas !! Dès la première minute du jeu, Pierre est déjà insolvable : même s’il offre tous ses biens en échange des billets manquants, il ne les trouvera pas, puisqu’ils n’existent pas.

  

La seule manière pour que ce Con de Pierre puisse rembourser est que vous remettiez votre photocopieuse en route afin de lui prêter les 5 billets qui manquent. Naturellement, vous prêtez ces 5 billets toujours à du 5% l’an. Et s’il vous remet, cette année-là, les 105 billets, il n’y a plus aucun billet en circulation, alors que Pierre a toujours une dette. Les intérêts continueront donc à courir à l’infini. Et chaque année, vous serez obligé d’émettre de nouveaux billets que vous prêterez à Pierre, toujours aussi con, billets qu’il utilisera pour vous payer les intérêts échus. La dette de Pierre s’accroîtra donc à l’infini (en théorie du moins : car lorsque Pierre dira : "Ce jeu est trop con, j’arrête de jouer", alors le jeu s’effondrera)*.

  

Voilà : si vous avez compris ça, vous avez déjà compris l’essentiel du fonctionnement du papier-monnaie, et, partant, de notre système économique.

  

 

 

 

 

Maintenant, le jeu à 3 cons.

Vous êtes toujours le banquier central. Vous prêtez 100 billets de 1 UDC à Pierre et 100 billets de 1 UDC à Jojo ; Jojo et Pierre doivent chacun vous rembourser 105 UJC à la fin de l’année. Le problème est toujours le même : il n’y a que 200 UDC en circulation.

     

Ici que les choses deviennent intéressantes, et mériteraient une petite     caméra-espion comme dans les lofts à la con : afin de pouvoir rembourser 105 billets à la fin de l’année, Pierre va tenter de soutirer des billets à Jojo, et inversement. De la sorte, s’il est le plus malin (ou s’il est armé²), Pierre sera solvable, mais pas Jojo.

  

Le système n’est ainsi conçu que pour pouvoir rembourser, il ne sert à rien ni de travailler, ni de produire des richesses : la seule manière de continuer le jeu est de prendre - d’une manière ou d’une autre - de l’argent chez les autres.

  

Dans un jeu plus élaboré, où tout le monde est contraint, par des milices armées, de participer, le jeu peut ainsi se poursuivre pendant des décennies. Plus le temps passe, plus l’insolvabilité globale augmente, et plus les gens auront tendance à utiliser tous les moyens (et la violence notamment) pour tenter, individuellement, de surnager ; ils deviennent tous plus cons que con.

  

On notera que deux risques surgissent à cette occasion :

  

(*) toujours le risque que Pierre dise : "Je ne joue plus", c’est-à-dire qu’il refuse de continuer à travailler, à inventer et à entreprendre dans ces conditions, et :

  

(²) le risque que la violence ainsi générée entre individus ne finisse par se retourner contre le système.

  

C’est à contenir ces deux risques que sert l’Etat.

 

           

 - Pour contenir le premier risque, l’Etat impose son monopole sur la monnaie, et fait voter, année après année, des lois de plus en plus répressives censées interdire toute autre forme d’échange.

  

           

 - Pour contenir le deuxième, l’Etat a pris pour rôle d’être la "réserve" de la dette : plutôt que de laisser s’endetter outre mesure directement les individus (ce qui aurait provoqué un chaos tel que le système serait par terre depuis longtemps), l’Etat s’endette lui-même au nom des individus. Ce faisant, l’Etat fait coup double : il sert de "vase d’expansion" à la dette globale (ce qui limite, comme dans un circuit de chauffage, la surpression des individus), tout en s’assurant le financement des indispensables capacités répressives afin, d’une part, de maintenir tout le monde dans le bocal fermé du système (il s’agit bien d’un système autarcique), et d’autre part, de pouvoir pomper les richesses produites par les citoyens. Si vous avez compris cela, vous aurez aussi compris que ceux qui vous disent qu’ils vont « réduire la Dette » sont, non pas des cons pour le coup, mais de fieffés menteurs puisque la Dette est la condition même de la perpétuation du système !!! La Dette est le vase d’expansion du système.

L’Etat, (sur)endetté, tentera bien parallèlement de maintenir un bon "rating" de sa dette, c’est-à-dire la capacité de pouvoir emprunter à des taux pas trop élevés. Le "rating" de chaque Etat est attribué par des agences de notation internationales, qui notent la capacité de l’Etat à honorer le paiement des intérêts de sa dette.     Comme le système n’est pas stable (vu l’inéluctable endettement, toujours croissant), les Etats se voient contraints de renforcer leur pouvoir afin de maintenir le rating de leur dette à un niveau raisonnable. Ceux qui parient sur le « dépérissement » des Etats se gourent car ils sont les garants du système.    

 

 

 

 

Mais l’exemple japonais (rating A2 depuis peu) montre qu’il y a néanmoins une chose qu’aucun Etat ne pourra jamais faire : c’est contraindre les gens à s’enthousiasmer pour le surendettement, à continuer à inventer et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour cela. En URSS, le ressort s’était cassé pour de bon dès les premières purges. Au Japon, il s’est cassé voici plus de dix ans.

  

Maintenant, c’est à notre tour, d’abord les USA, et ensuite les Européens.

  

Avant d’inventer le Jeu de Cons, nous jouions à un jeu moins virtuel car, alors, la monnaie était le substitut d’une richesse physique disponible en quantité limitée (or, immobilier, actions, pétrole, œuvres d’art, etc.), il n’y avait aucun problème de solvabilité (et aucun besoin d’un monopole quelconque !), puisque les richesses étaient produites (ou extraites) par le travail.

Par exemple, si votre monnaie était un substitut de l’or, et si vous prêtiez, de fait, l’équivalent monnaie de 100 grammes d’or à Pierre, il suffisait, pour Pierre (directement ou indirectement), de se retrousser les manches et de trouver chaque année 5 grammes d’or issus du sol, qu’il vous remettait, que vous stockiez dans votre coffre, et que vous utilisiez comme garantie pour émettre de nouveaux billets (ou vous pouviez aussi inverser l’ordre, et faire rentrer les billets correspondant aux intérêts dans le circuit via des achats à la mine d’or).        

A l’origine, l’intérêt représentait naturellement le prix du renoncement de la jouissance immédiate d’un bien par un prêteur et le risque qu’il prenait en prêtant.

  

Quelle est, aujourd’hui, la justification de l’intérêt que demandent la BCE ou la FED ou les autres banques centrales pour l’émission, non contrôlée, de leur papier-monnaie (qui n’a rien d’une richesse !), à part l’intérêt bien compris de certains de pouvoir perpétuer le Jeu de Cons ? A ce sujet, voici une belle prémonition, celle du père du financier Warren Buffet, Howard Buffet, qui était membre du Congrès US en 1948. Il disait, alors :

  

« En raison de la puissance économique des Etats-Unis, cela peut prendre du temps jusqu’à ce qu’on arrive à la fin de l’expérience du papier-monnaie. Mais, quand ce jour viendra, notre gouvernement trouvera certainement qu’il est plus sage de faire une guerre à l’étranger que d’engager un débat dans le pays. C’est ce qu’ont fait Hitler et d’autres dirigeants.

Si l’on veut sauvegarder la liberté humaine, il n’y a pas de défi plus important que de gagner le combat pour la réintroduction d’une monnaie honnête, c’est-à-dire convertible en or. C’est le seul moyen d’être sûr que les fruits de notre travail nous resteront. »

Aujourd’hui, le recours à l’Etalon-Or n’est peut-être plus de mise mais le fond reste vrai et, il faudra bien trouver un jour une valeur communément admise, juste, transparente qui permette d’entamer un nouveau jeu nettement moins con.    Enfin, et c’est probablement la menace la plus importante à laquelle nous, Européens, devons absolument réagir : il est urgent de constater que l’actuel projet de « constitution européenne », dans son article III-77, risque de constitutionnaliser l’indépendance c'est-à-dire la dictature de la BCE et donc son pouvoir monopolistique incontrôlé. Cette constitution, a été rejetée en 2005 mais les Maîtres du Jeu de Cons vont nous la resservir prochainement et, là, ils risquent fort de ne pas nous demander notre avis !!!    

La mission unique qui est assignée à la BCE - la stabilité des prix - risque d’être constitutionnalisée. Aucune autorité ne peut sanctionner la BCE, aucune majorité ne peut la contrôler. Rien n’est dit sur l’harmonisation et la coordination budgétaires. Elle n’a même pas, dans l’énoncé de son objectif, la mission d’assurer la croissance et l’emploi, contrairement à la FED qui, pour sauvegarder sa croissance, recourt à la stratégie de reflation. Son seul objectif, la lutte contre (ou le maintien de) l’inflation.

  

C’est vous dire aussi la crédibilité que l’on peut accorder à ceux qui nous promettent de lutter contre le chômage !!! Mais c’est un autre sujet et nous en parlerons un jour dans un autre dossier …

  

 Accepter cette « constitution » en l’état, ce serait mettre en péril, hypothéquer le bien-être des générations futures d’Européens. Même tant qu’investisseur averti, mais aussi en tant que salarié, en tant que père, mère, grand-père, grand-mère, nous nous devons de faire preuve de responsabilité citoyenne en mettant en avant ce danger d’autodestruction auprès de nos concitoyens et de nos « représentants » politiques.

  

Bis repetita, une guerre à financer, des déficits abyssaux, un pétrole cher, des taux d’intérêts très bas, l’or à la hausse, cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? Bien sûr, nous sommes dans les mêmes circonstances qu’en 1971, l’année qui, entre autres évènements importants, a vu définitivement s’évanouir les accords de Bretton Woods (convertibilité du $ en or). Certes, l’Histoire ne se répète pas toujours mais il arrive qu’elle repasse les plats avariés.

 

Le miroir de l’Histoire lui renverra-t-elle le négatif de son image ? Quoi qu’il en soit, nous sommes à la veille d’un changement majeur dans les règles du « Jeu de Cons »

  

Rendez service à nos contemporains, faites connaître ces réalités toutes simples, car il n’y a rien de plus absurde que de participer à un Jeu de Cons duquel on ne connaît pas les règles qui sont parfois édictées par aussi con que nous ! Vous l’aurez compris :

    • Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est fondé sur des concepts manipulables et virtuels, alors que seule la valorisation de nos richesses à partir d’une base convertible et mondialement reconnue  peut rendre pérenne la transmission de la (notre) richesse dans le temps. Dans les temps que nous vivions il est urgent de travailler à la définition de cette « Base » qui, autant que possible, devra aussi servir à gommer les errements mis en place par le système actuel : la mondialisation destructrice, la soumission de peuples entiers, le dumping international, la course à l’échalote de la croissance et son cortège de destructions écologiques, sociales et humaines.     

• Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est issu du commerce des promesses, et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit, rarement celui ou celle qui l’a faite.     • Notre système n’est pas définitif parce qu’il est fondé sur un postulat simple : l’entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires, qui se confond insidieusement avec celui de ses dirigeants, stocks options et golden parachutes à la clé.

 

• Notre système financier n’est pas durable parce qu’il nous condamne à croître et que nous nous apprêtons à léguer aux générations à venir des dettes financières monstrueuses, des pénuries matérielles irréversibles et une planète invivable.

  

Tout se passe comme si le présent était notre seul avenir. Dès lors, pourquoi transférer nos richesses dans le temps ? N’est-il pas préférable de transférer nos valeurs, celles qui font que la vie vaut d’être partagée et vécue ?

Alors, on arrête de jouer au Jeu de Cons ? Nous, au RPW (et pas seulement chez nous), nous traduisons cela simplement : « Un autre monde est possible, un autre monde est en marche » ; c’est peut-être pour cette raison que l’on voudrait nous faire taire, alors, venez « marcher » avec nous !!   

 

 

 

 Une info qui vous avait peut-être échappé :

  « ECHEC DES NEGOCIATIONS A L’OMC ! »          « Le mardi 19 juin, le G4 était en réunion à Potsdam, près de Berlin. Le G4, c’est la réunion des ministres du Commerce du Brésil, des Etats-Unis, de l’Inde avec le Commissaire européen au commerce international. Leurs collègues de l’agriculture s’étaient joints aux discussions.  Ils viennent de se séparer sans se mettre d’accord.    

 

 

 

 

Objet de cette rencontre qui s’inscrivait dans le cadre des négociations à l’OMC : réduire les divergences sur les deux dossiers qui opposent ces pays et les groupes de pays qu’ils représentent. Premier dossier : l’ouverture des marchés du Sud aux produits industriels des pays occidentaux par la diminution des droits de douane (leur principale source de revenus). Second dossier : l’agriculture où l’enjeu était la réduction des tarifs douaniers des pays du Sud en échange de l’ouverture des marchés des pays occidentaux et la réduction des aides que ces derniers pays apportent à la production et à l’exportation de leurs produits agricoles.

Cette réunion de Potsdam avait été préparée, dans le plus grand secret, par plusieurs autres. Les propositions avancées par les responsables des négociations à l’OMC avaient suscité de très vives critiques des pays en développement et des pays rangés dans la catégorie de « pays les moins avancés », c’est-à-dire les plus pauvres. Pendant que la presse occidentale matraquait avec zèle le slogan des multinationales et de leurs relais à la Commission européenne, à la direction de l’OMC et dans les gouvernements occidentaux selon lequel le libre échange favorise le développement, pendant que cette même presse et ces mêmes décideurs politiques répétaient à satiété que l’échec des négociations pénaliserait d’abord les pays les plus pauvres, les premiers concernés, soutenus par quelques agences de l’ONU (la CNUCED, la FAO et plus timidement le PNUD) expliquaient inlassablement, sans que les médias leur fassent écho, que les propositions occidentales allaient surtout profiter aux Occidentaux et renforceraient la dépendance de leurs pays à l’égard des pays les plus riches.      

 

 

 

 

 

 

 

Les discussions de Potsdam devaient durer jusqu’au dimanche 24 juin. Un résultat positif aurait permis de boucler un accord sur le programme de négociations lancé à Doha en novembre 2001. A Genève, dans l’entourage de Pascal Lamy, on envisageait déjà une rencontre ministérielle fin juillet pour finaliser la négociation et signer un accord.  Une telle conclusion aurait provoqué une nouvelle poussée de la dérégulation massive qu’on appelle souvent mondialisation. Avec encore plus de dérégulation sur les services, sur les marchés publics, sur les investissements, cette avancée aurait été comparable à celle acquise en 1994 au terme de l’Uruguay Round dont on mesure aujourd’hui les dégâts : privatisation des services publics, médicaments essentiels devenus inaccessibles, brevetage du vivant, dumping social planétaire, délocalisations, perte de compétitivité des produits agricoles du Sud, dépendance alimentaire accrue de ces mêmes pays.     Pour nous Européens, il faut rappeler que ce sont nos gouvernements, de gauche comme de droite, qui, avec la Commission européenne, ont négocié les accords de l’Uruguay Round. Ce sont ces accords qui ont donné son élan à la mondialisation. Et ce sont ces mêmes gouvernements qui sont à l’origine du programme de Doha ?   

 

 

 

 

L’échec de Potsdam est une bonne nouvelle pour les peuples. Du Nord comme du Sud. On peut maintenant raisonnablement espérer que le cycle de négociations commencé à Doha est dans l’impasse pour plusieurs années. Après l’échec de la négociation du projet d’Accord Multilatéral sur l’Investissement (1998), après l’échec de la conférence ministérielle de Seattle (1999) puis de celle de Cancun (2003), l’enlisement du programme de Doha est une nouvelle victoire de la résistance conjuguée et coordonnée des peuples du Sud et du mouvement altermondialiste si décrié aujourd’hui, y compris par la vieille gauche tellement absente de ces dossiers.

Un intense travail a été fourni à Genève par les réseaux altermondialistes du Nord (par ex : l’Institute for Agriculture and Trade Policy, Oxfam International) et du Sud (par ex : Third World Network, Focus on Global South) et les négociateurs des pays du Sud. Il trouve son aboutissement dans l’incapacité des USA et de l’Europe à dicter une fois de plus leur loi, celle des multinationales, au reste du monde.     

 

 

 

 

 

 

 Il n’y a pas de fatalité. Qui résiste existe.     

 

 

 

 

Raoul-Marc Jennar                                                                                                    Chercheur Altermondialiste                                                                                                                 21-06-2007 »

            

Cet échec des négociations à l’OMC fut, pour nous une excellente nouvelle.

   

Merci à notre ami Raoul Jennar pour ce travail accompli au service d’un autre monde.    Raoul vient de partir au Cambodge pour une mission à la demande du Gouvernement Cambodgien, il va nous manquer ici mais nous sommes sûrs qu’il fera du bon travail là-bas.    Nous retenons aussi sa conclusion : « Qui résiste existe » ; c’est tellement vrai en ces temps de renoncement de certains à leurs idéaux, à leurs valeurs.

 Venez donc résister avec nous !!!   

23:16 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/09/2007

VOUS AVEZ DIT CAPITALISME ???

Le capitalisme profite de la mondialisation aux dépends des salariés   

 

 

A l’évidence, la mondialisation économique est allée plus vite que la mondialisation politique, et les effets économiques de la mondialisation plus vite que notre aptitude à la comprendre, à l’orienter et à gérer ses conséquences par des processus politiques. Remarquons au passage que la mondialisation politique, personne n’en veut mis à part les Altermondialistes. C’est d’ailleurs assez logique puisque cette mondialisation sert les intérêts dominants et que, dans une société de classes, comme disait Marx : « L’idéologie dominante est toujours l’idéologie de la classe dominante »

 

Qu’est-ce que le capitalisme ? Quelle est sa logique ?   Le capitalisme, c’est l’exploitation du travail collectif à des fins d’enrichissement personnel sous l’alibi de la mise à disposition des moyens de productions,  appelés capital. Le libéralisme définit l’ensemble des conditions nécessaires à la mise en œuvre du capitalisme. Les piliers du libéralisme économique sont la libre circulation des capitaux, des marchandises, des services et de la main-d’œuvre. Il est communément admis, dans l’idéologie libérale, qu’entraver une de ces quatre libertés aurait pour conséquence de sombrer dans le protectionnisme, on pourrait contrer ces dogmes en remettant au goût du jour la Charte de La Havane qui proposait , à la sortie de la guerre, une autre façon d’organiser le commerce international fondé sur la coopération : « Chaque Etat achète autant que l’autre lui vend, leurs balances des paiements doivent être en équilibre sauf s’ils en décident autrement d’un commun accord », plutôt que de tout axer sur la concurrence et le libre-échange. 

 

La mondialisation, comment ça marche ?  La mondialisation, c’est : se financer là où les capitaux sont le moins chers, produire là où les coûts sont le plus bas, et vendre là où est le marché est le plus « consommateur » et où les profits sont le plus élevés. En fait, la mondialisation réorganise le travail à l’échelle planétaire grâce au libre-échange sans en réguler les conditions. Il vous suffit d’être membre de l’OMC pour que vos produits circulent, marqués du sceau d’une virginité retrouvée quoique toute relative !! Ainsi en va-t-il, par exemple des produits chinois, fabriqués dans des conditions innommables, par des travailleurs privés de droits, dans une société qui allie les vieilles pratiques de la terreur stalinienne et le capitalisme le plus débridé.  Pourtant, qualifier le processus de mondialisation des activités économiques de « libéral » est une erreur. Parce que le libéralisme n’est pas un système entendu comme une organisation économique et sociale concrète, mais relève du domaine des idées. Le libéralisme est une idéologie. L’erreur est d’autant plus regrettable que le libéralisme présente deux facettes distinctes, quoique liées entre elles.  - Le libéralisme est une philosophie politique qui met l’individu libre au centre de sa problématique ; c’est ce que nous avons appelé, la « liberté du renard libre dans le poulailler libre ». - C’est aussi une doctrine économique qui elle-même contient deux volets. - Le premier est une justification du capitalisme fondée sur le fait que la propriété privée serait un droit naturel - et non pas circonstanciel et lié à une société particulière, datée historiquement - et qu’ainsi la recherche de l’intérêt individuel conduirait au bien-être général. - Il en découle un discours normatif sur ce capitalisme, qui constitue le second volet du libéralisme économique : la régulation de la société doit se faire par le libre jeu des mécanismes de marché, hors de toute intervention publique. Ben, tiens donc !!!

Et c’est là que le jeu est faussé.

Un libéralisme authentique viserait, au contraire, à élargir l’autonomie réelle de chacun et ses possibilités de développement personnel dans un cadre sociétal plus juste (dont l’Etat est garant) en refusant deux choses également détestables : l’ultra capitalisme in-égalitariste et monopoliste d’un côté, et le social-étatisme totalitaire de l’autre, qui sont deux ennemis des libertés concrètes de tous les citoyens et qui, nous le savons, peuvent tout à fait fusionner, comme dans certains pays d’Extrême-Orient dont la Chine, avec les conséquences despotiques qui en découlent. Dans ce contexte, la démocratie n’est pas une fin en soi, mais le moyen de la liberté.   

 

Que faire ?

Il serait possible d’arrêter cette tendance, nous l’avons évoqué. Il faudrait réintroduire de la régulation, au niveau international, mais il n’y a pas de structure pour cela, ni la volonté d’en avoir, et le niveau national a été court-circuité en Europe par une UE sans légitimité constitutionnelle et complètement inféodée, de la droite à la social-démocratie, à la « pensée unique ».  Tout cela finira très mal un jour où l’autre, quand les conditions sociales deviendront trop dures, quand les atteintes à l’environnement seront trop insupportables, nous allons vers un monde explosif !!!Sauf si d’aucuns prennent conscience du changement fondamental de la dimension espace/temps auquel nous tous sommes confrontés depuis l’avènement des moyens de communications, de la rapidité des moyens de transport, des standardisations techniques et réglementaires multiples rendant la planète virtuellement plus petite. Sauf également si nous mesurons le fantastique bouleversement que constituent les nouvelles techniques de communication et l’énorme apport que vont produire les sciences du vivant.     Jamais sans doute, l’état des forces productives n’a donné à une société autant de moyens de gratuité et de socialisation alors que ladite société est, chaque jour, davantage privatisée et individualiste. Du télescopage de ces forces et de ces conditions concrètes naîtront un jour des changements que nous ne mesurons sans doute pas.   Ces perspectives de changement nous obligent à raisonner macroscopiquement, et à nous organiser en conséquence, d’où la nécessité urgente de régulations sociales, écologiques, économiques, financières et politiques équilibrées et concertées interculturellement et planétairement. C’est tout l’enjeu et l’honneur du courant Altermondialiste.A défaut de réaliser cette gouvernance démocratique mondiale, le postulat de Rothschild Brothers restera valable pour très longtemps encore : “Les rares personnes qui comprendront le système seront soit si intéressées par ses profits, soit si dépendantes de ses largesses qu’il n’y aura pas d’opposition à craindre de cette classe-là ! La grande masse des gens, mentalement incapables de comprendre les immenses intérêts en jeu, en supportera le poids sans se plaindre !"

.            

AU R.P.W., nous refusons cette perspective et nous comptons sur l’intelligence des Wallonnes et des Wallons, par une citoyenneté responsable, dont la Wallonie aurait  bien besoin, bref, nous comptons sur vous.

   

11:34 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/09/2007

Jean DESTREE de Vivre en Wallonie écrit:.....

La Wallonie peut-elle vivre seule ?


Je ne suis ni politologue, ni sociologue ni analyste politique. C’est le citoyen de la Nation wallonne qui se pose la question.

La situation précaire de l’Etat Belgique issue des législatives de juin dernier a montré les failles profondes qui se sont encore élargies entre la Flandre et cet Etat Belgique..

Le peuple flamand marche vers une autonomie plus large et sans doute à plus ou moins long terme vers l’indépendance, les Wallons n’ont pas encore pris conscience que la scission est inéluctable.


Les hommes et femmes politiques wallons se raccrochent à la Belgique comme le naufragé à sa bouée, priant les dieux de la mer de maintenir à flot ce pays accident de l’histoire. En outre ils s’acharnent à prétendre que la Wallonie ne va pas bien ne serait-ce que pour justifier leur attachement (de façade ?) à ce royaume moribond.


Est-ce une erreur de dire que la Wallonie n’est pas si malade que cela ? Il suffit d’ouvrir les yeux. L’agriculture wallonne va bien tant sur l’aspect des cultures que sur le plan de l’élevage. La Foire de Libramont le prouve chaque année.


L’industrie wallonne est en plein redressement, résultat et du Contrat d’avenir et du Plan « Marshall », mis en place depuis 6 ans par les deux Gouvernements qui se sont succédé. La Wallonie est très en avance sur le plan technologique. Preuve en est sa participation aux projets Airbus et Ariane travail de nos ingénieurs, techniciens et ouvriers. Notre recherche scientifique n’a rien à envier aux régions les plus riches : Glaxo-Smith est à la pointe de cette recherche sur les vaccins.


Un coup d’œil jeté sur les résultats de l’AWEX (Agence Wallonne à l’EXportation) montre que le chiffre de nos exportations est en constante progression.

 Que dire de nos petites entreprises qui se créent un peu partout ? C’est tellement vrai qu’il va manquer de terrains pour les y installer. Des multinationales poussent les dirigeants politiques wallons à continuer à chercher un appui pour s’installer chez nous.

Il ne faut pas oublier l’industrie touristique qui poursuit sa progression, même si ce secteur attire moins l’attention parce que moins spectaculaire.

Les infrastructures routière, ferroviaire et fluviale sont un atout supplémentaire au développement rapide des régions wallonnes encore à la traîne. Voyons ce que sont devenues en dix ans les provinces de Luxembourg et du Brabant wallon.


Certes, tout n’est pas parfait et il reste des zones encore mal investiguées.

Mais l’important est que la Wallonie redevient une région au développement durable.


Les Wallons ont le droit d’être optimistes et de rejeter les idées noires. La Wallonie est partie vers un avenir brillant pour autant que les Wallons le veuillent.


Et la réponse à la question du titre est simple.

 

 C’est oui, la Wallonie peut vivre seule. La Flandre peut prendre son indépendance ; la Wallonie prendra aussi la sienne.

 
Il reste à la presse wallonne de diffuser le bon message.
Ces « Réflexions » nous ont été adressées par notre ami Jean Destrée.
Nous l’en remercions.


« Vivre en Wallonie » ASBL


Cet article peut être repris dans son intégralité ou en partie, à condition d’en citer la source. Votre avis, vos critiques, vos commentaires nous intéressent. Vous pouvez nous adresser ceux-ci à : vivwal@swing.be

08:24 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/09/2007

DERRIERE LE RIDEAU (version carolo) EN DESSOUS DE LA TABLE

Voici le document qui précipita la fuite en avant de la bande au duc de Leernes (ancien associé du baron de jevigné).

Coincé par son engagement lors de la réunion du 18 juin à Namur, de tout faire pour mettre en place les conditions favorables à des retrouvailles au sein de la mouvance politique Wallonne.

Poussé dans le dos par sa nouvelle recrue citoyenne, qui, le  lundi 7 mai sur le marché de Belgrade me demandait comment il allait faire pour lui annoncer son passage au RPW???

 

Sentant son plus proche kollaborateur le quitter lentement mais sûrement par lassitude de l'autocratie de mise au sein des ruines de ce qui fut le seul parti wallon d'envergure au siècle dernier.

 

POUR SAUVER SA DERNIERE PARCELLE DE POUVOIR    POUR RESTER LE DERNIER MEME EN BRADANT SON AUBETTE   

 

 

 

 

POUR CONSERVER SON CONTRÔLE SUR SA COUR DES MIRACLES

Le document qui  fut envoyé dès le 22 juillet par milou RIKIR, il était bien convenu que c'était un projet martyr, amendable, modifiable, base de discussion. Pour toute réponse, nous avons reçu un "avis" de décision prise par le pôle wallon le 9 aout qui annonce que le pôle ne veut plus travailler avec nous.

Nous ne sommes pas surpris du fonds de cette décision, car le procès a été rendu sans instruction, sans audition contradictoire des parties en causes, il y a donc eu en cette affaire, jugement d'exception en l'absence du principal concerné (c'était tellement plus facile) comme toute dictature est à même de les organiser et de les prendre.

 

 

 

 

Encore heureux que nous sommes au 3ème millénaire, et en Europe, dans d'autres lieux, en d'autres temps, je serait déjà passé à la trappe, mais physiquement cette fois, à quoi tient la vie quand même.

 

 

 

 Le  RASSEMBLEMENT POPULAIRE WALLON ne changera en tout cas rien, ni à son fonctionnement, ni à ses engagements pris lors des scrutins des 9 octobre 2006 et 10 juin 2007.  

 

 

Notre Secrétariat National continue le dur chemin du combat Wallon pour l'indépendance et la souveraineté dans la dignité et aussi pour le progrès de l'humanité dans notre pays.Des contacts surprises seront bientôt annoncés en rapport avec l'actualité brûlante de la situation politique actuelle qui secoue cet état belge moribond.

 

 

En attendant nous vous souhaitons bonne lecture de ce texte bien ficelé de notre camarade Milou, et vous pourrez ainsi juger sur pièces de notre engagement à rassembler ce qui est épart, et non à souffler sans cesse sur la braise de la division, de l'exclusive et du rejet.

 

 

Nous laissons à d'autres le choix des méthodes d'exception, elles relèvent de la méthode propre aux extrêmistes les plus basiques, petits fachos des coins de comptoirs, celui qui a prit les forces brunes sous son aile en 2006 dans la cité des loups en a gardé la pratique comme quoi: qui se ressemble s'assemble non???

 

 

L'avenir nous dira si la raison l'emporte au sein de ce dernier quarteron de prétentieux et autres pédants qui au passage sont toujours assis entre deux chaises tant au niveau institutionnel que socio-économique.

Car enfin, sont-ils indépendantistes ou rattachistes???   

 

 

Car enfin, sont-ils progressistes ou libéro-facho-conservateurs???

 

 

 

Rien ne permet de le dire avec certitude, et je me souviens très bien de la négociation de formation du programmme commun du pôle en mars/avril de cette année pour la campagne des législatives.

VIVE LA WALLONIE PROGRESSISTE

 

 

 

  VIVE  L'INDEPENDANCE  

 

 

 

VIVE  LA   REPUBLIQUE 

                                           

                                                                                                   

         Pierre DUTRON     

 

 

Celles et ceux qui souhaitent recevoir le texte de milou RIKIR reprenant ses propositions de structuration de la "Fédération Wallonne",  me font un courriel a l'adresse suivante : colau3571833@hotmail.com  et je me ferai un plaisir de lui faire parvenir au plus vite, un ennui technique ne nous ayant  pas permit de le joindre au présent article d'information. 1000excuses à toutes et tous. 

00:26 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/07/2007

LE FEMINISME N'EST PAS TOUJOURS Où ON LE CROIT

blocherfemme

10:32 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CES HOMMES SONT ROUBLARDS CONSERVATEURS & ANTI WALLON... MEFIEZ VOUS-EN

decrooeyskens

10:29 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/07/2007

LE BILLET DU SECRETAIRE NATIONAL

LE  BILLET  DU  SECRETAIRE NATIONAL Bond’jou attertousses, Mon Wallon écrit étant plus phonétique que respectueux des normes, pour éviter de heurter nos coumarades puristes, c’est donc en langue française que j’essaierai, sans trop de fautes, de poursuivre mon propos  sur ce blog qui sans prétention, a été conçu pour répondre aux besoins de l’actualité, il n’est donc pas terminé, il est toujours en chantier, comme le sera toute notre vie de militants qui oeuvrons à l’amélioration de nos conditions de vie.Depuis la relance du Mouvement Wallon, il en est passé des militants, des militantes qui ont mouillé leurs chemises pour dans un premier temps la sauvegarde et la protection des nos intérêts de Wallonnes et de Wallons.

Longtemps, trop longtemps notre patience a été mise à rude épreuve par une majorité flamande dans ce pays de Belgïe, longtemps trop longtemps cette majorité à vidé nos caisses que 130ans de Belgique et de prospérité économique avaient bien remplies. Certes les hordes flamingantes au niveau politico-culturel on reçu un appui sérieux des capitaines d’industrie wallonne, qui, au lieu d’investir pour rénover l’outil wallon vieillissant, ont préféré investir dans des unités de production nouvelles et au bord de mer.  Le capitalisme américain fera de même en 45, avec son seul et original « plan MARSCHAL » il investira pour des raisons géographiques massivement en bord de mer donc, près des ports, donc en Flandre, ce faisant, il modifiera totalement la donne économique naturelle de ce pays factice et artificiel.

Notre premier constat sera donc de tirer un bilan social, où nous voyons de suite que les flamands  sont des ingrats, qu'ils crachent dans la soupe alors que pendant plus d'un siècle, ils la partagèrent fraternellement avec leurs frères wallons, et pour cause. Au bout de quarante ans de retournement de situation en leur faveur, ils trouvent cela insupportable, ils veulent nous larguer, pour le seul motif que "nous leur coûtons trop cher" et après çà, ils viendront oser parler de solidarité nationale, belle mentalité. Ce petit rappel socio économique n'est ni du nationalisme, ni du populisme, c'est le constat sec et vrai de 175 ans de Belchique, où nous vivons ensemble, où nous sommes exploités ensemble par un capitalisme ultra libéral qui se frotte les mains de notre division. Pendant ce temps-là, il règne???            Sur le plan politique, la pratique du compromis boiteux et du partage du gâteau tant qu’il y en eut fut la raison d’être et d’exister des partis de pouvoirs traditionnels.  La liste des capitulations successives des barons des partis traditionnels qu’ils soient libéraux, catholiques ou socialistes serait trop longue et alourdirait inutilement mon propos porteur d’avenir, d’optimisme et de projets de changements pour notre belle Wallonie et ces habitants quels qu’ils ou elles soient, et surtout quelle que soit leurs origines raciales, ethniques ou autres.

Indépendantistes donc nous sommes, républicains pour certains pourquoi pas, progressistes aussi nous ferons tout pour le rester, car nous sommes de ces gens là, issus du peuple de notre pays, où la seule capacité économique nous vient de notre travail, qu’il soit effectif par contrat salarial, de solidarité par cotisation, ou de répartition après cotisation de carrière. Salariés, de réinsertion (ex-minimex), chômeurs, invalides, pré-pensionnés ou retraités, petits ou moyens indépendants, cadres ou employés, agriculteurs, artistes ou autres, vous faites toutes et tous partie de cette classe populaire, celle qui nous intéresse, celle que nous voulons défendre parce que comme vous, nous en sommes et trop souvent on nous a utilisé, pris en otage et pressé comme des citrons ou des poires que l’on pense que nous sommes ou que nous avons été, mais nous disons STOP, Y’EN A MARRE .

REJOIGNEZ-NOUS, RENFORCEZ-NOUS, AVEC NOUS, BATTEZ-VOUS    POUR VOUS !!!

EN   AVANT  …..

                                     PIERRE DUTRON

01:07 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/07/2007

 FOURONS WALLONS

drapeau_fourons gd
44 ANS  D'OCCUPATION ET   ????
  Y'EN  A MARRE   !!!

09:36 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

UN SENAT ANTI-WALLON (DE PLUS EN PLUS!)

senat

09:30 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |