22/03/2009

NOUVELLES PROPOSITONS ECONOMIQUES

gauche2[1]

Au-delà de la relance et de la régulation économiques,

la géopolitique

Par Domi Taddei

Rien n’est plus stupide en apparence que le clivage apparu dans la préparation du G 20 de Londres entre supporters, anglo-saxons, de la relance, et partisans, Allemagne et France en tête, de nouvelles régulations : non seulement, parce qu’il vaut mieux avoir deux jambes pour marcher, mais surtout parce qu’aucune des deux démarches ne peut réussir sans l’autre.

Supposons une relance aussi massive qu’on voudra, dans le cadre d’une dérégulation néolibérale inchangée, si ce n’est de façon cosmétique : sans doute les sommes astronomiques injectées seront dépensées une fois, freinant d’autant la chute de la demande mondiale, c’est-à-dire de tous les pays et de presque tous les secteurs d’activité. Mais aucun effet multiplicateur, base de la théorie de Keynes, ne pourrait se produire : les entreprises bénéficiaires de ces commandes n’iraient certainement pas, pour autant, se lancer dans une nouvelle vague d’investissements, facilitant la « divine » reprise de la croissance !

Car leur défiance actuelle ne repose en rien sur un soudain pessimisme irraisonné, mais sur le fait qu’après en avoir bénéficié, souvent de manière éhontée, ils ont déjà payé, et pour certains très cher, leur confiance longtemps aveugle, dans l’ancien système délabré. Rationnellement, ils se dépêcheraient donc de mettre les recettes provenant des dits « plans de relance » (qu’il vaudrait mieux appeler plans de sauvetage), à l’abri (dans des bons du Trésor, l’or ou le foncier), et l’activité mondiale s’enfoncerait de plus en plus dans une dépression du type des années 30 ou du Japon des années 90.

Or, l’opération de relance massive ne pourrait être indéfiniment renouvelée, même en supposant une connivence des banques centrales en faveur d’une création monétaire illimitée. Il n’y a qu’un seul tabou en matière de dette publique, c’est d’arriver au moment où celle-ci devient incontrôlable, parce que l’on ne peut emprunter assez pour rembourser les dettes préexistantes : das la plupart des pays européens, nous en sommes encore éloignés, mais au rythme actuel, nous n’avons que peu d’années devant nous. Autrement dit, la vulgate keynésienne, brutalement redécouverte par les pays anglo-saxons, relève évidemment des conditions nécessaires (encore faudrait il choisir des dépenses sociales écologiques suffisamment justes et efficaces, pour avoir un minimum d’efficacité), mais ne constitue en aucun cas une condition suffisante.

De son côté, le catalogue de nouvelles régulations proposées notamment par les pays d’Europe continentale peut paraître relever des meilleurs intentions, même si, quand on observe le passé encore récent de ceux qui le prônent, il paraît relever de ces paroles d’ivrognes qui, une fois dessoulés, ne se souviennent même plus des promesses extravagantes prononcées en plein crise. Vraiment Berlusconi, Sarkozy et Barroso, pour n’en citer que trois, seraient donc les apôtres de la future soumission des marchés ? Au demeurant, incapables de s’entendre entre eux sur un minimum de régulation crédible de la zone euro, quelle est leur autorité politique, c’est-à-dire intellectuelle et morale, pour faire valoir une régulation mondiale crédible ?

A part envahir Andorre (c’est le co-prince qui serait surpris), le Lichtenstein et peut être la Suisse, c’est un remake de « la souris qui rugissait » qu’ils proposent au reste du monde. Mais supposons même que les anglo-saxons, et plus précisément Wall Street et la City se laissent convaincre de la nécessité de régulations internationales, qui leur ferait perdre de fait le rôle hégémonique dans l’accumulation financière mondiale, comment espèrent-ils que la demande privée puisse durablement repartir en l’absence d’une forte relance des commandes publiques , vis-à-vis desquelles ils adoptent un comportement de passagers clandestins, chacun comptant bénéficier des commandes du voisin ?

Le seul argument de Madame Lagarde (« la remontée des stocks, d’ici à quelques mois ») révèle un nouveau sommet inconnu d’incompétence. Bien entendu, il faut de nouvelle règles, plus audacieuses que celles qu’ils proposent – nationalisation partielle des entreprises renflouées, avec entrée au conseil d’administration des représentants de l’Etat et des syndicats, de telle sorte que la privatisation des pertes puisse préparer une éventuelle nationalisation des gains : là, il y aurait effectivement une véritable « refondation du capitalisme »… -, mais il faut aussi une relance sociale et écologique sur laquelle l’Union européenne est très en retard sur la Chine et les Etats-Unis.

Dès lors que les deux stratégies tronquées qui s’opposent ont toutes les chances de déboucher aujourd’hui, au sommet du G20 ou ailleurs, sur un accord (car il en faut tout de suite, sous peine d’une nouvelle aggravation du dévissage), basé sur les plus petits dénominateurs communs : le minimum de régulation consenti par les anglo-saxons versus le minimum de relance accepté par les européens, le tout assorti de la promesse de faire mieux lors du prochain sommet, à la fois parce qu’il faut faire bonne figure sur la sempiternelle photo de famille et par ce qu’en bonne politique, il ne faut jamais insulter l’avenir, surtout par les temps qui courent,… de plus en plus vite.

En réalité, il faut bien comprendre que le retard tragique pour les millions de victimes, qui sont les mêmes que ceux des années de la folie spéculative, pris sur un nécessaire changement de paradigme repose sur des difficultés subjectives faciles à comprendre – in fine, les dirigeants actuels vont devoir se soumettre ou se démettre – et objectives, qui méritent une analyse plus approfondie, car ces dernières posent la question du futur ordre mondial et des stratégies réalistes qui peuvent y conduire.

Une nouvelle donne mondiale

Le principal point commun aux tenants des deux stratégies est le rôle qu’on s’apprête à faire jouer au Fonds Monétaire International (FMI), et plus généralement aux institutions financières internationales (IFI). Ceci est nécessaire pour les tenants de la relance, parce qu’en dehors des 4 grandes zones monétaires (dollar, euro, yuan et yen) le reste du monde ne dispose pas de moyens de financement autonome : toute politique de fuite en avant les conduirait à l’effondrement de leur monnaie et à la banqueroute. Outre la question politique et éthique que cela poserait, il y a depuis quelques semaines, la prise de conscience que des relances, même continentales, ne peuvent réussir dans un contexte d’effondrement d’une autre partie du monde pour des raisons qui ne sont pas seulement économiques. Il faut donc augmenter au plus vite les moyens d’intervention du FMI, qui sont déjà presque épuisés avec les quelques sauvetages déjà mis en œuvre ces derniers mois en Europe (de l’Islande aux pays de l’est) et en Afrique, notamment. La mesure d’urgence la moins compliquée est celle de la vente d’une partie du stock d’or du FMI (un huitième, début mars) : poursuivre celle-ci ne soulève aucune autre difficulté que d’éradiquer ce qui reste de « métalliste » dans la tête des conservateurs américains, qui ont ici 100 ans de retard sur Lénine !

Mais cet expédient utile ne permettra évidemment pas de financer la relance dans le reste du monde, hors des grandes zones énoncées ci-dessus : quid des masses nécessaires, s’il s’agit de renflouer le Royaume Uni, décidément mal en point, sans parler des plans de développement humain et de sauvegarde environnemental, bien identifiés par les organismes internationaux du système des Nations unies et les ONG ? C’est ici que la création de Droits de Tirages Spéciaux, c’est-à-dire d’une monnaie mondiale immédiatement disponible, apparaît comme la seule mesure susceptible de financer une relance réellement orientée vers le développement durable et les populations les plus défavorisés. De plus, son rôle d’alerte dans les politiques macroéconomiques serait renforcé et le caractère antisocial des conditions de ses prêts serait aboli.

Encore faut-il redéfinir les structures de pouvoir de l’ensemble du système financier international et, concrètement que les USA acceptent de renoncer à leur hégémonie, pour la remplacer par un véritable multilatéralisme équilibré, en particulier vis-à-vis des pays émergents : pour l’instant, B. Obama a admis que la réforme prévue du FMI soit avancée. Mais, évidemment, ceci ne préjuge pas un seul instant de la nature et de l’ampleur des réformes qu’il pourrait accepter dans le domaine économique comme dans d’autres et, encore moins de celles qu’il pourrait faire ratifier par le Congrès américain. On ne doit jamais oublier qu’au lendemain de la première guerre mondiale le Président américain Wilson, initiateur de la Société des Nations, n’a jamais pu en obtenir la ratification par son Congrès, ce qui a favorisé la montée des mouvements d’extrême droite dans la décennie suivante, ou, du moins garder présent à l’esprit ce formidable paradoxe de la puissance américaine : une hégémonie mondiale, conduite par des élus provinciaux. Et, puis, dans l’histoire universelle, il n’y a guère d’exemple qu’une puissance impériale accepte sans heurt de passer du leadership au partnership…

Quoiqu’il en soit c’est, au lendemain du G20 de Londres, bien plus que pendant celui-ci, que la nature profondément géopolitique de la crise de la mondialisation financière va commencer à apparaître au grand jour.

Domi Taddei

21 Mars 2009

 

 

17:39 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/03/2009

GUEULER C'EST BIEN !!! PROPOSER C'EST MIEUX

écraserlecapital

 

UNE REGULATION MONDIALE LEGITIME ET EFFICACE .

 

 

Face à la crise de la mondialisation, caractérisée par une hégémonie US sans partage et une accumulation financière sans rêgle, quelle issue ?

 

Celle-ci ne doit pas être le retour à un fractionnement du monde, évidemment lourd des pires conflits. Les drames humains, les urgences écologiques et les risques géo-militaires, nous le rappellent dramatiquement tous les jours : nous n’avons qu’une seule planète, dont nous sommes tous solidairement responsables. C’est pourquoi, l’altermondialisme n’est pas un anti-mondialisme, mais l’actualisation permanente du vieil internationalisme humaniste d’un Jaurès : il en partage les valeurs fondamentales, mais il ne considère ni la nation, ni aucune autre sorte de souveraineté comme pertinente pour réguler l’emboîtage de communautés de vie et de destin, qui forment autant d’entités politiques différenciés, de la planète jusqu’au quartier et au village, en passant par les continents, les nations et les pays.

 

Elle ne peut espérer, à un horizon crédible, la mise en place d’un gouvernement planétaire, dont l’utopie humaniste est hors de portée, même si nous ne devons pas cesser de promouvoir l’idéal d’une citoyenneté mondiale. Par contre, à défaut de convaincre toutes les puissances et toutes les consciences de faire « du passé, table rase », on peut espérer (devant les risques de propagation de crises en tout genre), peut être plus vite qu’on ne le croit parfois, constituer une large alliance pour proposer une nouvelle régulation mondiale, légitime et efficace. Celle-ci devrait s’appuyer sur la Charte des Nations Unies, la Déclaration Universelle des droits de l’homme et les valeurs essentielles de paix, de solidarité internationale, de développement durable et de diversité culturelle, en s’appuyant sur tous les efforts sincères de coopération mondiale et régionale, qui ont pu être menés depuis 60 ans. Pour cela, les institutions existantes ne doivent pas être niées dans leur principe, car elles ont vocation à créer les conditions d’une régulation concertée et anti-hégémonique des grands problèmes mondiaux. Mais, elles doivent être aujourd’hui critiquées, sans relâche et sans complaisance, pour leur absence ou leur insuffisance de légitimité et, par là-même d’efficacité, ce qui suppose, moins leur disparition que leur transformation. 

 

Il faut donc que le mouvement altermondialiste et ses alliés syndicalistes et intellectuels sachent convaincre la conscience universelle, qu’entre régression et utopie, il est possible de définir une autre régulation mondiale, à la fois légitime et efficace, compte tenu de ce que l’efficacité ne pourra résulter que de sa nouvelle légitimité, fondée sur la promotion des droits humains et des libertés. Cette nouvelle régulation ne peut reposer que sur une stratégie de transformation des institutions existantes. Mais, en même temps, elle est toute autre chose qu’une simple addition de réformes ponctuelles, qui seraient l’affaire de technocrates et d’experts internationaux, et elle a besoin, pour réussir, de la participation du plus grand nombre des citoyens du monde, de leurs mouvements sociaux et culturels, de leurs organisations syndicales et de leurs élus légitimes, qu’ils soient nationaux ou locaux. Ce sont, eux tous, qui doivent s’emparer, en toute circonstance désormais, des principes essentiels d’une nouvelle régulation mondiale, légitime et efficace, et de toutes les conséquences qui en découlent.

 

Cette nouvelle régulation pourrait reposer sur 10 principes essentiels, dont découlent autant de conséquences concrètes :

 

Les institutions économiques, financières et commerciales sont subordonnées aux instances politiques légitimes.

 

Conséquences concrètes : L’intégration des institutions économiques mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE), dans le système des Nations Unies, doit être effective. Ceci signifie le respect de leur Charte, de la Déclaration Universelle ; des procédures de décision conformes (cf. infra) ; la définition de leur rôle et leur contrôle par les instances légitimes (Assemblée Générale et Conseils de Sécurité : cf. infra).

 

Ces instances assurent une répartition multilatérale équitable des ressources et des richesses à tous les peuples du monde.

 

Conséquences concrètes : La création d’un Conseil de Sécurité économique, social, culturel et environnemental (2 ESC, en anglais). Il serait composé de 10 membres renouvelables tous les 10 ans (dont 2 pour l’Afrique, 1 pour l’Amérique du Nord, 1 pour l’Amérique latine, 3 pour l’Asie, 2 pour l’Europe, et 1 pour et l’Océanie), comprenant les pays (ou groupements les plus importants de chaque continent) et de 15 autres membres, élus tous les 2 ans, par l’Assemblée Générale. Chaque membre représenterait un Etat ou un groupe d’états (tel que l’Union Européenne). Ce « 2 ESC » se substituerait aux différents clubs de pays riches du type G7, G8, G20, etc. Le PNUD, la CNUCED, la BRI et l’OCDE lui sont rattachées.

 

En cas de conflits entre les normes édictées par diverses agences spécialisées, le 2 ESC arbitre, après avis de l’assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale (cf. infra).

 

Toutes ses décisions doivent être prises, suivant le principe de double majorité et à l’exclusion de tout droit de veto : elles ne sont validées que si elles sont adoptées par une majorité de ses membres, représentant la majorité des populations des pays membres, ce qui garantit un équilibre entre les pays les plus peuplés et les moins peuplés.

 

La société civile et les mouvements sociaux mondiaux doivent être associés de façon permanente à toutes les décisions des instances mondiales

 

Conséquences concrètes : La création d’une Assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale, réunissant les représentants des organisations patronales, syndicales, culturelles (représentant les milieux artistiques et scientifiques) et environnementales, ainsi que les ONG humanitaires. Celles-ci devraient être obligatoirement consultées, avant toute décision de l’Assemblée Générale et des Conseils de Sécurité. Elle dispose d’un pouvoir d’initiative, pour demander à l’Assemble Générale et aux conseils de sécurité de délibérer sur toutes les questions qui leur semblent le justifier et des moyens d’études du PNUD, de la CNUCED et de l’OCDE.

 

La primauté de l’Assemblée Générale des Nations Unies

 

Conséquences concrètes : L’Assemblée Générale a seule pouvoir, pour édicter des normes et des recommandations, à son initiative, ou à celle de l’Assemblée économique, sociale et environnementale. Toutes ses décisions sont prises, suivant le principe de double majorité.

 

La question d’un Parlement mondial élu au suffrage universel (suivant un principe de représentation logarithmique, qui garantit la place des pays de toute dimension) mérite ici d’être débattue, sans toutefois constituer aujourd’hui un préalable à l’ensemble de la stratégie avancée.

 

Régulation mondiale et séparation des pouvoirs

 

Conséquences concrètes : Les conseils de sécurité prennent toutes les décisions d’application, qui découlent des principes de la Charte et des résolutions de l’Assemblée Générale. De son côté, la Cour Pénale Internationale doit disposer d’une compétence universelle et obligatoire, englobant l’ensemble des tribunaux ad hoc, et d’une totale indépendance, à l’égard des autres instances mondiales, comme des états nationaux. Ses jugements sont assortis de sanctions, dont l’exécution relève, suivant les cas, de l’un et/ou l’autre des conseils de sécurité (opérations militaires et/ou sanctions économiques) ou d’une compétence universelle d’application des instances judiciaires de tous les pays membres.

 

Légitimité et cohérence de l’ensemble de la régulation mondiale

 

Conséquences concrètes : Le conseil de sécurité rapproche sa composition et son mode de décision de ceux du « 2 ESC », en vue de leur fusion. Les pouvoirs de sanction appartiennent aux deux conseils de sécurité, dans leur domaine respectif de compétences.

 

Le monopole de l’utilisation légitime des forces armées appartient à l’ONU

 

Conséquences pratiques : L’ensemble des forces armées, mises à la disposition d’organisations internationales ou mondiales (Otan, casques bleus, etc.) sont regroupées et placées sous la seule responsabilité du conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le financement du développement durable est assuré par l’émission de Droits de Tirage Spéciaux (DTS) et de taxes globales

 

Conséquences pratiques : Le Fonds Monétaire International, agence spécialisée de l’ONU, applique les normes édictées par l’Assemblée Générale, ainsi que les décisions du « 2 ESC », prises après délibération de l’Assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale. En particulier, il offre, par une émission suffisante de DTS, le financement de l’ensemble des projets de développement durable, ainsi que l’annulation de la dette des pays pauvres, en relation avec les banques régionales de développement. Il peut mettre en place une fiscalité sur les mouvements internationaux de capitaux, en particulier sur les plus spéculatifs et les plus déstabilisateurs d’entre eux et les transactions financières, ainsi que sur les activités polluantes. Il contribue à une évolution raisonnée des parités monétaires, par une contribution équilibrée des pays et zones excédentaires et déficitaires. 

 

Les échanges de marchandises (biens et services) sont régulés dans une perspective de développement durable de la planète et de justice pour tous les peuples

 

Conséquences pratiques : L’organisation mondiale du commerce est assurée par une  agence spécialisée de l’ONU, qui exerce des compétences déléguées, et met en place, en tant que de besoin, des politiques régulatrices, afin que l’élargissement des échanges assure le développement des biens publics mondiaux, la sécurité alimentaire et sanitaire de tous les pays membres, ainsi que leurs activités émergentes, de même que l’ensemble des missions assurées par les autres agences spécialisées : droit du travail, protection de l’enfance, préservation de l’environnement, action culturelle, etc.   

 

Stratégie pour un développement planétaire durable

 

Conséquences pratiques : La préparation des délibérations environnementales, de portée mondiale, est faite conjointement par les deux assemblées générales. Après délibération de l’assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale, les normes sont adoptées par l’assemblée générale. Le « 2 ESC » est chargé de leur mise en œuvre, avec l’ensemble des agences spécialisées (FAO, OMS, BIT, UNICED, etc). Il établit une fiscalité écologique sur les émissions de CO2 et les déchets nucléaires : le produit de celle-ci sert pour une part à indemniser les travailleurs pénalisés par cette fiscalité et pour partie à mettre en place des activités de substitution.

 

Dominique Taddei

08 – 03 - 2009

http://dutron.wordpress.com/ 

14:34 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/03/2009

LE CHEVALIER BLANC CAROLO N'EST PAS A UNE ARNAQUE PRES !!!!!!!!

                  lachienlit

Le coin des bouquins à ne pas acheter : « Le bel avenir du socialisme » de Paul Magnette  Ministre « socialiste » belge !!

 

Editions Luc Pire - Politique

Entretiens avec Jean Sloover

(donc ce n’est même pas lui qui l’a écrit !!! quelle arnaque !!!)

 

Franchement, cher lecteurs, j’en ai lu des conneries dans ma vie mais là, je viens de tomber sur un summum ; on aurait dû lui refiler un César ce soir à moins que la « Canard » ne lui décerne « La noix d’Honneur » !!

Heureusement, le César, c’est une autre belge, super celle-là, qui l’a eu : Yolande Moreau !! L’honneur belge est sauf !

 

Dés la présentation du livre, on comprend la « manip » ! Magnette est un surfeur !! Son bouquin, c’est un ramassis de poncifs éculés et ils se sont mis à deux pour cloquer un coup de Ripolin légèrement rouge par là-dessus !!

 

Et il surfe à merveille sur les modes actuelles le Magnette ; citations du pensum de son éditeur :

 

« En politique, les idées vont et viennent. Pendant plus de trente ans, nous avons subi un discours libéral simpliste, qui nous assurait que l’État social était un échec, que le marché se régulait lui-même, que le réchauffement climatique était un phénomène naturel, et que la fracture Nord-Sud était une regrettable conséquence de la mondialisation.
Aujourd’hui, les dégâts causés par cette politique, dont la crise financière n’est qu’une étape de plus, ont commencé à faire vaciller ces certitudes arrogantes…… » 
Vous avez là toute la langue de bois sociale libérale classique en un clin d’œil !! La crise, le climat, le tiers-monde ….. On continue ??

 

« Car en politique, la protestation morale ne suffit pas, et la résignation est fatale. Rendre la finance éthique et responsable, délimiter et encadrer le marché, orienter la production vers une économie verte et solidaire, soutenir toutes les catégories de la population pour les faire adhérer à ce grand projet, ces ambitions appellent un travail politique colossal, qu’il faut entreprendre sans attendre ». Et allez donc !! Faut-y vous l’envelopper ? Un p’tit coup de « finance éthique », une couche de peinture verte, un coup pour la solidarité ….roulez jeunesse !! C’est-y pas moderniste ça Madaaaaame ???

Né en 1971, un bébé requin donc, Paul Magnette a d’abord été professeur de science politique à l’ULB, avant de devenir Ministre (PS) wallon de la Santé et de l’Action sociale, et Ministre (PS) fédéral de l’Energie et du Climat. Père de trois enfants, il vit à Charleroi, et il assure qu’il ne pourrait vivre nulle part ailleurs….. Une carrière fulgurante d’apparatchik !!

 

On le comprend, le jeune loup !! On le sait bien pourquoi il ne peut vivre ailleurs !!

Quand le Bourgmestre et tous ses adjoints (socialistes) de Charleroi se sont retrouvés en tôle (à Jamioulx pour être précis), c’est lui qui fut dépêché par la direction du PS pour nettoyer les Ecuries d’Augias Carolos !! En bon « commissaire politique » local, il est donc tout désigné pour essayer de reprendre la ville perdue pour cause de népotisme, de détournements en tous genres…. On vous en passe et des meilleures !!

 

Ecoutez donc parler l’effronté dans une interview à La Libre.be :

« Sur les questions d’éthique, nous sommes le plus en pointe comparés aux autres partis socialistes européens… » ; ça ne mange pas de pain de le dire mais je connais un paquet de copains belges qui vont se bidonner sec en lisant ça !! Ethique en toc, mon p’tit père !!

« Je me sens beaucoup plus proche d’un Strauss-Kahn qui est un vrai social-démocrate …» ; ça au moins, c’est vrai ! Strauss-Kahn est un vrai social démocrate !!

Question de La Libre : Strauss-Kahn, c'est la gauche caviar, ça...

« Ah non ! Pas du tout ! Si vous prenez la question de sa fortune personnelle, peut-être, ... »  Ha bon ? T’as des infos, Popaul ??

En réponse à une question sur les affaires :  Après Charleroi et Huy, je ne pense pas que nous soyons plus touchés que les autres partis. Là, les amis, on en pisse dans son froc !!

Dernier détail, son interview dans « La libre.be s’intitule : Magnette: "Oui, je suis un intello. Et alors ?" …Ben, très franchement, on n’a pas remarqué !!

Cours, camarade belge, le PS est derrière toi !! Et il est en campagne !!

Contrairement à notre pratique habituelle du « coin des bons bouquins », cette fois, nous ne vous donnerons pas le prix de « l’œuvre »!!

Comme disait jadis Harakiri, ce bouquin, ne l’achetez pas, volez-le !!

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

28 Février 2009

http://dutron.wordpress.com/

 

 

 

23:27 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |