12/11/2008

A QUI DE PAYER LA NOTE

"Les camarades de la "Coordination Gauche Alternative du Hainaut (ndlr.Hainaut français), publient les textes ci-après adapté à propos de la crise économique et financière en cours de déroulement.
Nous ne pouvons que soutenir ce shéma de propositions qui vise à replacer l'homme et notre société humaine à une place où le respect de l'être humain, et de ses activités sont nettement mieux garanti, et où de nouvelles responsabilités de gestion planifiée lui sont confiées. La société du FRIC tout puissant doit cesser, à nous de le proposer, à nous de l'organiser.
Merci donc pour ce texte, merci pour cette contribution essentielle, à un moment où nos institutions Wallonnes et Européennes vont évoluer, nous avons de solides propositions à avancer face aux conservateurs ultralibéraux et leurs collaborateurs de classe que sont les sociaux "dit" démocrates. Les voici ci dessous énoncées, merci de bien les analyser pour mieux encore, avec nous les soutenir et proposer."

 


 
Crise économique : le système capitaliste explose, changeons de système ; ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.

 

 

Quand la Bourse allait bien…

 

Pendant des années de spéculation effrénée, le marché avait raison, c’était la loi suprême mise en avant par nos gouvernements de droite comme de gauche et par l’Union Européenne, jusqu’à l’écrire dans le projet de Constitution européenne et dans l’actuel Traité de Lisbonne, malgré les refus massifs des peuples consultés.

Pendant ces 20 dernières années, la part des profits dans la richesse produite a augmenté de dix points de PIB (180 milliards) au détriment des salaires. Nos gouvernements nous ont répété qu’il n’y avait pas d’argent pour augmenter les salaires, revaloriser les minima sociaux, garantir les retraites, développer les services publics et répondre aux besoins sociaux.

 

Quand la Bourse s’effondre…

 

D’un seul coup, le système capitaliste reposant sur la suprématie absolue de la finance explose, avec les faillites en cascade et le rachat des banques et fonds d’investissement par les gouvernements, américain d’abord, et maintenant européens : d’un seul coup, de l’argent, il y en a, jusqu’à 700 milliards aux Etats-Unis, pris dans les poches des contribuables (alors que quelques milliards de dollars suffiraient à assurer l’accès de tous à l’eau et aux moyens de base d’existence).

Combien en faudra-t-il en France ? Qui va payer ?

 

Ce n’est pas à nous de payer pour LEUR CRISE !

 

Pour nous, il ne s’agit pas replâtrer le système sur le dos des contribuables ! Ce système qui mène la planète à l’abîme, qui ne fait que développer les inégalités, les émeutes de la faim, la misère des uns alors que les profits des autres sont faramineux, ce système a fait la preuve de son incapacité à répondre à nos besoins, aux urgences sociale et écologique de la planète !

 

IL FAUT CHANGER DE SYSTEME !!!

 

La transformation sociale et écologique est une nécessité impérieuse, elle est à notre portée (ex de l’Amérique Latine) : imposons la !

Sur la crise financière, nous avons des propositions alternatives :

- Arrêter toutes les privatisations et renationaliser les services publics privatisés; l’eau, l’air, les ressources non renouvelables doivent être traités comme biens publics inaliénables, non privatisables, gérés publiquement et démocratiquement

- Créer un « bouclier social » par le maintien et l’augmentation des salaires et minima sociaux, afin que la part de richesses qui va aux travailleurs soit proportionnelle aux gains de productivité ; arrêt des expulsions locatives, moratoire sur les loyers et prêts relais, extension de l’assurance chômage (sécurité sociale professionnelle)

- Créer un pôle public bancaire et monétaire, supprimer les paradis fiscaux, interdire la spéculation sur les produits agricoles et matières premières

Plus généralement, nous sommes, par exemple en France, pour la constitution d’un pôle financier public qui apportera une contribution majeure au financement et à la réorientation du crédit vers les activités socialement utiles. Il devra être au minimum constitué de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, du Groupe Caisses d’épargne, du Crédit foncier, de la Banque postale, d’OSEO (financement des PME), d’UBI-France (aide aux entreprises sur les marchés étrangers), de la COFACE (Assurances crédit et investissement domestiques et internationales, gestion de créances, prospection et information commerciale), de la CNP (qui devra redevenir le service public « témoin » du marché de l’assurance de personnes) et de l’AFD (l’Agence française de développement est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.). Ces réformes urgentes serviront ainsi d’exemple aux autres Etats Européens, en matière de gestion financière saine et d’intérêt social général.

-         Au niveau de l’agriculture, ce pôle public bancaire devrait aussi favoriser des coopératives de type nouveau, la constitution de circuits courts pour lutter contre la désertification rurale et la mainmise des concentrations capitalistiques de l’agro-alimentaire, le financement des AMAP, les projets se référant au concept « produire local pour consommer local », le soutien à l’agriculture biologique. L’orientation de l’alimentation collective (cantines scolaires et autres) devrait tendre à promouvoir ces circuits courts et l’agriculture biologique.

-      Le tout ayant pour objet une nourriture saine et tout en  maintenant des emplois locaux.

- Redéfinir les institutions financières internationales afin de permettre la stabilité financière, des mécanismes redistributifs des richesses, et l’annulation de la dette du Tiers-Monde. Au minimum, ces institutions devraient être de type G20 augmenté d’une représentation de l’ONU et des forums sociaux mondiaux

- Rappelons brièvement que, très récemment, au moment des émeutes de la faim, le Docteur Jacques Diouf, prêchait dans le désert pour obtenir 30 milliards dollars pour les plus pauvres de notre monde.  Jacques Diouf est le directeur général de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, (FAO) et, ces 30 milliards, nos dirigeants mondiaux ne les lui ont pas donnés. Aujourd’hui, ils osent donner des milliers de milliards de dollars aux spéculateurs !

- Mettre en place au niveau international trois types de taxes : sur l’ensemble des transactions financières ; sur les profits des multinationales ; sur les émissions de carbone et les déchets nucléaires. Taxer les dividendes à 50%

- Développer des travaux d’intérêt général tels que les infrastructures de transports en commun, l’isolation des bâtiments et l’habitat écologique, les énergies renouvelables.

 

09:49 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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