28/07/2008

UN SONDAGE PUBLIE DANS VLAN LE 28/07

avenir-bruxelles2[1]

 

 

 
http://blogs.vlan.be/vlanbruxelles/lindependance-pour-bruxelles/

16:16 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2008

LA VERITE EN FACE

UNE  PARTIE  DE PING  PONG  QUI  VAUT DE L’OR !!!

 

 

LE  16 JUILLET,  MILOU  RIKIR  REPOND   A  LA POSITION D’ECOLO

Objet : Bravo !


En très bref et en essayant de rester poli : arrêtez votre cinéma et sortez de vos bureaux bruxellois. Prenez enfin le pouls de vos Peuples !
Le cinéma belge est terminé. Cessez de vous prendre pour les derniers Belges et constatez ce que de plus en plus de Wallonnes et de Wallons sentent bien : le cadavre belge est puant et sa seule place est désormais au cimetière. Requiescat in pace (ceci dit pour tous les ex-PSC qui peuplent désormais vos assemblées)

-- Envoi via le site ECOLO

 

LE  24  JUILLET  IL  RECOIT  CETTE  REPONSE !!!

 

Monsieur Rikir,



Votre courriel du 16 juillet dernier relatif à la crise politique que connaît notre pays nous est bien parvenu et a retenu toute notre attention.



De façon plus générale, Ecolo et Groen! poursuivent leur collaboration constructive au sein de l’opposition afin de définir un nouvel équilibre institutionnel et de moderniser la Belgique fédérale. Cette collaboration ne date pas d’hier. En effet, bien avant les élections de juin dernier, Ecolo et Groen! s’étaient déjà rejoints pour lancer ensemble un appel à une Union nationale pour le Climat, convaincus que l’urgence se situe ailleurs que dans des querelles communautaires stériles.

Ainsi Ecolo et Groen! occupent une position particulière dans le paysage politique actuel et constituent les 2 seules formations politiques du Nord et du Sud à collaborer. Cette collaboration nous permet d’avancer sur les sujets pour lesquels nous sommes en phase (le réchauffement climatique) et de nous donner la chance de nous comprendre sur les sujets qui a priori nous séparent, comme la scission de BHV. Le résultat est qu’on nous progressons ensemble : Groen! soutient une circonscription fédérale pour notre pays, par exemple.



Ce n’est pas la position la plus confortable puisqu’elle nous amène à nous rapprocher alors que nos contextes politiques respectifs sont de plus en plus différents, mais nous y sommes attachés.

Pour toute information complémentaire, je vous invite à visiter régulièrement notre site internet www.ecolo.be où vous trouverez nos derniers communiqués
http://web4.ecolo.be/spip.php?article845 ou à consulter notre programme http://web4.ecolo.be/spip.php?rubrique70.

Je vous prie de recevoir, Monsieur Rikir, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Laurent COLLET
Attaché au Secrétariat fédéral d’Ecolo

ET  LE  MÊME  JOUR  IL  LEUR  REPOND  CELA

 

Cher concitoyen,

 

(Puisque vous fûtes conseiller communal en notre ville, ndlr ils sont tous les deux de la ville de HUY).

 

Je ne pouvais m'attendre, cela va de soi, à une réponse moins langue de bois et style "refrain déjà entendu" de la part d'un représentant de la direction d'Ecolo, parti fondé notamment par des dissidents de l'ancien Rassemblement Wallon mais qui, manifestement, a bien oublié ses origines.

 

Mutatis mutandis, le langage qui est le vôtre est parfaitement le même que celui des libéraux (frankeûpheûnes, s'entend) depuis qu'ils sont tombés en Golie thatchérienne : tout est toujours plus important que les "querelles communautaires stériles", pour vous citer. En plus de vingt-cinq années de politique libérale pratiquée par tous les gouvernements de ce pays depuis l'entrée du PRL au gouvernement en 1981, c'est effectivement ce que les Wallonnes et les Wallons sont obligés d'entendre et de ré-entendre. L'économie, le social (et maintenant, avec vous, l'écologie) sont bien plus importants que n'importe quelle question faussement appelée "communautaire". Au nom de ces beaux principes, des tonnes de législation, de réglementations et de jurisprudence se sont abattus sur les Peuples de ce royaume (remarquez que je n'écris certes pas "pays", comme vous le faites, la Belgique n'étant qu'un État) et, une simple analyse des faits oblige à constater que leur poids s'est tout particulièrement fait sentir en Wallonie, pour des raisons historiques et économiques évidentes. Le résultat très concret de toutes ces politiques, c'est que, dans ce royaume, une région – la Flandre – si certes elle subit aussi le poids de tout cela, mais partant d'une situation autrement privilégiée – a plus que la possibilité demain, si l'envie l'en prend, de partir sur de bonnes bases. À l'opposé, les deux autres auront d'autant plus de mal qu'au cours de ces plus de vingt-cinq ans, les diverses "compromissions historiques" dont ce royaume a la malheureuse habitude, faites systématiquement aux conditions du plus fort, rien ne leur aura été épargné. Voyez (votre ancienne ministre des communications devrait en savoir quelque chose, mais hors Schaerbeek et sa région bruxelloise, que connaît-elle à la Wallonie ?) comment la Flandre est quasiment parvenue à désertifier la Wallonie en matière de transports publics restés fédéraux (SNCB, que l'on ferait mieux de tout simplement appeler NMBS). Quand la Flandre obtiendra sa scission (elle le réclame depuis un certain temps et, sauf à faire l'autruche, l'on sait que ce qu'elle réclame, elle finit toujours par l'obtenir dans le cadre d'un accord de la St-Machin), ce le sera à ses conditions et après avoir tout fait pour que la situation du rail en Flandre soit le plus favorable possible par rapport à ce qu'elle sera en Wallonie et à Bruxelles. Combien de gares, d'arrêts, voire de lignes supprimés encore vous faudra-t-il avant de comprendre ?

 

Et ce qui est valable pour la SNCB l'est tout autant pour quantité d'autres questions bien pratiques (pas des "querelles communautaires stériles") qui font tout simplement la vie quotidienne des gens de NOTRE pays, la Wallonie. Toutes ces questions, c'est de l'argent, ce sont des emplois, ce sont des gens, ce sont des vies. Alors, je vous en prie, cessez ce discours benêt, style "loyauté fédérale" tout juste bon à endormir notre Peuple. C'est bien de son sort très concret qu'il est question, au delà du cirque médiatique "communautaire".

 

En quoi la Belgique constitue-t-elle encore un "plus", comme nous le matraquent certains "frankeûpheûnes" ? La seule solution de courage et d'avenir, c'est de s'assumer. Cela veut dire qu'aux partenaires flamands, il faut dire "top là" et organiser, dans des délais brefs, une prise d'indépendance réciproque. Que chacun se gouverne chez soi, au sein de l'Union européenne, et il ne sera plus question de gémir à longueur d'années, que si cela va mal, c'est la faute à l'autre. Les dirigeants de la Flandre n'auront plus l'excuse de proclamer à leur Peuple que tout va mal à cause des Wallons ; ceux de la Wallonie n'auront plus l'occasion d'attribuer tous leurs râtés à la mauvaise volonté flamande. Voilà la solution du courage politique. Même forcés comme ils le furent par l'arrogance tchèque, nos soeurs et frères de Slovaquie ont relevé ce genre dé défi. Ce ne fut pas aisé, ce ne l'est toujours pas. Il y a eu bien des erreurs, voire des dévoiements commis dans ce pays depuis 1993. Mais toujours est-il que ce petit pays, en beaucoup de points comparables à la Wallonie, va entrer le 1er janvier prochain dans la zone Euro. Beaucoup – avec les mêmes mots que nous entendons ici dans la bouche de nos "frankeûpheûnes", dont Ecolo paraît être malheureusement un très brillant exemple – promettaient à ce petit pays du sang, des larmes et, au final, la banqueroute.

 

Jouer la peur est la plus scandaleuse des politiques. Elle est le fait ou des opportunistes les plus plats ou des peureux les plus abjects. Je laisse à votre parti le choix de la catégorie dans laquelle il se place. Mais vous êtes sans aucun doute actuellement parmi les pires ennemis du Peuple que vous prétendez représenter. Vous me voyez d'autant plus désolé de vous le dire que, historiquement, j'aurais tout pour me sentir proche de vous. Ancien co-fondateur du groupement régional antinucléaire Huy-Tihange, j'ai milité longtemps et suis resté ami de gens qui sont ou ont été chez vous. Je ne citerai que Gérard André (Huy) ou Gabriel Liégeois (Ouffet). J'ai même – aux communales et aux provinciales – voté au moins une fois pour votre parti (devant le désert ou l'abject représentés par les partis traditionnels du coin). Mais vraiment, toute votre tactique actuelle est – veuillez m'excuser le terme – à vomir.

 

Je vous prie d'agréer, Cher Concitoyen, mes salutations wallonnes et républicaines les plus urbaines,

 

Milou (Émile) Rikir

Ancien Secrétaire parlementaire  R.P.W.

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"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine !

 

 

Merci, mon cher Milou, heureusement que nous avons çà et là des militants, que dis-je, des citoyens lucides et intransigeants quand il s’agit de nos valeurs fondamentales.

Merci pour cette bouffée de fraîcheur qui fait du bien quand on la lit et qui réjouit quand on imagine la tête des destinataires.

Tes écrits, tes pensées dans notre période agitée  seront toujours les bienvenus sur notre « réseau RPW » et j’incite les autres blogs à ajouter ce qui précède  à leur production propre.

Salut et fraternité.

Pierre DUTRON   RPW

 

17:52 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/07/2008

UN "RESEAU RPW" SUR LA TOILE

UNE SERIE DE BLOGS SE REJOIGNENT

ET FORMENT SUR INTERNET:

UN RESEAU R.P.W.

 

A partir de ce jour, les blogs suivants:

http://rpwthuin.skynetblogs.be   (arrondissement de thuin et secrétariat national)

http://larepubliquewallonne.vip-blog.com    (animée par un collectif de toute la wallonie)

http://wallonie.vip-blog.com        (de notre haynaut occidental)

http://deniselegros.skynetblogs.be     (province de liège, arrondissement de huy-waremme)

http://pierredutron.skynetblogs.be    (blog personnel du président, souvent politique)

 

 

Ces blogs qui unissent leurs efforts s'échangeront dans la fraternité et la joie d'un combat militant commun, sans contraintes, des articles et des informations, des photos et se feront des commentaires à volonté, de façon a rendre  leur contenu mutuel toujours plus vivant, toujours plus performants dans la poursuite du combat wallon pour l'indépendance de la Wallonie, et la création d'une république Wallonne.

L'adhésion au RPW des animateurs de ces blogs n'est même pas requise, ils sont libres d'en être ou non, libérés de leurs engagements stériles,  il est de toute façon plus important qu'ils portent haut et fort les revendications et positions du RPW, que de perdre du temps à des réunions  qui débouchent sur des résultats électoraux de l'ordre de 0,50% comme ce fut le cas en 2007 !!!

Le RPW, parti de la vrai liberté, individuelle et non économique, n'exige même pas que ses communiqués soient tous publiés "obligatoirement", il demande avec insistance aux membres du  "réseau RPW" de les publier, sans que cela ne trouble leur propre fonctionnement.

Portes et fenêtres ouvertes que souffle un vent de fraîcheur:

- pour une république Wallonne;

- pour une Europe fédérale des régions d'Europe souveraines;

- pour une société altermondialiste;

- pour une société de la décroissance industrielle face aux agressions environnementales;

- pour une société anticapitaliste internationaliste;

Le RPW est plus que jamais un "parti/groupe de pression" qui de par ses structures de communication, touche dès maintenant, et va toucher dès demain des centaines de personnes par jour, il faudra donc bientôt compter sur et avec lui, lorsqu'il sera question de l'avenir de la Wallonie, des Wallonnes et des Wallons.

 

Thuin le 21 juillet 2008.

 

Christelle ADANT Présidente de l'arrondissement de thuin, membre du secrétariat national.

 

Pierre DUTRON   Président du secrétariat national.

 

"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"      Jean JAURÈS    

 

 

11:19 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/07/2008

COMMENTAIRES DE CE QUI VA SUIVRE

coqhardi

 

LES  DES  SONT-ILS JETES  ?

Il semblerait qu'un groupe influents d'indépendantistes, tous partis confondus en soient arrivés à un minimum d'accord de divorce belge  à l'amiable, comme ce fut le cas voici une bonne décennie  en ex-Tchécoslovaquie.

Le R.P.W. applaudi à cette initiative qui va dans le sens de sa proposition de manifeste pour une Europe fédérale des régions et de la décroissance. Ses militants soutiendront toutes les initatives qui pourront aider ce projet à aboutir.

Pierre Dutron président du RPW, membre du M.A.I.

 

17:31 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

UN VENT FAVORABLE !!! INFO SOUS LE MANTEAU

UN PLAN  MINIMA DE SORTIE DE CRISE

 

 

01-09-2008 : Mise en place d'un gouvernement intérimaire, composé de tous les gouvernements régionaux et communautaires. La présidence est assurée de manière tournante, pendant un mois, par chaque président de gouvernement, par ancienneté dans la fonction et, à égalité d'ancienneté, par ancienneté d'âge, à chaque fois du plus âgé au plus jeune. Un tableau des présidences mensuelles est établi lors de la première réunion. Il ne pourra plus être modifié par la suite. Les Chambres fédérales sont maintenues jusqu'au 1er juillet 2009.

 

 

01-10-2008 : Début des processus en vue de la mise en place de ministères propres dans les régions et communautés pour les matières relevant jusqu'alors du fédéral. Adoption d'une loi fédérale dissolvant les Parlements communautaires et régionaux à une date à convenir permettant d'installer de nouvelles assemblées communautaires et régionales à la date du 31 mars 2009.

 

 

01-01-2009 : Début de la séparation administrative dans les ministères et compétences étant restés jusque-là du domaine fédéral ; création de ministères correspondants dans les gouvernements communautaires et régionaux.

 

31-03-2009 : Installation des nouvelles assemblées communautaires et régionales.

 

 

01-04-2009 : Séparation définitive des ministères et compétences ex-fédéraux. Suppression des ministères fédéraux correspondants. Les Chambres fédérales ne sont plus habilitées qu'à adopter des résolutions et à se prononcer sur des projets présentés par le Gouvernement intérimaire, dans la seule perspective de la séparation totale au 1er juillet 2009.

 

01-07-2009 : Indépendances respectives des régions et communautés ou des entités fédérées créées entre-temps.

 

Quelques règles :

 

 

a) Le gouvernement intérimaire est chargé d'assurer le suivi des affaires strictement fédérales et d'apporter les solutions ad hoc. Les gouvernements communautaires et régionaux ont toutes les compétences résiduaires. La souveraineté primaire leur est reconnue.

b) Les votes en Conseil des ministres sont acquis par délégations selon le principe : un gouvernement = une voix. Les décisions doivent être adoptées à la majorité qualifiée des voix (66 % arrondis à l'unité supérieure), chaque gouvernement devant être présent ou représenté dans la majorité absolue de ses membres (50 % arrondis à l'unité supérieure). En cas d'absence d'un gouvernement, ou de présence non-qualifiée, la décision est reportée à la séance suivante ; la décision pourra alors être prise quels que soient les gouvernements représentés ou non.

 

- gouvernement de la Communauté et Région flamande : 1 voix

- gouvernement de la Commission communautaire flamande de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Région et de la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Région wallonne : 1 voix

- gouvernement de la Communauté française : 1 voix

- gouvernement de la Commission communautaire française de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Communauté germanophone : 1 voix

 

 

c) Le principe des frontières régionales et communautaires en place est respecté ; le gouvernement établira une liste commune des territoires faisant l'objet de revendications des uns ou des autres; cette simple liste – ne préjugeant de rien – sera publiée au Moniteur belge, en tant que proclamation officielle de désaccord. Les parties seront habilitées, sur base de cette proclamation, à faire valoir après le 1er juillet 2009, auprès de toute instance qualifiée, toute voie de recours et d'arbitrage désirée.

 

 

d) Entre le 1er octobre 2008 et le 1er janvier 2009, les divers gouvernements communautaires et régionaux sont habilités à convenir de tout accord d'association ou de fédération entre eux. Sur base des éventuels accords conclus, les ministères fédéraux seront divisés entre les entités existantes ou créées. Les gouvernements régionaux et communautaires dans la région de Bruxelles-Capitale seront habilités à conclure des accords de double fédération.

 

 

e) Aucune des entités futures ne pourra conserver pour elle aucun des symboles actuels de l'État belge : drapeau, armoiries, sceau, etc. La famille royale de Belgique fera l'objet d'une indemnisation de la part de l'ensemble des parties, selon un plan et un budget adoptés par le gouvernement intérimaire, qui obligera les futures entités. La famille royale de Belgique ne pourra en aucun cas conserver la souveraineté sur aucune des parties séparées après le 1er juillet 2009. Ceci ne préjuge en rien du caractère (monarchie, république) que ces parties séparées adopteront. Le principe est seulement que rien de ce qui a pu symboliser la Belgique ne puisse être récupéré par l'une des parties.

 

 

f) En aucune manière, durant la période précédant le 1er juillet 2009, les parties ne sont autorisées à conclure quelque accord de coopération ou d'association de manière séparée relativement à leur statut international après le 1er juillet 2009, hormis avec l'Union européenne et l'Organisation des Nations Unies ainsi qu'avec les instances internationales qui leur sont associées. De droit, au 1er juillet 2009, les entités nées de la Belgique défunte seront successeurs légitimes de l'État belge dans toutes ces institutions et organisations. Il leur appatiendra alors de prendre telle disposition qu'il leur plaira.

 

 

 

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15/07/2008

UNE INITIATIVE DU 14 JUILLET

MANIFESTE EUROPÉEN
POUR
L'EUROPE FÉDÉRALE DES RÉGIONS
L'EUROPE DE LA DECROISSANCE !



CRISE DE CIVILISATION - FAILLITE DE NOTRE SOCIÉTÉ
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Les pays d' Europe demeurent attachés au brillant d'une civilisation qu'ils croient toujours existante ; il s'ensuit une rupture entre les faits et leur représentation. La seule crise de civilisation que nous connaissons localement est celle des pays d'Europe, la croissance comme vecteur unique économique est devenue insupportable pour notre planète, contraints ou forcés, la décroissance est notre menu du futur, à nous de le penser et de l’organiser.


Aux affronts et à l'aliénation, d’une classe possédante et gouvernante, depuis des siècles de pouvoir, qui ne répond que par l'entretien des illusions et des artifices. C'est à sa soumission et à son obéissance que l'Europe doit sa prolongation d'existence. Cette classe n'est pas libre, elle n'est qu'un otage entre les mains de la superpuissance américaine et des conflits entre impérialismes. Car c'est bien la caractéristique majeure ds temps que nous vivons.


Si nous définissons L'IMPÉRIALISME, (comme le firent Hobson en 1902, Rosa Luxembourg en 1913 et Lénine en 1917) comme l'alliance de la puissance financière et de la puissance militaire, force est d'identifier, au moins trois impérialismes concurrents : celui des États Unis, le Chinois et le Russe.
Tous trois sont des hyperpuissances militaires ; tous trois sont devenus des hyperpuissances financières : les USA avec ses "Hedge Funds" ; les russes et les chinois avec leurs "Fonds souverains".


Très logiquement, cette classe dominante Européenne impose des mythes et modèles totalement étrangers à notre civilisation et à l'esprit européen, en particulier la société dite « de consommation » et plus exactement de production, société massifiée à l'extrême dans laquelle la communauté populaire a totalement disparu au profit de la machine, du papier-monnaie et de la matière en général.


Vu cet état de choses, il est logique que notre société se déshumanise de plus en plus, que la presse n'ait plus de vie et, finalement, que rien de sérieux ne soit jamais remis en question.


Remédier à cet état de fait, c'est donc découvrir les causes de cette faillite. L'important étant de redonner à l'Europe le Moral qui lui manque, l'Ethique et l'Esthétique qui lui font défaut, la question est simple à poser : il nous suffit d'être maîtres chez nous.


Contre les idéologies mondialistes, c'est-à-dire impérialistes, nous affirmons que les Etats-unis ont leur vie propre qui n'a rien à voir avec celle de l'Europe (ou qui ne devrait rien avoir). L'Europe doit donc se présenter comme une rupture altermondialiste à l'uniformisation entreprise.


Les sociétés n'échappent pas à certaines significations historiques ou à celles qui procèdent de l'analyse de la réalité. La liberté est le ciment qui doit unir l’Europe. L'Europe doit donc être aussi porteuse des idéaux internationalistes chers à ses grands penseurs Européens qui ont portés par le passé les espoirs de tant de travailleurs dans le monde.



LIBÉRATION DE L'EUROPE
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La Libération, cela signifie un désengagement complet et total des Américains en Europe, la fin de la colonisation de l'Europe par les Américains.

Désengagement qui doit se faire tant au niveau militaire - retrait de l'Alliance atlantique - qu'au niveau économique - socialisation autogérée de toutes les firmes économiques américaines installées en Europe.


La Libération de l'Europe est un préalable indispensable à tout début d'unification européenne. Il ne peut y avoir unification tant que l'Europe sera sous la dépendance des Américains, et il ne peut y avoir indépendance de l'Europe aussi longtemps que notre territoire ne sera pas libéré de ses oppresseurs.


L'unification de l'Europe ne pourra se faire qu'à partir d’une volonté politique forte : - Un État fédéral européen, seul capable d'assurer la puissance et la force et par des moyens ayant la DIMENSION EUROPÉENNE.



UNE EUROPE SUPRANATIONALE
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Nous vivons à l'ère des grands ensembles politiques et il n'existe plus de petites nations réellement indépendantes. C'est une loi de physique politique, une question de DIMENSION, d’autant plus que les Etats nations sont souvent artificiels, notamment en matière culturelle et ethnologique . Il n'est plus question de compter avec la France, avec l'Allemagne ou avec l'Italie. Si nous voulons être libres, nous devons être forts et pour être forts, il nous faut faire l'Europe Sociale des régions naturelles. Cette vision européenne s’oppose radicalement aux nostalgies, aux partisans des anciennes nations et autres revanchards.


Par conséquent, nous condamnons :

Les nationalismes réducteurs et exacerbés qui agitent la gauche comme la droite, qui ne sont que diviseurs de l'Europe et donc, consciemment ou non, anti-européens. Les frontières des Etats nations d’Europe doivent être effacées pour faire place à un redécoupage réaliste des régions avec l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes pour aboutir à une quasi supranationalité garante de l'indépendance politique de cette Europe fédérale.


A fortiori, nous devons favoriser les aspirations culturelles et socio-économiques régionales totalement unficatrices et proches du citoyen souvent hésitant face « à la cause européenne ».



Nous devons donc comprendre et rencontrer les motivations des peuples flamand, basque, corse ou breton ou wallon, il faut savoir que plus l'Europe des régions, sera le plus grand commun dénominateur des peuples qui la compose, et plus elle sera la garante de son unité , tendant ainsi à se libérer de ses « protecteurs », qu'ils soient Américains ou autres.


Notre Europe sera donc également une Europe de régions souveraines dans un cadre Fédéral.



Cette conception d'une Europe Fédérale des Régions Souveraines nous paraît également constituer le meilleur rempart contre les désordres et guerres ethniques actuelles.


Cette conception nous paraît aussi la seule qui puisse dépasser les "indépendantismes et les Rattachismes"



Nous sommes donc favorables aux formes de régionalismes capables de s'intégrer dans le cadre de cette EUROPE supra nationale et ce, pour le bien de tous.



L'ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN
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Notre esprit communautaire européen est une volonté de libération par opposition aux expansionnismes. C'est celle des hommes qui ont eu et qui ont un destin en commun. Le cadre naturel où cette volonté doit s'exercer et le seul qui puisse la rendre efficace, c'est tout simplement l 'Europe Fédérale des Régions.


L'ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN résume à lui seul notre originalité. Il est un projet politique et social global, total. Les Européens conséquents veulent la liberté de l'Europe, donc son indépendance, politique et économique, et la justice.



Il intègre donc le socialisme.



Notre ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN est un PROGRESSISME DE RUPTURE dans la mesure où ne reniant en rien le passé des divers peuples de l'Europe, il tient compte des mutations et des réalités socio-économiques de cette fin de siècle et veut préparer le XXIème.


Tel est le projet que nous devons partout propager. Mais que serait ce projet s'il ne reposait sur une volonté politique, celle de créer par-delà l’Union Européenne un Fédéralisme d’Union et un Socialisme européens sur base d’une décroissance écologique et économique pensée, voulue et réfléchie? Un Fédéralisme altermondialiste intégrant les apports de Forums sociaux mondiaux et régionaux.



FÉDÉRALISME D’UNION ET SOCIALISME EUROPÉENS
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Le problème est de savoir si les peuples européens veulent vivre libres, ou si en ce 21ème siècle ils tolèreront encore d'être des esclaves dans une Europe dominée. Pour être maîtres de leur destin, disposer d'eux-mêmes, les Européens doivent être les artisans de leur Libération et les réalisateurs de l'Europe Unie, d'un Etat Fédéral européen unique. Ce qui signifie :
Un Gouvernement Européen UNIQUE - donc un EXÉCUTIF et un pouvoir législatif uniques - lequel gouvernement UNITAIRE aura pour charge minimale la défense, la politique extérieure, les finances et les grands secteurs de l'économie (des socialisations seront nécessaires), et la justice.
L'organisation de cet État européen en Régions (s'appuyant essentiellement sur des critères géo-économiques) disposant d'une autonomie de gestion dans les domaines économiques et culturels.


C'est seulement dans ce cadre que nous pourrons parler de Constitution Européenne que l'on veut aujourd'hui nous imposer pour mieux masquer notre soumission au néolibéralisme, uniquement si l'Europe devient UN ÉTAT FÉDÉRAL CAR CE SONT BIEN LES ÉTATS QUI ONT BESOIN D'UNE CONSTITUTION. L'EUROPE ACTUELLE N'A BESOIN QUE D'INSTITUTIONS.


C'est bien tout ceci que sous-tend le débat sur "constitution et institutions" et non un problème sémantique.
Le Socialisme Européen rénové, garant de l'Indépendance économique et de la Justice sociale implique et affirme la primauté du politique sur l'économique. Ce socialisme construira l'Europe comme l'un des piliers d'un nouveau multilatéralisme qui refusera la logique de l'affrontement entre impérialismes et sera, en cela porteur de Paix et d'alliance avec les autres Peuples du Monde ; il sera donc Altermondialiste.


Mais l'unification de l'Europe demeure avant tout un problème politique, et les technocrates de Bruxelles et Strasbourg montrent à quel point ils sont incompétents dans la réalisation de cette Europe politique que nous voulons. Ils ne sont compétents que dans la soumission.


L'instauration d'un POUVOIR POLITIQUE est un préalable à toute unification, économique et sociale, et tout débat, tout choix de société restent vains tant qu'il n'est pas atteint.
C'est ainsi que l'Union Européenne actuelle, dénuée de toute substance politique, consiste en une union douanière et un grand marché soumis à la Mondialisation capitaliste, à la globalisation financière qui l'accompagne et rien d'autre.


Elle s'est révélée être une formidable machine au service de la pénétration capitaliste américaine et mondiale.


L'affranchissement de l'Europe du capitalisme, des multinationales, des Fonds Privés et des Fonds Souverains passera par le socialisme européen, mais avant tout par la construction d'un État fédéral européen et de la lutte pour le démantèlement des paradis fiscaux qui permettent au système actuel de fonctionner.




DES MOYENS ET UNE ORGANISATION
UN MOUVEMENT EUROPÉEN
ALTERMONDIALISTE ET UNITAIRE

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L'instauration d'un Etat Fédéral européen, implique de tels changements que l'on peut parler, à juste titre, d'une REVOLUTION EUROPEENNE.
Le seul agent, qui nous semble actuellement susceptible de remplir ces objectifs est le Mouvement Altermondialiste Internationaliste.



Le M.A.I., en construction aujourd'hui, se doit de pouvoir mener dans un avenir rapproché une action de dimension continentale contre les représentants de l'impérialisme américain et des autres impérialismes, et de dénoncer les professionnels de la politique complices conscients ou non de ces impérialismes.



Le MAI que nous voulons construire sera le fer de lance de cette PRISE DE CONSCIENCE qui sera demain le point de convergence des bâtisseurs du 3ème millénaire.



"un peu d'internationalisme éloigne du patriotisme, beaucoup d'internationalisme en rapproche" Jean Jaurès



Pierre DUTRON Président du Rassemblement Populaire Wallon (Wallonie) - Membre du MAI et Initiateur du MAI en Roumanie -



Guy DUTRON co-animateur de la Coordination Gauche Alternative du Hainaut (France) - Membre du MAI -



14 jullet 2008

 

MERCI D'ALLER SIGNER EN SOUTIEN  APRES LECTURE:      http://www.petitionduweb.com/petition.php?petition=2028

00:39 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/07/2008

L'U.P.M. UN JOUR AU SECOURS DE L'U.E. ???

L'Union pour la Méditerranée lancée à Paris sous le signe de la paix  

Les dirigeants de plus de 40 pays ont officiellement lancé dimanche à Paris l'Union pour la Méditerranée (UPM) voulue par le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une rencontre où se sont multipliés les gestes de bonne volonté en faveur de la paix au Proche Orient.

 Les chefs d'Etat et de gouvernement ont adopté une déclaration d'une dizaine de pages marquant l'acte de naissance de l'UPM, à l'issue d'une séance plénière de quatre heures dans le cadre prestigieux du Grand Palais, un monument construit au bord de la Seine pour l'exposition universelle de 1900. Cette union regroupe 43 pays, représentant quelque 750 millions d'habitants, du continent européen et de la rive sud de la Méditerranée, une des régions les plus divisées du monde. "Nous en avions rêvé, l'Union pour la Méditerranée est maintenant une réalité", s'est félicité lors d'une conférence de presse finale M. Sarkozy, qui avait dû batailler ferme pour imposer son projet face aux réticences initiales des Européens comme de certains pays arabes. Ce sommet a été marqué par une première : le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table, même s'ils sont restés à distance.

22:17 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LA MEDITERRANEE AVEC L'U.E. ,

Début à Paris du sommet de l'Union pour la Méditerranée

 

                                    

Les dirigeants de 43 pays ont entamé dimanche après-midi à Paris le sommet devant lancer l'Union pour la Méditerranée (UPM), un projet fondé sur des partenariats concrets et un équilibre Nord-Sud.

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne et de la rive sud de la Méditerranée ont pris place en cercle aux côtés du président français Nicolas Sarkozy et son homologue égyptien Hosni Moubarak, qui coprésident ce sommet fondateur. Ce sommet est marqué par la présence autour de la même table du président syrien Bachar al-Assad et du Premier ministre Ehud Olmert, dont les pays sont formellement en guerre depuis 1948. Un pays invité n'est pas représenté: la Libye de Mouammar Kadhafi, qui a jugé le projet "effrayant" et a boycotté la rencontre. La séance plénière marquant la naissance de l'UPM devait durer trois heures. Elle se déroule au Grand Palais, un bâtiment prestigieux construit au bord de la Seine pour l'exposition universelle de 1900. L'UPM est fondée sur des partenariats concrets comme la dépollution de la Méditerranée, l'énergie solaire, la sécurité civile ou le développement des "autoroutes de la mer". Elle aura 43 membres: les 27 de l'UE, dix pays du sud -Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie et Turquie- et l'Autorité palestinienne, ainsi que l'Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco.

17:02 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/07/2008

LE PETROLE ET SON PRIX ARTIFICIEL !!!!

Le cours du brut se moque de la réalité des carburants    


Par F William Engdahl
AsiaTimesOnline
, publié le 24 mai 2008
article original :
"Oil price mocks fuel realities" 

 Alors que les entreprises et les consommateurs évaluent ce que le brut à plus de 130 dollars le baril implique pour eux, il doivent garder en tête qu'au moins 60% de ce prix provient de la spéculation non-régulée sur les marchés à terme. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote...  Les règles américaines sur les marges, fixées par la Commission gouvernementale des Echanges des Contrats à Terme sur les Matières Premières, permettent aux spéculateurs d'acheter des contrats à terme sur le brut au Nymex, en payant seulement 6% de la valeur du contrat. Au prix actuel d'environ 130 dollars le baril, cela signifie que l'opérateur sur ces contrats à terme n'a besoin de verser qu'environ 8 dollars pour chaque baril. Il emprunte les 120 dollars restants.

 



Cet "effet de levier" extrême, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irréalistes et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens de la population d'ensemble.

 



Le bobard du "pic de pétrole" — c'est à dire l'argument selon lequel la production de pétrole a atteint le point où plus de la moitié des réserves a été utilisée et où le monde est sur la pente descendante du pétrole bon marché et des quantités abondantes — a permis à cette escroquerie coûteuse de se poursuivre depuis l'invasion de l'Irak en 2003, avec l'aide des banques-clés, des opérateurs pétroliers et des majors pétrolières.

 



Washington essaye de faire porter le chapeau, comme toujours, aux producteurs arabes et à l'OPEP. Le problème n'est pas une offre de brut trop faible. En fait, le monde est actuellement en suroffre. Pourtant, le prix du baril grimpe toujours plus haut sans relâche. Pourquoi ? On trouve la réponse dans la politique clairement délibérée du gouvernement des Etats-Unis qui permet les manipulations effrénées sur le prix du pétrole.
    La demande mondiale de pétrole est plate, les prix s'envolent

Le stratège en chef sur ce marché de l'une des premières banques mondiales de l'industrie pétrolière, David Kelly, de JP Morgan Funds, a admis récemment au Washington Post quelque chose qui en dit long : "L'une des choses que je pense est qu'il est très important de réaliser que la croissance de la consommation mondiale de pétrole n'est pas si forte".

 



L'une des histoires utilisées pour soutenir les spéculateurs sur les contrats pétroliers à terme est l'affirmation que la demande chinoise de pétrole importé explose hors de tout contrôle, conduisant à des pénuries dans l'équilibre entre l'offre et la demande. Pourtant, les faits ne soutiennent pas la thèse de la demande chinoise.

 



L'EIA [l'Agence pour l'Information sur l'Energie] du gouvernement américain a conclu dans son tout dernier rapport "Perspectives Energétiques à Court Terme" que l'on s'attend à ce que la demande de pétrole des Etats-Unis décline cette année de 190.000 barils par jour. Ceci est principalement dû à la récession économique qui se creuse.

 



Selon l'EIA, on s'attend à ce que la consommation chinoise, loin d'exploser, s'accroisse cette année de seulement 400.000 barils par jours. C'est difficilement la "brusque montée de la demande" attribuée à la Chine dans les médias [qui justifie l'envolée des cours du brut]. L'année dernière, la Chine a importé 3,2 millions de barils par jour et sa consommation estimée était autour d'un total de 7 millions de barils/jour. Par contraste, les Etats-Unis consomment aux alentours de 20,7 millions de barils/jour.

 



Cela veut dire que la nation la plus consommatrice de pétrole, les Etats-Unis, connaissent une baisse significative de la demande. La Chine, qui consomme seulement un tiers de ce que consomment les Etats-Unis, ne connaîtra qu'une augmentation mineure de la demande d'importation, à comparer avec la production quotidienne mondiale de pétrole de quelques 84 millions de barils [actuellement], moins d'un demi-pour-cent de la demande totale.

 



Les prévisions de l'OPEP sur la croissance de la demande mondiale de pétrole sont inchangées à 1,2 millions de barils/jour, alors que le ralentissement de la croissance économique dans le monde industrialisé est compensé par une légère croissance de la consommation dans les pays en développement. L'OPEP prédit que la demande mondiale de pétrole en 2008 sera en moyenne de 67 millions de barils/jour, largement inchangée selon son estimation précédente. On prévoit que la demande de la Chine, du Moyen-Orient, de l'Inde et de l'Amérique Latine se renforce, mais la demande de l'Union Européenne et de l'Amérique du Nord sera plus faible.

 



Les plus gros consommateurs de pétrole au monde sont donc confrontés à une baisse brutale de la consommation, qui s'aggravera au fur et mesure que les effets économiques liés au logement et à la crise de la titrisation américaine dans les désendettements financiers se fera sentir. Sur des marchés normaux et transparents le cours du brut devrait plutôt baisser qu'augmenter. Aucune crise de l'offre ne justifie la façon dont le cours du brut est fixé aujourd'hui.

 

  De nouveaux champs pétroliers importants entrent en service  Non seulement il n'y a pas de crise de l'offre pour justifier une telle bulle dans le cours du brut, mais plusieurs champs pétroliers géants doivent commencer à produire courant 2008, augmentant un peu plus l'offre.

 



Le plus gros producteur de pétrole du monde, l'Arabie Saoudite, finalise des projets pour accroître son activité de forage d'un tiers et augmenter ses investissements de 40%. Le projet de Saudi Aramco, qui court de 2009 à 2013, devrait être approuvé ce mois-ci par le conseil d'administration de cette société et le ministère du pétrole. Le royaume saoudien est en plein milieu d'un projet à 50 milliards de dollars d'expansion de sa production pétrolière pour satisfaire la demande croissante en Asie et sur les autres marchés émergents, et il est prévu qu'il accroîtra sa capacité de pompage à un total de 12,5 millions de barils/jour d'ici l'année prochaine, une augmentation d'environ 11% de la capacité actuelle, qui est de 11,3 millions de barils/jour.

 



En avril de cette année, le champ pétrolier Khoursaniyah en Arabie Saoudite a commencé le pompage et fournira bientôt 500.000 barils supplémentaires par jour de brut saoudien léger de haute qualité. De plus, le développement du champ pétrolier Khourais de ce pays, le plus gros projet de Saudi Aramco, propulsera la capacité de production des champs pétroliers saoudiens de 11,3 à 12,5 millions de barils/jour de brut léger arabique de haute qualité, accroissant ainsi la capacité d'exportation de l'Arabie Saoudite.

 



Le brésilien Petrobras est en dans les premières phases d'exploitation des réserves pétrolières offshore récemment confirmées dans son champ pétrolifère de Tupi, qui pourrait être aussi fabuleux, voire plus, que la Mer du Nord. Petrobras dit que le nouveau champ Tupi, ultra-profond, pourrait contenir jusqu'à 8 milliards de barils de brut léger récupérables. Lorsqu'il sera en service dans quelques années on s'attend à ce qu'il place le Brésil parmi les 10 premiers producteurs de pétrole du monde, entre le Nigeria et le Venezuela.

 



Aux Etats-Unis, aux côtés de rumeurs selon lesquelles les grosses compagnies pétrolières sont restées assises sur de vastes nouvelles réserves en Alaska, par crainte que les prix de ces dernières années ne plongent à cause d'une surproduction, le US Geological Survey [l'Agence américaine des Etudes Géologiques] (USGS) a récemment sorti un rapport qui confirmait de nouvelles réserves pétrolières dans une région qui s'appelle les Bakken, qui s'étendent sur le Dakota du Nord, le Montana et le sud-est du Saskatchewan<.i>. L'USGS estime qu'il y a jusqu'à 3,65 milliards de barils de pétrole dans les Bakken.

 



Il y a aussi les quelques confirmations des nouvelles réserves importantes de pétrole qui ne demandent qu'à être exploitées en Irak, où les Quatre Majors anglo-américaines salivent pour mettre la main sur les champs inexplorés. On pense que ceux-ci recèlent des réserves juste au deuxième rang derrière l'Arabie Saoudite. Le reste du monde est encore à explorer. A un prix au-dessus de 60% dollars le baril, les nouveaux potentiels immenses deviennent économiquement viables. Le problème essentiel auquel sont confrontées les Majors n'est pas de trouver un remplacement au pétrole mais de garder secrètes les découvertes de pétrole, afin de maintenir les prix actuels à un niveau exorbitant. Là, elles sont aidées par les banques de Wall Street et les deux principales bourses au pétrole — le Nymex et ICE Futures de London-Atlanta's ICE. 
  Alors, pourquoi les prix continuent-ils d'augmenter ?  Il y a une preuve de plus en plus évidente que la récente bulle spéculative sur le pétrole, qui a suivi une asymptote depuis janvier, est sur le point d'éclater. Fin avril, à Dallas, au Texas, l'Association Américaine des Géologues Pétroliers a tenu sa conférence annuelle. Elle réunissait des dirigeants des Majors et des géologues. Selon l'un des participants, les patrons des majors, bien documentés, sont arrivés au consensus que "le prix du pétrole baissera bientôt spectaculairement et la croissance des prix à long terme se fera dans le gaz naturel".

 



Juste quelques jours plus tôt, Lehman Brothers, une banque d'investissement de Wall Street, a dit que la récente bulle pétrolière touchait à sa fin. Michael Waldron, le stratège pétrolier en chef de cette banque, a été cité dans le Daily Telegraph britannique, le 24 avril. Voici ce qu'il a dit : "L'offre de pétrole dépasse la croissance de la demande. Les stocks se sont accumulés depuis le début de l'année".

 



Aux Etats-Unis, selon le rapport mensuel de l'EIA sur les stocks, sorti le 7 mai, les stocks journaliers de pétrole ont grimpé depuis janvier de presque 12 millions de barils en avril, pour atteindre près de 33 millions de barils. En même temps, le rapport du 7 mai sur l'essence aux Etats-Unis, publié par MasterCard, a montré que la demande d'essence avait chuté de 5,8%. Et les raffineurs réduisent de façon spectaculaire les rythmes du raffinage pour s'ajuster à la demande d'essence en baisse. Les raffineries tournent actuellement à 85% de leur capacité, en baisse par rapport aux 89% de l'année dernière, dans une saison où la production est normalement de 95%. Les raffineurs essayent aujourd'hui clairement de tirer les stocks d'essence vers le bas pour faire monter le prix de l'essence. "C'est l'économie, idiot !", pour paraphraser le trait d'esprit tristement célèbre que Bill Clinton a fait papa Bush. Cela s'appelle la récession économique.

 



Le rapport du 8 mai d'Oil Movements, une société britannique qui suit la progression des cargaisons de pétrole dans le monde entier, montre que le pétrole en transit en haute mer est aussi assez fort. Pratiquement toutes les catégories de cargaisons sont plus importantes que l'année dernière. Ce rapport fait remarquer, "En Occident, une grande partie de toute accumulation de pétrole, cette année, s'est produite au large, hors de la vue". Certains initiés de cette industrie disent que l'industrie mondiale du pétrole, des activités et des stocks des Quatre Majors au véritable état des bateaux-citernes, au stockage et au levage des stocks, est l'industrie la plus secrète au monde, à l'exception possible du commerce des stupéfiants. 

 Goldman Sachs est encore une fois au centre

Le prix du pétrole aujourd'hui, contrairement à il y a 20 ans, est déterminé à huis clos dans les salles de marché des institutions financières géantes, comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS. La bourse-clé dans ce jeu est le London ICE Futures Exchange (anciennement l'International Petroleum Exchange — la Bourse Internationale du Pétrole). ICE Futures est une filiale à 100% d'Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE a été fondé à Atlanta en partie par Goldman Sachs, qui se trouve être aussi l'indice des prix des matières premières le plus utilisé au monde, le GSCI, qui est sur-lesté par le prix du pétrole.

 



Ainsi que je l'avais fait remarquer dans mon article précédent, ICE a été le centre d'intérêt d'une enquête parlementaire récente. Cette société a été citée à la fois dans le rapport du 27 juin 2006 de la sous-commission permanente d'enquêtes du Sénat et dans les auditions de décembre 2007 de la Commission sur l'Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants, qui a enquêté sur commerce non régulé des contrats énergétiques à terme.

 



Ces deux études ont conclu que la progression du prix du pétrole à 128 dollars le baril et plus est alimentée par les milliards de dollars des contrats à termes sur le pétrole et le gaz qui sont placés sur l'ICE. Au moyen d'une exception bien pratique de la régulation, accordée en janvier 2006 par l'administration de George W Bush, les échanges d'ICE Futures sur les contrats énergétiques à terme américains ne sont pas régulés par la Commission d'Echange des Contrats à Terme sur les Matières Premières (CFTC), même si les contrats pétroliers américains échangés par l'intermédiaire d'ICE Futures le sont dans des filiales d'ICE aux Etats-Unis. Et, à la requête d'Enron, le CFTC a exempté en 2000 les échanges de gré à gré de contrats pétroliers à terme.

 



Il n'est donc pas surprenant de voir dans un rapport que Reuters a sorti le 6 mai que Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être au bord d'un nouveau cours "super élevé", pouvant conduire le prix du baril jusqu'à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois. Ce gros titre "200 dollars le baril !" a fait la une des journaux pendant les deux jours qui ont suivi. Combien de lemmings incrédules ont-ils suivi cette annonce en plaçant leurs paris ?

 



Arjun Murti, le stratège énergétique de Goldman Sachs, a accusé ce qu'il appelle la demande "féroce" (sic) de la Chine et du Moyen-Orient, combinée avec son affirmation que le Moyen-Orient est proche de sa capacité maximum de production. La mythologie du "Pic de Pétrole" a une fois encore aidé Wall Street. Le degré de ce battage non fondé rappelle l'un des battages intéressés de Wall Street en 1999-2000 autour des actions des dot.com ou d'Enron.

 



En 2001, juste avant le crack des dot.com au NASDAQ, quelques firmes de Wall Street poussaient auprès d'un public crédule les ventes d'actions de sociétés, où leurs filiales bancaires avaient des intérêts financiers. En somme, comme cela est sorti des enquêtes parlementaires, des sociétés qui ont un intérêt particulier dans une certaine issue financière se sont servies des médias pour se remplir les poches et celles de leurs sociétés, sur le dos du public.

 



Il serait intéressant que le Congrès assigne Goldman Sachs et une poignée d'autres acteurs majeurs à présenter les registres de leurs contrats énergétiques à terme pour voir s'ils sont investis dans le but de bénéficier d'une augmentation supplémentaire du pétrole à 200 dollars. Sans oublier qu'un fonds spéculatif ou une banque peut acheter des contrats pétroliers à terme avec un effet de levier de 16 contre un.

 



On nous assène une série interminable d'arguments plausibles pour justifier le cours élevé du brut : une "prime pour le risque terroriste", une augmentation "féroce" de la demande de la Chine et de l'Inde, les troubles dans la région pétrolifère du Nigeria, des pipelines qui sautent en Irak, une possible guerre avec l'Iran … et, par-dessus tout, le battage sur le pic de pétrole. Le spéculateur pétrolier T Boone Pickens aurait encaissé un profit énorme sur les contrats pétroliers à terme et il soutient, ce qui est bien pratique, que le monde se trouve au sommet du "pic de pétrole". Tout comme le banquier d'investissements de Houston et ami du Vice-président Dick Cheney, Matt Simmons.

 



Ainsi que cela est noté dans le rapport sénatorial de juin 2006, Le Rôle de la Spéculation de Marché dans la Croissance des Prix du Pétrole et du Gaz, "Il y a quelques gérants de fonds spéculatifs qui sont passés maîtres pour savoir comment exploiter les théories du pic de pétrole et le sujet bouillant de l'offre et de la demande. Leurs prédictions assurées selon lesquelles les cours à venir connaîtront une ascension désastreuse ne font qu'alimenter un peu plus le feu haussier, dans une sorte de prédiction qui s'accomplit elle-même".

 



Un Congrès Démocrate agira-t-il en année électorale pour changer les marchés des contrats pétroliers à termes, minutieusement élaborés de façon opaque, et risquer ainsi de faire éclater la bulle ? Le 12 mai, la Commission sur l'Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants a déclaré qu'elle examinerait cette question en juin.

 



F William Engdahl
a écrit "A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order" (PlutoPress), et "Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation" (Global Research, available at www.globalresearch.ca). copyright 2008 : Asia Times On Line / Traduction : JFG-QuestionsCritiques.  

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