25/07/2008

LA VERITE EN FACE

UNE  PARTIE  DE PING  PONG  QUI  VAUT DE L’OR !!!

 

 

LE  16 JUILLET,  MILOU  RIKIR  REPOND   A  LA POSITION D’ECOLO

Objet : Bravo !


En très bref et en essayant de rester poli : arrêtez votre cinéma et sortez de vos bureaux bruxellois. Prenez enfin le pouls de vos Peuples !
Le cinéma belge est terminé. Cessez de vous prendre pour les derniers Belges et constatez ce que de plus en plus de Wallonnes et de Wallons sentent bien : le cadavre belge est puant et sa seule place est désormais au cimetière. Requiescat in pace (ceci dit pour tous les ex-PSC qui peuplent désormais vos assemblées)

-- Envoi via le site ECOLO

 

LE  24  JUILLET  IL  RECOIT  CETTE  REPONSE !!!

 

Monsieur Rikir,



Votre courriel du 16 juillet dernier relatif à la crise politique que connaît notre pays nous est bien parvenu et a retenu toute notre attention.



De façon plus générale, Ecolo et Groen! poursuivent leur collaboration constructive au sein de l’opposition afin de définir un nouvel équilibre institutionnel et de moderniser la Belgique fédérale. Cette collaboration ne date pas d’hier. En effet, bien avant les élections de juin dernier, Ecolo et Groen! s’étaient déjà rejoints pour lancer ensemble un appel à une Union nationale pour le Climat, convaincus que l’urgence se situe ailleurs que dans des querelles communautaires stériles.

Ainsi Ecolo et Groen! occupent une position particulière dans le paysage politique actuel et constituent les 2 seules formations politiques du Nord et du Sud à collaborer. Cette collaboration nous permet d’avancer sur les sujets pour lesquels nous sommes en phase (le réchauffement climatique) et de nous donner la chance de nous comprendre sur les sujets qui a priori nous séparent, comme la scission de BHV. Le résultat est qu’on nous progressons ensemble : Groen! soutient une circonscription fédérale pour notre pays, par exemple.



Ce n’est pas la position la plus confortable puisqu’elle nous amène à nous rapprocher alors que nos contextes politiques respectifs sont de plus en plus différents, mais nous y sommes attachés.

Pour toute information complémentaire, je vous invite à visiter régulièrement notre site internet www.ecolo.be où vous trouverez nos derniers communiqués
http://web4.ecolo.be/spip.php?article845 ou à consulter notre programme http://web4.ecolo.be/spip.php?rubrique70.

Je vous prie de recevoir, Monsieur Rikir, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Laurent COLLET
Attaché au Secrétariat fédéral d’Ecolo

ET  LE  MÊME  JOUR  IL  LEUR  REPOND  CELA

 

Cher concitoyen,

 

(Puisque vous fûtes conseiller communal en notre ville, ndlr ils sont tous les deux de la ville de HUY).

 

Je ne pouvais m'attendre, cela va de soi, à une réponse moins langue de bois et style "refrain déjà entendu" de la part d'un représentant de la direction d'Ecolo, parti fondé notamment par des dissidents de l'ancien Rassemblement Wallon mais qui, manifestement, a bien oublié ses origines.

 

Mutatis mutandis, le langage qui est le vôtre est parfaitement le même que celui des libéraux (frankeûpheûnes, s'entend) depuis qu'ils sont tombés en Golie thatchérienne : tout est toujours plus important que les "querelles communautaires stériles", pour vous citer. En plus de vingt-cinq années de politique libérale pratiquée par tous les gouvernements de ce pays depuis l'entrée du PRL au gouvernement en 1981, c'est effectivement ce que les Wallonnes et les Wallons sont obligés d'entendre et de ré-entendre. L'économie, le social (et maintenant, avec vous, l'écologie) sont bien plus importants que n'importe quelle question faussement appelée "communautaire". Au nom de ces beaux principes, des tonnes de législation, de réglementations et de jurisprudence se sont abattus sur les Peuples de ce royaume (remarquez que je n'écris certes pas "pays", comme vous le faites, la Belgique n'étant qu'un État) et, une simple analyse des faits oblige à constater que leur poids s'est tout particulièrement fait sentir en Wallonie, pour des raisons historiques et économiques évidentes. Le résultat très concret de toutes ces politiques, c'est que, dans ce royaume, une région – la Flandre – si certes elle subit aussi le poids de tout cela, mais partant d'une situation autrement privilégiée – a plus que la possibilité demain, si l'envie l'en prend, de partir sur de bonnes bases. À l'opposé, les deux autres auront d'autant plus de mal qu'au cours de ces plus de vingt-cinq ans, les diverses "compromissions historiques" dont ce royaume a la malheureuse habitude, faites systématiquement aux conditions du plus fort, rien ne leur aura été épargné. Voyez (votre ancienne ministre des communications devrait en savoir quelque chose, mais hors Schaerbeek et sa région bruxelloise, que connaît-elle à la Wallonie ?) comment la Flandre est quasiment parvenue à désertifier la Wallonie en matière de transports publics restés fédéraux (SNCB, que l'on ferait mieux de tout simplement appeler NMBS). Quand la Flandre obtiendra sa scission (elle le réclame depuis un certain temps et, sauf à faire l'autruche, l'on sait que ce qu'elle réclame, elle finit toujours par l'obtenir dans le cadre d'un accord de la St-Machin), ce le sera à ses conditions et après avoir tout fait pour que la situation du rail en Flandre soit le plus favorable possible par rapport à ce qu'elle sera en Wallonie et à Bruxelles. Combien de gares, d'arrêts, voire de lignes supprimés encore vous faudra-t-il avant de comprendre ?

 

Et ce qui est valable pour la SNCB l'est tout autant pour quantité d'autres questions bien pratiques (pas des "querelles communautaires stériles") qui font tout simplement la vie quotidienne des gens de NOTRE pays, la Wallonie. Toutes ces questions, c'est de l'argent, ce sont des emplois, ce sont des gens, ce sont des vies. Alors, je vous en prie, cessez ce discours benêt, style "loyauté fédérale" tout juste bon à endormir notre Peuple. C'est bien de son sort très concret qu'il est question, au delà du cirque médiatique "communautaire".

 

En quoi la Belgique constitue-t-elle encore un "plus", comme nous le matraquent certains "frankeûpheûnes" ? La seule solution de courage et d'avenir, c'est de s'assumer. Cela veut dire qu'aux partenaires flamands, il faut dire "top là" et organiser, dans des délais brefs, une prise d'indépendance réciproque. Que chacun se gouverne chez soi, au sein de l'Union européenne, et il ne sera plus question de gémir à longueur d'années, que si cela va mal, c'est la faute à l'autre. Les dirigeants de la Flandre n'auront plus l'excuse de proclamer à leur Peuple que tout va mal à cause des Wallons ; ceux de la Wallonie n'auront plus l'occasion d'attribuer tous leurs râtés à la mauvaise volonté flamande. Voilà la solution du courage politique. Même forcés comme ils le furent par l'arrogance tchèque, nos soeurs et frères de Slovaquie ont relevé ce genre dé défi. Ce ne fut pas aisé, ce ne l'est toujours pas. Il y a eu bien des erreurs, voire des dévoiements commis dans ce pays depuis 1993. Mais toujours est-il que ce petit pays, en beaucoup de points comparables à la Wallonie, va entrer le 1er janvier prochain dans la zone Euro. Beaucoup – avec les mêmes mots que nous entendons ici dans la bouche de nos "frankeûpheûnes", dont Ecolo paraît être malheureusement un très brillant exemple – promettaient à ce petit pays du sang, des larmes et, au final, la banqueroute.

 

Jouer la peur est la plus scandaleuse des politiques. Elle est le fait ou des opportunistes les plus plats ou des peureux les plus abjects. Je laisse à votre parti le choix de la catégorie dans laquelle il se place. Mais vous êtes sans aucun doute actuellement parmi les pires ennemis du Peuple que vous prétendez représenter. Vous me voyez d'autant plus désolé de vous le dire que, historiquement, j'aurais tout pour me sentir proche de vous. Ancien co-fondateur du groupement régional antinucléaire Huy-Tihange, j'ai milité longtemps et suis resté ami de gens qui sont ou ont été chez vous. Je ne citerai que Gérard André (Huy) ou Gabriel Liégeois (Ouffet). J'ai même – aux communales et aux provinciales – voté au moins une fois pour votre parti (devant le désert ou l'abject représentés par les partis traditionnels du coin). Mais vraiment, toute votre tactique actuelle est – veuillez m'excuser le terme – à vomir.

 

Je vous prie d'agréer, Cher Concitoyen, mes salutations wallonnes et républicaines les plus urbaines,

 

Milou (Émile) Rikir

Ancien Secrétaire parlementaire  R.P.W.

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"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine !

 

 

Merci, mon cher Milou, heureusement que nous avons çà et là des militants, que dis-je, des citoyens lucides et intransigeants quand il s’agit de nos valeurs fondamentales.

Merci pour cette bouffée de fraîcheur qui fait du bien quand on la lit et qui réjouit quand on imagine la tête des destinataires.

Tes écrits, tes pensées dans notre période agitée  seront toujours les bienvenus sur notre « réseau RPW » et j’incite les autres blogs à ajouter ce qui précède  à leur production propre.

Salut et fraternité.

Pierre DUTRON   RPW

 

17:52 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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