04/03/2008

NAMUR 29 FEVRIER LE MMW PREND L'INITIATIVE

Ce vendredi 29 février, le MMW convoquait toutes les wallonnes et tous les wallons qui s'intéressent à l'avenir de notre pays, pour débattre et tenter d'harmoniser nos revendications au sein du mouvement wallon.

C'est donc devant une salle de 300 personnes remplie comme un oeuf que divers intervenants ont pu échanger leurs points de vue sur la question.

On notera a passage la présence des Happart, Vancau, Eerdekens, et Jean Maurice Dehousse, Jean Emile Humblet, ainsi que de la FGTB wallonne et de la CSC wallonne... Comme à l'accoutumée, quelques rattachistes indécrottables anti-wallons, sont partis en milieu de séance, prouvant s'il le fallait encore que ceux qui veulent la france sont aussi majoritairement contre la Wallonie.

Le RPW, soutient et soutiendra toujours, ceux qui par un acte, une déclaration, une pétition, une manif etc... posera une pierre en plus sur le long et difficile  chemin qui un jour nous mènera à l'indépendance et cette République Wallonne qui est pour nous la seule issue mobilisatrice et nous garantissant notre avenir de peuple et culture d'Europe.

Voici la déclaration a l'issue de la réunion.

Déclaration pour un projet politique mobilisateur de la société wallonne.

 

Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus du monde politique, économique, social, culturel et associatif, militants du Mouvement wallon et acteurs de notre société dans sa diversité, réunis ce 29 février 2008 à  Namur, à titre individuel ou comme représentants de divers groupements, voulons faire entendre notre voix dans le débat institutionnel actuel qui influera directement sur l’avenir de notre Région.

  

A cette fin, nous avons adopté la présente Déclaration qui, dans le cadre des négociations en cours et des réflexions qui seront menées au sein du Parlement wallon, réaffirme les principes fondamentaux sur lesquels nous voulons construire l’avenir de la Wallonie :

  

§ 1er  Partant des constats que :

  1)  La mise en place d’une fédération francophone c’est à dire un seul gouvernement et un seul parlement pour les Wallons et Bruxellois francophones, comme déjà tenté en 1985, aura pour conséquences principales : -     la liquidation des institutions de la Wallonie, représentation légitime des Wallons, porteuses de notre redressement.

-     la Région de Bruxelles-Capitale deviendrait la seule à conserver un gouvernement autonome.

  

2)  La Région constitue la réalité de référence pour les Wallons comme pour les Bruxellois, à la fois comme élément d’identification et comme moteur de leur stratégie de développement ;

  

3)  La solidarité entre la Wallonie et Bruxelles ne peut avoir pour prix la suppression ou l’occultation d’une des deux entités, mais elle doit, au contraire, respecter l’identité et les intérêts propres des deux populations et des deux Régions ;

  

4)  L’institution communautaire, basée seulement sur la langue et la culture est porteuse d’enfermement et de repli identitaires. Incapable de répondre aux aspirations à la reconnaissance des populations qui la composent, elle n’a jamais été, en près de quarante ans, et ne sera jamais à même de déclencher une mobilisation citoyenne capable de générer tant un « vouloir vivre ensemble » que l’accélération de la rénovation de la Wallonie.

  

§2 Nous estimons que :

  

1)  Il est temps de laisser derrière nous un Etat belge où deux Communautés se font face, pour mettre les institutions en phase avec la réalité de la population du pays, en permettant l’épanouissement de trois Régions, chacune avec son identité propre, des institutions cohérentes et la capacité de développer des coopérations efficaces car tissées entre des partenaires égaux ;

  

2)  La maîtrise et la gestion par la Wallonie des compétences culturelles au sens large à savoir l'enseignement, la recherche, la politique culturelle et sportive et les médias, est un facteur indispensable à la définition d'un véritable projet de développement régional cohérent et intégrant les dimensions économiques, sociales, environnementales, éducatives, sportives et culturelles ;

  

3)  La poursuite et l’approfondissement du mouvement entamé dans la foulée de la réforme de 1993 (transfert de l’exercice de compétences, avec les moyens budgétaires afférents, de la Communauté française à la Wallonie et la Cocof) constituent une progression logique vers l’exercice de toutes les compétences communautaires par l’institution régionale, et ce tant en Wallonie qu’à Bruxelles ;

  

4)  La solidarité et la complémentarité entre la Wallonie et Bruxelles peuvent se matérialiser et se renforcer de manière réellement efficace par une collaboration large de Région à Région, sans impliquer, par définition, leur dilution au sein d’institutions communes ;

  

5)  Pour assurer une solidarité Wallonie-Bruxelles mutuellement profitable, l’adoption d’une norme commune concrétisant la volonté de coopération sous la forme d’un « traité » constitue une voie possible. Ce large accord de coopération réglera les objectifs communs, les domaines et modes de coopération, ainsi que les formes de la relation entre la Wallonie et Bruxelles;

  

6)  La tenue, à des moments distincts, des élections fédérales et des élections régionales est l’un des fondements du fédéralisme.

  

7)  Enfin, la Wallonie doit être à même de pouvoir mener un débat sur l’organisation politique et administrative optimale de son territoire, comme, par exemple, le rôle de l’institution provinciale.

  

§3 Nous considérons en outre que : 

  

1)  La liste des compétences fédérales devra être établie de manière limitative tout en garantissant une fiscalité des entreprises identiques dans l’ensemble du pays et en renforçant la solidarité inter-personnelle et l’unicité du droit du travail, appréhendés, tous deux, dans un sens large, et ce pour l’ensemble des travailleurs, indépendamment de leur lieu de travail ou de leur domicile;

  

2)  Une « re-fédéralisation » de compétences exercées par les entités fédérées ‑ par exemple le commerce extérieur ou la coopération au développement ‑ nous paraît inutile, la gestion de ces matières s’étant révélée efficace au niveau régional  et n'a nullement empêché le développement de collaborations sur ces matières entre les Régions;

  

3)  Le transfert complet de compétences déjà largement régionalisées constituerait une évolution logique dans une optique de renforcement de la cohérence donc de l’efficacité des politiques régionales ;

  

4)  La mise en place d’une circonscription électorale fédérale unique ne sera qu'un affaiblissement du fait politique régional, un renforcement de la représentation flamande et un pas de plus vers l’ultra-personnalisation de la vie politique au détriment du débat de fond et ce sans résoudre en rien les divergences et les différends existant entre les communautés.

   *********************************   

 

 

 

Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus des mondes politique, économique, social, culturel et associatif, militants wallons et acteurs de notre société dans sa diversité, prenons l’engagement, chacun à notre niveau de responsabilité, tant du point de vue personnel que collectif, de défendre et de diffuser auprès du plus grand nombre les grands principes de la présente Déclaration.  

Fait à Namur, capitale de la Wallonie, le 29 février 2008


Dehousse[1]

 

Jean Maurice DEHOUSSE 1er Premier Ministre Wallon d'après la mise en place du fédéralisme en Belgique 

 

 

Humblet[1]
 

Jean Emile HUMBLET ancien sénateur et fondateur du RPW

11:57 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

DES SILENCES ELOQUENTS Permettez-moi, un commentaire très personnel concernant le sieur libert et ses affidés, il me semble que les échos de cette soirée montrent une grande discrétion deMCWRWWPSDI oufti ké bazar!!! Excusez moi j'ai oublié qu'ils étaient occupé à préparer les graines pour ensemencer le jardinet liègeois !!!! RIRES A TRES HAUTE VOIX

Écrit par : pierre dutron | 04/03/2008

DE QUEL DROIT VOUS PERMETTEZ-VOUS DE JUGEZ LES GENS? M.LIBERT EST UN HOMME BIEN' connaissez- vous aussi tous ses affillés? J'en fait partie, que faites vous de la démocratie? Vous parlez du "sieur Libert et de ses affidés(ou affilliés) à vous entendre nous somme des moins que rien. mais oui j'oubliais c'est normal, votre commentaire n'est que personnel , la petite guèguerre quoi !!! je vous conseille de brosser devant votre porte avant de le faire devant celle des autres. Entre Wallons on a plutôt tendance à ,se soutenir, ne l'auriez vous pas compris? ....

Écrit par : Nisou | 25/03/2008

LA LIBERTE DE PENSER EST POUR MOI UN DROT INALIENABLE Le titre de ma réponse se suffit à lui même, car vous l'apprendrez avec le temps, madame la condruzienne!!! Avec le duc de leernes et ses "affidés" je persiste et je signe, il est un homme bien si vous pensez comme lui et agissez pour lui. Mais vous l'apprendrez à votre dépens, et avec le temps... quel gaspillage d'énergie et de bonne volonté pour un degré de réussite en négatif, dans une période où comme vous le dites on "devrait" se serrer les coudes, mais que voulez-vous, nous sommes des latins, pas des germaniques!!!ET HEUREUSEMENT.... VIVE LA REPUBLIQUE WALLONNE

Écrit par : pierre dutron | 25/03/2008

Les commentaires sont fermés.