26/02/2008

DECES DE ROGER FOULON

UN  THUDINIEN  

 

 

D'EXCEPTION  

 

 

 

S'EST   ETEINT  

 

 

 

 

 

MON AMI ROGER: tour à tour et à la fois, instituteur, écrivain, poête, journaliste, ethnologue, anthropologue, humaniste.TOUCHE A TOUT D'EXCEPTION    

 

 

 

 

 

JE GARDERAI DE TOI, EN SOUVENIR DE NOTRE COMPLICITE,  MA SEULE ET UNIQUE PARTICIPATION A LA MARCHE SAINT ROCH, C'ETAIT L'EDITION 1983, DANS LES SAPEURS DE LA COMPAGNIE SAINT ROCH, EN RANG PAR TROIS, NOUS ETIONS LES DERNIERS, MOI AU MILIEU, BERNARD BAILLE A MA GAUCHE, ET TOI A MA DROITE.  

 

 

 

 

 "tu rejoins Marcelle, que la terre vous soit légère"

 

 

 

 

 

foulon120[1]

Académie littéraire
Élu le 8 mai 1999
Prédécesseur :
Jeanine Moulin
Fauteuil 10  Décédé ce samedi 23 février 2008 en soirée

BIOGRAPHIE

Roger Foulon n'a cessé d'animer "sa" revue, Les Feuillets du Spantole, qu'il a fondée il y a un demi-siècle, en 1956. Et il l'imprime sur sa propre presse! C'est dire l'endurance de son engagement en littérature, et son souci de la pratiquer sous tous les angles. L'ampleur de son œuvre a de quoi impressionner : au moment de son entrée à l'Académie, en 2000, Jacques Crickillon, qui l'y accueillait, dénombrait sous la signature de l'impétrant septante-sept recueils de poèmes, neuf romans, six pièces de théâtre, un oratorio, ainsi que d'innombrables contes – quelquefois réunis en volumes –, critiques littéraires, essais et monographies. Sans parler des conseils, commissions, associations dont il est membre, ou qu'il préside, comme il le fit à l' Association des Écrivains belges durant de longues années.

Né à Thuin, cité qu'il ne quitta jamais, le 3 août 1923, il n'a cessé de se laisser imprégné par ce pays doucement vallonné, d'une rare harmonie de reliefs. Sa poésie en témoigne, ses fictions aussi. Le poète débute en 1947 avec D'entre les songes, le romancier en 1977 avec L'Espérance abolie. Dans un registre comme dans l'autre, la nature est intensément présente, dans sa force et sa tendresse, menaçante parfois, accueillante comme refuge si souvent. Les personnages de Foulon, dit Crickillon, sont «gens de la terre, des êtres souvent frustes dont l'humble savoir s'est composé au contact sans romance de la nature».

Cette proximité, cette intimité explique aussi le style d'écriture de Foulon, car la nature, toujours selon son plus pénétrant lecteur, «est belle phrase, beauté complexe à l'état simple, est édification permanente». Elle éclaire également la nature de l'auteur lui-même, productif ô combien, et également généreux dans son action mobilisatrice en faveur de la culture : n'a-t-il pas fondé les Artistes de Thudinie dès ses vingt-trois ans?

Ses personnages, il les dote d'une comparable énergie : où Djo, le protagoniste de Déluge, puiserait-il la force de déléguer au fleuve la vengeance que lui inspire la trahison de Marthe, où Alexandre La Redoute, le bandit d'honneur, dans Un enfant de la forêt, trouverait-il de quoi se doter d'une cause dans cette région dont il ne sait, il y a plus de deux siècles, à qui elle appartient?

Foulon est un frontalier, d'une région que l'histoire n'a cessé de bousculer, et où il construit pierre à pierre une œuvre des plus vastes, au fil des jours, et au rythme de son souffle. Il s’est éteint ce samedi 23 février après avoir perdu sa plus fidèle de toute, son épouse voici quelques mois…, ces obsèques se dérouleront ce jeudi 28 février à Thuin.



BIBLIOGRAPHIE

L'exil terrestre, poésie, Bruxelles-Paris, Le Nénuphar, 1946.

D'entre les songes, poésie, chez l'auteur, 1947.

Naissances, poésie, chez l'auteur, 1949.

Prières pour un vivant, poésie, chez l'auteur, 1950.

Ève et le songe, poésie, chez l'auteur, 1952.

Le peintre Richard Bressy, monographie, Bruxelles, Collection Les Artistes, 1953.

Pur enfant de moi-même, poésie, Tournai, Unimuse, 1954.

La joie humaine, poésie, chez l'auteur, 1955.

Le pain de tous les jours, poésie, Namur, Wesmael-Charlier, 1955.

Ben Genaux, monographie, La Louvière, Rencontres, 1956.

Ernest Degrange, monographie, chez l'auteur, 1957.

Visages du monde, poésie, Namur, Wesmael-Charlier, 1958.

La route vers la mer, poésie, Malines, C.E.L.F., 1958.

Aulne, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1958.

Chants d'un captif, poésie, Bruxelles, Le Thyrse, 1958.

Poèmes choisis, poésie, Bruxelles, Anthologie de l'Audiothèque, 1960.

Les voix de la nuit, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, 1961.

Artistes de Thudinie, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1961.

Concerto pour une ville, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1961.

Simples paroles à Notre-Dame-la-Terre, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1961.

Thudinie de mon cœur, essai, Thuin, Éditions du Spantole, 1962.

Poèmes pour un visage, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1962.

Le jeu de Beauanont, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, Thuin, 1963.

Gustave Fr. Is. Marchoul, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1963.

Chemins d'un vivant, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1963.

Bestiaire, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1964.

Le jeu d'Aulne, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, 1965.

Silex, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1965.

La Thudinie, essai, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1965.

Arts de Thudinie, essai, Thuin, Éditions du Spantole, 1966.

Le jeu de Thuin-sur-Sambre, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, 1966.

Une fille de la mer, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, 1967 (adaptation wallonne par Armand Deltenre sous le titre El fiye dès deunes, 1996).

L'envers du décor, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1967.

Marcel Thiry, poète, essai, Charleroi, Institut Jules Destrée, 1969.

Rites pour conjurer la mort, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1969.

Laudes pour elle et le monde, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1970.

Le chant des mains, essai, Thuin, Éditions du Spantole, 1971.

Charles Plisnier, essai, Charleroi, Institut Jules Destrée, 1971.

Le dénombrement des choses, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1973.

Le chêne, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1973.

Robert Vivier, essai, Bruxelles, André De Roche, 1974.

Marie-Louise Albessart, imagière wallonne, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1974.

Petit reliquaire pour les oiseaux, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1974.

Le calvaire, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1974.

André De Rache, poète, collagiste, éditeur, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1974.

Petite suite pour Églantine, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Variations sur l'amour, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Le grand feu, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Les rois mages, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Croquis matinaux, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Neuvaine sous la pluie, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Nocturnes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1976.

Jardins, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1976.

Le dit de la presse, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1976.

Poèmes pour l'enfant qui vient, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1976.

Les 75 ans de l'Association des Écrivains belges de langue française, monographie, Bruxelles, Éditions Nos Lettres, 1977.

Clartés, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1977.

L'Espérance abolie, roman, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1977.

Marches militaires et folkloriques d'Entre-Sambre-et-Meuse, essai, Bruxelles, Paul Legrain, 1977.

Icariennes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1977.

Poésie des signes, poésie, Bruxelles, André Colpin, 1977.

Saisons, poésie, Bruxelles, André Colpin, 1977.

Passages, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1978.

Pour saluer le jour, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1979.

Paroles pour une naissance, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1979.

Bruxelles millénaire, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1979.

Tout est parole, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1980.

Armand Simon, monographie, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1980.

Ma Thudinie, essai, Bruxelles, Paul Legrain, 1980.

Un été dans la Fagne, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1980.

Variations sur une parole de Tagore, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1980.

Ex-libris, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1980.

Numéro spécial du «Spantole» (25e anniversaire), monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1980.

Vipères, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1981.

Itinéraires, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1981.

Le temps des sorbes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1981.

Barrages, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1982.

Le chien du petit monde, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1982.

Quotidiennes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1982.

Images d'une petite ville, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1983.

La botte du Hainaut, région des sylves et des prés, essai, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1983.

Le légendaire de Wallonie, contes, Bruxelles, Paul Legrain, 1983.

Déluge, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1984.

Éléments, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1984.

Le maître d'école, essai, Bruxelles, Paul Legrain, 1985.

Anne-Marie Large, monographie, Berzée, Navaux, 1985.

Les lambis et autres contes fantastiques, contes, Thuin, Éditions du Spantole, 1985.

Paroles pour la pluie, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 1986.

Joie du temps, poésie, Marcinelle, Éditions I.E.I.A.S., 1986.

Les charmes de la terre, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1986.

Naissance du monde, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1986.

Antiphonaire pour la pluie, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1987.

Entre-Sambre-et-Meuse. Thudinie-Chimay-Couvin, essai, Bruxelles, Paul Legrain, 1987.

Maurice Flavion, peintre, Thuin, Éditions du Spantole, 1987.

Entre-Sambre-et-Meuse. Marches militaires, essai, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1987.

Poèmes pour un amour qui ne s'éteint, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1987.

Château-poésie, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1988.

Jeux d'aube, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1988.

Poèmes sur des dessins d'Armand Simon, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1989.

Légendes et contes d'Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles, Paul Legrain, 1989.

Ombres chinoises, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1989.

Senteurs sauvages, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1989.

L'abbaye d'Aulne, essai, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1990.

Ibériques, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1990.

Rives, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1990.

Norvégiennes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1990.

Quatre récits d'ailleurs, Thuin, Éditions du Spantole, 1991.

Croix, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 1991.

Printemps, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1991.

Les tridents de la colère, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1991.

Prodiges, poésie, Bruxelles-Paris, Vie ouvrière-Pierre Zech, 1991.

Mémoire d'une petite ville, souvenirs, Thuin, Éditions du Spantole, 1992.

Le légendaire d'Aulne, contes, Thuin, Éditions du Spantole, 1992.

Volières, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1993.

Résurgence, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1993.

Légendes, poésie, Amay, L'Arbre à paroles, 1993.

Quinze haikai:s pour saluer Julia, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1993.

Bat'lîs èt batias du Camps qu'èst oute, poésie en wallon (avec traduction française par l'auteur), Nivelles-Bruxelles, Micromania, 1994.

L'homme à la tête étoilée, roman, Lausanne, Luce Wilquin, 1995.

Paroles des objets et des plantes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1995.

Cantiques, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte et Éditions du Spantole, 1995.

Choral pour la paix, poésie, Charleroi, Éditions Le Rappel, 1995.

Paroles de plantes, huit mélodies pour voix moyennes mises en musique par Paul Uy, poésie, chez les auteurs, 1996, .

50 ans d'art en Thudinie, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1996.

Cinquantines, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1996.

Aube, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 1996.

La Thudinie insolite, essai, Bruxelles, Éditions Le Livre, 1996.

Voyage de Marceau, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1996.

Histoire de bêtes, nouvelles, Avin, Luce Wilquin, 1997.

Maurice des Ombiaux, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1997.

Charles Plisnier, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1997.

Claudine Bernier, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1998.

Poèmes d'avant-mort, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1998.

Un enfant de la forêt, roman, Avin, Luce Wilquin, 1998.

Anne-Michèle Hamesse, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1998.

Jardins-Astres, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 1998.

Anne-Marie Derèse, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1999.

La maison de feuilles, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte et du Spantole, 1999.

Contes pour Noël, contes, Bruxelles, Éditions Memor, 2000.

Les feux du ciel, roman, Avin, Luce Wilquin, 2000.

Géo Libbrecht, étude, Bruxelles, Biographie nationale, 2000.

Maurice Gauchez, essai, Service Luxembourgeois du livre, 2000.

Paul Bay, essai, Service Luxembourgeois du livre, 2000.

…je cherche tes faces Seigneur, ne me voile pas Tes faces, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 2000.

Le poème mutilé, conte, Mariemont, Éditions Musée de Mariemont, 2001.

Ceux d'ailleurs, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte et du Spantole,2001.

Au fil des jours, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2001.

Venue de l'enfant fleur, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2001.

L'ultime rendez-vous, roman, Avin, Luce Wilquin, 2001.

Jean Giono, poète des hauts-pays, essai, Tournai, La Renaissance du Livre, 2002.

Douze quatrains pour dire le printemps, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2002.

Cosmogonie, poésie, Amay, Maison de la poésie, 2002.

Passion, 14 textes, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 2002.

Sizains pour une naissance, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2003.

Mots, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2003.

Êve èt Adam, poésie en wallon, Charleroi, Éditions El Bourdon, 2003.

L'étrange vie de Saint-Landelin, monographie romancée, Avin, Luce Wilquin, 2003.

Les douze mois d'un jardin, chroniques, Bruxelles, Éditions Memor, 2004.

L'abbaye d'Aulne, guide illustré, Thuin, Éditions Maison du Tourisme du Val de Sambre et de Thudinie, 2004.

Paroles de feuillage, anthologie, Châtelineau, Éditions Le Taillis Pré, 2004.

Autour d'un roman de Georges Thinès, essai, Lille, Université de Lille, 2004.

L'autrucherie, roman, Avin, Éditions Luce Wilquin, 2005.

Garden's path, poésie, Mons, Éditions Warda, 2005.

Le dit de l'imprimerie, poésie, Thuin, Éditions Musée de l'Imprimerie, 2005.

Processions de foi, essai, Bruxelles, Éditions Reporters, 2006.

Stances pour ma ville, poésie, Thuin, Éditions Sambre-et-Meuse, 2006.



BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE

Alain Cléry, Roger Foulon ou l'accomplissement du temporel, Thuin, Éditions du Spantole, 1965.

Jean-Marie Culot, Bibliographie des écrivains français de Belgique, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1966.

Jean-M. Horemans, Roger Foulon, poète de la vie et de la mort, Thuin, Éditions du Spantole, 1971.

Robert Burniaux et Robert Frickx, La littérature belge d'expression française, Paris, Presses universitaires de France, coll. «Que sais-je?», 1973.

Robert Frickx et Raymond Trousson, Lettres françaises de Belgique, Dictionnaire des œuvres, Gembloux, Duculot, 1988.

Liliane Wouters et Alain Bosquet, La poésie francophone de Belgique, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1992.

Mélanges, Bruxelles-Amay, Association des écrivains belges de langue française-Maison de la Poésie, 1995.

Michel Joiret et Marie-Ange Bernard, Littérature belge de langue française, Bruxelles, Didier Hatier, 1999.

Jacques Lefèbvre, Roger Foulon, Marche-en-Famenne, Éditions du Service du Livre luxembourgeois, 2003.



COMMUNICATIONS

Écrivains à la Trappe (PDF 86Ko)
Communication à la séance mensuelle du 10 juin 2000

Autour de la revue La Jeune Wallonie et de son directeur René Dethier (PDF 96Ko)
Communication à la séance mensuelle du 14 décembre 2002

Autour de Paul Vanderborght (PDF 92Ko)
Communication à la séance mensuelle du 9 avril 2005

Autour de Maurice des Ombiaux (PDF79Ko)
Communication à la séance mensuelle du 13 janvier 2007
 

12:49 Écrit par chris dans Culture & Folklore | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/02/2008

ENCORE UN MILITANT WALLON QUI VA DANS LE BON SENS

wallon todi libertécoqhardi

Le Soir – 19/02/08 - Carte blanche

 

Bye Bye Wallonie ?

 

Jean-Claude Vandermeeren Secrétaire général de la FGTB wallonne, membre du groupe Wallonie-Bruxelles (1)

 

Le 13 décembre 2006, à une heure de grande écoute, la RTBF diffusait une oeuvre de fiction réalisée et interprétée - dans leur propre rôle - par des journalistes  « maison », avec la participation exceptionnelle de quelques acteurs politiques, du reste pas tous fréquentables.

 

Cette date doit rester gravée comme un moment charnière de l'histoire nationale tant le téléfilm de Philippe Dutilleul a suscité l'émoi. Il s'apparente ainsi à La Muette de Portici, l'opéra d'Auber représenté à La Monnaie pour le 59e anniversaire de Guillaume d'Orange contre qui se seraient levés des spectateurs bruxellois au moment de l'air « Amour sacré de la patrie ». Ils donnaient ainsi le signal du soulèvement qui mènera à l'indépendance de la Belgique. Le téléfilm ertébéen, 176 ans plus tard, met en scène de semblables réactions. Cette fois-ci totalement virtuelles !

 

Et pourtant, le trouble que suscita cette diffusion fut si profond que l'oeuvre  elle-même mériterait d'être mieux analysée. Il révélait un attachement jusque-là insoupçonné d'autant de Wallons et de Bruxellois à l'unité du pays.

 

L'ampleur de cette émotion était relativement peu prévisible compte tenu de l'expression répétée des urnes en Flandre qui conduit ce « néobelgicanisme » dans une impasse politique.

 

De la même façon, les funérailles de Baudouin à l'été 1993 avaient surpris par la traduction inattendue d'un engouement médiatique ou populaire pour la monarchie.

 

A treize années d'intervalle, ces « événements » de nature différente ont dans tous les cas traduit une profonde transformation de la sociologie wallonne marquée au lendemain de la guerre par les questions « royale », « scolaire » et sociale avec la grande grève de l'hiver 60. Cette mutation apparaît si radicale qu'on peut se demander si le 13 décembre ce n'est pas moins la fin de l'Etat belge qu'aurait annoncé la RTBF que l'évaporation  d'une identité wallonne.

 

La Wallonie apparaît aujourd'hui orpheline d'un projet qui la distingue. Sa classe politique a pour ambition majeure (et légitime !) de rattraper son retard de développement dans un cadre en extinction : la Belgique fédérale.

 

Ce programme se révèle dans une approche régionale très économétrique qui ne constitue pas un projet identitaire particulièrement « sexy ». Comparez-le, par exemple, à la puissante affirmation selon laquelle « sont Wallons les gens de Wallonie » ! Cette définition qui fut, à l'antipode de toute tentation nationaliste, un étendard pour des régionalistes aujourd'hui volontiers  « ringardisés ».

 

Dans la bouche des responsables politiques qui en émanent, la Wallonie semble éteinte. Morte ? Ils lui ont substitué un concept hérité, celui d'une langue maternelle. Nous ne serions plus que francophone ?Et pour comble, s'affirmer sans complexe Wallon résonnerait aujourd'hui comme une rupture de solidarité, comme un repli, un égoïsme ?

 

La note récemment déposée et présentée au groupe « Busquin-Spaak » (NDLR : groupe Wallonie-Bruxelles) par le professeur de droit constitutionnel de l'ULB, Marc Uyttendaele, s'inscrit dans cette évolution (Le Soir du 30 janvier). Bien sûr reconnaît-elle encore la force de l'identité régionale, qu'elle soit bruxelloise ou wallonne. Mais dans la nouvelle architecture institutionnelle qu'il défend, c'est la Wallonie qui disparaîtrait comme autorité fédérée sur l'autel de la simplification du paysage. Bien sûr se verrait-elle garantir une « autonomie clairement affirmée » mais dans le cadre d'une « autorité de Wallonie et de Bruxelles ». Ainsi la Wallonie n'existerait-elle plus que par soustraction.

 

La réflexion d'Uyttendaele a le mérite de mettre le doigt sur l'obsolescence du concept de communauté et de proposer la régionalisation totale des matières personnalisables.


Soit. Mais maintenir une structure avec un parlement de 94 membres et un gouvernement de combien de ministres pour gérer  l'enseignement et la culture, est-ce bien raisonnable ?

 


Le professeur fonde son argumentation sur le souci pour les francophones de « s'exprimer d'une seule voix dans le dialogue avec les Flamands ».
Mais c'est malheureusement déjà le cas !

 

 

Les Wallons et les Bruxellois, en défendant un fédéralisme construit au départ des Régions, gagneraient à voir leurs intérêts défendus dans une négociation à trois plutôt que dans un dialogue de communauté à communauté. Et la nécessaire solidarité gagnerait à s'exprimer dans le respect de chacun.

 

Me Uyttendaele défend au contraire un concept sympathique de « citoyenneté culturelle » qui serait en réalité le trait d'union entre ces francophones. Cette fausse « bonne idée » - outre l'ambiguïté même d'une citoyenneté extraterritoriale et désarticulée de toute géographie - a pour conséquence de continuer à priver la Wallonie d'un enseignement ancré sur ses réalités économiques, sur son histoire sociale et sur un projet d'avenir propre. Ainsi que d'une culture enracinée de la même manière.

 Quelle solidarité garantirait ce prix exorbitant dès lors que la Wallonie doit pouvoir gérer ces compétences mal logées à la Communauté, simplement pour consolider et asseoir son propre développement ? 

14:22 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/02/2008

LA LETTRE DE VANCAU

8519[1]


 

En marge des négociations institutionnelles fédérales, d'aucuns ont estimé qu'il était enfin temps de réfléchir à l'avenir institutionnel des Wallons. Ils ont choisi de le faire à Bruxelles, au sein du Parlement de la Communauté française devant le groupe Busquin-Spaak.

Il devait s'agir d'une réflexion sur le projet commun que les Wallons pourraient définir avec les Bruxellois, les modifications institutionnelles devant découler, ensuite, des conclusions de ces échanges. La tuyauterie devait donc suivre, à l'horizon 2009 mais, manifestement, le plombier est passé plus tôt que prévu, et Marc Uyttendaele a déjà apporté au monde francophone les plans d'une nouvelle architecture institutionnelle clef sur porte.

Pas de chance pour les Wallons, ils ne sont pas gâtés dans la maison francophone commune qu'on leur destine. Ils y perdent leur chambre et, alors que tous les autres se voient offrir un espace propre, ils se voient priés de partager leur pièce avec leurs homologues bruxellois qui, eux, conservent par ailleurs leur propre demeure.

Analyse et impressions critiques sur un projet qui sent furieusement la fusion-absorption de la Région wallonne par la Communauté française.

1. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE NOM !



Bye bye Wallonia. Si le projet devait être adopté selon les vœux de Marc Uyttendaele, la Région wallonne disparaîtrait de la Constitution pour ne laisser place qu'à l'Autorité Wallonie-Bruxelles, censée nous représenter, à côté de l'Autorité flamande, de l'Autorité germanophone et de l'Autorité bruxelloise. Chacun la sienne, donc, sauf pour les Wallons !



Si le projet passait, on ne parlerait plus non plus de «Gouvernement wallon» et pour cause, il n'y en aurait plus – mais pas davantage de «Parlement wallon», qui deviendrait une «Session wallonne du parlement de l'Autorité Wallonie-Bruxelles».



Exit donc les termes « Région wallonne », « Gouvernement wallon » et « Parlement wallon », pourtant devenus si familiers aux 3,4 millions de Wallonnes et de Wallons qui les rencontrent en mille et une occasions de leur vie quotidienne.



Paradoxe ou volonté discrète de briser le lien réel qui s'est tissé entre les Wallons et leurs institutions, là où, en près de quarante ans, la Communauté française n'a jamais réussi à se faire connaître et reconnaître par ceux qu'elle devait servir.



On ne peut que s'étonner devant cette volonté systématique d'effacer de tout support et jusque dans les termes, ce qui souligne l'existence de la Wallonie en tant que telle. Et, comme représentant de notre population, on ne peut que s'y opposer.



Les Wallons veulent conserver leur nom et leur identité ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





2. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE PARLEMENT



Le projet présenté par Marc Uyttendael à la Commission Wallonie-Bruxelles 2009 ne s'attaque pas qu'aux termes. Derrière eux, c'est bien aux réalités institutionnelles wallonnes qu'il s'en prend.



Son objectif est clairement l'absorption de la Région wallonne – et d'elle seule puisque la Région bruxelloise est épargnée – par la Communauté française.



Mais nous ne sommes plus dans les années 80. La Région wallonne a fait ses preuves et s'est imposée dans l'esprit des gens. Le morceau est trop gros pour être avalé d'un coup. La pilule doit être dorée pour que les Wallons l'ingurgitent sans vraiment s'en rendre compte. On habille donc l'opération de manière à faire croire que l'autonomie wallonne, chèrement acquise et patiemment construite par les Wallons, demeurera intacte. Illusion !



Que nous propose-t-on pour prix de la disparition de nos institutions autonomes ? Le maintien, à Namur, des réunions d'une « session wallonne du Parlement de l'Autorité Wallonie-Bruxelles ».


Adieu Parlement wallon, cœur de la démocratie wallonne, élu directement par les citoyens de Wallonie. La référence sera désormais le Parlement commun(autaire) Wallonie-Bruxelles qui siégera, bien sûr, à Bruxelles mais qui pourra se réunir en session wallonne, à Namur, pour gérer les « anciennes » compétences régionales.


Abandonnons notre autonomie acquise, et nous n'en retrouverons que des bribes et encore...pour combien de temps.



Pourquoi perdre notre assemblée qui travaille pour la Wallonie en se centrant sur les défis de notre Région et les besoins de notre population, pour ne conserver qu'une sous-chambre du Parlement communautaire ?


Les Wallons veulent conserver un Parlement wallon à part entière ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ? (comme les Bruxellois, à qui nul francophone ne le dénie pas).





3. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE GOUVERNEMENT



Ici, aucune ambiguïté, pas même une sous-gouvernement wallon, pas même une réunion wallonne des ministres wallons, ...



Si le projet passe, le Gouvernement wallon trépasse ! ... au profit d'un Gouvernement commun Wallonie-Bruxelles. Un Gouvernement composé de Wallons et de Bruxellois.



Un système alambiqué qui va jusqu'à prévoir que « si un membre francophone du Gouvernement bruxellois appartenait à un parti qui ne soutiendrait pas le Gouvernement de Wallonie et de Bruxelles, il serait remplacé dans cet organe par un autre Ministre bruxellois soutenu par la majorité de l'assemblée ».



Un Gouvernement - 12 Ministres, 9 wallons et des (3) Ministres francophones du Gouvernement bruxellois - chargé de régler les matières communautaires communes mais aussi les matières régionales ... wallonnes !



Pas les matières régionales bruxelloises, les Bruxellois, eux, peuvent conserver leur propre Gouvernement. Des Bruxellois maître chez eux, très bien, les Wallons se sont battus pour cela. Mais pourquoi refuser la même chose aux Wallons ? Est-ce la conception communautariste de l'équité et de l'égalité entre les deux Régions ?



Pourquoi faire des Bruxellois les coadministrateurs des matières régionales wallonnes, qu'ils pourront influencer sans que la réciproque ne soit possible. Et qu'est-ce que les Wallons ont à y gagner ?



Les Wallons veulent conserver un Gouvernement wallon à part entière ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ? (comme les Bruxellois à qui nul francophone ne le dénie pas).




4. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE CAPITALE



Une capitale, c'est plus qu'un nom sur un décret. C'est un centre de réflexion et de décision politique. Des années de lutte ont institué Namur comme capitale de la Région wallonne, concrétisant le long combat de tous les Wallons en faveur d'un pouvoir wallon en Wallonie.



Certains ne l'ont jamais accepté. Certains n'ont jamais accepté que la capitale belge ne soit pas le centre unique de tous les pouvoirs : européen, fédéral, communautaire et régional. Centralisation absolue !



Ils sont en embuscade dans le projet Uyttendaele. Car, lorsqu'on aura recentralisé le Gouvernement communautaro-régional à Bruxelles et lorsqu'on aura bétonné le Parlement commun de l'autorité Wallonie-Bruxelles dans la même ville et que l'on aura fusionné les administrations communautaire et régionale wallonnes, que vaudra encore une capitale wallonne dont le seul « privilège » sera d'accueillir une session du Parlement commun ? Un centre administratif déconcentré, marginal et peut-être temporaire. Pas de Strasbourg pour les Européens, pas de Namur pour les Wallons, l'appétit de certains bruxello -centristes est décidemment sans limite.



Accepter cela, c'est accepter la recentralisation bruxelloise, accepter l'éloignement des centres de décision politique y compris régionaux, en un mot, accepter qu'à nouveau le destin de la Wallonie se décide hors de Wallonie, dans un milieu dont l'histoire a montré qu'il n'était pas toujours soucieux des réalités wallonnes.



Les Wallons veulent conserver leur capitale namuroise et continuer à voir siéger en Wallonie les institutions qui les représentent ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





5. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOS BUDGETS



La fusion, nous dit-on, c'est la souplesse dans les budgets et les transferts de moyens d'une compétence à l'autre, qu'elle soit communautaire ou régionale.



Mais des transferts dans quels budgets ? Dans ceux de la Communauté et de la Région ... wallonne, puisque la Région bruxelloise conserve son autonomie.



Jamais la Région wallonne n'a manqué de solidarité envers la Communauté, au contraire, mais, dans le cadre actuel, l'opération est équitable et transparente. Quand il s'agit de financer des politiques communes que la Communauté française ne peut payer, la Région wallonne intervient pour la part wallonne, la bruxelloise pour Bruxelles.



Demain, lorsqu'on opérera des glissements « automatiques » du budget régional wallon vers celui de la Communauté Wallonie-Bruxelles, cela signifiera-t-il que les Bruxellois seront exclus des politiques ainsi financées – ce qui revient à les marginaliser – ou cela signifiera-t-il que les Wallons financeront seuls les politiques à l'usage de tous ce qui revient à « exploiter » leur solidarité ? Le geste serait beau mais est-il équitable et les Wallons ont-ils les moyens de telles largesses ?



Les Wallons sont prêts à financer solidairement avec les Bruxellois des politiques communes mais, pour le reste, ils veulent conserver les moyens de leur redressement économique et social ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





6. (IM)MORALITÉ : ILS VEULENT SUPPRIMER LA RÉGION WALLONNE



Plus de nom propre, plus de Parlement propre, plus de Gouvernement propre, plus de capitale propre, plus d'administration propre et plus de budget propre, ... on peut nous présenter la chose de mille façons, un constat demeure, incontestable, "on veut supprimer la Région wallonne".



Alors, la question du candide serait simplement : pourquoi ? Pourquoi supprimer l'institution que les Wallons ont voulue et pour laquelle ils se sont battus depuis le début du XXe siècle ? Pourquoi supprimer une institution dans laquelle les Wallonnes et les Wallons se reconnaissent, à côté de l'Etat belge ? Pourquoi supprimer une institution qui fonctionne – avec ses faiblesses sans doute – mais qui est la base d'un projet de développement et d'une stratégie de redressement fédératrice et qui porte ses fruits.



Il manque au plan wallon une articulation plus intense avec les dimensions de l'enseignement et de la culture. C'est un fait. Mais la solution est elle de faire disparaître tout ce qui s'est construit et coordonné dans le giron régional pour envisager de le reconstruire dans une nouvelle structure communautaire ?



Pourquoi supprimer ce qui fonctionne pour faire le pari – à tout le moins risqué que cela fonctionnera mieux ailleurs, au sein d'une institution qui n'a pas particulièrement convaincu ? Pourquoi proposer cela ? Pourquoi ce renversement total de la logique fédérale qui s'est construite sur base de la primauté régionale et qui correspond aux aspirations historiques des Wallons (et, désormais, des Bruxellois), au profit d'une approche communautariste qui ne nous correspond pas ?



Parce que les Flamands l'ont fait dans un contexte qui n'a rien de comparable et avec des motivations d'influence sur Bruxelles qui ne sont pas les nôtres - et qu'il faut les imiter dans l'espoir d'être plus forts face à eux ? Comme si la force venait de l'assemblage institutionnel bricolé et non de la santé économique et de la confiance dans ses perspectives de développement.



Parce que la Wallonie et Bruxelles ont tout à gagner de travailler en commun ? Comme si la collaboration était liée à l'unification institutionnelle et non à une volonté forte d'agir ensemble dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant. Et comme si une fusion asymétrique entre la Communauté et une seule Région devait faciliter la coopération entre la Wallonie – fusionnée à la Communauté et Bruxelles, laissée en marge de celle-ci.



Pourquoi, dès lors, au vu du faible bénéfice escompté, exercer à l'égard de la Wallonie cet impérialisme et cette volonté obstinée de négation institutionnelle, semblable à celle que la Flandre exerce à l'encontre de Bruxelles et contre laquelle les Wallons ont toujours loyalement lutté ?



Les Wallons veulent conserver la Région wallonne ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





Une alternative existe ! Une alternative qui renforce le poids cumulé des Régions wallonne et bruxelloise face aux prétentions excessives de la Flandre, qui améliore l'efficacité de nos institutions et qui accroît les possibilités de partenariats, sans pour autant s'attaquer aux structures régionales qui incarnent et servent le développement de la Wallonie autant que de Bruxelles.



7. ILS VEULENT RENFORCER LA RÉGION DE BRUXELLES ... NOUS AUSSI



Les Wallons, ont toujours été les plus solides alliés des Bruxellois pour la création – qu'ils ont payée cher et l'affirmation de la Région centrale. Ils continueront de veiller à ce que ce statut régional ne soit pas remis en cause, en s'opposant à toute volonté de cogestion ou de mise sous tutelle. Mieux, ils continueront à défendre la mise sur pied d'égalité institutionnelle de la Région centrale avec les Régions wallonne et flamande ainsi que la recherche d'un financement adéquat.



Les Wallons continueront de défendre l'autonomie régionale bruxelloise ... Ils n'attendent que la réciproque !





8. ILS VEULENT RENFORCER LA COOPÉRATION WALLONIE-BRUXELLES ...    NOUS AUSSI



Refuser la dissolution de la Région wallonne, ce n'est pas s'opposer à un rapprochement avec Bruxelles, on ne peut nous enfermer dans ce procès d'intention sans fondement. C'est sans doute même le contraire.



Ce n'est pas en plongeant dans une nouvelle asymétrie qui marginalise la Région bruxelloise et prive les Wallons de leur institution de référence qu'on va rapprocher Wallonie et Bruxelles.



Un tel rapprochement durable et mutuellement profitable ne peut se faire que de manière équitable, entre deux Régions sur pied d'égalité. Et, pour nourrir le débat, voici la forme qu'une telle recomposition pourrait prendre.


Pas, comme dans le modèle Uyttendaele, une Région bruxelloise renforcée + une Communauté Wallonie-Bruxelles absorbant la seule Wallonie + un parlement wallon croupion vestige de l'autonomie régionale wallonne, c'est à-dire trois entités aux formes et compétences diverses dans un paysage foncièrement asymétrique.



Mais : une Région wallonne renforcée + une Région bruxelloise mise sur pied d'égalité et renforcée + une instance commune réunissant des députés wallons et bruxellois au sein d'un parlement conjoint et des ministres wallons et bruxellois au sein d'un gouvernement conjoint, dans un rapport démographique correct et sur base d'une présence équitable sur le territoire des deux Régions, pour gérer les matières « communautaires » maintenues en commun.



Dans cette perspective, le principe de territorialisation maximale des compétences défendu par Marc Uyttendaele pourrait être rencontré, avec le transfert aux Régions (Région wallonne et Région bruxelloise ou Cocof, selon le choix des Bruxellois) du reste des matières personnalisables voire de certaines matières culturelles au sens large qui gagneraient à être gérées dans le cadre des compétences régionales. Par exemple le patrimoine mobilier qui y rejoindrait le patrimoine immobilier et le tourisme ; par exemple le sport ou déjà l'Adeps qui se réarticulerait autour de ses infrastructures.



Les compétences maintenues volontairement en commun comme l'enseignement ou la culture au sens strict, le seraient sur base d'un Gouvernement et d'un Parlement Wallonie-Bruxelles, émanation des deux parlements et gouvernements régionaux, les seuls à être élus directement. Ces instances communes pourraient même siéger alternativement au sein des instances régionales wallonne et bruxelloise, économisant la nécessité de financer des infrastructures particulières pour la Communauté française par la suppression d'un Gouvernement et d'un Parlement et renforçant une connaissance réelle réciproque de Bruxelles par la Wallonie et de la Wallonie par Bruxelles.


Les Wallons veulent collaborer toujours mieux avec Bruxelles ... Ils veulent le faire sur pied d'égalité, à travers un partenariat de Région à Région comme via des instances conjointes émanant de celles-ci !


9. EN QUELQUES MOTS ...



Les Wallons veulent conserver leur nom et leur identité.



Les Wallons veulent conserver un Parlement wallon à part entière.


Les Wallons veulent conserver un Gouvernement wallon à part entière.


Les Wallons veulent conserver leur capitale namuroise et voir siéger en Wallonie les institutions qui les représentent.



Les Wallons veulent conserver les moyens de leur redressement économique et social.


En un mot, les Wallons veulent conserver la Région wallonne, structure politique, économique, sociale et administrative de la Wallonie.


 


N'est-ce simplement pas notre droit le plus strict et l'expression de la raison en tant que peuple wallon ?



Il faut espérer qu'il en soit ainsi et que cette raison triomphe car c'est dans ces conditions que les Wallons seront les mieux à même de continuer à défendre l'autonomie régionale bruxelloise et à travailler avec Bruxelles dans un réel partenariat unissant ainsi leur force face à la Flandre sans abandon démotivant de leur présent institutionnel, résultat de leurs conquêtes passées.

 


Car c'est dans ces conditions, aussi, que les Wallons pourront réussir leur redressement et répondre efficacement aux attentes de la population, ce qui, en définitive, demeure l'objectif de toute institution ... dont celles de la Wallonie !



10. LE PARLEMENT WALLON DOIT EN DISCUTER


S'il est intéressant que des professionnels de droit constitutionnel livre publiquement « leur recette » pour un avenir institutionnel intra-francophone, il est surtout indispensable que les élus légitimes de la Wallonie discutent entre eux et définissent ensemble ce qu'ils souhaitent proposer comme type de collaboration avec la Région bruxelloise.


Ce débat intra-wallon est devenu une urgente nécessité à laquelle chacun doit contribuer avant que d'autres n'inspirent à notre place les voies et moyens de notre avenir.



Jean-Claude VAN CAUWENBERGHE

02:12 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/02/2008

UNE PORTE DE GRANGE SE TOURNE SUR CUBA

Fidel Castro renonce à la présidence de Cuba
 

Fidel Castro, 81 ans, a annoncé mardi qu'il renonçait à la présidence de Cuba, après près d'un demi-siècle à la tête du pays, dans l'édition électronique de Granma, organe officiel du régime.

 "Je n'aspirerai ni n'accepterai -- je répète-- je n'aspirerai ni n'accepterai la charge de Président du Conseil d'Etat et de Commandant en chef", écrit dans Granma le président cubain, éloigné du pouvoir depuis bientôt 19 mois par la maladie. "Le moment est venu de postuler et d'élire le Conseil d'Etat, son Président, vice-Président", indique encore le leader cubain en s'adressant à ses "chers compatriotes", à propos d'élections prévues la semaine prochaine. Le parlement de Cuba récemment élu se réunira le 24 février pour désigner les membres du Conseil d'Etat, la plus haute instance du pouvoir exécutif du régime communiste cubain, ainsi que son président -- le chef d'Etat -- et le ou les vice-présidents. (GFR)  
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13:28 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2008

LE KOSOVO EST INDEPENDANT

Le Kosovo est devenu un nouvel état indépendant

 ************************    

Le Premier ministre du Kosovo

Hashim Thaçi a proclamé,

dimanche vers 15h30,

l'indépendance du Kosovo

devant le Parlement du Kosovo

réuni en session extraordinaire

et retransmise en direct par la

chaîne Euronews.

 Le Parlement a approuvé la déclaration d'indépendance à l'unanimité. "Le Kosovo est une république libre, indépendant, démocratique, laïque et multiethnique", a déclaré M. Thaçi. La déclaration d'indépendance du Kosovo intervient en accord avec le plan Ahtisaari, a-t-il ajouté. Il a également rappelé les objectifs principaux de la nouvelle nation européenne : le respect des minorités, les bonnes relations avec les pays voisins - y compris la Serbie -, le développement économique et le rapprochement avec l'Union européenne Le plan Ahtisaari élaboré par l'envoyé spécial de l'ONU pour le Kosovo, le Finlandais Martti Ahtisaari, préconise pour le Kosovo une indépendance "sous supervision internationale" assurée par une mission de l'Union européenne. Approuvé par les Occidentaux, ce plan a été bloqué au Conseil de sécurité de l'ONU par la Russie, hostile à l'indépendance du Kosovo. Il n'en est pas moins la base de la politique que l'UE compte appliquer. (CYA) 

Kosovo: journée historique pour les Albanais du Kosovo

 

***************

 
Le Kosovo retenait son souffle dimanche à quelques heures de la proclamation de son indépendance, espérée depuis des générations par les Albanais majoritaires dans cette province, mais rejetée par les Serbes qui menacent d'une sécession.Le Parlement du Kosovo se réunira pour proclamer l'indépendance de cette province du sud de la Serbie, qui devrait être reconnue rapidement par les Etats-Unis et les grands pays de l'Union européenne mais que Belgrade et la Russie ont par avance rejetée. Dimanche sera "un jour historique (...), un jour de grâce pour un Kosovo souverain et indépendant", a annoncé samedi le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi. L'Assemblée doit se rassembler à 14H00 GMT (15 heures). Toute la nuit, sous la neige, Pristina a vibré aux cris de "Indépendance". Des dizaines de milliers de Kosovars, arborant leur drapeau - aigle noir bicéphale sur fond rouge - mêlé à celui des Etats-Unis ont envahi les rues. "L'influence de Belgrade sur le Kosovo est définitivement terminée", a estimé samedi M. Thaçi, l'ancien chef de l'Armée de libération du Kosovo (UCK). La proclamation d'indépendance du Kosovo, ancien siège du royaume médiéval serbe, sera la dernière étape en date du démantèlement de la Yougoslavie de Tito qui était formée de six Républiques. Depuis 1991, la Slovénie, la Croatie, la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro ont déclaré leur indépendance. Le Kosovo indépendant devrait être rapidement reconnu par les Etats-Unis, l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie. Mais Belgrade, soutenu par Moscou, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) y sont opposés. (MJN) 

17:04 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/02/2008

ENCORE UN PEUPLE QUI SE LIBERE !!!!

                                 voirenbas
 

 

L'INDEPENDANCE DU KOSOVO SERA PROCLAMEE CE DIMANCHE

 

Le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi a annoncé pour dimanche la proclamation d'indépendance du Kosovo alors que l'Union européenne a donné son feu vert à l'envoi d'une mission pour accompagner les premiers pas indépendants de la province serbe.

 
"Demain sera un jour de calme, de compréhension (mutuelle) et (le jour) de l'engagement de l'Etat pour l'exécution de la volonté des citoyens du Kosovo", a déclaré samedi, en référence à la proclamation d'indépendance, M. Thaçi Soucieux de voir l'indépendance reconnue par l'UE et les Américains, M. Thaçi a indiqué à plusieurs reprises que le processus menant à la déclaration d'indépendance était mené par les responsables du Kosovo "en coordination" avec les Occidentaux. Les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l'Union européenne (UE) ont exprimé au cours des dernières semaines leur intention de reconnaître rapidement l'indépendance du Kosovo après sa proclamation. En revanche, Belgrade, fermement soutenu par la Russie, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) sont opposés à toute indépendance unilatérale de la province. (CYA)

 

 

 

Pour toutes celles et ceux qui croient encore les sornettes de la "pauvreté" Wallonne, je voudrais qu'ils m'expliquent où sont les richesses  du Kosovo, mise à part sa haute valeur ajoutée culturelle et touristique ???

19:16 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ENCORE UN GESTE DE BONNE VOLONTE A SUIVRE

paulus_original
CE VENDREDI
15 FEVRIER 2008
EST LANCEE
UNE INITIATIVE
PRIVEE
POUR DES ETATS
GENERAUX DE
"WALLONIE"
LE  RPW  SOUTIENT ET VOUS DEMANDE D'EN FAIRE TOUT EN AUTANT EN SIGNANT LE TEXTE SUR LEUR SITE.
MERCI  BRANMIN DES COUPS !!!!!!!
Manifeste pour la convocation des Etats - généraux de Wallonie

Manifeste pour la convocation des Etats - généraux de Wallonie

En 1973, Manu Ruys, l’ancien éditorialiste très influent du  journal « De Standaard », sous-titrait son ouvrage « Les Flamands » : un peuple en mouvement, une nation en devenir. 

Trente-cinq plus tard, cette nation est devenue réalité. Le terme lui-même figure dans la proposition de Constitution flamande déposée par le CD&V/N-VA. Quant au ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht (Open VLD), il n’hésite plus à qualifier la frontière linguistique de frontière d’Etat.
L’impasse politique dans laquelle nous nous trouvons depuis les élections législatives du 10 juin 2007 était, en fait, écrite dans le ciel.
Contrairement à un pays comme la France, la Belgique ne s’est pas faite d’elle-même, en mille ans. Elle résulte, bien plus modestement, d’un arrangement diplomatique : la méfiance britannique envers la France était encore si vive quinze ans après Waterloo, qu’il fallut se résoudre à accorder à Palmerston ce « territoire-tampon » qu’il s’obstinait à réclamer. Talleyrand ne croyait d’ailleurs pas aux chances de viabilité de cette construction purement artificielle. Ne confiait-il pas, en 1832, à la princesse de Lieven, femme de l’ambassadeur de Russie à Londres : Les Belges ?... Ils ne dureront pas. (…) deux cents protocoles n’en feront jamais une nation, cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir.
Durant le 19ème siècle, le droit de vote ne sera l’apanage que d’une infime partie de la population (1 à 2%) et le régime parlementaire du Royaume de Belgique sera l’œuvre de la société dominante (noblesse et bourgeoisie), celle-ci s’exprimant exclusivement en français d’un bout à l’autre du pays.
Bien ficelé le scénario belge ? Voyons plutôt ce que publie le « Nederlands Kunstverbond » (Association culturelle néerlandaise) d’Anvers à l’occasion du 25ème anniversaire de l’Etat : Flamands, (…) Depuis vingt-cinq ans vous êtes méconnus, opprimés et humiliés. Depuis vingt-cinq ans, on vous assigne, on vous entend, on vous juge dans une langue étrangère. Depuis vingt-cinq ans, vous avez de l’argent français, une cour française, une législation française, une administration française, une armée française, tout ce qui peut contribuer à l’extermination de votre race. Depuis vingt-cinq, sous l’influence française toujours grandissante, le gouvernement a tout mis en œuvre pour étouffer la seule chose qui vous restait en tant que Néerlandais : votre langue, la patrie de l’âme. Depuis vingt-cinq ans, vous êtes des étrangers sur votre propre sol. (…) Depuis vingt-cinq ans, le Wallon est l’enfant chéri et privilégié du gouvernement ; le Flamand, lui, est rejeté et méconnu. (…)
Grâce aux efforts d’un Mouvement flamand de plus en plus structuré, la Flandre va acquérir peu à peu ses lettres de noblesse sur l’échiquier politique. Dans sa fameuse « Lettre au Roi » de 1912, Jules Destrée peut ainsi écrire : (…) Au lendemain de 1830, l’équilibre fut rompu au détriment des Flamands. (…) Je n’ai ni le loisir ni l’intention de faire l’historique de ce mouvement flamand. Il me suffit d’en avoir noté les raisons et reconnu le caractère légitime. (…) Successivement, les Flamands virent ainsi faire droit à leurs protestations (…). A l’heure présente, le mouvement, enivré de ses succès et de sa force populaire, a atteint son but. Il le dépasse. Il menace la Wallonie. (…) Le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme.
La Flandre, en effet, ne recula pas. Avec la flamandisation de l’Université de Gand, en 1930, et la législation linguistique de 1932, elle atteindra deux de ses objectifs prioritaires. Mais il lui reste encore bien des jalons à poser sur la voie de l’affranchissement et de l’autonomie. Elle pourra compter pour cela sur le sentiment très fort d’appartenance collective qui habite sa population, et qui transcende les frontières des partis politiques. On est, en effet, d’abord vlaamsvoelend, avant d’être socialiste, démocrate-chrétien ou libéral.
Fixation définitive de la frontière linguistique en 1962, expulsion des Wallons de l’Université de Louvain en 1968, décret voté par le conseil culturel néerlandophone en 1973 et imposant l’usage exclusif du néerlandais dans les entreprises sises en Flandre : il ne manque plus aujourd’hui que la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour que l’homogénéité linguistique flamande soit parfaite.
La Flandre s’est donc bel et bien érigée en Nation, au départ des trois ingrédients classiques : un peuple, un territoire, une langue. Elle est véritablement soudée par ce plébiscite de tous les jours, dont parlait Ernest Renan, et prête à proclamer unilatéralement son indépendance.
En septembre 2007, le très sérieux magazine « The Economist » constatait que la Belgique avait fait ce pour quoi elle avait été créée - the job is done - et qu’elle n’était plus nécessaire. Et d’ajouter : Les bonnes choses qui en sont issues pourront toujours émerger de deux ou trois territoires plus petits. Voire d’une France et de Pays-Bas élargis. On ne peut mieux dire !
Si nous ne nous faisons aucun souci quant à la reconnaissance et à la viabilité d’un Etat flamand souverain, en revanche, notre inquiétude est vive pour le devenir de la Wallonie. C’est pourquoi, le moment nous semble venu de convoquer des Etats-Généraux de Wallonie.
Cette assemblée, largement représentative des forces vives de la Région et de la société civile au travers de ses divers courants politiques et idéologiques, aurait à se prononcer sur les quatre grandes options d’avenir suivantes : 1° Un Etat wallon indépendant ; 2° Un Etat wallo-bruxellois ; 3° La réunion à la France ; 4° La réunion à une autre composante européenne que la France.
Des dossiers, présentant les avantages, conditions et inconvénients de ces quatre formules, devraient, bien entendu, être préalablement confectionnés par un groupe d’experts de haut niveau.
Le fait que nous citions un « Etat wallo-bruxellois » parmi les quatre options, montre que nous ne nous désintéressons nullement de la donne bruxelloise. Mais nous estimons essentiel que les Bruxellois se déterminent également eux-mêmes quant à leur avenir.
La réflexion menée actuellement au sein du « Groupe Wallonie-Bruxelles » nous paraît, à cet égard, trop restrictive. Elle semble en effet s’orienter vers la suggestion du constitutionnaliste Marc Uyttendaele de mettre sur pied une « autorité Wallonie-Bruxelles », laquelle, en cas de scission de la Belgique, revêtirait, de facto, les habits d’un Etat indépendant. Nous souhaitons, quant à nous, garantir le choix des diverses options.
L’heure n’est plus aux chamailles partisanes, mais à la mobilisation dans la sagesse et l’entendement. Il est temps, pour nous, de réfléchir à une réponse de survie, digne, raisonnable et dans l’ordre.
Nous invitons donc les mandataires politiques, les responsables des organisations syndicales et sociales, les recteurs et professeurs d’université, les chercheurs, les membres des professions libérales, les indépendants, les cadres et les travailleurs d’entreprises, les enseignants et les étudiants, les artistes et les créateurs culturels, les membres du monde sportif, les responsables des mouvements associatifs, les agriculteurs et, plus largement, tous les citoyens responsables, à appuyer ce manifeste.
Comme l’écrivait déjà François Perin, en 1971 : Il faut faire passer par notre peuple un souffle créateur ; le danger de l’inertie est pire que le danger flamand. D’une certaine façon, nous devons être reconnaissants à l’égard des Flamands tentés par l’égoïsme et le goût de l’hégémonie de nous faire sortir de notre inertie ! Mais la menace réelle des autres ne peut nous dispenser de voir nos propres responsabilités. (…) Tout ne n’explique pas par le thème : « c’est la faute aux autres ! ».
Soyons les acteurs de notre avenir !
Jules GHEUDE, essayiste politique
Didier MELIN, philologue et traducteur
Thierry OLLEVIER, professeur d’université
Claude THAYSE, maître de conférences

18:14 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/02/2008

SAUVONS LA POSTE ET LES SERVICES PUBLICS EN EUROPE

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La section du Parti Communiste de Charleroi et l'ASBL le Progrès ont le plaisir de vous inviter à la table ronde "Après la Poste…la libéralisation des services publics, le nouveau traité européen veut-il «sans privé»?".



Cette soirée didactique partira de la problématique de la poste pour ensuite analyser la situation des services publics en Belgique et en Europe et enfin la politique libérale de l'Union européenne et le fameux mini-traité européen. Enfin, un tableau des propositions et des actions contre les privatisations des services publics sera dressé.  Les intervenants seront Pierre Eyben (Parti Communiste), Michel Laurent (CGSP Poste Charleroi), François Schreuer (Ancien président de la FEF, journaliste au journal Politique, fondateur du portail mouvements.be), Francis Dewalque (Forum Social de Belgique - groupe services publics) et Jean-Marc Lauwers (Attac - CGSP Ministère). Maurice Magis (Journaliste au Journal du Mardi) en sera l'animateur. La date choisie est le mardi 19 février à 19 h 30. Le lieu est la Maison du Peuple de Dampremy."

 



L'entrée est gratuite, les boissons à prix modiques.

 

*Table ronde: Après la Poste… La libéralisation des services
publics, le nouveau traité européen veut-il «sans privé»? *



*Date et lieu: *

Le mardi 19 février 2008, à 19h30 précises

À la Maison du Peuple de Dampremy,

 rue Jules Destrée, 


*Orateurs: *

Pierre Eyben (Parti Communiste - Liège)

Michel Laurent (CGSP Poste - Charleroi)


François Schreuer (Ancien président de la FEF, journaliste au journal Politique, fondateur du portail mouvements.be - Liège)


Jean-Marc Lauwers (Attac – CGSP Ministère - La Louvière)


Francis Dewalque (Forum Social de Belgique – groupe services publics - Charleroi)


*Modérateur: *

Maurice Magis (Journaliste au Journal du Mardi - Charleroi)


*Organisation : *

ASBL Le Progrès

 

14:05 Écrit par chris dans Réunions- débats | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/02/2008

UN PEU D'HUMOUR A LA SANTE DES LAMPISTES

Société Générale :

EXTRAIT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU 18 JANVIER 2008 :

 

 



- Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.



- Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.

 



- Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Roger ?

 



- Aux toilettes, monsieur le président, il a du mal à digérer la purée de céleri.


 


- Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare). Messieurs, comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri.

 



Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.

 



- Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance à personne !

 



- Silence, Charles-Edouard ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?

 



Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.

 



- Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à foutre des cadres dirigeants à la porte. Le plan social, on le fera sur les guichetiers, faut pas que déconner. Non, mais sérieusement, faut trouver un clampin à faire dégager rapido. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.

 



- Oui, monsieur le président, mais qui ?

 



- Je sais pas moi, je suis pas là pout tout faire, non plus. Y a personne que vous voulez virer ? Un trou de balle, un minus, mais avec une bonne gueule de psychopathe, qu'on pourrait montrer à la télé en disant "tout est de sa faute" ?

 



- Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs péchés avant de l'envoyer dans le désert..

 



- Charles-Hubert, vous nous les pétez menu avec vos histoires de cureton.



C'est pas parce que vous avez passé 15 ans chez les jèzes qu'il faut la ramener à chaque codir. La dernière fois, c'était Saint-Paul à Damas pour illustrer le moment où Bernanke a compris qu'il était dans la merde, et la prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ?

 



Le Déluge ? Allez, on y va, on me donne un nom.

 



- Mais, président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuler.

 



- Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?

 



- Ici, monsieur le président.



- Putain, ces tronches de tarés qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous avez jamais pensé à donner des consignes, genre "éviter d'embaucher des demeurés" ? Bon, on va pas s'en sortir, je clique au hasard... Tiens, celui-là, Bernard Hurningh, vos en dites quoi ?

 



- Il est conseiller clientèle à Dôle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards à cause de lui.



- Même en magouillant avec la Suisse ?



- C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.



- Mouais, va falloir taper dans le lourd. Celui-là, Marc Brice, à votre avis ?

 



- Directeur financier d'une sous-filiale spécialisée dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du purin.

 



- Faites le malin, Jean-Edouard, foutez-vous de ma gueule. Bon, celui-là, il a une vraie tronche de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous vous sortez les doigts du cul et vous me le mouillez à mort. Jean-Gui, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Elysée sous Mitterrand, les barbouzeries, ça vous connaît, non ?

 



- Oui, on peut magouiller un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?

 



- Kerviel, Jérôme Kerviel. Encore un de ces petits merdeux qui croient qu'ils vont devenir riches parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée sur leur écran. On dirait des hamsters sous acides, ces branleurs. Allez, celui-là paiera pour les autres.



- Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce trou de balle, personne n'y croira jamais !

 



- Je vous signale, mon petit Charles-Edouard, 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique, et un velléitaire complexé par sa taille, alors vous savez, le sens critique de ces glandus... Bon, on y va. Plan média, bidonnage informatique, communiqué de presse, plan social en backup, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds à ces connards d'actionnaires. Quelqu'un reveut du champ', on va se saouler la gueule pour fêter ça..

 

19:01 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

DES WALLONS SE REVEILLERAIENT-ILS ???

Namur, le 23 janvier 2008

    

LA WALLONIE EXISTE ET S'EXPRIME...

    

Le Mouvement du Manifeste Wallon (MMW) a réuni ce mercredi 23/01, sous la présidence de Jean Louvet, plusieurs personnalités du monde politique, syndical, culturel et associatif de Wallonie en vue de prendre position concernant Octopus et la commission Busquin-Spaak.

 

Les termes de leurs conclusions s'énoncent comme suit:

 

En prémisse, nous rejetons la négation de l'existence de la Wallonie à travers l'expression : " les francophones", constamment utilisée par les médias et les dirigeants politiques.

  

Pour pouvoir porter durablement et renforcer la reconquête par la Wallonie de sa prospérité, les participants exigent que celle-ci soit responsable de son enseignement, de sa politique culturelle et de ses médias. C'est-à-dire le transfert vers les Régions wallonne et bruxelloise des principales compétences exercées actuellement au niveau de la Communauté française de Belgique. 

  

Nous marquons notre ferme attachement pour une solidarité nationale interpersonnelle, mais nous estimons aussi que l'institution régionale wallonne a atteint une capacité qui lui permettra d'absorber tout  transfert de compétences de l'Etat Belgique avec ses moyens financiers correspondants. Nous sommes comme par le passé demandeurs de plus de compétences pour la Wallonie.

  

Les participants se sont en outre réjouis d'entendre de plus en plus d'élus et de représentants de la société civile bruxelloise déclarer qu'il est temps de laisser derrière nous un Etat belge où deux communautés se font face, pour permettre l'épanouissement de trois régions, chacune avec son identité propre, des institutions efficaces et la capacité de développer des coopérations efficientes entre elles. Nous sommes donc sur la même longueur d'ondes que le Manifeste bruxellois.

  

Nous avons décidé de convoquer début mars à Namur une grande réunion publique où, dans un esprit de dialogue et de respect, toutes les forces vives de Wallonie présentes approfondiront librement leurs réflexions en vue des échéances prochaines.

Jean LOUVET Président du MMW

0473/455522

Michel  GIGOT Vice Président du MMW

 0494/310620    marius.gigot@skynet.be

"Nous sommes au RPW, au regret de constater que malgré la présence en son sein de nombreux républicains, que le MMW en est toujours à revendiquer : des compétences régionales pour les '''régions wallonnes et bruxelloise'''. C'est à notre avis du temps perdu, de la palabre dans un dialogue de sourds, le belchique c'est fini, la majorité flamande n'en veut plus donc elle parviendra bien à nous imposer ses vues un jour, alors de grâce, messieurs du MMW, faites donc en politique comme vous en avez l'habitude en art & culture, soyez inventif, n'attendez plus les subsides pour créer et EN AVANT ENSEMBLE POUR LA REPUBLIQUE DE

WALLONIE"

18:24 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |