13/01/2008

UNITE DE LA GAUCHE CONTRE LE NOUVEAU TRAITE EUROPEEN

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APPEL du 13 décembre« J'AI MON MOT A DIRE» 

Allocution de Jean-Maurice DEHOUSSE, 

 

D'ou que nous soyons venus, de Flandre, de Wallonie et naturellement de Bruxelles ou d'ailleurs en Europe, ce qui nous rassemble c'est la volonté de préserver l'avenir de l'Europe.

 

Nous voulons préserver la possibilité pour l'Europe d'être un outil de progrès social,de paix, de développement durable, de justice et de liberté pour les citoyens et non pas  pour les banques ou pour les holdings.

 

Nous ne voulons pas que l'Europe devienne un instrument permettant d'imposer la mondialisation sauvage en détruisant systématiquement le patrimoine industriel et en  généralisant jusqu'à l'absurde la concurrence des travailleurs, des entreprises, et des Etats  européens eux-mêmes.

 

Nous voulons préserver les droits des citoyens européens sur leurs ressources naturelles et d'abord sur l'eau que le traité prévoit de privatiser alors que nous apprenons  cette semaine que la Banque mondiale annonce d'ici 2050 une réduction de plus de la  moitié de la quantité d'eau potable disponible pour chaque habitant.

 

Nous n'acceptons pas la destruction systématique des services publics, y compris dans l'enseignement et dans les soins de santé, parce qu'ils sont les garants de l'égalité aussi bien des hommes que des femmes.

 

Nous refusons l'augmentation obligée des dépenses militaires et d'armement alors que l'argent manque pour le bien-être et que la pauvreté grandit de plus en plus.

 

Nous voulons, comme ceux qui ont fondé l'Europe après deux guerres mondiales, que soit respectée la légitimité des peuples.

 

Et nous voulons que les peuples aient leur mot à dire.

 

Nous refusons le kidnapping du projet européen au seul bénéfice des riches, des puissants, des églises et des partis.

 

Nous ne voulons pas que l'on se serve du fracas de l'actualité politique pour tromper l'opinion publique en masquant que l'on prend en cachette des décisions capitales pour l'avenir en faisant du bruit sur les déclarations d'une douzaine d'hommes ou de femmes politiques.

 

Nous voulons que chaque citoyenne et citoyen européen ait son mot à dire donc soit consulté.

 

Nous voulons un référendum partout en Europe et d'abord en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles.

 

Et nous dénonçons les hommes et les femmes politiques qui refusent que le Gouvernement prenne des décisions pour protéger le pouvoir d'achat, pour bloquer les prix, ou simplement pour accorder des indemnités de chauffage aux plus démunis, sous le prétexte que le Gouvernement est démissionnaire, même si l'on n'a jamais connu une telle situation en Belgique, alors que ces mêmes personnes trouvent normal que le chef de ce même Gouvernement, par ailleurs informateur - négociateur, soit demain à Lisbonne, malgré les « affaires courantes », pour signer un traité de malheur e! engager l'ensemble de la population belge, toutes les Régions et toutes les Communautés, dans un traité qui ne pourra même plus être modifié par aucun Gouvernement belge, celui-ci, le prochain, ou les suivants.

 

Nous disons NON à ce traité de malheur.

  J.M.D.  

12:28 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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