29/10/2007

GRRRRENELLE ENVIRONNEMENT TRANSFONTALIER HAUTMONT 26/10/2007

Grenelle Alternatif et Citoyen

Hautmont le 26-10-2007

RESOLUTION

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Les organisations : politiques, syndicales ou associatives, belges et françaises, qui ont appelé à la manifestation de ce jour à Hautmont ainsi quecitoyens soussignés demandent aux gouvernements Français et Belge. 

D’instaurer quatre moratoires : sur les OGM, la construction d’incinérateurs, le nucléaire et les constructions d’autoroutes,

Localement, ils demandent aux élus concernés et aux pouvoirs publics français de faciliter la solution des problèmes suivants :       

§  L’instauration d’un moratoire sur l’incinérateur de Maubeuge et l’étude transfrontalière des données chimiques et épidémiologiques le concernant,

§  L’abandon du projet de barrages de rétention dans la Vallée de la Solre,

§  Un débat public sur la question des carrières et les conséquences de leur exploitation sur l’environnement et la préservation des zones aquifères,

§  Un débat public sur les conditions de fonctionnement des laiteries de Petit  Fayt et Nestlé Boué,

§  Un débat public sur la politique de l’eau et la politique agricole dans le ressort du Parc naturel de l’Avesnois, et Val de Sambre,

§L’abandon définitif du projet de centrale à bitume d’Avesnelles et l’étude de la légalité des centrales d’Hautmont et La Longueville,

§  Le maintien et le développement d’un authentique service public des transports en commun en Val de Sambre synonyme de régularité, proximité, fréquence, attractivité et d’intermodalité, condition nécessaire pour vivre et travailler au pays.

  

Ayant été informés, par Via Campesina, des violences perpétrées à l’encontre de militants brésiliens en luttant contre les cultures OGM de la firme Syngenta :

 

-       expriment leurs condoléances à la famille de Valmir Motta assassiné le 21 octobre à Santa Theresa do Oeste (Paranà),

-       expriment leur solidarité aux paysans blessés par  balle ou battus,

-   demandent aux Gouvernements Français et Belges d’émettre une protestation auprès des Ambassades du Brésil pour ces faits criminels et exigent, avec Via Campesina, une enquête de justice sur les attaques subies par ceux qui, au Brésil comme en France luttent contre l’accaparement de la terre par les multinationales de l’agroalimentaire.  

 

 

 

Les signataires décident, en outre, de demeurer en contact pour promouvoir les revendications et les idées exprimées à Hautmont jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction.

 Signataires : Coordination Gauche Alternative du Hainaut (France) – Collectif Gauche Alternative Sambre-Avesnois (France) – Collectif Gauche Alternative Cambrésis (France) – Une Autre Gauche (UAG) (Belgique) – Rassemblement Populaire Wallon (Belgique) – Grappe (Belgique) – Syndicat SUD-CNP (France) – Syndicat SUD-MCA (France) –Confédération Paysanne Nord-Pas-de-Calais.     SIGNEZ LA PETITION:<a href="http://www.lapetition.be/petition.php?petid=902">... : Grenelle Alternatif et Citoyen d'Hautmont : Résolution finale </a>

09:47 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/10/2007

POUR UNE RECOMPOSITION DE LA GAUCHE WALLONNE

CE TEXTE D'APPEL A L'UNION DE LA GAUCHE WALLONNE A ETE EXPEDIE CE DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 A PLUS DE DEUX CENTS DESTINATAIRES EN WALLONIE.

                          lipougneel'vécoqhardilipougneel'vé

 

 

POUR UNE RECOMPOSITION DE LA GAUCHE WALLONNE



Notre "petit" RPW selon certains  vous tiendra régulièrement informé des prises de positions et autres communiqués de Wallonie Libre, premier mouvement   de résistance à l'occupant nazi créé le 18 juin 1940.


Nous tenions à vous en informer, en vous précisant toutefois que les positions exprimées sous le titre "actualité, Wallonie Libre communique" ne saurait en aucun cas, engager systématiquement notre parti, nos positions sur les revendications Wallonnes sont quand à elles exprimées sur le site, dans nos tracts, et sous notre nom soit en initiales RPW, soit sous notre nom complet Rassemblement Populaire Wallon.


Je me permets de vous faire ce petit rappel qui peut avoir son importance, mais qui signifie aussi:


1) notre ouverture pour rassembler ce qui est épart au sein du mouvement Wallon.


2) notre durcissement sur le discours institutionnel par rapport à ces "machins francophones et tout autant français" qui nient notre spécificité WALLONNE.


3) notre durcissement sur les positions économiques et  sociales de gauche anticapitaliste et antilibérale.


En réaffirmant ces positions  de base là, nous sommes persuadés que nous y gagnerons en clarté et en vision extérieure dans cette nébuleuse des particules wallons qui circulent à l'heure actuelle, comment s'y reconnaître entre feu le mccw/rw ou rw/mccw   allié aux rattachistes de "france", , l'ex/fn pw, le prw républicain du centre ancien allié du rw, puis du pw, et dont l'épouse du "CHEF" (souvenez-vous de l'escargot) est membre de "france", et pour clore la liste funèbre, ceux qui sont wallons honteux et qui veulent nous vendre au coq gaulois.


Bref, bref, bref , nous allons laisser les coqs en carton pâte s'entredéchirer et orienter notre combat ailleurs, à notre avis, la moisissure les guette.


Le PS, parti longtemps le "premier de Wallonie" vient de perdre (c'est historique) son leadership ayant en effet, prouvé son virage total à la belgitude royaliste, ses élus et ceux qui travaillent pour eux forment l'écrasante majorité de ses militants, il n'est donc plus possible de croire en un sursaut des progressistes réels et sincères en son sein, il n'y en a plus, il n'y a plus que des obligés/assistés très intéressés, c'est un parti de pouvoir dans une société capitaliste libérale, c'est donc un parti libéral, tirons l'échelle.


Par contre, il est plein de petits mouvement qualifiés trop vite d'extrême gauche, alors qu'ils sont purement et simplement "de gauche" sans extrême, mais intransigeant sur leurs valeurs fondamentales de progrès de l'humanité et de sa majorité laborieuse.


C'est donc notre mission de mouvement wallon, de leur faire comprendre, l'intérêt du combat national wallon, pour que notre nation wallonne puisse agir librement et efficacement au sein du combat internationaliste.
MS, CAP, PTB, LCR, UAG, La Nouvelle Gauche, PC etc... autant de sigles qui divisés font que le PS continue à règner sur la scène des travailleurs.


La perspective d'une union des gauches Wallonnes, porteuse de toutes ces sensibilités là au niveau économiques et sociales, renforcée d'une revendication forte et mobilisatrice pour des gens de progrès  comme celle par exemple d'une république wallonne serait de nature à recomposer un paysage politique dispersé, éclaté et qui nous garanti à chacun des décennies à 1 ou 2%,  nous voulons mieux pour la Wallonie, nous ferons mieux pour Notre Wallonie, ENSEMBLE la barre des 10% est réalisable, à nous de le vouloir.


Ceci est donc un APPEL à la création d'une FGDSW : Fédération de la Gauche Démocrate et Sociale de Wallonie, vous qui recevez ceci, considérez vous comme concerné quel que soit votre engagement actuel, votre position, votre mandat, si vous le recevez c'est que nous jugeons que VOUS pouvez être des nôtres, si pas immédiatement, un peu plus tard...


Nous avons, par notre déclaration commune RPW/V-SB du 24 septembre,  prouvé que pour des gens de gauche sincères, l'ennemi commun est d'abord "la belgique" au même niveau que les forces de la pensée unique, et en prime, ce sont les mêmes adversaires que nous retrouverons dans l'un et l'autre combat de libération, cela nous facilitera les choses.


Merci de nous  aider en nous rejoignant dans notre combat en formant partout des petits groupes d'action.

 


Vive la République Wallonne de Gauche.

 


Christelle ADANT, Jean-Marie BORGNIET et Pierre DUTRON  Secrétariat  National du RPW

 

 

http://rpwthuinskynetblogsbe  &  http://pierredutron.skynetblogs.be & http://www.lecoqetlelion.be

bon voyage sur la toile….    El'colau du beffroi !!!

 



08:49 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/10/2007

DEMOCRATE OU PAS MADAME ARENA ???

COMMUNIQUE  DE PRESSE

**************

Le R.P.W., ayant pris connaissance de la désignation des membres des partis politiques qui en principe sont tous, selon leurs propres aveux, "unitaristes  belges", se pose la question de la représentativité proportionnelle des courants de pensées institutionnelles au sein de cette commission      Wallonie-Bruxelles.

16 membres supplémentaires devant encore être désignés, et se basant sur les derniers sondages sérieux, 12% des wallons et bruxellois, sont d'inspiration séparatiste, autonomiste, indépendantiste, républicain ou rattachiste. Ce chiffre de 12% brut de décoffrage donne donc sur 32,  3,84 représentants dans cette commission, soit quatre personnes.

Pour le RPW, le Mouvement  du Manifeste Wallon y aurait sa place au titre culturel, de même que le mouvement des bruxellois, "Nous existons", le RWF au titre des rattachistes n'usurperait pas sa place, et enfin, en dernier lieu un parti comme le RPW, ayant par le passé envoyé des parlementaires fédéraux au parlement  (DE WASSEIGE, MOTTARD & HUMBLET)  Wallon indépendantiste, républicain de gauche y ferait aussi assez bonne figure.

Ainsi présents autour de la table, tous les intervenants seraient à même de donner leur point de vue, d'exprimer leur positions et propositions, cette représentation serait alors réellement proportionnelle des courants de pensée démocratiques de la population Wallonie-Bruxelles.

Pierre DUTRON.

18:56 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

WALLO - BRUX MACHIN CHAUZE !!!!!!!

Voici la composition politique de la commission « francophone »

 

WALLONIE-BRUXELLES :

 

Les parlementaires seront :

 

Pour le PS, Anne-Sylvie Mouzon, Isabelle Simonis, Christophe Collignon et Rudy Vervoort;

 

Pour le MR, Françoise Schepmans, Richard Miller, Philippe Monfils et Charles Michel;

 

Pour le cdH, Anne-Marie Corbisier, Michel de Lamotte, André du Bus de Warnaffe et Denis Grimberghs;

 

Pour Ecolo, Dominique Braeckman, Marcel Cheron, José Daras et Christos Doulkeridis.

 

La liste des 16 membres non parlementaires sera quant à elle définitivement arrêtée dès la semaine prochaine. La Commission devrait commencer ses travaux le 12 novembre.

 

Il est très clair que tous les partis traditionnels excepté le PS on envoyé pour cette commission leurs  fines  lames avec les Miller, Monfils et Michel, les libéraux font fort, très fort même.                                                                                   

La rue des deux églises ne fait pas mal avec un ancienne ministre présidente en la personne d’Anne Marie Corbisier.       

Les petits bonzhommes verts ne sont pas mal non plus avec entre autres, le duo Cheron/Daras (l’ami bidasse  !!!).                                                                                     

Quand au PS (pôvre s…..) rien qu’à voir les noms, on a tout de suite compris qu’ils n’en ont rien à ….., et on a beau être un e tite suffragette brusseleer ou aussi ... le fils de…, le malheureux Christophe Collignon se sentira bien seul quand il avancera les positions que son papa, ancien de tout, mais… en retraite, lui aura glissé dans le tuyau de l’oreille.

 

Pôvre WALLONIE !!! Une grave menace pèse sur toi, celle de la Wallobruxellose, tu sais, celle dont le symptôme le plus courant est aussi, l’interruption involontaire de grossesse, aussi appelé avortement, gageons que le sotais comment encore ??? Ha oui, althzaïmer pourra agir et faire son œuvre, car, ne dit-on pas qu ‘en politique, pour ne jamais régler un problème il suffit de l’encommissionner…

 

Allez Maria, Maria, redescend dans l’Arène et vient y voir comme dans ta sicile natale, les hommes sont fiers de faire carnaval, ils en jettent même des oranges le long des rues, comme çà, au moins tes petits copains peuvent se fournir en gros, directement à la source pour les rediriger ensuite vers Jamioulx ou Lantin. Em’ pouv’pétite Wallon’ryie, ké djeu al’ since, djé crwé bin ké si in’no faut rin  noss’t’on chervu, éyé ké si nos volons ed’pu, in’no faura l’prinde sans  d’mander d’autizassion à personne…

  El’ colau d’servisse….. 

09:51 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12/10/2007

WALLONIE LIBRE COMMUNIQUE

LE MOUVEMENT  "WALLONIE- LIBRE"  PREMIER MOUVEMENT WALLON DE RESISTANCE A L'OCCUPANT NAZI, CREE LE 18 JUIN 1940 NE POSSEDANT PAS DE SITE OU BLOG  EN LIGNE,  C'EST BIEN VOLONTIERS  QUE NOUS NOUS SOMMES  PROPOSES POUR LES LUI DIFFUSER SUR NOTRE  BLOG SANS PRETENTION.

ATTENTION:  CES COMMUNIQUES NE SONT PAS FORCEMENT NOTRE POSITION, C'EST  LA POSITION  DU MOUVEMENT WALLONIE-LIBRE.

NOUS LE LAISSERONS  EN  PREMIERE  PAGE UNE PETITE SEMAINE A CHAQUE COMMUNICATION

coqpaulus

 

 WALLONIE LIBRE Premier mouvement de résistance à l’ennemi nazi, créé le 18 juin 1940, a pour objectif l’indépendance de la Wallonie.
   

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

  

Le Mouvement « Wallonie Libre », créé en juin 1940 et qui lutte depuis lors inlassablement pour l’émancipation totale du Peuple Wallon, a pris acte des récentes sorties médiatisées de certains hommes et femmes politiques au sujet de l’arrondissement de B-H-V et des Fourons ;

  

Lors de son Conseil général du 6 octobre 2007, le mouvement WALLONIE LIBRE :

 

ð Constate que les francophones subissent encore quotidiennement des brimades, affronts, insultes et privations de leurs droits élémentaires de citoyens dans les communes où ils sont censés jouir de facilités ;

 

ð  Déplore que la privation de ces droits aille de pair avec un renforcement systématique de la pression flamande dans les communes où cette minorité nettement moins nombreuse dispose de droits, voire dans des communes où n’ont pas été prévues de facilités, mais que cette minorité pénètre en conquérante ;

  

C’est pourquoi, le mouvement WALLONIE LIBRE a pris des résolutions par lesquelles il :

 

ð Enjoint les maires du Brabant Wallon à REFUSER CATÉGORIQUEMENT TOUT RAPPORT AVEC LEURS ADMINISTRÉS DANS UNE AUTRE LANGUE QUE LE FRANÇAIS, unique langue officielle de la Wallonie (avec l’Allemand dans l’arrondissement de Verviers) ;

 

ð Soutient, à tout le moins, le statut bi régional réclamé par l’Action fouronnaise et le groupe Retour @ Libertés des Fourons, faute de pouvoir encore réclamer le retour immédiat des Fourons à la province de Liège, et le rattachement des 6 communes de la périphérie à l’espace francophone ;

 

ð Suggère au Parlement de la Communauté Française de poser un geste fort en faveur des 6 communes de la périphérie et des Fourons, en cooptant dans cette assemblée les 6 bourgmestres et l’échevin francophone des Fourons, avec voix consultative, comme l’y autorise son règlement interne ;

 

ð Propose au Parlement de la Communauté Française d’établir un état des lieux des droits des Francophones dans les communes à facilités de Flandre ;

 

ð Rappelle son désir de voir bientôt la Wallonie libérée de ses entraves belges et devenir un ÉTAT LIBRE ET SOUVERAIN AU CŒUR DE L’EUROPE.

   

À WATERLOO, le 6 octobre 2007.    

                                       (s)  Le Conseil Général

 

22:52 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/10/2007

St NICOLAS PRIEZ POUR EUX !!!!

DOUCE FRANCE

PAUVRE FRANCE

SARKO 1er

AU QUOTIDIEN

Sarkozy, le monocrate

 

Lors de notre assemblée générale de fin juin, nous avons défini le nouvel édifice institutionnel de la France comme une monocratie : le pouvoir non héréditaire (c’est la différence avec la monarchie) d’un seul. Un système dans lequel le Parlement ne sert qu’à enregistrer ; le Gouvernement et les partis qui le soutiennent à obéir ; les partis politiques d’opposition à désigner des candidats aux élections. La politique actuelle de la France est donc aujourd’hui le fait d’un seul homme. Compte tenu de la nature de son pouvoir, il n’est plus que formellement Président de la République. C’est en fait un chef de l’état, certes élu, mais tout puissant, au-delà même des domaines habituels des pouvoirs constitués.



Dès le premier été de son pouvoir, l’exercice ubuesque de sa fonction commence à poindre, à travers son activisme névrotique : il décide ainsi que Guy Roux peut être entraîneur de l’équipe du Racing Club de Lens, malgré son âge, jusqu’à ce que le caractère pitoyable de ses performances conduisent l’intéressé à y renoncer ; que sa femme peut remplacer le pauvre Kouchner pour négocier directement avec Kadhafi ; ou encore, quotidiennement, à propos de n’importe quel fait divers, il intime l’ordre de légiférer, quitte à ce que dans le même temps, il fasse supprimer les postes de fonctionnaires chargés de la mise en oeuvre ; le chef du gouvernement est au mépris du texte de la constitution, un simple « collaborateur » (le mot ne lui fait pas peur), qui est publiquement tancé par des inconnus sortis de son cabinet. Au demeurant, la pseudo réforme de la constitution qu’il entend imposer aura pour seul but d’aggraver ce terrible déséquilibre des pouvoirs au pays de Montesquieu. Sa politique européenne, dominée par la mégalomanie est déjà discréditée dans toutes les capitales européennes, où ses contradictions (réclamer plus de coopération, alors qu’il agit plus unilatéralement que n’importe lequel de ses prédécesseurs) On attend donc avec plus d’inquiétude que d’amusement ses prochaines foucades.



Mais, derrière les multiples anecdotes livrées plus ou moins consciemment par une presse, pour l’essentiel servile, perce un homme convaincu qui poursuit trois objectifs précis et complémentaires :



- le fils manqué de Mme Thatcher : sur le plan social, l’ancien maire de Neuilly sur Seine donne aux riches, dès les premières semaines 15 milliards d’euros, au prétexte d’établir la « confiance ». Cependant, contrairement à ses croyances, tout ne s’achète pas, même dans son propre milieu, et la question du financement de ses cadeaux aberrants inquiète même ceux qu’il proclame pourtant comme ses amis européens. Loin d’accélérer la croissance, ces cadeaux inconsidérés s’accompagnent de son ralentissement, ce qui ne l’empêche pas de proclamer qu’il veut (sic) 3%, alors qu’il nous fait tomber au-dessous de 2 ! Manifestement, cet homme a toujours eu un problème de croissance : l’anti-de Gaulle, en quelque sorte… Alors, pour financer ses premières aberrations, il commence à prendre aux pauvres (franchise médicale), et accélère le démantèlement de l’ensemble des services publics. Pour briser la résistance syndicale, il met donc en place une stratégie graduelle de provocations (service minimum, puis régimes spéciaux), qui oblige leurs directions, malgré leurs désirs de négociations, à accepter un affrontement, d’où ils sortiront vraisemblablement laminés, matraquage médiatique aidant.  



- le Le pénisme rampant : l’autoritarisme intérieur est nécessaire à la stratégie antisociale de Sarkozy, pour contenir les « classes dangereuses », et l’arsenal répressif d’inspiration le péniste, esquissé dans ses fonctions antérieurs (cf. le remarquable livre blanc rédigé par la Ligue des Droits de l’Homme), se développe, à l’égard des étrangers, des mineurs et de tous les faibles, à coup de gourdins et/ou de tests ADN.



- le dernier Bushman : alors que dans toute l’Europe, les partisans de Bush (Aznar, Berlusconi, Tony Blair) ont du se retirer sous les huées, en attendant que le même sort frappe à juste titre leur propre mentor, Sarko l’américain, adoubé de façon grotesque à Washington, s’intègre dans l’OTAN, comme aucun président français avant lui. Il marque un dédain scandaleux de l’Afrique et de tous ses peuples à Dakar. Puis, déjà dans une logique de fuite en avant qui rappelle la créature d’Alfred Jarry, il reprend à son compte les folles menaces de bombardements contre l’Iran du malheureux Kouchner, avec pour seule circonstance atténuante son impuissance à les mettre en oeuvre…



En attendant que les enchaînements inexorables de ces stratégies réactionnaires et dangereusement complémentaires se fassent pleinement sentir, deux dossiers vont commencer à révéler la nature réelle de l’omnipotence de Sarkozy : le « Grenelle de l’environnement » et le Traité européen.

 



- Sur le premier, les miettes qu’il va consentir seront certes toujours bonnes à prendre. Mais son intransigeance sur les grands dossiers (nucléaires, OGM, autoroutes ou incinérateurs…) devra conduire à des luttes unitaires, après ce qui restera sans doute comme un nouvel hommage du vice (productiviste) à la vertu (écologiste).



- Bien entendu, ce président que l’on prétend si populaire ne peut assumer publiquement le tour de passe-passe par lequel il prétend escamoter le vote négatif que les citoyens français ont exprimé contre le projet de Traité européen. Il entend donc violer leur volonté, en faisant ratifier une réforme des institutions presque identique par des parlementaires à sa solde.


 
*   *   *


Dans ce contexte de régression démocratique et sociale, à la fois sur le plan national et international, sans précédent depuis deux tiers de siècle, il n’est guère que l’ensemble des mouvements sociaux et culturels, qui puisse commencer l’oeuvre de résistance, en s’organisant en réseau comme elles commencent à le faire, dans un nombre croissant de domaines. Si on veut éviter qu’une aussi folle page de notre histoire ne se termine pas (trop) mal, il faut espérer que la détermination de leurs militants fera reprendre leurs esprits aux différentes factions de la gauche française, afin que renaisse une démarche crédible de reconquête démocratique !

 

Dominique Taddei

 www.forumgc.org  

 

20:55 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/10/2007

LA FRANCE PAYS DE COCAGNE ????????

ET  MAUGRETOUT  IN’DA KO  KI  VEULE’NE  IESSE FRANSWE       Les dirigeants d’EADS

accusés de délit d'initié

 

par ANNE SALOMON. Publié le

03 octobre 200

7Actualisé le 03 octobre 2007 : 09h03 Fabrice Brégier, Arnaud Lagardère, Noël Forgeard.
 DES DIRIGEANTS D’EADS ONT  VENDU DES TITRES ALORS QU’ILS CONNAISSAIENT LES DIFFICULTES D’AIRBUS.  

 

        L’AMF (Autorité des marchés financiers) vient de transmettre au parquet de Paris un document accablant pour les groupes Lagardère, DaimlerChrysler, actionnaires d’EADS, ainsi que pour les principaux dirigeants du groupe européen et de sa filiale Airbus.

 

Cette « note préliminaire », dont Le Figaro a pris connaissance, conclut à un délit d’initié massif commis entre novembre 2005 et mars 2006, avant que les difficultés d’Airbus soient rendues publiques et que l’action EADS s’effondre.  Au départ, l’AMF avait débusqué près de 1 200 initiés ayant vendu plus de 10 millions de titres EADS entre mai 2005 et juin 2006 et empoché près de 90 millions d’euros de plus-values. Mais, dans un souci de rapidité, l’autorité de marché a décidé de se concentrer sur les seuls hauts dirigeants d’EADS et d’Airbus et les actionnaires du premier, soit vingt et une personnes au total. Le gendarme de la Bourse souligne dans sa note « le caractère concomitant et massif » des ventes effectuées par les cadres. Celles-ci ont été opérées au cours de deux périodes autorisées par le règlement intérieur d’EADS : entre le 9 et le 29 novembre 2005 puis entre le 8 et le 24 mars 2006, soit bien avant la cession des 15 % d’EADS détenus par DaimlerChrysler et le Groupe Lagardère et l’alerte sur les résultats d’EADS.  

 

Pour l’AMF, il est clair que ces cessions n’auraient pas été réalisées si les nouvelles avaient été bonnes. D’ailleurs, 14 des 21 membres des comités exécutifs d’EADS et d’Airbus n’avaient jamais vendu d’actions avant novembre 2005, preuve de « l’absence de confiance dans la poursuite de la progression du cours ». Les deux autres présumés initiés, DaimlerChrysler et Lagardère, qui vendent chacun 7,5 % du capital d’EADS le 4 avril 2006, le font d’une façon étrange aux yeux de l’AMF. Les deux groupes choisissent une vente à terme, c’est-à-dire réalisée en 2007 pour bénéficier de nouvelles mesures fiscales favorables, mais sur la base des cours de 2006. Le fait de ne pas attendre 2007 pour vendre au comptant « témoigne d’une anticipation par les deux actionnaires d’EADS d’une baisse future du cours ». Changement comptable En réalité, les difficultés rencontrées par Airbus dans la fabrication de ses nouveaux long-courriers, l’A 380 et l’A 350, sont évoquées dès le mois de juin 2005 lors d’un conseil d’administration d’EADS.

 

Des projections de résultats à moyen et long terme sur 2006-2008 amènent alors le groupe à lancer un plan de réduction de ses coûts. Le directeur financier d’EADS, Hans Peter Ring, fait remarquer lors de cette réunion qu’à elle seule l’augmentation des frais de recherche et développement ferait perdre 4 à 5 euros au titre si elle était rendue publique. Mais, le 10 octobre 2005, les dirigeants d’Airbus constatent devant ceux d’EADS que leurs prévisions de résultats restent très inférieures aux attentes du marché.

 

Afin d’éviter une éventuelle catastrophe boursière, EADS demande alors à sa filiale de répartir ses coûts sur trois exercices. C’est un changement de méthode comptable qui permettra d’anticiper en 2005 et 2006 une partie des surcoûts de production de l’A 380. Cette petite modification permet d’alourdir de 100 puis 200 millions d’euros les bilans 2005 et 2006 d’Airbus et d’augmenter d’autant le résultat de 2007.

 

 Autre élément à charge, en décembre, le management d’EADS va présenter son business plan à l’État, son actionnaire à 15 % représenté par l’APE (Agence des participations de l’État). À l’issue de cette réunion, une note est envoyée au ministre des finances, Thierry Breton, pour l’inciter à vendre au plus vite une partie de ses actions. 

 

Autre découverte des enquêteurs : en février 2006, le comité central d’entreprise d’Airbus est informé de l’arrêt d’une chaîne d’assemblage et de la révision du programme de production. En mars, un nouveau comité des actionnaires d’Airbus aborde la question des retards de livraisons pour 2007. Noël Forgeard confie aux enquêteurs qu’il « pense avoir évoqué » ces problèmes avec Arnaud Lagardère lors d’un voyage en avion.

 

L’alerte sur les résultats d’EADS n’interviendra que le 13 juin. Pour l’AMF, cela ne fait guère de doute : « La prise de conscience par les dirigeants d’Airbus et d’EADS et les actionnaires de ce dernier de la dégradation de la marge puis du résultat opérationnel d’Airbus et d’EADS à compter de 2007 a constitué la motivation essentielle des cessions massives de titres constatées à partir de novembre 2005 ».

 

Autrement dit, le gendarme des marchés n’a été convaincu par aucun des protagonistes de cette affaire. Entendus par les enquêteurs, ils avaient tous nié avoir une connaissance précise des difficultés d’Airbus. 

 

En attendant le point final de son enquête et la mise en oeuvre de sa propre procédure de sanction, nul doute que ces nouveaux éléments permettront à la juge d’instruction Xavière Simeoni de faire avancer ses propres investigations lancées le 24 novembre 2006.

 

Commentaire : Lagardère est l’un des plus proches amis de notre Zébulon Sarkosy qui tournicote chaque jour devant les caméras. Nous attendons avec impatience la réaction de l’Elysée qui ne saurait manquer de fustiger ces pratiques peu ragoûtantes au nom de la “Morale républicaine”…évidemment !!

 Quand on pense que Lagarde veut faire de nous tous des capitalistes en puissance !!! Nous aurions eu l’air malins avec un paquet d’actions EADS dévalorisées pendant que ses dirigeants s’en mettaient plein les poches !!   

 

 

 

 

 

 

Fusion GDF SUEZ — Vous êtes tous                     consommateurs … Ceci vous intéresse octobre 2nd,2007 dutron  FUSION GDF-SUEZ : AnalysePar Guy Dutron

Militant Gauche AlternativeSambre-Avesnois          

 

Cette décision du pouvoir politique est une erreur, pour ne pas dire une aberration, tant au plan économique que politique et social d’autant que l’histoire récente nous a appris où pouvaient mener de tels errements.          

 

  1 – UNE ABERRATION ECONOMIQUE :

  - La fusion entraînera une hausse des prix :

La fusion entre Gaz de France et Suez aboutira sans aucun doute à une hausse des prix car les tarifs réglementés sont menacés. La loi ne garantit leur pérennité que jusqu’en 2010 ; au-delà, les entreprises seront libres de pratiquer les prix qu’elles veulent. D’autre part, on peut compter sur les actionnaires privés pour exiger une grosse part du gâteau. Enfin, la part de l’État (entre 35 et 40 % du capital seulement) et la nature réactionnaire que prend cet Etat de jour en jour ne permettent pas de penser qu’il imposera quoique ce soit en matière tarifaire.À plus long terme, on peut compter également sur la Commission européenne, toujours amoureuse de « concurrence libre et non faussée »,  pour venir fourrer son long nez dans le système gazier français. Dans la lettre de griefs qu’elle a déjà adressée aux deux groupes, elle pointe les contrats à long terme, estimant que ceux-ci donnent un avantage (forcément indu) au groupe issu de la fusion sur ses concurrents. Ces contrats conclus pour de longues périodes (vingt à trente ans), garantissent à GDF des prix inférieurs de moitié à ceux du marché. L’abandon de ces contrats sur pression de Bruxelles conduirait donc rapidement vers une hausse des prix du gaz aux particuliers comme aux entreprises.   

                 - La fusion fait peser de lourdes menaces sur l’emploi :

Qui dit « fusion » ou « acquisition » dit immanquablement « restructurations » et destruction d’emplois. On les connaît les zoziaux, tous nourris aux mêmes mamelles … sous prétexte de « synergies », les directions réorganiseront  leurs entreprises de manière à accroître la productivité au détriment de l’emploi. Chez Suez, la fusion menace particulièrement les salariés du pôle environnement, promis à la filialisation ; mais, par-dessus tout, le danger viendra de la Bourse puisque 65 % du capital doit être cédé. Nous connaissons par cœur les exigences de retour sur investissement qui conduisent systématiquement à licenciements ; c’est tellement vrai que notre époque a inventé une nouvelle locution : le « licenciement boursier ». Enfin, que vont devenir les   60 000 agents d’EDF-GDF Distribution ?  Les deux entreprises étant désormais concurrentes, les menaces de démantèlement ne sont pas à exclure.                

    - EDF en porte à faux :

Le nouveau groupe né de la fusion entre GDF et Suez devient le principal concurrent à EDF. Implanté dans le gaz et l’électricité (Electrabel, Fluxys, CNR, SHEM,…), il sera capable de proposer des offres bi-énergie à ses clients. Pour contrer cette concurrence, EDF devra prendre pied dans le secteur gazier et pourrait être contrainte de rechercher des alliances

 - L’approvisionnement menacé :

La fusion peut aller jusqu’à remettre en cause de la sécurité de nos approvisionnement. Les dirigeants du nouveau groupe n’ont jamais caché leur ambition de se lancer dans le commerce du gaz à l’échelle mondiale en développant leur flotte de méthaniers. En privilégiant ce  transport, les deux groupes se donnent les moyens de mettre leur gaz aux enchères au plan mondial. Europe, États-Unis et Asie seront ainsi en concurrence pour satisfaire leurs besoins gaziers alors même que l’augmentation et la raréfaction du pétrole conduit au report sur le gaz naturel d’une partie de la demande énergétique jusque-là satisfaite par le seul  pétrole. Cette spéculation qui s’annonce pourrait aboutir à la à la remise en cause des contrats à long terme. On voit mal comment les pays producteurs pourraient accepter de laisser échapper les sommes pharamineuses générées par le commerce du gaz alors que les revenus pétroliers vont décroître à terme.       

     

 2 – UNE ABERRATION POLITIQUE ET SOCIALE :    

                - La fusion nuira à l’environnement :

Suez-GDF va devoir accroître ses capacités de production d’électricité pour concurrencer EDF. Bien que présent dans le nucléaire (avec sa filiale belge Electrabel), le nouveau groupe va se lancer dans la construction de centrales thermiques classiques (à gaz ou à charbon) moins onéreuses en termes d’investissements et de mise en œuvre plus rapide. Or, ce mode de production d’électricité, outre sa médiocre efficacité énergétique, est fortement émetteur de gaz à effet de serre.

 - L’Europe en panne … d’énergie ?

En privatisant GDF et en le plaçant en situation de concurrence avec EDF, Nicolas Sarkosy s’insère dans la déréglementation du secteur de l’électricité et du gaz en Europe. Cette décision va relancer la compétition que se livrent les différents opérateurs européens. Pour ne pas se laisser distancer par le nouvel ensemble, ils devront, à leur tour, procéder à de nouvelles fusions ou acquisitions. Ce triste jeu de Monopoly de l’énergie a déjà englouti, entre 2004 et 2006, 200 milliards d’euros sans que rien ne soit investi dans de nouvelles capacités de production, dans de nouvelles sources d’énergie ou dans les économies. A système constant, les besoins seront colossaux. L’OCDE chiffre à 1 000 milliards d’euros les investissements à réaliser dans le domaine de l’électricité sous peine de rupture d’approvisionnement à terme.

 

-        Nous ne reviendrons pas sur les incidences sociales des problèmes tarifaires et d’emploi évoqués précédemment.

 Comme ont le voit, peu de choses militent pour cette fusion excepté, il est vrai, la soumission aux dogmes du néo-libéralisme en France,

 en Europe et dans le Monde. Mais, ce n’est pas tout !!

 3 – LE PRECEDENT « ENRON » :

L’histoire est états-unienne pourtant son début ressemble fort à celle qui vient d’être lancée en France. Nous étions en 1985 : une grande société, spécialisée dans la distribution du gaz naturel, Houston natural gas, fusionne avec une autre firme du secteur de l’énergie, Internorth of Omaha. Ainsi nait Enron qui prospère très rapidement grâce à la libéralisation du secteur de l’énergie et fait main basse sur le très profitable marché californien. C’est le pied intégral !! Enron devient à la fin des années 1990 l’une des plus grandes entreprises des États-Unis par sa capitalisation boursière…une action qui explose et des bénéfices qui augmentent de 1750% en dix ans… Jusqu’au scandale de décembre 2001.Car cette orientation purement financière a un prix : ce sont des coupes claires dans les investissements lourds sur le réseau et dans la production… Jusqu’à provoquer des pénuries d’électricité qui ont déclenché, au tournant de l’an 2000, une incroyable série de pannes géantes en Californie. Dans la fuite en avant pour faire progresser la valeur de leur action, les dirigeants d’Enron ont organisé le rationnement de l’électricité afin de faire monter les prix qui, loin de baisser comme promis, a grimpé en flèche avec des factures en augmentation de 50 % à 70 %, voire 100 % sur les années précédentes. Il faudra que, pris à la gorge, ces dirigeants décident de maquiller les comptes de leur entreprise, toujours dans cette phobie de faire croître sa valeur boursière, pour que la « success story » se termine lamentablement sur les bancs des tribunaux.

 

La faillite d’Enron coûtera leur emploi à des milliers de salariés et leurs retraites à tous ceux qui avaient cotisé au fonds de pension de la firme, réduit à moins que rien. Cette faillite secoua, à l’époque,  la planète Finance entraînant une crise dont le fond - la financiarisation de l’économie – est de la même nature que celui qui vient de donner naissance à la crise boursière de ces dernières semaines. 

 

Voilà ce qu’il en coûte d’avoir le nez rivé sur la « shareholdervalue » - le gain à tout prix pour les actionnaires – des milliers de chômeurs, des retraités ruinés, des pannes géantes … qui a dit que le capitalisme était le seul système viable ???        

     

  L’ennui, avec les crétins, c’est qu’ils n’apprennent jamais rien et que, malgré leurs errements, ils reviennent à la charge nantis de leur morgue et de leur suffisance !!!

    

Sécu - Santé ATTENTION DANGER

 

 

 octobre 2nd, 2007 by dutron

COLLECTIF GAUCHE ALTERNATIVE Sambre-Avesnois 

  SECU SANTE

ATTENTION DANGER

 

            Depuis toujours, la droite au pouvoir a voulu restreindre nos droits sociaux sous couvert de « trou » de la Sécu. Il n’est que de se souvenir des « ordonnances » … elles datent de 1967 !!           Aujourd’hui, c’est d’une attaque en règle qu’il s’agit. Une attaque qui prend diverses formes. 

 

1 ) - LE « TROU » DE LA SECU : Depuis le transfert d’une partie des cotisations maladie sur la CSG, c’est principalement l’Etat qui finance les dépenses de la Sécurité sociale. Il affecte des ressources fiscales prélevées sous forme de redevances, timbres, contributions, cotisations et autres franchises marquées de l’étiquette « social ». De plus, l’Etat à l’obligation de compenser les multiples réductions de charges qu’il décide pour stimuler une activité ou une catégorie particulière. Il est aussi employeur et verse des cotisations sociales pour ses salariés. Le fait que l’Etat soit très irrégulier dans ces versements génère des dettes importantes vis-à-vis de la Sécu. Les rapports financiers qu’entretiennent l’Etat et la Sécu sont de nature quasi féodale. Il décide de façon discrétionnaire, elle subit en silence. Chaque année la Cour des comptes constate, les parlementaires déplorent et suggèrent des réformes, mais la loi de financement de la Sécu est votée sans mal ni douleur puis rectifiée par la loi de finances qui suit. Nos preux chevaliers sont frappés d’impuissance mais, qu’est-ce qu’ils causent !!!

 Des chiffres 2007 à connaître (ordres de grandeur) :

Le budget de la Sécu : 295 milliards (plus 12 milliards de déficit)
► Le budget de l’Etat : 334 milliards (dont 42 milliards de déficit).
► La dette totale de la France : 1 221 milliards.
► Le coût de la dette dans le budget de l’Etat : 40 milliards.
► Subventions aux entreprises (y compris agro-industrielles) : 75 milliardsVous pourrez constater que le fameux « trou » de la Sécu est proportionnellement moins important que le déficit de l’Etat, pourtant, on ne vous parle que de lui. Il n’est qu’une goutte d’eau par rapport à la Dette de la France et les subventions données à certaines entreprises dont celles qui nous imposent leur « malbouffe » !!!

 

Ce qui est derrière tout cela, c’est le démantèlement de notre protection sociale solidaire pour la remplacer par l’assurance que chacun devra payer ! Si vous ne pouvez payer, vous pourrez crever !!

 

2 ) - Les « Franchises médicales :Plus ça va, plus on fait payer les malades
D’abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd’hui proposées pour traiter des maladies graves, aujourd’hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner. 1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c’est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

 

Les franchises, c’est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu : Parce que – riches ou pauvres, jeunes ou vieux… – nous devons tous être égaux dans l’accès aux soins, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. À l’opposé de ce système solidaire, celui des assurances : selon le niveau – et donc le prix – du contrat, la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses. 

 3 ) -Le piège du « capitalisme populaire » : Christine Lagarde veut imposer le capitalisme populaire dans toutes les entreprises

Si le discours de Lagarde est suivi d’effet, que se passera-t-il ? On augmentera votre intéressement ou votre participation ou on vous distribuera des actions. Tout ceci en totale exonération de charges, évidemment !!

 

Mais, en échange, vous « aurez droit » à la « modération salariale », puisqu’on vous aura déjà « donné » !! Doux euphémisme pour dire que vous serez payé au lance-pierre.Du coup, les cotisations patronales et salariales ne rentreront plus, les caisses des systèmes sociaux se tariront, on vous expliquera que la répartition, c’est ingérable et nos bons assureurs viendront, la bouche en cœur, nous proposer une assurance santé, vieillesse, hospitalisation, dépendance et autres joyeusetés… avant d’annoncer des résultats mirobolants qui amplifieront le taux de cholestérol  des actionnaires.

 

Il s’agit là du troisième étage de la fusée « démantèlement de la Sécu » et de la répartition en général )

 

 – LA TVA « SOCIALE » : est présentée comme un moyen de financer la sécurité sociale en réduisant les cotisations sociales patronales qui représentaient 236 milliards d’euros en 2005. La législation européenne interdit de dépasser le taux de 25 % de TVA. Dans la version la plus extrême, le relèvement du taux réduit (5,5 %) et du taux normal (19,6 %) aboutirait à un rendement supplémentaire de 90 milliards d’euros ce qui correspond à un allègement de 38 % des cotisations sociales. Ce chiffre doit être revu à la baisse car il existe déjà de nombreux allégements ciblés de cotisations sociales qui vont jusqu’à 1,6 Smic. Quoi qu’il en soit, il s’agirait d’une baisse très importante des cotisations patronales. Il s’agirait d’un transfert financier considérable au bénéfice des entreprises et au détriment des ménages. Il s’agirait, de fait, d’une baisse du salaire socialisé perçu par les salariés, les cotisations patronales étant partie intégrante du salaire. Cela revient à imposer davantage le travail puisque la consommation procède, pour l’essentiel, de l’utilisation des revenus du travail. Ça c’est le quatrième étage à venir !!

 

Ainsi, sous couvert de sauvetage de la Sécu dont nous venons de vous montrer que l’on veut sa mort, ce sont de nouveaux transferts sociaux qui seraient réalisés au détriment des salariés.

 

 

Oui, vraiment, Santé, Sécu, sont en grave danger !

 Tous dans la rue le 13 contre les Franchises, mais aussi pour l’avenir de la Sécu, votre  Sécu, notre santé, votre Santé.                                                    Guy Dutron

 

13:43 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2007

3000 ème viziteu

3000

COUPS

MERCI

LE 15 MAI DERNIER, DANS LA PERSPECTIVE DES ELECTIONS LEGISLATIVES 2007

CHRISTELLE & MOI

N'AURIONS JAMAIS OSE IMAGINER QUE MOINS DE SIX MOIS PLUS TARD, VOUS SERIEZ AUSSI NOMBREUX  A VENIR VISITER NOTRE PETIT SITE SANS PRETENTIONS.

NOUS AVONS SUBIT, POUR DES RAISONS TRES CLAIRES D'OPACITE ET D'AMALGAME, UN  TRES SERIEUX REVERS LE 10 JUIN.

RASSUREZ-VOUS, CE N'EST PAS UN ECHEC QUI VA NOUS ARRÊTER EN SI BONS CHEMINS.

LES FRILEUX DU CENTRE (ce degré zéro de la politique), LES RATTACHISTES REUNIONNISTES HONTEUX QUI SE CACHENT SOUS UN VOCABLE FRILEUX (un paule, vos vos rindez compte), LES SIENS QUI N'OUZ'TE NIN DIRE CE KI SONT, VONT APPRINDE A NOS CONNAITE...

POUR 2009

L'EQUIPE EST FAITE

ON LAISSERA DES PLACES D'OUVERTURE, MAIS AVEC NOUS, LE COMBAT SERA CLAIR.

REPUBLIQUE

WALLONNE

DE

GAUCHE

En cachant bin, vos trouv'rez roci, un bulletin d'adhésion.

12:34 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/10/2007

UN MESSAGE DE GUY DUTRON (GAUCHE ALTERNATIVE SAMBRE/AVESNOIS)

Être de Gauche aujourd’hui.


Refonder la gauche, une nécessité ? Oui, mais comment et sur quelles bases ?

Chers camarades,

J’ai milité 32 ans au PS et je l’ai quitté en 2005 après avoir mené campagne pour le NON au TCE. J’étais alors secrétaire de section à Cousolre.

Pourquoi ? Parce que j’ai fait l’analyse que le PS avait définitivement choisi le camp libéral alors que j’ai été et je demeure anticapitaliste.
Que, ce faisant, le PS a déserté le terrain de la lutte idéologique.
Que ce PS là n’était plus susceptible d’évolution ne serait-ce que de par sa sociologique : 1/3 d’élus et 1/3 d’adhérents qui bossent pour des élus, cela fait 2/3 de ce Parti qui doivent leur situation au Parti, qui sont, en quelque sorte des beefsteackards ou, à tout le moins des hommes et des femmes qui n’ont plus toute leur liberté.
Nous sommes bien placés, dans le Nord, sous la coupe du tandem Mauroy – Derosier pour savoir ce qu’il arrive à ceux qui osent s’opposer !!

C’est dire que je partage beaucoup de ce que dit l’ami Faustin que je ne connais pas.
Je n’ai toutefois pas certaines de ses interrogations ! J’ai les réponses même si ce ne sont que les miennes …

- Le PS à Gauche ? Certainement pas et ceux qui y restent encore par ce qu’on appelle le « patriotisme de Parti » devraient s’interroger sur eux-mêmes : il n’y a parfois pas loin du compromis à la compromission et de la compromission à la collaboration (de classe évidemment).
- Fabius, Emmanuelli, Mélenchon, Lienemann, pas audibles ? Evidemment ! Fabius n’a jamais été de gauche, il n’a jamais eu que des postures justifiées par ce qu’il croyait être son intérêt de carrière.
Les trois autres sont élus (député, sénateur ou député Européen) et savent jusqu’où ils peuvent aller trop loin pour conserver leur « place ». Quant à Lienemann, quand on connaît son parcours !! On peut tirer l’échelle !

Plus fondamentalement, il me semble manquer quelques points à l’analyse de Faustin que je trouve trop gentil par moment :

Le PS peut-il revenir au pouvoir ? Serait-ce une victoire de la gauche ?
Ce sont deux questions tout à fait différentes.
La première c’est qu’après la série de défaites qu’il a connues au cours des dernières années et qui ont montré à quel point il s’était coupé d’une bonne partie des classes populaires, le Parti socialiste sera-t-il un jour capable de reconquérir le pouvoir? C’est assez probable.
Il pourra gagner les élections quand les ravages du sarkozysme auront mobilisé de nombreuses forces sociales contre la droite gouvernementale mais, ce sera un vote contre la droite et pas pour la gauche. On ne peut pas savoir combien de temps cela prendra, mais cela se produira tôt ou tard.
Mais il y a une deuxième question qui est trop souvent refoulée : si le Parti socialiste parvient à gagner les élections futures, pourra-t-on vraiment dire que c’est la gauche qui sera revenue au pouvoir ? Etant donné ce qu’on lit, ce qu’on entend et ce qu’on voit en ce moment, la réponse est non.
C’est d’autant plus vrai que c’est l’abandon de ses valeurs par le PS qui a permis la victoire de Sarkosy .
Le PS a laissé la droite imposer un nouveau discours dominant
Tout d’abord, on a beaucoup dit que la droite avait gagné parce qu’elle avait conquis l’hégémonie idéologique, et l’on fait alors presque toujours une référence vague et imprécise à Gramsci (suivant en cela Sarkozy lui-même). Mais une fois que l’on a dit "hégémonie idéologique", on n’a pas dit grand-chose.                                                                                                                                                              
La pensée de Gramsci était tout de même un peu plus sophistiquée sur ce point, et il nous faut, par exemple, analyser de manière détaillée et précise quels éléments de discours ont été mis ensemble par la droite actuelle pour former cette nouvelle configuration idéologique -appelons-la par commodité le sarkozysme- qui, comme le thatchérisme il y a trente ans en Grande-Bretagne, a réussi à s’imposer dans de larges pans des classes populaires.
Il nous faut surtout nous interroger sur une étrange alliance de classes (je sais bien que le mot "classe" n’a plus cours au Parti socialiste, mais pourtant, même si les dirigeants socialistes ne les voient plus, elles n’en continuent pas moins d’exister dans la réalité, sous des formes qui à la fois perdurent et changent), sur une alliance de classes, donc, ou plus exactement sur un "bloc historique" (pour reprendre ici encore le vocabulaire de Gramsci), et sur les conditions historiques et les modalités concrètes de sa mise en place.
Elle rassemble la haute bourgeoisie d’affaires, avec laquelle Sarkozy affiche chaque jour sa proximité, et certaines des couches populaires les plus précarisées ou les plus désespérées, dont une partie donnait auparavant ses suffrages au Front national.
Le Parti socialiste porte une lourde responsabilité dans la possibilité et la facilité même qu’a eue la droite de fabriquer un nouveau discours dominant qui a reçu l’assentiment des classes populaires, puisqu’il a participé et collaboré à l’installation de ces nouvelles thématiques.
Rappelons-nous comment ceux qui ont essayé, au cours des vingt dernières années, de maintenir vivante une pensée de gauche -je pense notamment à Pierre Bourdieu- ont été littéralement insultés par les responsables du PS, toutes tendances confondues, tout comme l’ont été les mouvements sociaux, quand ils n’ont pas été tout simplement matraqués: comités de chômeurs réprimés par le gouvernement Jospin, manifestations d’enseignants diffamées par son ministre de l’Education, mobilisations pour la reconnaissance de l’homoparentalité –et donc des personnes qui vivent ces situations –injuriées par nombre de hiérarques de la gauche officielle, à commencer par Madame Royal, qui y voyait une "provocation contre les valeurs religieuses et familiales de la France" et qui stigmatisait le mouvement gay et lesbien comme porteur d’un "communautarisme" (mot qui a pour principale fonction de stigmatiser toute affirmation minoritaire) homosexuel qu’elle comparait à celui des riches incarné par le Medef...
Je n’invente rien, je me contente de citer leurs déclarations !
Pendant la campagne, des problèmes de droite posés d'une manière de droite
La droite a gagné la bataille des idées parce que le PS l’a aidé dans cette tâche, en travaillant depuis tant d’années à défaire et discréditer tout ce qui peut constituer un regard de gauche sur le monde social.
La campagne électorale socialiste a confirmé tout cela jusqu’à la caricature, puisqu’elle a consisté à poser des problèmes de droite et à les poser d’une manière de droite (la valeur-travail, la valeur-famille, la valeur-nation et la valeur-drapeau, sans oublier l’autorité, l’ordre et l’entreprise... et tous ces thèmes inlassablement liés les uns aux autres, tissés dans une même trame, ce qui renforçait encore le caractère réactionnaire de chacun d’eux).
Je vous laisse le soin d’imaginer ce que qu’aurait pu être, à l’inverse, une campagne construite autour de thèmes de gauche et d’une manière de gauche de poser des questions. J’en ai mené une, sans grands moyens mais c’était celle de José Bové !! Et, je fus candidat aux législatives sous l’étiquette « Gauche alternative 2007.
Il va de soi que, dès lors que l’on a cédé sur l’essentiel, à savoir sur les questions dignes d’être soulevées et sur la manière de les soulever, une fois que l’on a délibérément choisi de s’inscrire dans le cadre des problématiques qui sont celles de la droite, que l’on se déplace pour se situer sur le terrain de celle-ci, ensuite les réponses peuvent bien différer (on peut ajouter un peu de compassionnel et quelques larmes), non seulement ce sont les réponses de la droite qui ont toutes les chances de l’emporter, mais aussi et surtout c’est une perception de droite du monde social qui s'impose.
Ce sont les thématiques de droite, la pensée et l’impensé de la droite, les obsessions de la droite qui ont été acceptés comme délimitant le champ des questions évidentes et nécessairement partagées.
C’est bien cela, l’hégémonie idéologique, n’est-ce pas ? Et l’on sait que les manières de percevoir le monde et de le décrire –ce qui se présente comme des "constats"- sont aussi des manières de le construire et de le faire être ce qu’il est.
Il est donc paradoxal, soit dit entre parenthèses, de dénoncer comme des traîtres les personnalités du PS ralliées à Sarkozy, puisque cela revient à essayer de faire croire qu’il existerait une frontière qu’ils n’auraient pas dû franchir, alors que ceux qui ont trahi et ceux qui les dénoncent aujourd’hui ont travaillé ensemble à effacer cette frontière.
Ce ne sont pas -ou pas seulement- des parcours individuels déplorables, c’est plutôt l’aboutissement d’une logique politique collective, bien plus déplorable, bien plus grave, parce que plus profonde et plus durable.
Pensée de droite, pensée réactionnaire, pensée de gauche
Pour ne prendre qu’un exemple frappant, dans l’actualité immédiate, de cette hégémonie de la pensée de droite: « Le Monde » écrivait récemment que l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle déclarait que la gauche avait été jusqu’ici associée au "collectivisme" (il ne s’agissait pas d’économie), c’est-à-dire à l’idée que ce que sont et font les individus serait lié à des "inerties sociales", à des "reproductions sociales", et qu’il serait urgent de rompre avec ces conceptions dépassées pour rendre à l’individu son autonomie et sa responsabilité.
Je ne sais pas qui écrit les discours de Mme Royal, mais ce genre d’idioties n’est que la reproduction de tous les thèmes les plus éculés de la pensée de droite, de la pensée réactionnaire et de sa dénonciation de la pensée de gauche -la haine du "collectivisme", c’est-à-dire de tout ce qui évoque le "socialisme", la sociologie, les sciences sociales...- qui nous sont ressortis aujourd’hui, sous une couche de vernis de modernisation de la gauche, par les think tanks néoconservateurs qui fournissent au Parti socialiste ses outils idéologiques.
Comment réfléchir à une politique effective de démocratisation du système scolaire, si l’on pense que cela ne relève que des responsabilités individuelles et non pas, précisément, d’une reproduction dans et par le système scolaire des inégalités sociales?
Comment comprendre la relégation et l’exclusion par le système scolaire des enfants des classes populaires, si l’on imagine qu’il s’agit là simplement d’une conséquence de leur mauvaise volonté ou de leur absence d’efforts, ou d’une démission des parents et des enseignants?
Et, dans la même logique, comment accepter, comment supporter la dénonciation honteuse, déshonorante pour toute personne qui se dit de gauche, de "l’assistanat" (dénonciation qui figurait sur la profession de foi de votre candidate dès le deuxième paragraphe), au nom de la responsabilité individuelle qui veut qu'en échange de droits, il faudrait se plier à un ensemble de devoirs et de contreparties imposées.
Cette contractualisation et cette individualisation du droit du travail et de la protection sociale est le vecteur d’un démantèlement de l’Etat-Providence et des politiques redistributives qui sont l’héritage des luttes sociales du siècle écoulé, et particulièrement des conquêtes de l’après-guerre.
La gauche envahie par le discours néoconservateur
Tout un prêchi-prêcha néo-chrétien prospère aujourd’hui dans les "élites" socialistes sur les exclus et la solidarité -qualifiée d’"active" en opposition à celle qui serait "passive", ce qui n’est qu’une déclinaison de gauche de la vieille dénonciation réactionnaire de la paresse des chômeurs et des assistés, comme de l’immoralité des pauvres, la solidarité ne devant plus s’accomplir que sous la condition de contreparties qui sont autant d’injonctions faites aux victimes de la précarisation de manifester, comme le voulaient déjà les philanthropes du XIXe siècle, leur bonne volonté et leur bonne moralité
On comprend pourquoi tout ce discours et la vision du monde qui le commande risquent de déboucher bien vite, si le PS revient au pouvoir, sur des mesures politiques répressives à l’encontre de ceux qui ne sauront pas ou ne pourront pas se plier à ces injonctions et à une transformation, comme cela semble être le rêve déjà d’une certaine gauche, de l’Etat social en Etat pénal pour ne pas dire en Etat carcéral.
Ce discours néoconservateur ne parle que de rétablir du "lien social", donner des "repères" et du "sens" - autant d’expressions qui n’ont, si on essaie de leur donner un contenu, à peu près aucun sens.
Qu’est-ce que cela veut dire "donner du sens", si ce n’est imposer des significations et des contraintes aux existences et à l’expérience vécue de tous ceux que ces nouveaux "repères" auront pour fonction de contrôler, normaliser, neutraliser?
Qu’est-ce que cela veut-dire "créer du lien social", si ce n’est l’effet d’une conception atomisée du monde social qu’il s’agit de faire prévaloir contre le "collectivisme" et contre l’analyse des pesanteurs de l’histoire et des déterminations sociales- tenter de faire disparaître à peu près totalement du discours socialiste toutes les autres expressions qui pourraient contenir le mot "social": je ne parle même pas de classes sociales -devenu une expression tabou-, mais de luttes sociales, de mouvements sociaux, ou tout simplement d’appartenances sociales, d’ancrages sociaux et donc d’inévitables conflictualités sociales.
Etre de gauche, me semble-t-il, c’est se situer du côté du conflit, c’est accompagner les mouvements et les revendications, et non les dénoncer au nom du "vivre-ensemble", du "faire société" ou du "faire nation" et autres vieilleries personnalistes que presque tous les journaux de gauche s’acharnent à nous faire accepter comme les principes fondateurs d’une "modernisation de la pensée de gauche".
Il nous faut nous défaire de l’idéologie réactionnaire du "vivre ensemble", toujours porteuse de régression sociale et d’immobilisme culturel et toujours teintée, bien sûr, à la fois de nationalisme et de rejet de la différence et de la dissidence (songez à l’homophobie militante de ceux qui aiment à nous vanter les vertus du "monde commun" et des "valeurs communes").
En fait, "vivre ensemble", c’est le programme de Sarkozy, dans lequel, comme je l’ai dit, la haute bourgeoisie et les déshérités devraient cohabiter dans l’heureuse harmonie des valeurs partagées: ordre et travail, nation et sécurité.
Un projet politique dont l’objectif premier est d’obtenir la soumission de tous aux lois de l’économie et la docilité des classes populaires et de tous ceux qui pourraient être amenés à résister aux nouvelles formes de domination. Je viens de dire: le programme de Sarkozy, mais j’aurais pu également nommer d’autres hommes de droite, de moindre envergure, qui partagent son projet, par exemple Manuel Valls.
Le bon "individu" et le mauvais "individu", vus par le Parti socialiste
Il est en effet édifiant que les mêmes qui n’ont que le mot "individu" à la bouche contre toute la pensée de gauche, qui tend à expliquer que l’individu n’est pas un isolat social, mais toujours inséré dans un monde social, les mêmes donc qui veulent qu’on retrouve une pensée de l’individu contre le collectif soient toujours les premiers, dès qu’un mouvement apparaît, dès qu’une revendication se fait jour dans l’espace public pour contrecarrer, précisément, la force des inerties sociales et les mécanismes de la reproduction, à se précipiter pour dénoncer en chœur –un choeur où les voix de la gauche conservatrice se mêlent à celles de la droite réactionnaire- "les méfaits" ou les "dérives" de "l’individualisme contemporain" (le principal de ces méfaits étant à leurs yeux que tout le monde désormais s’imagine pouvoir défendre ses droits ou en demander de nouveaux).
Ces usages à géométrie variable de la notion d’individu ou de celle d’individualisme -qu’il convient tantôt de réhabiliter, tantôt de dénoncer- ne sont pourtant pas aussi contradictoires qu’il y paraît: ils se déploient en réalité sur l’horizon d’une cohérence idéologique très profonde et très profondément marquée par une logique de droite.
Car cela signifie qu’il y aurait d’un côté le bon individu (et donc le bon individualisme): celui qui accepte des devoirs et des contraintes en échange de ses droits, et surtout qui se tait et fait ce qu’on lui dit de faire, et de l’autre, le mauvais individu (et le mauvais individualisme), celui qui entreprend de défendre ses droits ou d’en revendiquer de nouveaux, c’est-à-dire ce qu’autrefois on appelait les mouvements, les mobilisations, les luttes, bref, ce qu’on appelait la gauche.
Ce qui est pourfendu comme "l’individualisme contemporain", c’est ce qui devrait constituer la définition même de la gauche et de ce qui la fait vivre (et la renouvelle en permanence, par l’émergence de nouveaux mouvements, de nouvelles revendications). Oui, "l’individualisme contemporain", c’est un autre mot pour désigner la gauche, mais c’est un mot péjoratif, un mot de stigmatisation de la gauche, de son héritage et de sa force présente et à venir... Il est donc assez lamentable que ce vocable péjoratif, que ce vocable réactionnaire puisse prospérer comme c’est si massivement le cas dans les discours du Parti socialiste aujourd’hui.
Le retour du PS au pouvoir risque de signifier une défaite de la gauche
Tout ceci me porte à penser que le Parti socialiste ne sera probablement pas incapable de reconquérir le pouvoir, mais que la reconquête du pouvoir par le parti socialiste risque de signifier -sur le modèle de Tony Blair succédant à Margaret Thatcher– une nouvelle et profonde défaite de la gauche.
Au mieux, les partis viennent après, pour reprendre ce qui s’est inventé ailleurs -on l’a vu récemment avec tout ce qui s’est produit autour du mouvement gay et lesbien, que le PS a d’abord combattu avant d’en reprendre certaines revendications, et d’accepter avec beaucoup de retard le renouvellement progressiste de l’idée même du couple, de la famille, du droit, de la vie sociale que ces revendications emportaient avec elles.
Il est urgent de récuser l’opposition dans laquelle on essaie de nous enfermer entre une gauche radicale soutenant les mouvements sociaux et une gauche gouvernementale préoccupée de la "réforme". Car la question qui se pose n’est pas de savoir s’il faut réformer ou pas, mais quelles sont les réformes souhaitables et possibles, et aussi qui les propose, qui les définit, qui a droit à la parole... Et les mouvements sociaux sont les lieux où peuvent s’élaborer des propositions de réformes souhaitables et possibles, qu’il incomberait à un gouvernement de gauche de réaliser concrètement.
Je suis toujours amusé quand j’entends ceux qui s’en prennent aux "archaïsmes" d’une gauche radicale qui refuserait "la réforme" (quand elle refuse telle ou telle réforme, considérée comme destructrice d’acquis sociaux), car ce sont souvent les mêmes (les mêmes responsables politiques, les mêmes cénacles idéologiques, les mêmes revues, les mêmes éditorialistes...) qui ont hurlé hier, au nom de la tradition indépassable, du passé immémorial, etc., contre la réforme que représentait le Pacs, et qui hurlent aujourd’hui contre les réformes capitales que représenteraient l’ouverture du droit au mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance juridique égalitaire de l’homoparentalité ou d’autres arrangements familiaux.


Être de Gauche aujourd’hui, c’est quoi ?
Être de Gauche, aujourd’hui encore, c’est: (je parle ici de la Gauche Alternative, le mouvement auquel j’appartiens mais dont je souhaite qu’il fédère un jour la gauche de transformation sociale)

- être du côté du conflit,
- être du côté de ceux qui souffrent,

- être du côté de la défense des droits chèrement acquis,
- être de ceux qui accompagnent les mouvements et les revendications et non de ceux qui les répriment,
- être de ceux qui recherchent une traduction politique juste à ces mouvements, revendications et conflits,

- être de ceux qui sont conscients des ancrages sociaux et des appartenances sociales,
- être, même, de ceux qui savent qu’il existe des conflits sociaux internes au sein de la même classe, au sein d’une même entreprise, au sein d’une même collectivité, et qui recherchent les voies et moyens de les dépasser,
- être de deux qui refusent de mettre ces réalités au placard sous prétexte du « vivre-ensemble », du « faire-société », ou du « faire-nation »,

- c’est se débarrasser de cette vision atomisée du monde et de ces vieilles lunes personnalistes,


- c’est refuser ces discours réactionnaires sur « la paresse des chômeurs », sur ce nouvel « individualisme contemporain » que tous les journaux dits « de Gauche » nous serinent à satiété comme points de passage obligés vers une soi-disant modernisation de la gauche qui ne sera jamais qu’un retour au XIX ème siècle en ce début de XXI ème !!,

Notre tâche aujourd’hui, c’est, puisque la « vieille gauche » a failli :

- de reprendre et d’amplifier la lutte idéologique,

- de savoir - à cet égard les deux campagnes passées furent instructives- que l’unité de la Gauche de Transformation sociale ne passera pas par des accords d’appareils,


- que les partis, même ceux qui se situent à la gauche du PS sont tout sauf des lieux où l’on réfléchit, on y pense d’abord « boutique »,

- Que nous ne devons donc pas devenir un Parti de plus,
- Que notre intuition de départ qui nous a conduit à créer un mouvement qui accepte le débat, la double appartenance tout en refusant la naïveté et l’entrisme était la bonne,

- Que nous devons développer ce mouvement en sachant que nous sommes loin d’être seuls, que des forces qui pensent et agissent comme nous existent dans le mouvement syndical, associatif, écologique et altermondialiste,


- Que, malgré notre jeunesse et notre faiblesse actuelle, nous devons rechercher des liens, des soutiens ou des alliances à l’international,

Si vous souhaitez approfondir ces sujets et, comme nous avons commencé par l’idéologie, nous proposons cette grille qui pourrait être mise en débat.

Après lecture, chacun pourra constater qu’elle comporte 23 points, deux de plus que les conditions de Lénine à Tours ; ce n’est pas une surenchère transhistorique mais il nous semble que toute alliance, avec toute force que ce soit ne devrait pouvoir se faire que si cette force accepte ces définitions et les fait siennes sauf à proposer mieux que nous nous engagerions à examiner et à faite nôtre le cas échéant.

Pour que vive le débat !
Guy Dutron
Militant Gauche Alternative
Collectif Sambre-Avesnois
Militant SUD-CNP
52B rue des Courtils
59330 HAUTMONT
guy.dutron@orange.fr
20-09-2007

06:20 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |