06/10/2007

LA FRANCE PAYS DE COCAGNE ????????

ET  MAUGRETOUT  IN’DA KO  KI  VEULE’NE  IESSE FRANSWE       Les dirigeants d’EADS

accusés de délit d'initié

 

par ANNE SALOMON. Publié le

03 octobre 200

7Actualisé le 03 octobre 2007 : 09h03 Fabrice Brégier, Arnaud Lagardère, Noël Forgeard.
 DES DIRIGEANTS D’EADS ONT  VENDU DES TITRES ALORS QU’ILS CONNAISSAIENT LES DIFFICULTES D’AIRBUS.  

 

        L’AMF (Autorité des marchés financiers) vient de transmettre au parquet de Paris un document accablant pour les groupes Lagardère, DaimlerChrysler, actionnaires d’EADS, ainsi que pour les principaux dirigeants du groupe européen et de sa filiale Airbus.

 

Cette « note préliminaire », dont Le Figaro a pris connaissance, conclut à un délit d’initié massif commis entre novembre 2005 et mars 2006, avant que les difficultés d’Airbus soient rendues publiques et que l’action EADS s’effondre.  Au départ, l’AMF avait débusqué près de 1 200 initiés ayant vendu plus de 10 millions de titres EADS entre mai 2005 et juin 2006 et empoché près de 90 millions d’euros de plus-values. Mais, dans un souci de rapidité, l’autorité de marché a décidé de se concentrer sur les seuls hauts dirigeants d’EADS et d’Airbus et les actionnaires du premier, soit vingt et une personnes au total. Le gendarme de la Bourse souligne dans sa note « le caractère concomitant et massif » des ventes effectuées par les cadres. Celles-ci ont été opérées au cours de deux périodes autorisées par le règlement intérieur d’EADS : entre le 9 et le 29 novembre 2005 puis entre le 8 et le 24 mars 2006, soit bien avant la cession des 15 % d’EADS détenus par DaimlerChrysler et le Groupe Lagardère et l’alerte sur les résultats d’EADS.  

 

Pour l’AMF, il est clair que ces cessions n’auraient pas été réalisées si les nouvelles avaient été bonnes. D’ailleurs, 14 des 21 membres des comités exécutifs d’EADS et d’Airbus n’avaient jamais vendu d’actions avant novembre 2005, preuve de « l’absence de confiance dans la poursuite de la progression du cours ». Les deux autres présumés initiés, DaimlerChrysler et Lagardère, qui vendent chacun 7,5 % du capital d’EADS le 4 avril 2006, le font d’une façon étrange aux yeux de l’AMF. Les deux groupes choisissent une vente à terme, c’est-à-dire réalisée en 2007 pour bénéficier de nouvelles mesures fiscales favorables, mais sur la base des cours de 2006. Le fait de ne pas attendre 2007 pour vendre au comptant « témoigne d’une anticipation par les deux actionnaires d’EADS d’une baisse future du cours ». Changement comptable En réalité, les difficultés rencontrées par Airbus dans la fabrication de ses nouveaux long-courriers, l’A 380 et l’A 350, sont évoquées dès le mois de juin 2005 lors d’un conseil d’administration d’EADS.

 

Des projections de résultats à moyen et long terme sur 2006-2008 amènent alors le groupe à lancer un plan de réduction de ses coûts. Le directeur financier d’EADS, Hans Peter Ring, fait remarquer lors de cette réunion qu’à elle seule l’augmentation des frais de recherche et développement ferait perdre 4 à 5 euros au titre si elle était rendue publique. Mais, le 10 octobre 2005, les dirigeants d’Airbus constatent devant ceux d’EADS que leurs prévisions de résultats restent très inférieures aux attentes du marché.

 

Afin d’éviter une éventuelle catastrophe boursière, EADS demande alors à sa filiale de répartir ses coûts sur trois exercices. C’est un changement de méthode comptable qui permettra d’anticiper en 2005 et 2006 une partie des surcoûts de production de l’A 380. Cette petite modification permet d’alourdir de 100 puis 200 millions d’euros les bilans 2005 et 2006 d’Airbus et d’augmenter d’autant le résultat de 2007.

 

 Autre élément à charge, en décembre, le management d’EADS va présenter son business plan à l’État, son actionnaire à 15 % représenté par l’APE (Agence des participations de l’État). À l’issue de cette réunion, une note est envoyée au ministre des finances, Thierry Breton, pour l’inciter à vendre au plus vite une partie de ses actions. 

 

Autre découverte des enquêteurs : en février 2006, le comité central d’entreprise d’Airbus est informé de l’arrêt d’une chaîne d’assemblage et de la révision du programme de production. En mars, un nouveau comité des actionnaires d’Airbus aborde la question des retards de livraisons pour 2007. Noël Forgeard confie aux enquêteurs qu’il « pense avoir évoqué » ces problèmes avec Arnaud Lagardère lors d’un voyage en avion.

 

L’alerte sur les résultats d’EADS n’interviendra que le 13 juin. Pour l’AMF, cela ne fait guère de doute : « La prise de conscience par les dirigeants d’Airbus et d’EADS et les actionnaires de ce dernier de la dégradation de la marge puis du résultat opérationnel d’Airbus et d’EADS à compter de 2007 a constitué la motivation essentielle des cessions massives de titres constatées à partir de novembre 2005 ».

 

Autrement dit, le gendarme des marchés n’a été convaincu par aucun des protagonistes de cette affaire. Entendus par les enquêteurs, ils avaient tous nié avoir une connaissance précise des difficultés d’Airbus. 

 

En attendant le point final de son enquête et la mise en oeuvre de sa propre procédure de sanction, nul doute que ces nouveaux éléments permettront à la juge d’instruction Xavière Simeoni de faire avancer ses propres investigations lancées le 24 novembre 2006.

 

Commentaire : Lagardère est l’un des plus proches amis de notre Zébulon Sarkosy qui tournicote chaque jour devant les caméras. Nous attendons avec impatience la réaction de l’Elysée qui ne saurait manquer de fustiger ces pratiques peu ragoûtantes au nom de la “Morale républicaine”…évidemment !!

 Quand on pense que Lagarde veut faire de nous tous des capitalistes en puissance !!! Nous aurions eu l’air malins avec un paquet d’actions EADS dévalorisées pendant que ses dirigeants s’en mettaient plein les poches !!   

 

 

 

 

 

 

Fusion GDF SUEZ — Vous êtes tous                     consommateurs … Ceci vous intéresse octobre 2nd,2007 dutron  FUSION GDF-SUEZ : AnalysePar Guy Dutron

Militant Gauche AlternativeSambre-Avesnois          

 

Cette décision du pouvoir politique est une erreur, pour ne pas dire une aberration, tant au plan économique que politique et social d’autant que l’histoire récente nous a appris où pouvaient mener de tels errements.          

 

  1 – UNE ABERRATION ECONOMIQUE :

  - La fusion entraînera une hausse des prix :

La fusion entre Gaz de France et Suez aboutira sans aucun doute à une hausse des prix car les tarifs réglementés sont menacés. La loi ne garantit leur pérennité que jusqu’en 2010 ; au-delà, les entreprises seront libres de pratiquer les prix qu’elles veulent. D’autre part, on peut compter sur les actionnaires privés pour exiger une grosse part du gâteau. Enfin, la part de l’État (entre 35 et 40 % du capital seulement) et la nature réactionnaire que prend cet Etat de jour en jour ne permettent pas de penser qu’il imposera quoique ce soit en matière tarifaire.À plus long terme, on peut compter également sur la Commission européenne, toujours amoureuse de « concurrence libre et non faussée »,  pour venir fourrer son long nez dans le système gazier français. Dans la lettre de griefs qu’elle a déjà adressée aux deux groupes, elle pointe les contrats à long terme, estimant que ceux-ci donnent un avantage (forcément indu) au groupe issu de la fusion sur ses concurrents. Ces contrats conclus pour de longues périodes (vingt à trente ans), garantissent à GDF des prix inférieurs de moitié à ceux du marché. L’abandon de ces contrats sur pression de Bruxelles conduirait donc rapidement vers une hausse des prix du gaz aux particuliers comme aux entreprises.   

                 - La fusion fait peser de lourdes menaces sur l’emploi :

Qui dit « fusion » ou « acquisition » dit immanquablement « restructurations » et destruction d’emplois. On les connaît les zoziaux, tous nourris aux mêmes mamelles … sous prétexte de « synergies », les directions réorganiseront  leurs entreprises de manière à accroître la productivité au détriment de l’emploi. Chez Suez, la fusion menace particulièrement les salariés du pôle environnement, promis à la filialisation ; mais, par-dessus tout, le danger viendra de la Bourse puisque 65 % du capital doit être cédé. Nous connaissons par cœur les exigences de retour sur investissement qui conduisent systématiquement à licenciements ; c’est tellement vrai que notre époque a inventé une nouvelle locution : le « licenciement boursier ». Enfin, que vont devenir les   60 000 agents d’EDF-GDF Distribution ?  Les deux entreprises étant désormais concurrentes, les menaces de démantèlement ne sont pas à exclure.                

    - EDF en porte à faux :

Le nouveau groupe né de la fusion entre GDF et Suez devient le principal concurrent à EDF. Implanté dans le gaz et l’électricité (Electrabel, Fluxys, CNR, SHEM,…), il sera capable de proposer des offres bi-énergie à ses clients. Pour contrer cette concurrence, EDF devra prendre pied dans le secteur gazier et pourrait être contrainte de rechercher des alliances

 - L’approvisionnement menacé :

La fusion peut aller jusqu’à remettre en cause de la sécurité de nos approvisionnement. Les dirigeants du nouveau groupe n’ont jamais caché leur ambition de se lancer dans le commerce du gaz à l’échelle mondiale en développant leur flotte de méthaniers. En privilégiant ce  transport, les deux groupes se donnent les moyens de mettre leur gaz aux enchères au plan mondial. Europe, États-Unis et Asie seront ainsi en concurrence pour satisfaire leurs besoins gaziers alors même que l’augmentation et la raréfaction du pétrole conduit au report sur le gaz naturel d’une partie de la demande énergétique jusque-là satisfaite par le seul  pétrole. Cette spéculation qui s’annonce pourrait aboutir à la à la remise en cause des contrats à long terme. On voit mal comment les pays producteurs pourraient accepter de laisser échapper les sommes pharamineuses générées par le commerce du gaz alors que les revenus pétroliers vont décroître à terme.       

     

 2 – UNE ABERRATION POLITIQUE ET SOCIALE :    

                - La fusion nuira à l’environnement :

Suez-GDF va devoir accroître ses capacités de production d’électricité pour concurrencer EDF. Bien que présent dans le nucléaire (avec sa filiale belge Electrabel), le nouveau groupe va se lancer dans la construction de centrales thermiques classiques (à gaz ou à charbon) moins onéreuses en termes d’investissements et de mise en œuvre plus rapide. Or, ce mode de production d’électricité, outre sa médiocre efficacité énergétique, est fortement émetteur de gaz à effet de serre.

 - L’Europe en panne … d’énergie ?

En privatisant GDF et en le plaçant en situation de concurrence avec EDF, Nicolas Sarkosy s’insère dans la déréglementation du secteur de l’électricité et du gaz en Europe. Cette décision va relancer la compétition que se livrent les différents opérateurs européens. Pour ne pas se laisser distancer par le nouvel ensemble, ils devront, à leur tour, procéder à de nouvelles fusions ou acquisitions. Ce triste jeu de Monopoly de l’énergie a déjà englouti, entre 2004 et 2006, 200 milliards d’euros sans que rien ne soit investi dans de nouvelles capacités de production, dans de nouvelles sources d’énergie ou dans les économies. A système constant, les besoins seront colossaux. L’OCDE chiffre à 1 000 milliards d’euros les investissements à réaliser dans le domaine de l’électricité sous peine de rupture d’approvisionnement à terme.

 

-        Nous ne reviendrons pas sur les incidences sociales des problèmes tarifaires et d’emploi évoqués précédemment.

 Comme ont le voit, peu de choses militent pour cette fusion excepté, il est vrai, la soumission aux dogmes du néo-libéralisme en France,

 en Europe et dans le Monde. Mais, ce n’est pas tout !!

 3 – LE PRECEDENT « ENRON » :

L’histoire est états-unienne pourtant son début ressemble fort à celle qui vient d’être lancée en France. Nous étions en 1985 : une grande société, spécialisée dans la distribution du gaz naturel, Houston natural gas, fusionne avec une autre firme du secteur de l’énergie, Internorth of Omaha. Ainsi nait Enron qui prospère très rapidement grâce à la libéralisation du secteur de l’énergie et fait main basse sur le très profitable marché californien. C’est le pied intégral !! Enron devient à la fin des années 1990 l’une des plus grandes entreprises des États-Unis par sa capitalisation boursière…une action qui explose et des bénéfices qui augmentent de 1750% en dix ans… Jusqu’au scandale de décembre 2001.Car cette orientation purement financière a un prix : ce sont des coupes claires dans les investissements lourds sur le réseau et dans la production… Jusqu’à provoquer des pénuries d’électricité qui ont déclenché, au tournant de l’an 2000, une incroyable série de pannes géantes en Californie. Dans la fuite en avant pour faire progresser la valeur de leur action, les dirigeants d’Enron ont organisé le rationnement de l’électricité afin de faire monter les prix qui, loin de baisser comme promis, a grimpé en flèche avec des factures en augmentation de 50 % à 70 %, voire 100 % sur les années précédentes. Il faudra que, pris à la gorge, ces dirigeants décident de maquiller les comptes de leur entreprise, toujours dans cette phobie de faire croître sa valeur boursière, pour que la « success story » se termine lamentablement sur les bancs des tribunaux.

 

La faillite d’Enron coûtera leur emploi à des milliers de salariés et leurs retraites à tous ceux qui avaient cotisé au fonds de pension de la firme, réduit à moins que rien. Cette faillite secoua, à l’époque,  la planète Finance entraînant une crise dont le fond - la financiarisation de l’économie – est de la même nature que celui qui vient de donner naissance à la crise boursière de ces dernières semaines. 

 

Voilà ce qu’il en coûte d’avoir le nez rivé sur la « shareholdervalue » - le gain à tout prix pour les actionnaires – des milliers de chômeurs, des retraités ruinés, des pannes géantes … qui a dit que le capitalisme était le seul système viable ???        

     

  L’ennui, avec les crétins, c’est qu’ils n’apprennent jamais rien et que, malgré leurs errements, ils reviennent à la charge nantis de leur morgue et de leur suffisance !!!

    

Sécu - Santé ATTENTION DANGER

 

 

 octobre 2nd, 2007 by dutron

COLLECTIF GAUCHE ALTERNATIVE Sambre-Avesnois 

  SECU SANTE

ATTENTION DANGER

 

            Depuis toujours, la droite au pouvoir a voulu restreindre nos droits sociaux sous couvert de « trou » de la Sécu. Il n’est que de se souvenir des « ordonnances » … elles datent de 1967 !!           Aujourd’hui, c’est d’une attaque en règle qu’il s’agit. Une attaque qui prend diverses formes. 

 

1 ) - LE « TROU » DE LA SECU : Depuis le transfert d’une partie des cotisations maladie sur la CSG, c’est principalement l’Etat qui finance les dépenses de la Sécurité sociale. Il affecte des ressources fiscales prélevées sous forme de redevances, timbres, contributions, cotisations et autres franchises marquées de l’étiquette « social ». De plus, l’Etat à l’obligation de compenser les multiples réductions de charges qu’il décide pour stimuler une activité ou une catégorie particulière. Il est aussi employeur et verse des cotisations sociales pour ses salariés. Le fait que l’Etat soit très irrégulier dans ces versements génère des dettes importantes vis-à-vis de la Sécu. Les rapports financiers qu’entretiennent l’Etat et la Sécu sont de nature quasi féodale. Il décide de façon discrétionnaire, elle subit en silence. Chaque année la Cour des comptes constate, les parlementaires déplorent et suggèrent des réformes, mais la loi de financement de la Sécu est votée sans mal ni douleur puis rectifiée par la loi de finances qui suit. Nos preux chevaliers sont frappés d’impuissance mais, qu’est-ce qu’ils causent !!!

 Des chiffres 2007 à connaître (ordres de grandeur) :

Le budget de la Sécu : 295 milliards (plus 12 milliards de déficit)
► Le budget de l’Etat : 334 milliards (dont 42 milliards de déficit).
► La dette totale de la France : 1 221 milliards.
► Le coût de la dette dans le budget de l’Etat : 40 milliards.
► Subventions aux entreprises (y compris agro-industrielles) : 75 milliardsVous pourrez constater que le fameux « trou » de la Sécu est proportionnellement moins important que le déficit de l’Etat, pourtant, on ne vous parle que de lui. Il n’est qu’une goutte d’eau par rapport à la Dette de la France et les subventions données à certaines entreprises dont celles qui nous imposent leur « malbouffe » !!!

 

Ce qui est derrière tout cela, c’est le démantèlement de notre protection sociale solidaire pour la remplacer par l’assurance que chacun devra payer ! Si vous ne pouvez payer, vous pourrez crever !!

 

2 ) - Les « Franchises médicales :Plus ça va, plus on fait payer les malades
D’abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd’hui proposées pour traiter des maladies graves, aujourd’hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner. 1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c’est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

 

Les franchises, c’est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu : Parce que – riches ou pauvres, jeunes ou vieux… – nous devons tous être égaux dans l’accès aux soins, la France a créé la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. À l’opposé de ce système solidaire, celui des assurances : selon le niveau – et donc le prix – du contrat, la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses. 

 3 ) -Le piège du « capitalisme populaire » : Christine Lagarde veut imposer le capitalisme populaire dans toutes les entreprises

Si le discours de Lagarde est suivi d’effet, que se passera-t-il ? On augmentera votre intéressement ou votre participation ou on vous distribuera des actions. Tout ceci en totale exonération de charges, évidemment !!

 

Mais, en échange, vous « aurez droit » à la « modération salariale », puisqu’on vous aura déjà « donné » !! Doux euphémisme pour dire que vous serez payé au lance-pierre.Du coup, les cotisations patronales et salariales ne rentreront plus, les caisses des systèmes sociaux se tariront, on vous expliquera que la répartition, c’est ingérable et nos bons assureurs viendront, la bouche en cœur, nous proposer une assurance santé, vieillesse, hospitalisation, dépendance et autres joyeusetés… avant d’annoncer des résultats mirobolants qui amplifieront le taux de cholestérol  des actionnaires.

 

Il s’agit là du troisième étage de la fusée « démantèlement de la Sécu » et de la répartition en général )

 

 – LA TVA « SOCIALE » : est présentée comme un moyen de financer la sécurité sociale en réduisant les cotisations sociales patronales qui représentaient 236 milliards d’euros en 2005. La législation européenne interdit de dépasser le taux de 25 % de TVA. Dans la version la plus extrême, le relèvement du taux réduit (5,5 %) et du taux normal (19,6 %) aboutirait à un rendement supplémentaire de 90 milliards d’euros ce qui correspond à un allègement de 38 % des cotisations sociales. Ce chiffre doit être revu à la baisse car il existe déjà de nombreux allégements ciblés de cotisations sociales qui vont jusqu’à 1,6 Smic. Quoi qu’il en soit, il s’agirait d’une baisse très importante des cotisations patronales. Il s’agirait d’un transfert financier considérable au bénéfice des entreprises et au détriment des ménages. Il s’agirait, de fait, d’une baisse du salaire socialisé perçu par les salariés, les cotisations patronales étant partie intégrante du salaire. Cela revient à imposer davantage le travail puisque la consommation procède, pour l’essentiel, de l’utilisation des revenus du travail. Ça c’est le quatrième étage à venir !!

 

Ainsi, sous couvert de sauvetage de la Sécu dont nous venons de vous montrer que l’on veut sa mort, ce sont de nouveaux transferts sociaux qui seraient réalisés au détriment des salariés.

 

 

Oui, vraiment, Santé, Sécu, sont en grave danger !

 Tous dans la rue le 13 contre les Franchises, mais aussi pour l’avenir de la Sécu, votre  Sécu, notre santé, votre Santé.                                                    Guy Dutron

 

13:43 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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