25/09/2007

VIVE LA REPUBLIQUE

Ce dimanche 23 septembre 2007, Wallons et Flamands indépendantistes républicains de la gauche alternative anticapitaliste, et antilibérale se sont rencontrés à Thuin, voici leur déclaration commune en guise de message à leur  deux nations à l'occasion du 27 septembre.

LA BELGIQUE, OBSTACLE POUR UNE COOPERATION FLAMANDO/WALLONNE

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DECLARATION  COMMUNE

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Il existe en Belgique l’opinion très répandue mais également très erronée : que le problème belge se réduirait à un conflit ethnique, basé sur la haine, des préjugés et l’égoïsme. De cela, on déduit que les mouvements flamands et wallons sont par nature antithétiques. Selon nous, il ne s’agit non pas de mouvements à réflexes réactionnaires, mais, au contraire, de mouvements qui sont (ou qui devraient être) essentiellement émancipatoires, et qui devraient donc en premier lieu chercher de l’entente entre eux-mêmes au sein de la gauche. Cependant, il est vrai que la droite  est dominante dans le mouvement flamand, contrairement à ce qui est la cas dans le reste du monde – du Québec au Kurdistan, en passant par l’Écosse et le Pays Basque. Bien que cela ai ses raisons historiques, ce n’est pas une loi immuable car tant le mouvement flamand que le mouvement wallon  défendent l’autogestion et se tournent non seulement contre un état, mais surtout contre un système politique capitaliste et une élite ultra libérale. Il est dommage que leur contacts se soient effrités ; il s’agit d’une évolution dont les deux camps sont coresponsables . Mais ce n’est pas irrémédiable ; nos intérêts communs nous imposent aujourd’hui de rectifier cette situation

On ne peut nier le fait qu’il est de nos jours bon ton dans beaucoup de cercles progressistes de défendre  le régime belge actuel, aussi du côte francophone bien que le mouvement wallon s’est prouvé presque immunisée de la tentation de l’extrême-droite. On est d’avis que cette situation est néfaste pour la gauche – tant la gauche traditionnelle (sp.a, PS, les verts) que la gauche radicale – car elle risque de râter un train important  et qu’elle est contrainte par une alliance  contre nature avec un belgicanisme conservateur et de droite.

La crise gouvernementale que l’on vit  en ce moment montre de plus en plus que le modèle fédéral, crée depuis les années’60 et ’70 par l’ancienne élite belge afin de neutraliser les forces autonomistes flamandes et wallonnes, manque de stabilité. . En s’intégrant dans un système économique transnational, la base sur laquelle l’ancienne bourgeoisie belge, qui était le garant de l’unité du pays tout comme ce pays était l’instrument de ces intérêts, pouvait se présenter comme défenseur des intérêts nationaux s’est effondré. Cette élite est en train de disparaitre, et il n’est qu’une question de temps avant que la Belgique suive.  Les forces conservatrices – flamandes ét francophones – l’ont bien compris.

On voit que du côte flamand, la droite envisage une Flandre libérale, prêt à laisser tomber  la protection des flamands bruxellois contre la  suprématie et la haine presque raciale type FDF. Souvent est peint l’image de la Wallonie comme intrinsèquement paresseuse et parasite (car trop à gauche), le contraire d’une Flandre travailleuse car de droite. Avec ça, on cache le fait que le déclin de l’économie wallonne depuis la deuxième moitié du 20ième siècle est avant tout le résultat du refus de la haute finance (« Bruxelles » comme on dit souvent) d’investir dans le renouvellement de l’économie d’une région dont elle a volé les richesses pendant plus d’un siècle. Elle cache aussi l’insécurité de la prospérité de cette Flandre – une prospérité aussi relative que son Independence future.

De l’autre côté, bien que le belgicanisme y est encore le mot d’ordre, on ne peut que remarquer de plus en plus un discours prônant « l’unité des francophones » et cela dans tout les partis. Même Ecolo, qui, il y a dix ans, refusait d’établir une section locale à Rhode-Saint-Genèse par loyauté envers Agalev, en souffre. Est-ce autre chose que la préparation d’un scénario « Wallobrux », qui, certes, aujourd’hui est surtout une menace vis-à-vis  des séparatistes flamands mais qui n’en est pas moins le projet envisagé en cas d’une scission ?

Dans les deux cas, on nous prépare pour une « Belgique-bis », qui ne changera grand-chose pour le citoyen ordinaire.

En somme, le conflit actuel qu’on présente si souvent comme un conflit entre flamands et wallons est avant tout un conflit entre deux visions générales sur l’avenir de la Belgique. D’un côté, on retrouve un belgicanisme, souvent sous le masque de progressisme, parfois unitariste mais plus souvent sous forme d’une glorification du fédéralisme actuel ; de l’autre côté, on nous propose deux ou trois Belgiques-en-miniature.

La gauche alternative indépendantiste et républicaine,  anticapitaliste et antilibérale doit faire un choix. Va-t-elle donc donner à la droite le privilège de construire  la post-Belgique ? Selon nous, il est indispensable que cette gauche qui est la nôtre, offre une alternative : un projet anti-belge radical. C’est dans ce projet que flamands et wallons devront et pourront se retrouver, et non pas dans un état qui a toujours été l’instrument d’une élite capitaliste  qui méprise les deux mais qui, comme écrivait le communiste flamand et flamingant Jef Van Extergem il y a presque 70 ans, monte néanmoins les uns contre les autres. Ensemble, ils devront s’efforcer d’établir une République Flamande et une république Wallonne, au service de chaque citoyen et hors d’un fédéralisme absurde qui ne sert que les intérêts de quelques-uns. Ces républiques devront être sociales et progressistes – et, libérées du carcan belge-, elles pourront l’être. Ces deux républiques souveraines devront bâtir ensemble une Europe politique et sociale – mais à l’inverse  de l’U.E. actuelle, qui est surtout synonyme d’érosion du système social et surtout, sans  contrôle démocratique. La Wallonie et la Flandre ne gagneront pas  leur indépendance aux dépens l’une de  l’autre, mais bien  au dépens de la Belgique.

La gauche doit renouveller son ancrage populaire en lien avec l’aspiration d’émancipation des peuples flamands et  wallons, et le mouvement flamand doit surtout renouveller son lien avec le mouvement wallon et vice-versa, car la structure belge forme un obstacle. Car,  ni pour la cause de la gauche,  ni pour le mouvement flamand,  ni pour le mouvement wallon on ne  trouve pas d’avenir durable en continuant à se considérer des adversaires systématiques. Oui, si on peut le dire avec ce proverbe tant abusé : l’union fait la force ! Et plus cette union sera populaire et progressiste, et plus elle sera forte.

L’entente de gauche est simple nous direz-vous, mais que pensez-vous du passif institutionnel Belge ?

V-SB et RPW sont très clair est affirment ensemble les principes institutionnels suivants :

-          Bruxelles, capitale européenne, ville devenue multiculturelle de près d’un million d’habitants ne peux plus être revendiquée par qui que ce soit,  sur sa seule base linguistique, lors du divorce, comme une vieille dame respectable, il lui sera demandé de se positionner vers l’un ou l’autre des deux nouveaux états, où si elle veut naviguer seule sur la vague du capitalisme mondial et international (sur base de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes), les populations des cantons de l’Est auront aussi à se prononcer sur leur propre devenir, toujours en  vertu du même principe. Lors du débat interne à Bruxelles, les signataires de cette déclaration commune jouiront dans le débat post-belgique  de leur totale liberté de revendication institutionnelle pour Bruxelles.

-          Toutes le autres communes dites « à facilités » sont et resteront dans le giron de l’Etat où elles sont actuellement, ce qui implique que la périphérie bruxelloise restera flamande, là où des francophones aisés sont allés s’installer dans le but premier d’échapper à une fiscalité qu’ils jugeaient trop lourde, en agissant ainsi au moment de leur implantation, ils savaient les risques encourus, ils leur reste à les assumer. Dès lors, pour nous … OUI on peut scinder le fameux BHV  et cette problématique concerne essentiellement l’Etat Flamand. Nous estimons d’ailleurs que par effet d’entraînement consensuel la protection des minorités dans le double cadre des droits fondamentaux européens et du consensus retrouvé faciliteront la mise en œuvre démocratique de ces droits.

-          Pour les Fourons, vu le caractère historique des liens qui existent de facto entre les Fourons et la région liègeoise d'une part, et le fait que le néerlandais y joue un rôle important d'autre part,  il est clair, pour les deux partis que seule, une solution négociée démocratiquement et sans  à priori sera organisée afin de régler le contentieux de manière respectueuse des intérêts de tous.

             Thuin le 23 septembre 2007

            POUR V-SB                                            POUR LE RPW

Vlaams -  Socialistische Beweging         Rassemblement Populaire Wallon

Erwin   VANHORENBEECK                         Pierre DUTRON

Johan   DE  NYS                                           Christelle ADANT

Martijn CIELEN                                            Jean-Marie BORGNIET

(signatures sur l’original)

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21/09/2007

FOURONS 30 SEPTEMBRE 31ème FETE DU PEUPLE FOURONNAIS

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FOURONS ( SUITE )

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00:07 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/09/2007

UN VRAI JEU DE CONS

NOTRE MODELE FINANCIER ET ECONOMIQUE EST VOUE   A   DISPARAITRE !!!

  

Pourquoi notre système économique et financier, basé sur le papier-monnaie comme vecteur et le dollar comme dictateur, est-il voué  à disparaître?

 

 

La fonction principale de la finance est d’assurer le transfert de la « valeur » dans le temps.

  

En réalité, la finance ne fait que vendre, contre de la monnaie (qui, elle, donne droit à jouir immédiatement d’une part de la richesse produite aujourd’hui), un « droit » sur une part de la richesse qui sera produite dans le futur. Elle organise, jusqu’à leur échéance, la revente de ces droits et leur circulation.

  

Pourtant, ces droits sur la richesse future ne sont en réalité que des promesses et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit.

  

Rien, absolument rien, ne permet en effet d’en faire des droits sûrs, qui seront honorés quoi qu’il arrive dans le futur. Pour que notre « système » économico-financier basé sur une logique capitaliste « l’économie de marché » continue de fonctionner, nous sommes condamnés à faire confiance à ses acteurs, à leurs capacités à assumer la fonction principale : la promesse de transférer la richesse dans le temps », et à croître afin d’augmenter, à travers le temps, la valeur de cette richesse, quoi qu’il arrive.

  

En effet, les deux piliers du temple capitaliste sont la confiance et la croissance. Si l’un deux vient à faillir durablement, tout l’édifice s’écroule.

 Après avoir défini l’objectif et les enjeux de ce « jeu de cons », expliquons-en les règles.   

 

 

 

 L’économie, c’est « assez compliqué », c’est plein de poudre aux yeux et d’idéologie, et le brave citoyen - à qui on n’a jamais appris comment ça fonctionne - ne peut que s’attarder à dénoncer des symptômes visibles comme les inégalités, le sous-emploi, la lourdeur de la réglementation, les faillites, la volatilité des marchés, le « twin deficit », les fraudes, etc. Il faut le faire, bien sûr, mais cela ne suffit évidemment pas.

  

On englobe tout ça dans le "système", sorte de grosse bestiole mythique, grâce auquel vit un microcosme impénétrable de fonctions à haute-valeur-inutile synthétisées sous le vocable ésotérique : la finance  et de l’économie de marché.

  Pourtant, ce n’est pas si compliqué.   

 

 

  Venez donc jouer au « Jeu de Cons » !!     

 

 

 

La première chose à constater est que la fin du système est inscrite dans la logique même du système : le jeu de Monopoly a une fin et notre système économique a aussi une fin contrairement aux (vieux) cons de droite mais aussi de « gauche » qui nous assurent qu’il est unique, incontournable et indépassable !!!

 

Deuxièmement, que l’origine des symptômes réside dans le système de papier-monnaie qui régit le monde actuellement.

  

En bref, le seul problème économique, comme disait un chansonnier, c’est l’argent : « Cette sacré Non de Dieu de Bon Dieu de question d’Argent » !!

  

La manière la plus pédagogique d’expliquer le fonctionnement d’un système est souvent de jouer à un petit jeu. Appelons-le le « Jeu de Cons »

  

D’abord le jeu à 2 cons.

  

Vous, vous êtes le banquier central, et votre ami Pierre est votre client. En tant que banquier central, vous émettez des billets de banque de la seule monnaie dont vous autorisiez la circulation : par exemple, vous appelez votre monnaie l’UDC (unité des cons). L’UDC, comme l’euro ou le dollar, ne sont bien sûr le substitut d’aucune richesse réelle. Y croire, c’est donc être un peu Con !!

   

Sur votre photocopieuse, vous fabriquez donc 100 billets de 1 UDC, que vous prêtez à Pierre pour une durée de 1 an, à un taux d’intérêt de 5% l’an. Après 1 an, Pierre doit donc vous rembourser 105 billets de 1 UDC.

  

La fausse monnaie étant interdite dans le jeu, à votre avis, comment Pierre fera-t-il pour trouver les 5 billets manquants ?

  

Car les 5 billets des intérêts, eh bien, ils n’existent pas !! Dès la première minute du jeu, Pierre est déjà insolvable : même s’il offre tous ses biens en échange des billets manquants, il ne les trouvera pas, puisqu’ils n’existent pas.

  

La seule manière pour que ce Con de Pierre puisse rembourser est que vous remettiez votre photocopieuse en route afin de lui prêter les 5 billets qui manquent. Naturellement, vous prêtez ces 5 billets toujours à du 5% l’an. Et s’il vous remet, cette année-là, les 105 billets, il n’y a plus aucun billet en circulation, alors que Pierre a toujours une dette. Les intérêts continueront donc à courir à l’infini. Et chaque année, vous serez obligé d’émettre de nouveaux billets que vous prêterez à Pierre, toujours aussi con, billets qu’il utilisera pour vous payer les intérêts échus. La dette de Pierre s’accroîtra donc à l’infini (en théorie du moins : car lorsque Pierre dira : "Ce jeu est trop con, j’arrête de jouer", alors le jeu s’effondrera)*.

  

Voilà : si vous avez compris ça, vous avez déjà compris l’essentiel du fonctionnement du papier-monnaie, et, partant, de notre système économique.

  

 

 

 

 

Maintenant, le jeu à 3 cons.

Vous êtes toujours le banquier central. Vous prêtez 100 billets de 1 UDC à Pierre et 100 billets de 1 UDC à Jojo ; Jojo et Pierre doivent chacun vous rembourser 105 UJC à la fin de l’année. Le problème est toujours le même : il n’y a que 200 UDC en circulation.

     

Ici que les choses deviennent intéressantes, et mériteraient une petite     caméra-espion comme dans les lofts à la con : afin de pouvoir rembourser 105 billets à la fin de l’année, Pierre va tenter de soutirer des billets à Jojo, et inversement. De la sorte, s’il est le plus malin (ou s’il est armé²), Pierre sera solvable, mais pas Jojo.

  

Le système n’est ainsi conçu que pour pouvoir rembourser, il ne sert à rien ni de travailler, ni de produire des richesses : la seule manière de continuer le jeu est de prendre - d’une manière ou d’une autre - de l’argent chez les autres.

  

Dans un jeu plus élaboré, où tout le monde est contraint, par des milices armées, de participer, le jeu peut ainsi se poursuivre pendant des décennies. Plus le temps passe, plus l’insolvabilité globale augmente, et plus les gens auront tendance à utiliser tous les moyens (et la violence notamment) pour tenter, individuellement, de surnager ; ils deviennent tous plus cons que con.

  

On notera que deux risques surgissent à cette occasion :

  

(*) toujours le risque que Pierre dise : "Je ne joue plus", c’est-à-dire qu’il refuse de continuer à travailler, à inventer et à entreprendre dans ces conditions, et :

  

(²) le risque que la violence ainsi générée entre individus ne finisse par se retourner contre le système.

  

C’est à contenir ces deux risques que sert l’Etat.

 

           

 - Pour contenir le premier risque, l’Etat impose son monopole sur la monnaie, et fait voter, année après année, des lois de plus en plus répressives censées interdire toute autre forme d’échange.

  

           

 - Pour contenir le deuxième, l’Etat a pris pour rôle d’être la "réserve" de la dette : plutôt que de laisser s’endetter outre mesure directement les individus (ce qui aurait provoqué un chaos tel que le système serait par terre depuis longtemps), l’Etat s’endette lui-même au nom des individus. Ce faisant, l’Etat fait coup double : il sert de "vase d’expansion" à la dette globale (ce qui limite, comme dans un circuit de chauffage, la surpression des individus), tout en s’assurant le financement des indispensables capacités répressives afin, d’une part, de maintenir tout le monde dans le bocal fermé du système (il s’agit bien d’un système autarcique), et d’autre part, de pouvoir pomper les richesses produites par les citoyens. Si vous avez compris cela, vous aurez aussi compris que ceux qui vous disent qu’ils vont « réduire la Dette » sont, non pas des cons pour le coup, mais de fieffés menteurs puisque la Dette est la condition même de la perpétuation du système !!! La Dette est le vase d’expansion du système.

L’Etat, (sur)endetté, tentera bien parallèlement de maintenir un bon "rating" de sa dette, c’est-à-dire la capacité de pouvoir emprunter à des taux pas trop élevés. Le "rating" de chaque Etat est attribué par des agences de notation internationales, qui notent la capacité de l’Etat à honorer le paiement des intérêts de sa dette.     Comme le système n’est pas stable (vu l’inéluctable endettement, toujours croissant), les Etats se voient contraints de renforcer leur pouvoir afin de maintenir le rating de leur dette à un niveau raisonnable. Ceux qui parient sur le « dépérissement » des Etats se gourent car ils sont les garants du système.    

 

 

 

 

Mais l’exemple japonais (rating A2 depuis peu) montre qu’il y a néanmoins une chose qu’aucun Etat ne pourra jamais faire : c’est contraindre les gens à s’enthousiasmer pour le surendettement, à continuer à inventer et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour cela. En URSS, le ressort s’était cassé pour de bon dès les premières purges. Au Japon, il s’est cassé voici plus de dix ans.

  

Maintenant, c’est à notre tour, d’abord les USA, et ensuite les Européens.

  

Avant d’inventer le Jeu de Cons, nous jouions à un jeu moins virtuel car, alors, la monnaie était le substitut d’une richesse physique disponible en quantité limitée (or, immobilier, actions, pétrole, œuvres d’art, etc.), il n’y avait aucun problème de solvabilité (et aucun besoin d’un monopole quelconque !), puisque les richesses étaient produites (ou extraites) par le travail.

Par exemple, si votre monnaie était un substitut de l’or, et si vous prêtiez, de fait, l’équivalent monnaie de 100 grammes d’or à Pierre, il suffisait, pour Pierre (directement ou indirectement), de se retrousser les manches et de trouver chaque année 5 grammes d’or issus du sol, qu’il vous remettait, que vous stockiez dans votre coffre, et que vous utilisiez comme garantie pour émettre de nouveaux billets (ou vous pouviez aussi inverser l’ordre, et faire rentrer les billets correspondant aux intérêts dans le circuit via des achats à la mine d’or).        

A l’origine, l’intérêt représentait naturellement le prix du renoncement de la jouissance immédiate d’un bien par un prêteur et le risque qu’il prenait en prêtant.

  

Quelle est, aujourd’hui, la justification de l’intérêt que demandent la BCE ou la FED ou les autres banques centrales pour l’émission, non contrôlée, de leur papier-monnaie (qui n’a rien d’une richesse !), à part l’intérêt bien compris de certains de pouvoir perpétuer le Jeu de Cons ? A ce sujet, voici une belle prémonition, celle du père du financier Warren Buffet, Howard Buffet, qui était membre du Congrès US en 1948. Il disait, alors :

  

« En raison de la puissance économique des Etats-Unis, cela peut prendre du temps jusqu’à ce qu’on arrive à la fin de l’expérience du papier-monnaie. Mais, quand ce jour viendra, notre gouvernement trouvera certainement qu’il est plus sage de faire une guerre à l’étranger que d’engager un débat dans le pays. C’est ce qu’ont fait Hitler et d’autres dirigeants.

Si l’on veut sauvegarder la liberté humaine, il n’y a pas de défi plus important que de gagner le combat pour la réintroduction d’une monnaie honnête, c’est-à-dire convertible en or. C’est le seul moyen d’être sûr que les fruits de notre travail nous resteront. »

Aujourd’hui, le recours à l’Etalon-Or n’est peut-être plus de mise mais le fond reste vrai et, il faudra bien trouver un jour une valeur communément admise, juste, transparente qui permette d’entamer un nouveau jeu nettement moins con.    Enfin, et c’est probablement la menace la plus importante à laquelle nous, Européens, devons absolument réagir : il est urgent de constater que l’actuel projet de « constitution européenne », dans son article III-77, risque de constitutionnaliser l’indépendance c'est-à-dire la dictature de la BCE et donc son pouvoir monopolistique incontrôlé. Cette constitution, a été rejetée en 2005 mais les Maîtres du Jeu de Cons vont nous la resservir prochainement et, là, ils risquent fort de ne pas nous demander notre avis !!!    

La mission unique qui est assignée à la BCE - la stabilité des prix - risque d’être constitutionnalisée. Aucune autorité ne peut sanctionner la BCE, aucune majorité ne peut la contrôler. Rien n’est dit sur l’harmonisation et la coordination budgétaires. Elle n’a même pas, dans l’énoncé de son objectif, la mission d’assurer la croissance et l’emploi, contrairement à la FED qui, pour sauvegarder sa croissance, recourt à la stratégie de reflation. Son seul objectif, la lutte contre (ou le maintien de) l’inflation.

  

C’est vous dire aussi la crédibilité que l’on peut accorder à ceux qui nous promettent de lutter contre le chômage !!! Mais c’est un autre sujet et nous en parlerons un jour dans un autre dossier …

  

 Accepter cette « constitution » en l’état, ce serait mettre en péril, hypothéquer le bien-être des générations futures d’Européens. Même tant qu’investisseur averti, mais aussi en tant que salarié, en tant que père, mère, grand-père, grand-mère, nous nous devons de faire preuve de responsabilité citoyenne en mettant en avant ce danger d’autodestruction auprès de nos concitoyens et de nos « représentants » politiques.

  

Bis repetita, une guerre à financer, des déficits abyssaux, un pétrole cher, des taux d’intérêts très bas, l’or à la hausse, cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? Bien sûr, nous sommes dans les mêmes circonstances qu’en 1971, l’année qui, entre autres évènements importants, a vu définitivement s’évanouir les accords de Bretton Woods (convertibilité du $ en or). Certes, l’Histoire ne se répète pas toujours mais il arrive qu’elle repasse les plats avariés.

 

Le miroir de l’Histoire lui renverra-t-elle le négatif de son image ? Quoi qu’il en soit, nous sommes à la veille d’un changement majeur dans les règles du « Jeu de Cons »

  

Rendez service à nos contemporains, faites connaître ces réalités toutes simples, car il n’y a rien de plus absurde que de participer à un Jeu de Cons duquel on ne connaît pas les règles qui sont parfois édictées par aussi con que nous ! Vous l’aurez compris :

    • Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est fondé sur des concepts manipulables et virtuels, alors que seule la valorisation de nos richesses à partir d’une base convertible et mondialement reconnue  peut rendre pérenne la transmission de la (notre) richesse dans le temps. Dans les temps que nous vivions il est urgent de travailler à la définition de cette « Base » qui, autant que possible, devra aussi servir à gommer les errements mis en place par le système actuel : la mondialisation destructrice, la soumission de peuples entiers, le dumping international, la course à l’échalote de la croissance et son cortège de destructions écologiques, sociales et humaines.     

• Notre système financier n’est pas éternel parce qu’il est issu du commerce des promesses, et une promesse n’engage que celui ou celle qui y croit, rarement celui ou celle qui l’a faite.     • Notre système n’est pas définitif parce qu’il est fondé sur un postulat simple : l’entreprise doit être dirigée dans le seul intérêt de ses actionnaires, qui se confond insidieusement avec celui de ses dirigeants, stocks options et golden parachutes à la clé.

 

• Notre système financier n’est pas durable parce qu’il nous condamne à croître et que nous nous apprêtons à léguer aux générations à venir des dettes financières monstrueuses, des pénuries matérielles irréversibles et une planète invivable.

  

Tout se passe comme si le présent était notre seul avenir. Dès lors, pourquoi transférer nos richesses dans le temps ? N’est-il pas préférable de transférer nos valeurs, celles qui font que la vie vaut d’être partagée et vécue ?

Alors, on arrête de jouer au Jeu de Cons ? Nous, au RPW (et pas seulement chez nous), nous traduisons cela simplement : « Un autre monde est possible, un autre monde est en marche » ; c’est peut-être pour cette raison que l’on voudrait nous faire taire, alors, venez « marcher » avec nous !!   

 

 

 

 Une info qui vous avait peut-être échappé :

  « ECHEC DES NEGOCIATIONS A L’OMC ! »          « Le mardi 19 juin, le G4 était en réunion à Potsdam, près de Berlin. Le G4, c’est la réunion des ministres du Commerce du Brésil, des Etats-Unis, de l’Inde avec le Commissaire européen au commerce international. Leurs collègues de l’agriculture s’étaient joints aux discussions.  Ils viennent de se séparer sans se mettre d’accord.    

 

 

 

 

Objet de cette rencontre qui s’inscrivait dans le cadre des négociations à l’OMC : réduire les divergences sur les deux dossiers qui opposent ces pays et les groupes de pays qu’ils représentent. Premier dossier : l’ouverture des marchés du Sud aux produits industriels des pays occidentaux par la diminution des droits de douane (leur principale source de revenus). Second dossier : l’agriculture où l’enjeu était la réduction des tarifs douaniers des pays du Sud en échange de l’ouverture des marchés des pays occidentaux et la réduction des aides que ces derniers pays apportent à la production et à l’exportation de leurs produits agricoles.

Cette réunion de Potsdam avait été préparée, dans le plus grand secret, par plusieurs autres. Les propositions avancées par les responsables des négociations à l’OMC avaient suscité de très vives critiques des pays en développement et des pays rangés dans la catégorie de « pays les moins avancés », c’est-à-dire les plus pauvres. Pendant que la presse occidentale matraquait avec zèle le slogan des multinationales et de leurs relais à la Commission européenne, à la direction de l’OMC et dans les gouvernements occidentaux selon lequel le libre échange favorise le développement, pendant que cette même presse et ces mêmes décideurs politiques répétaient à satiété que l’échec des négociations pénaliserait d’abord les pays les plus pauvres, les premiers concernés, soutenus par quelques agences de l’ONU (la CNUCED, la FAO et plus timidement le PNUD) expliquaient inlassablement, sans que les médias leur fassent écho, que les propositions occidentales allaient surtout profiter aux Occidentaux et renforceraient la dépendance de leurs pays à l’égard des pays les plus riches.      

 

 

 

 

 

 

 

Les discussions de Potsdam devaient durer jusqu’au dimanche 24 juin. Un résultat positif aurait permis de boucler un accord sur le programme de négociations lancé à Doha en novembre 2001. A Genève, dans l’entourage de Pascal Lamy, on envisageait déjà une rencontre ministérielle fin juillet pour finaliser la négociation et signer un accord.  Une telle conclusion aurait provoqué une nouvelle poussée de la dérégulation massive qu’on appelle souvent mondialisation. Avec encore plus de dérégulation sur les services, sur les marchés publics, sur les investissements, cette avancée aurait été comparable à celle acquise en 1994 au terme de l’Uruguay Round dont on mesure aujourd’hui les dégâts : privatisation des services publics, médicaments essentiels devenus inaccessibles, brevetage du vivant, dumping social planétaire, délocalisations, perte de compétitivité des produits agricoles du Sud, dépendance alimentaire accrue de ces mêmes pays.     Pour nous Européens, il faut rappeler que ce sont nos gouvernements, de gauche comme de droite, qui, avec la Commission européenne, ont négocié les accords de l’Uruguay Round. Ce sont ces accords qui ont donné son élan à la mondialisation. Et ce sont ces mêmes gouvernements qui sont à l’origine du programme de Doha ?   

 

 

 

 

L’échec de Potsdam est une bonne nouvelle pour les peuples. Du Nord comme du Sud. On peut maintenant raisonnablement espérer que le cycle de négociations commencé à Doha est dans l’impasse pour plusieurs années. Après l’échec de la négociation du projet d’Accord Multilatéral sur l’Investissement (1998), après l’échec de la conférence ministérielle de Seattle (1999) puis de celle de Cancun (2003), l’enlisement du programme de Doha est une nouvelle victoire de la résistance conjuguée et coordonnée des peuples du Sud et du mouvement altermondialiste si décrié aujourd’hui, y compris par la vieille gauche tellement absente de ces dossiers.

Un intense travail a été fourni à Genève par les réseaux altermondialistes du Nord (par ex : l’Institute for Agriculture and Trade Policy, Oxfam International) et du Sud (par ex : Third World Network, Focus on Global South) et les négociateurs des pays du Sud. Il trouve son aboutissement dans l’incapacité des USA et de l’Europe à dicter une fois de plus leur loi, celle des multinationales, au reste du monde.     

 

 

 

 

 

 

 Il n’y a pas de fatalité. Qui résiste existe.     

 

 

 

 

Raoul-Marc Jennar                                                                                                    Chercheur Altermondialiste                                                                                                                 21-06-2007 »

            

Cet échec des négociations à l’OMC fut, pour nous une excellente nouvelle.

   

Merci à notre ami Raoul Jennar pour ce travail accompli au service d’un autre monde.    Raoul vient de partir au Cambodge pour une mission à la demande du Gouvernement Cambodgien, il va nous manquer ici mais nous sommes sûrs qu’il fera du bon travail là-bas.    Nous retenons aussi sa conclusion : « Qui résiste existe » ; c’est tellement vrai en ces temps de renoncement de certains à leurs idéaux, à leurs valeurs.

 Venez donc résister avec nous !!!   

23:16 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/09/2007

VOUS AVEZ DIT CAPITALISME ???

Le capitalisme profite de la mondialisation aux dépends des salariés   

 

 

A l’évidence, la mondialisation économique est allée plus vite que la mondialisation politique, et les effets économiques de la mondialisation plus vite que notre aptitude à la comprendre, à l’orienter et à gérer ses conséquences par des processus politiques. Remarquons au passage que la mondialisation politique, personne n’en veut mis à part les Altermondialistes. C’est d’ailleurs assez logique puisque cette mondialisation sert les intérêts dominants et que, dans une société de classes, comme disait Marx : « L’idéologie dominante est toujours l’idéologie de la classe dominante »

 

Qu’est-ce que le capitalisme ? Quelle est sa logique ?   Le capitalisme, c’est l’exploitation du travail collectif à des fins d’enrichissement personnel sous l’alibi de la mise à disposition des moyens de productions,  appelés capital. Le libéralisme définit l’ensemble des conditions nécessaires à la mise en œuvre du capitalisme. Les piliers du libéralisme économique sont la libre circulation des capitaux, des marchandises, des services et de la main-d’œuvre. Il est communément admis, dans l’idéologie libérale, qu’entraver une de ces quatre libertés aurait pour conséquence de sombrer dans le protectionnisme, on pourrait contrer ces dogmes en remettant au goût du jour la Charte de La Havane qui proposait , à la sortie de la guerre, une autre façon d’organiser le commerce international fondé sur la coopération : « Chaque Etat achète autant que l’autre lui vend, leurs balances des paiements doivent être en équilibre sauf s’ils en décident autrement d’un commun accord », plutôt que de tout axer sur la concurrence et le libre-échange. 

 

La mondialisation, comment ça marche ?  La mondialisation, c’est : se financer là où les capitaux sont le moins chers, produire là où les coûts sont le plus bas, et vendre là où est le marché est le plus « consommateur » et où les profits sont le plus élevés. En fait, la mondialisation réorganise le travail à l’échelle planétaire grâce au libre-échange sans en réguler les conditions. Il vous suffit d’être membre de l’OMC pour que vos produits circulent, marqués du sceau d’une virginité retrouvée quoique toute relative !! Ainsi en va-t-il, par exemple des produits chinois, fabriqués dans des conditions innommables, par des travailleurs privés de droits, dans une société qui allie les vieilles pratiques de la terreur stalinienne et le capitalisme le plus débridé.  Pourtant, qualifier le processus de mondialisation des activités économiques de « libéral » est une erreur. Parce que le libéralisme n’est pas un système entendu comme une organisation économique et sociale concrète, mais relève du domaine des idées. Le libéralisme est une idéologie. L’erreur est d’autant plus regrettable que le libéralisme présente deux facettes distinctes, quoique liées entre elles.  - Le libéralisme est une philosophie politique qui met l’individu libre au centre de sa problématique ; c’est ce que nous avons appelé, la « liberté du renard libre dans le poulailler libre ». - C’est aussi une doctrine économique qui elle-même contient deux volets. - Le premier est une justification du capitalisme fondée sur le fait que la propriété privée serait un droit naturel - et non pas circonstanciel et lié à une société particulière, datée historiquement - et qu’ainsi la recherche de l’intérêt individuel conduirait au bien-être général. - Il en découle un discours normatif sur ce capitalisme, qui constitue le second volet du libéralisme économique : la régulation de la société doit se faire par le libre jeu des mécanismes de marché, hors de toute intervention publique. Ben, tiens donc !!!

Et c’est là que le jeu est faussé.

Un libéralisme authentique viserait, au contraire, à élargir l’autonomie réelle de chacun et ses possibilités de développement personnel dans un cadre sociétal plus juste (dont l’Etat est garant) en refusant deux choses également détestables : l’ultra capitalisme in-égalitariste et monopoliste d’un côté, et le social-étatisme totalitaire de l’autre, qui sont deux ennemis des libertés concrètes de tous les citoyens et qui, nous le savons, peuvent tout à fait fusionner, comme dans certains pays d’Extrême-Orient dont la Chine, avec les conséquences despotiques qui en découlent. Dans ce contexte, la démocratie n’est pas une fin en soi, mais le moyen de la liberté.   

 

Que faire ?

Il serait possible d’arrêter cette tendance, nous l’avons évoqué. Il faudrait réintroduire de la régulation, au niveau international, mais il n’y a pas de structure pour cela, ni la volonté d’en avoir, et le niveau national a été court-circuité en Europe par une UE sans légitimité constitutionnelle et complètement inféodée, de la droite à la social-démocratie, à la « pensée unique ».  Tout cela finira très mal un jour où l’autre, quand les conditions sociales deviendront trop dures, quand les atteintes à l’environnement seront trop insupportables, nous allons vers un monde explosif !!!Sauf si d’aucuns prennent conscience du changement fondamental de la dimension espace/temps auquel nous tous sommes confrontés depuis l’avènement des moyens de communications, de la rapidité des moyens de transport, des standardisations techniques et réglementaires multiples rendant la planète virtuellement plus petite. Sauf également si nous mesurons le fantastique bouleversement que constituent les nouvelles techniques de communication et l’énorme apport que vont produire les sciences du vivant.     Jamais sans doute, l’état des forces productives n’a donné à une société autant de moyens de gratuité et de socialisation alors que ladite société est, chaque jour, davantage privatisée et individualiste. Du télescopage de ces forces et de ces conditions concrètes naîtront un jour des changements que nous ne mesurons sans doute pas.   Ces perspectives de changement nous obligent à raisonner macroscopiquement, et à nous organiser en conséquence, d’où la nécessité urgente de régulations sociales, écologiques, économiques, financières et politiques équilibrées et concertées interculturellement et planétairement. C’est tout l’enjeu et l’honneur du courant Altermondialiste.A défaut de réaliser cette gouvernance démocratique mondiale, le postulat de Rothschild Brothers restera valable pour très longtemps encore : “Les rares personnes qui comprendront le système seront soit si intéressées par ses profits, soit si dépendantes de ses largesses qu’il n’y aura pas d’opposition à craindre de cette classe-là ! La grande masse des gens, mentalement incapables de comprendre les immenses intérêts en jeu, en supportera le poids sans se plaindre !"

.            

AU R.P.W., nous refusons cette perspective et nous comptons sur l’intelligence des Wallonnes et des Wallons, par une citoyenneté responsable, dont la Wallonie aurait  bien besoin, bref, nous comptons sur vous.

   

11:34 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/09/2007

Jean DESTREE de Vivre en Wallonie écrit:.....

La Wallonie peut-elle vivre seule ?


Je ne suis ni politologue, ni sociologue ni analyste politique. C’est le citoyen de la Nation wallonne qui se pose la question.

La situation précaire de l’Etat Belgique issue des législatives de juin dernier a montré les failles profondes qui se sont encore élargies entre la Flandre et cet Etat Belgique..

Le peuple flamand marche vers une autonomie plus large et sans doute à plus ou moins long terme vers l’indépendance, les Wallons n’ont pas encore pris conscience que la scission est inéluctable.


Les hommes et femmes politiques wallons se raccrochent à la Belgique comme le naufragé à sa bouée, priant les dieux de la mer de maintenir à flot ce pays accident de l’histoire. En outre ils s’acharnent à prétendre que la Wallonie ne va pas bien ne serait-ce que pour justifier leur attachement (de façade ?) à ce royaume moribond.


Est-ce une erreur de dire que la Wallonie n’est pas si malade que cela ? Il suffit d’ouvrir les yeux. L’agriculture wallonne va bien tant sur l’aspect des cultures que sur le plan de l’élevage. La Foire de Libramont le prouve chaque année.


L’industrie wallonne est en plein redressement, résultat et du Contrat d’avenir et du Plan « Marshall », mis en place depuis 6 ans par les deux Gouvernements qui se sont succédé. La Wallonie est très en avance sur le plan technologique. Preuve en est sa participation aux projets Airbus et Ariane travail de nos ingénieurs, techniciens et ouvriers. Notre recherche scientifique n’a rien à envier aux régions les plus riches : Glaxo-Smith est à la pointe de cette recherche sur les vaccins.


Un coup d’œil jeté sur les résultats de l’AWEX (Agence Wallonne à l’EXportation) montre que le chiffre de nos exportations est en constante progression.

 Que dire de nos petites entreprises qui se créent un peu partout ? C’est tellement vrai qu’il va manquer de terrains pour les y installer. Des multinationales poussent les dirigeants politiques wallons à continuer à chercher un appui pour s’installer chez nous.

Il ne faut pas oublier l’industrie touristique qui poursuit sa progression, même si ce secteur attire moins l’attention parce que moins spectaculaire.

Les infrastructures routière, ferroviaire et fluviale sont un atout supplémentaire au développement rapide des régions wallonnes encore à la traîne. Voyons ce que sont devenues en dix ans les provinces de Luxembourg et du Brabant wallon.


Certes, tout n’est pas parfait et il reste des zones encore mal investiguées.

Mais l’important est que la Wallonie redevient une région au développement durable.


Les Wallons ont le droit d’être optimistes et de rejeter les idées noires. La Wallonie est partie vers un avenir brillant pour autant que les Wallons le veuillent.


Et la réponse à la question du titre est simple.

 

 C’est oui, la Wallonie peut vivre seule. La Flandre peut prendre son indépendance ; la Wallonie prendra aussi la sienne.

 
Il reste à la presse wallonne de diffuser le bon message.
Ces « Réflexions » nous ont été adressées par notre ami Jean Destrée.
Nous l’en remercions.


« Vivre en Wallonie » ASBL


Cet article peut être repris dans son intégralité ou en partie, à condition d’en citer la source. Votre avis, vos critiques, vos commentaires nous intéressent. Vous pouvez nous adresser ceux-ci à : vivwal@swing.be

08:24 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/09/2007

DERRIERE LE RIDEAU (version carolo) EN DESSOUS DE LA TABLE

Voici le document qui précipita la fuite en avant de la bande au duc de Leernes (ancien associé du baron de jevigné).

Coincé par son engagement lors de la réunion du 18 juin à Namur, de tout faire pour mettre en place les conditions favorables à des retrouvailles au sein de la mouvance politique Wallonne.

Poussé dans le dos par sa nouvelle recrue citoyenne, qui, le  lundi 7 mai sur le marché de Belgrade me demandait comment il allait faire pour lui annoncer son passage au RPW???

 

Sentant son plus proche kollaborateur le quitter lentement mais sûrement par lassitude de l'autocratie de mise au sein des ruines de ce qui fut le seul parti wallon d'envergure au siècle dernier.

 

POUR SAUVER SA DERNIERE PARCELLE DE POUVOIR    POUR RESTER LE DERNIER MEME EN BRADANT SON AUBETTE   

 

 

 

 

POUR CONSERVER SON CONTRÔLE SUR SA COUR DES MIRACLES

Le document qui  fut envoyé dès le 22 juillet par milou RIKIR, il était bien convenu que c'était un projet martyr, amendable, modifiable, base de discussion. Pour toute réponse, nous avons reçu un "avis" de décision prise par le pôle wallon le 9 aout qui annonce que le pôle ne veut plus travailler avec nous.

Nous ne sommes pas surpris du fonds de cette décision, car le procès a été rendu sans instruction, sans audition contradictoire des parties en causes, il y a donc eu en cette affaire, jugement d'exception en l'absence du principal concerné (c'était tellement plus facile) comme toute dictature est à même de les organiser et de les prendre.

 

 

 

 

Encore heureux que nous sommes au 3ème millénaire, et en Europe, dans d'autres lieux, en d'autres temps, je serait déjà passé à la trappe, mais physiquement cette fois, à quoi tient la vie quand même.

 

 

 

 Le  RASSEMBLEMENT POPULAIRE WALLON ne changera en tout cas rien, ni à son fonctionnement, ni à ses engagements pris lors des scrutins des 9 octobre 2006 et 10 juin 2007.  

 

 

Notre Secrétariat National continue le dur chemin du combat Wallon pour l'indépendance et la souveraineté dans la dignité et aussi pour le progrès de l'humanité dans notre pays.Des contacts surprises seront bientôt annoncés en rapport avec l'actualité brûlante de la situation politique actuelle qui secoue cet état belge moribond.

 

 

En attendant nous vous souhaitons bonne lecture de ce texte bien ficelé de notre camarade Milou, et vous pourrez ainsi juger sur pièces de notre engagement à rassembler ce qui est épart, et non à souffler sans cesse sur la braise de la division, de l'exclusive et du rejet.

 

 

Nous laissons à d'autres le choix des méthodes d'exception, elles relèvent de la méthode propre aux extrêmistes les plus basiques, petits fachos des coins de comptoirs, celui qui a prit les forces brunes sous son aile en 2006 dans la cité des loups en a gardé la pratique comme quoi: qui se ressemble s'assemble non???

 

 

L'avenir nous dira si la raison l'emporte au sein de ce dernier quarteron de prétentieux et autres pédants qui au passage sont toujours assis entre deux chaises tant au niveau institutionnel que socio-économique.

Car enfin, sont-ils indépendantistes ou rattachistes???   

 

 

Car enfin, sont-ils progressistes ou libéro-facho-conservateurs???

 

 

 

Rien ne permet de le dire avec certitude, et je me souviens très bien de la négociation de formation du programmme commun du pôle en mars/avril de cette année pour la campagne des législatives.

VIVE LA WALLONIE PROGRESSISTE

 

 

 

  VIVE  L'INDEPENDANCE  

 

 

 

VIVE  LA   REPUBLIQUE 

                                           

                                                                                                   

         Pierre DUTRON     

 

 

Celles et ceux qui souhaitent recevoir le texte de milou RIKIR reprenant ses propositions de structuration de la "Fédération Wallonne",  me font un courriel a l'adresse suivante : colau3571833@hotmail.com  et je me ferai un plaisir de lui faire parvenir au plus vite, un ennui technique ne nous ayant  pas permit de le joindre au présent article d'information. 1000excuses à toutes et tous. 

00:26 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |