11/09/2007

VOUS AVEZ DIT CAPITALISME ???

Le capitalisme profite de la mondialisation aux dépends des salariés   

 

 

A l’évidence, la mondialisation économique est allée plus vite que la mondialisation politique, et les effets économiques de la mondialisation plus vite que notre aptitude à la comprendre, à l’orienter et à gérer ses conséquences par des processus politiques. Remarquons au passage que la mondialisation politique, personne n’en veut mis à part les Altermondialistes. C’est d’ailleurs assez logique puisque cette mondialisation sert les intérêts dominants et que, dans une société de classes, comme disait Marx : « L’idéologie dominante est toujours l’idéologie de la classe dominante »

 

Qu’est-ce que le capitalisme ? Quelle est sa logique ?   Le capitalisme, c’est l’exploitation du travail collectif à des fins d’enrichissement personnel sous l’alibi de la mise à disposition des moyens de productions,  appelés capital. Le libéralisme définit l’ensemble des conditions nécessaires à la mise en œuvre du capitalisme. Les piliers du libéralisme économique sont la libre circulation des capitaux, des marchandises, des services et de la main-d’œuvre. Il est communément admis, dans l’idéologie libérale, qu’entraver une de ces quatre libertés aurait pour conséquence de sombrer dans le protectionnisme, on pourrait contrer ces dogmes en remettant au goût du jour la Charte de La Havane qui proposait , à la sortie de la guerre, une autre façon d’organiser le commerce international fondé sur la coopération : « Chaque Etat achète autant que l’autre lui vend, leurs balances des paiements doivent être en équilibre sauf s’ils en décident autrement d’un commun accord », plutôt que de tout axer sur la concurrence et le libre-échange. 

 

La mondialisation, comment ça marche ?  La mondialisation, c’est : se financer là où les capitaux sont le moins chers, produire là où les coûts sont le plus bas, et vendre là où est le marché est le plus « consommateur » et où les profits sont le plus élevés. En fait, la mondialisation réorganise le travail à l’échelle planétaire grâce au libre-échange sans en réguler les conditions. Il vous suffit d’être membre de l’OMC pour que vos produits circulent, marqués du sceau d’une virginité retrouvée quoique toute relative !! Ainsi en va-t-il, par exemple des produits chinois, fabriqués dans des conditions innommables, par des travailleurs privés de droits, dans une société qui allie les vieilles pratiques de la terreur stalinienne et le capitalisme le plus débridé.  Pourtant, qualifier le processus de mondialisation des activités économiques de « libéral » est une erreur. Parce que le libéralisme n’est pas un système entendu comme une organisation économique et sociale concrète, mais relève du domaine des idées. Le libéralisme est une idéologie. L’erreur est d’autant plus regrettable que le libéralisme présente deux facettes distinctes, quoique liées entre elles.  - Le libéralisme est une philosophie politique qui met l’individu libre au centre de sa problématique ; c’est ce que nous avons appelé, la « liberté du renard libre dans le poulailler libre ». - C’est aussi une doctrine économique qui elle-même contient deux volets. - Le premier est une justification du capitalisme fondée sur le fait que la propriété privée serait un droit naturel - et non pas circonstanciel et lié à une société particulière, datée historiquement - et qu’ainsi la recherche de l’intérêt individuel conduirait au bien-être général. - Il en découle un discours normatif sur ce capitalisme, qui constitue le second volet du libéralisme économique : la régulation de la société doit se faire par le libre jeu des mécanismes de marché, hors de toute intervention publique. Ben, tiens donc !!!

Et c’est là que le jeu est faussé.

Un libéralisme authentique viserait, au contraire, à élargir l’autonomie réelle de chacun et ses possibilités de développement personnel dans un cadre sociétal plus juste (dont l’Etat est garant) en refusant deux choses également détestables : l’ultra capitalisme in-égalitariste et monopoliste d’un côté, et le social-étatisme totalitaire de l’autre, qui sont deux ennemis des libertés concrètes de tous les citoyens et qui, nous le savons, peuvent tout à fait fusionner, comme dans certains pays d’Extrême-Orient dont la Chine, avec les conséquences despotiques qui en découlent. Dans ce contexte, la démocratie n’est pas une fin en soi, mais le moyen de la liberté.   

 

Que faire ?

Il serait possible d’arrêter cette tendance, nous l’avons évoqué. Il faudrait réintroduire de la régulation, au niveau international, mais il n’y a pas de structure pour cela, ni la volonté d’en avoir, et le niveau national a été court-circuité en Europe par une UE sans légitimité constitutionnelle et complètement inféodée, de la droite à la social-démocratie, à la « pensée unique ».  Tout cela finira très mal un jour où l’autre, quand les conditions sociales deviendront trop dures, quand les atteintes à l’environnement seront trop insupportables, nous allons vers un monde explosif !!!Sauf si d’aucuns prennent conscience du changement fondamental de la dimension espace/temps auquel nous tous sommes confrontés depuis l’avènement des moyens de communications, de la rapidité des moyens de transport, des standardisations techniques et réglementaires multiples rendant la planète virtuellement plus petite. Sauf également si nous mesurons le fantastique bouleversement que constituent les nouvelles techniques de communication et l’énorme apport que vont produire les sciences du vivant.     Jamais sans doute, l’état des forces productives n’a donné à une société autant de moyens de gratuité et de socialisation alors que ladite société est, chaque jour, davantage privatisée et individualiste. Du télescopage de ces forces et de ces conditions concrètes naîtront un jour des changements que nous ne mesurons sans doute pas.   Ces perspectives de changement nous obligent à raisonner macroscopiquement, et à nous organiser en conséquence, d’où la nécessité urgente de régulations sociales, écologiques, économiques, financières et politiques équilibrées et concertées interculturellement et planétairement. C’est tout l’enjeu et l’honneur du courant Altermondialiste.A défaut de réaliser cette gouvernance démocratique mondiale, le postulat de Rothschild Brothers restera valable pour très longtemps encore : “Les rares personnes qui comprendront le système seront soit si intéressées par ses profits, soit si dépendantes de ses largesses qu’il n’y aura pas d’opposition à craindre de cette classe-là ! La grande masse des gens, mentalement incapables de comprendre les immenses intérêts en jeu, en supportera le poids sans se plaindre !"

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AU R.P.W., nous refusons cette perspective et nous comptons sur l’intelligence des Wallonnes et des Wallons, par une citoyenneté responsable, dont la Wallonie aurait  bien besoin, bref, nous comptons sur vous.

   

11:34 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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