16/11/2013

ET SI C'ETAIT LE DERNIER ?

 





2014************** L’ENJEU

15 novembre fête de le dynastie

Fête du roi

Fête des rois  (il y en a au moins deux en vie, plus la famille !!!)

 

Le R.P.W. à l’occasion de la première fête de ce genre pour le nouveau guignol du palais royal tient à lui faire savoir que le vieil adage « une fois mais pas deux » sera cette fois-ci bien d’application en ce qui le concerne.

 

Compte tenu d’un scrutin  annoncé comme celui de tous les dangers pour l’avenir de la Belgique, nous serons des plus actifs aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui feront n sorte que la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes soit bien réelle et intégrale.

 

Ainsi résolument pour une République Wallonne, nous ne comprendrions pas  qu’ à nouveau des partis dit sociaux, ou de gauche, cautionnent à nouveau  des politiques d’austérité, dont tout le monde sait qu’elles ne profitent en fait réellement qu’au système capitaliste bancaire en place et paupérise encore chaque jour d’avantage celles et ceux qui en subissent les effets direct, c’est à dire les travailleurs non qualifiés et les allocataires sociaux des chômeurs aux pensionnés en passant par les invalides et autres personnes en difficulté.

La Flandre  veut sa liberté, hé bien nous disons chiche,  et nous ferons en sorte que Bruxelles  en prenne sa part en qualité de ville au statut de capitale européenne, pour autant que cela soit le vœux et le désir de sa  population.

 

15 novembre 2013 dernière fête de ce genre, c’est vraiment notre vœux le plus cher et nous appelons à un vaste rassemblement de tous ces courants de pensées qui souvent si proches font le jeu de l’adversaire pendant que leurs complices continuent de nous saigner à blanc et que les banques reversent des dividendes et autres bonus de résultat 

à  tous ces charognards spéculateurs.

 

Un réseau RPW  de blogs reprend donc force et vigueur, il alimentera  autant que faire ce peu  l’actualité de la toile et les opinions des Wallonnes et des Wallons dont on sait maintenant qu’en cas de chute de la Belgique, qu’ils et elles opteraient pour une république à plus de 60%, chiffre d’un récent sondage.

 

Bonne lecture et bonne info.

 

http://rpwthuin.skynetblogs.be/

http://pierredutron.skynetblogs.be/

http://boulibacha357.skynetblogs.be/

http://larepubliquewallonne.vip-blog.com/

http://wallonie.vip-blog.com/

 

« Le véritable  remède contre le chômage est qu’il n’y ait  plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société.  » de  Albert JACQUARD.

Contact : colau3571833@hotmail.com




04:51 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

03/11/2009

NON NON CE BLOG N'EST PAS MORT ET ENTERRE

                chémi

 

 

Bond'jou att'tertousses,

Ida branmin cauront du pinser, "pourmi il est mour, on nél wé pu, on n'intin pu parlé di li"...

Sa ces pou les siennses ki n'sont au courant ed'rin du tout, les siennses qui dormen'te au coin di l'estuve éyé ki en'sé tenne au courant ed'rin du tout...

In effet d'javo ed'sus un site del twèle un activité débordante éyé des contacts fourt intéressant ké djé mis à profit pour combatte d'in aut'fasson...

ces vrai, in'y'a'yeu les élesstions (pidje à con) du 7 dé juin éyé çà na rin kand'ji, seule satifaction pour mi, les bleusss ons'ti confirmé din l'oppozition, ces toudi çà ed'pri et sa yeu f'ra les pids ed vouloir bouffer du roug'je à tous les r'pas ...

Donc edsus live di tiesse (facebook pour les analphabètes) yn'ya des groupes pour el république di Wallonr'ry'ie, pou li r'tour des fourons in république di Wallonr'ry'ie, pou li RPW etc etc.... éyé sa yé four lu pas tout'saurtes di d'jins éyé cé sa ki comte...

in v'la li preuve:

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=168868681173

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=160271515312

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=17033600234

 

Dji voz'y souwètes el binv'nues att'tertousses éyé surtout layiez un signe dé vo passad'jes ed'sus ces group' là ...

Pour continuer en français pour les purs et durs d'outre quièvrain,  nous n'avons pas chômé non plus sur le plan économique et social et notre combat anticapitaliste, altermondialiste, objecteur de croissance, a été activement mené au sein de l'association  du coquelicot du hainaut (france et wallonie), cela a donné au printemps 2009 la création du mouvement RESEDA dont voici d'ailleurs le lien toujours sur facebook et celui sur la toile en direct:

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=59872019855

http://dutron.wordpress.com/

Nous sommes donc loin d'être inactifs et nous pouvons dire que sommes même hypercatif car entre temps, avec notre ami Riton de la capitale libre européenne, nous avons créé ceci:

http://rassemblementpopulairewallon.wordpress.com/

et ce site n'est pas mal non plus, et nous vous accueillerons à bras ouverts...

 

Alors pourquoi cet article aujourd'hui nuit du 2 au 3 novembre ???

2 nov : au soir nuit de pleine lune

3 novembre : fête de  Saint Hubert, patron des Chasseurs, nous sommes donc toujours sur le terrain et chasser une nuit de pleine lune, pour débusquer une bête noire et la flinguer, il n'y a rien de plus excitant...

Pierre Dutron.

01:21 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2009

NOUVELLES PROPOSITONS ECONOMIQUES

gauche2[1]

Au-delà de la relance et de la régulation économiques,

la géopolitique

Par Domi Taddei

Rien n’est plus stupide en apparence que le clivage apparu dans la préparation du G 20 de Londres entre supporters, anglo-saxons, de la relance, et partisans, Allemagne et France en tête, de nouvelles régulations : non seulement, parce qu’il vaut mieux avoir deux jambes pour marcher, mais surtout parce qu’aucune des deux démarches ne peut réussir sans l’autre.

Supposons une relance aussi massive qu’on voudra, dans le cadre d’une dérégulation néolibérale inchangée, si ce n’est de façon cosmétique : sans doute les sommes astronomiques injectées seront dépensées une fois, freinant d’autant la chute de la demande mondiale, c’est-à-dire de tous les pays et de presque tous les secteurs d’activité. Mais aucun effet multiplicateur, base de la théorie de Keynes, ne pourrait se produire : les entreprises bénéficiaires de ces commandes n’iraient certainement pas, pour autant, se lancer dans une nouvelle vague d’investissements, facilitant la « divine » reprise de la croissance !

Car leur défiance actuelle ne repose en rien sur un soudain pessimisme irraisonné, mais sur le fait qu’après en avoir bénéficié, souvent de manière éhontée, ils ont déjà payé, et pour certains très cher, leur confiance longtemps aveugle, dans l’ancien système délabré. Rationnellement, ils se dépêcheraient donc de mettre les recettes provenant des dits « plans de relance » (qu’il vaudrait mieux appeler plans de sauvetage), à l’abri (dans des bons du Trésor, l’or ou le foncier), et l’activité mondiale s’enfoncerait de plus en plus dans une dépression du type des années 30 ou du Japon des années 90.

Or, l’opération de relance massive ne pourrait être indéfiniment renouvelée, même en supposant une connivence des banques centrales en faveur d’une création monétaire illimitée. Il n’y a qu’un seul tabou en matière de dette publique, c’est d’arriver au moment où celle-ci devient incontrôlable, parce que l’on ne peut emprunter assez pour rembourser les dettes préexistantes : das la plupart des pays européens, nous en sommes encore éloignés, mais au rythme actuel, nous n’avons que peu d’années devant nous. Autrement dit, la vulgate keynésienne, brutalement redécouverte par les pays anglo-saxons, relève évidemment des conditions nécessaires (encore faudrait il choisir des dépenses sociales écologiques suffisamment justes et efficaces, pour avoir un minimum d’efficacité), mais ne constitue en aucun cas une condition suffisante.

De son côté, le catalogue de nouvelles régulations proposées notamment par les pays d’Europe continentale peut paraître relever des meilleurs intentions, même si, quand on observe le passé encore récent de ceux qui le prônent, il paraît relever de ces paroles d’ivrognes qui, une fois dessoulés, ne se souviennent même plus des promesses extravagantes prononcées en plein crise. Vraiment Berlusconi, Sarkozy et Barroso, pour n’en citer que trois, seraient donc les apôtres de la future soumission des marchés ? Au demeurant, incapables de s’entendre entre eux sur un minimum de régulation crédible de la zone euro, quelle est leur autorité politique, c’est-à-dire intellectuelle et morale, pour faire valoir une régulation mondiale crédible ?

A part envahir Andorre (c’est le co-prince qui serait surpris), le Lichtenstein et peut être la Suisse, c’est un remake de « la souris qui rugissait » qu’ils proposent au reste du monde. Mais supposons même que les anglo-saxons, et plus précisément Wall Street et la City se laissent convaincre de la nécessité de régulations internationales, qui leur ferait perdre de fait le rôle hégémonique dans l’accumulation financière mondiale, comment espèrent-ils que la demande privée puisse durablement repartir en l’absence d’une forte relance des commandes publiques , vis-à-vis desquelles ils adoptent un comportement de passagers clandestins, chacun comptant bénéficier des commandes du voisin ?

Le seul argument de Madame Lagarde (« la remontée des stocks, d’ici à quelques mois ») révèle un nouveau sommet inconnu d’incompétence. Bien entendu, il faut de nouvelle règles, plus audacieuses que celles qu’ils proposent – nationalisation partielle des entreprises renflouées, avec entrée au conseil d’administration des représentants de l’Etat et des syndicats, de telle sorte que la privatisation des pertes puisse préparer une éventuelle nationalisation des gains : là, il y aurait effectivement une véritable « refondation du capitalisme »… -, mais il faut aussi une relance sociale et écologique sur laquelle l’Union européenne est très en retard sur la Chine et les Etats-Unis.

Dès lors que les deux stratégies tronquées qui s’opposent ont toutes les chances de déboucher aujourd’hui, au sommet du G20 ou ailleurs, sur un accord (car il en faut tout de suite, sous peine d’une nouvelle aggravation du dévissage), basé sur les plus petits dénominateurs communs : le minimum de régulation consenti par les anglo-saxons versus le minimum de relance accepté par les européens, le tout assorti de la promesse de faire mieux lors du prochain sommet, à la fois parce qu’il faut faire bonne figure sur la sempiternelle photo de famille et par ce qu’en bonne politique, il ne faut jamais insulter l’avenir, surtout par les temps qui courent,… de plus en plus vite.

En réalité, il faut bien comprendre que le retard tragique pour les millions de victimes, qui sont les mêmes que ceux des années de la folie spéculative, pris sur un nécessaire changement de paradigme repose sur des difficultés subjectives faciles à comprendre – in fine, les dirigeants actuels vont devoir se soumettre ou se démettre – et objectives, qui méritent une analyse plus approfondie, car ces dernières posent la question du futur ordre mondial et des stratégies réalistes qui peuvent y conduire.

Une nouvelle donne mondiale

Le principal point commun aux tenants des deux stratégies est le rôle qu’on s’apprête à faire jouer au Fonds Monétaire International (FMI), et plus généralement aux institutions financières internationales (IFI). Ceci est nécessaire pour les tenants de la relance, parce qu’en dehors des 4 grandes zones monétaires (dollar, euro, yuan et yen) le reste du monde ne dispose pas de moyens de financement autonome : toute politique de fuite en avant les conduirait à l’effondrement de leur monnaie et à la banqueroute. Outre la question politique et éthique que cela poserait, il y a depuis quelques semaines, la prise de conscience que des relances, même continentales, ne peuvent réussir dans un contexte d’effondrement d’une autre partie du monde pour des raisons qui ne sont pas seulement économiques. Il faut donc augmenter au plus vite les moyens d’intervention du FMI, qui sont déjà presque épuisés avec les quelques sauvetages déjà mis en œuvre ces derniers mois en Europe (de l’Islande aux pays de l’est) et en Afrique, notamment. La mesure d’urgence la moins compliquée est celle de la vente d’une partie du stock d’or du FMI (un huitième, début mars) : poursuivre celle-ci ne soulève aucune autre difficulté que d’éradiquer ce qui reste de « métalliste » dans la tête des conservateurs américains, qui ont ici 100 ans de retard sur Lénine !

Mais cet expédient utile ne permettra évidemment pas de financer la relance dans le reste du monde, hors des grandes zones énoncées ci-dessus : quid des masses nécessaires, s’il s’agit de renflouer le Royaume Uni, décidément mal en point, sans parler des plans de développement humain et de sauvegarde environnemental, bien identifiés par les organismes internationaux du système des Nations unies et les ONG ? C’est ici que la création de Droits de Tirages Spéciaux, c’est-à-dire d’une monnaie mondiale immédiatement disponible, apparaît comme la seule mesure susceptible de financer une relance réellement orientée vers le développement durable et les populations les plus défavorisés. De plus, son rôle d’alerte dans les politiques macroéconomiques serait renforcé et le caractère antisocial des conditions de ses prêts serait aboli.

Encore faut-il redéfinir les structures de pouvoir de l’ensemble du système financier international et, concrètement que les USA acceptent de renoncer à leur hégémonie, pour la remplacer par un véritable multilatéralisme équilibré, en particulier vis-à-vis des pays émergents : pour l’instant, B. Obama a admis que la réforme prévue du FMI soit avancée. Mais, évidemment, ceci ne préjuge pas un seul instant de la nature et de l’ampleur des réformes qu’il pourrait accepter dans le domaine économique comme dans d’autres et, encore moins de celles qu’il pourrait faire ratifier par le Congrès américain. On ne doit jamais oublier qu’au lendemain de la première guerre mondiale le Président américain Wilson, initiateur de la Société des Nations, n’a jamais pu en obtenir la ratification par son Congrès, ce qui a favorisé la montée des mouvements d’extrême droite dans la décennie suivante, ou, du moins garder présent à l’esprit ce formidable paradoxe de la puissance américaine : une hégémonie mondiale, conduite par des élus provinciaux. Et, puis, dans l’histoire universelle, il n’y a guère d’exemple qu’une puissance impériale accepte sans heurt de passer du leadership au partnership…

Quoiqu’il en soit c’est, au lendemain du G20 de Londres, bien plus que pendant celui-ci, que la nature profondément géopolitique de la crise de la mondialisation financière va commencer à apparaître au grand jour.

Domi Taddei

21 Mars 2009

 

 

17:39 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/03/2009

LE CHEVALIER BLANC CAROLO N'EST PAS A UNE ARNAQUE PRES !!!!!!!!

                  lachienlit

Le coin des bouquins à ne pas acheter : « Le bel avenir du socialisme » de Paul Magnette  Ministre « socialiste » belge !!

 

Editions Luc Pire - Politique

Entretiens avec Jean Sloover

(donc ce n’est même pas lui qui l’a écrit !!! quelle arnaque !!!)

 

Franchement, cher lecteurs, j’en ai lu des conneries dans ma vie mais là, je viens de tomber sur un summum ; on aurait dû lui refiler un César ce soir à moins que la « Canard » ne lui décerne « La noix d’Honneur » !!

Heureusement, le César, c’est une autre belge, super celle-là, qui l’a eu : Yolande Moreau !! L’honneur belge est sauf !

 

Dés la présentation du livre, on comprend la « manip » ! Magnette est un surfeur !! Son bouquin, c’est un ramassis de poncifs éculés et ils se sont mis à deux pour cloquer un coup de Ripolin légèrement rouge par là-dessus !!

 

Et il surfe à merveille sur les modes actuelles le Magnette ; citations du pensum de son éditeur :

 

« En politique, les idées vont et viennent. Pendant plus de trente ans, nous avons subi un discours libéral simpliste, qui nous assurait que l’État social était un échec, que le marché se régulait lui-même, que le réchauffement climatique était un phénomène naturel, et que la fracture Nord-Sud était une regrettable conséquence de la mondialisation.
Aujourd’hui, les dégâts causés par cette politique, dont la crise financière n’est qu’une étape de plus, ont commencé à faire vaciller ces certitudes arrogantes…… » 
Vous avez là toute la langue de bois sociale libérale classique en un clin d’œil !! La crise, le climat, le tiers-monde ….. On continue ??

 

« Car en politique, la protestation morale ne suffit pas, et la résignation est fatale. Rendre la finance éthique et responsable, délimiter et encadrer le marché, orienter la production vers une économie verte et solidaire, soutenir toutes les catégories de la population pour les faire adhérer à ce grand projet, ces ambitions appellent un travail politique colossal, qu’il faut entreprendre sans attendre ». Et allez donc !! Faut-y vous l’envelopper ? Un p’tit coup de « finance éthique », une couche de peinture verte, un coup pour la solidarité ….roulez jeunesse !! C’est-y pas moderniste ça Madaaaaame ???

Né en 1971, un bébé requin donc, Paul Magnette a d’abord été professeur de science politique à l’ULB, avant de devenir Ministre (PS) wallon de la Santé et de l’Action sociale, et Ministre (PS) fédéral de l’Energie et du Climat. Père de trois enfants, il vit à Charleroi, et il assure qu’il ne pourrait vivre nulle part ailleurs….. Une carrière fulgurante d’apparatchik !!

 

On le comprend, le jeune loup !! On le sait bien pourquoi il ne peut vivre ailleurs !!

Quand le Bourgmestre et tous ses adjoints (socialistes) de Charleroi se sont retrouvés en tôle (à Jamioulx pour être précis), c’est lui qui fut dépêché par la direction du PS pour nettoyer les Ecuries d’Augias Carolos !! En bon « commissaire politique » local, il est donc tout désigné pour essayer de reprendre la ville perdue pour cause de népotisme, de détournements en tous genres…. On vous en passe et des meilleures !!

 

Ecoutez donc parler l’effronté dans une interview à La Libre.be :

« Sur les questions d’éthique, nous sommes le plus en pointe comparés aux autres partis socialistes européens… » ; ça ne mange pas de pain de le dire mais je connais un paquet de copains belges qui vont se bidonner sec en lisant ça !! Ethique en toc, mon p’tit père !!

« Je me sens beaucoup plus proche d’un Strauss-Kahn qui est un vrai social-démocrate …» ; ça au moins, c’est vrai ! Strauss-Kahn est un vrai social démocrate !!

Question de La Libre : Strauss-Kahn, c'est la gauche caviar, ça...

« Ah non ! Pas du tout ! Si vous prenez la question de sa fortune personnelle, peut-être, ... »  Ha bon ? T’as des infos, Popaul ??

En réponse à une question sur les affaires :  Après Charleroi et Huy, je ne pense pas que nous soyons plus touchés que les autres partis. Là, les amis, on en pisse dans son froc !!

Dernier détail, son interview dans « La libre.be s’intitule : Magnette: "Oui, je suis un intello. Et alors ?" …Ben, très franchement, on n’a pas remarqué !!

Cours, camarade belge, le PS est derrière toi !! Et il est en campagne !!

Contrairement à notre pratique habituelle du « coin des bons bouquins », cette fois, nous ne vous donnerons pas le prix de « l’œuvre »!!

Comme disait jadis Harakiri, ce bouquin, ne l’achetez pas, volez-le !!

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

28 Février 2009

http://dutron.wordpress.com/

 

 

 

23:27 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2009

CRISE FINANCIERE ON NE VOUS DIT PAS TOUT !!! NOUS OUI

billets[1]

SEPT PAYS  EUROPEENS

SONT-ILS  CANDIDATS

A  LA  FAILLITE ?

 

La toxicité des dettes des banques européennes risque d'écraser un certain nombre d'états de L'UE et pourrait représenter un danger systémique pour l'ensemble du système bancaire européen, selon un mémo confidentiel rédigé par la Commission européenne et dévoilé par le Daily Telegraph.

 

“The toxic debts of European banks risk overwhelming a number of EU governments and may pose a “systemic” danger to the broader EU banking system, according a confidential memo prepared by the European Commission.”  By Ambrose Evans-Pritchard and Bruno Waterfield. Last Updated: 6:34PM GMT 11 Feb 2009

 

Le Daily Telegraph du 11 février, parlant d'un document confidentiel de la commission européenne, annonce que ce document parle d’un risque systémique majeur pour l'ensemble du système bancaire européen. "Les estimations des dévaluations d'actifs attendues suggèrent que le coût budgétaire à supporter par les Etats pourrait être très élevé" affirme le document préparé lors d'une réunion confidentielle des ministres des Finances.

 

            Le Journal Suisse “Le Temps” reprend des analyses du même ordre :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c5c59722-ecbc-11dd-b87c-1c3fffea55dc/Dettes_des_Etats_leuro_%C3%A0_l%C3%A9preuve_du_feu

 

 

Pour certains États membres, les gouvernements pourraient avoir à recapitaliser les banques en urgence. Problème : dans certains pays, le secteur bancaire est totalement surdimensionné et les Etats ne seraient plus à la hauteur.

 

Au moins sept pays de l'UE candidats à la faillite

Aucun pays n'est cité précisément, il ne fait guère de doute que les candidats à la faillite sont l'Irlande, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède et la Grande-Bretagne.

Interrogés par le quotidien britannique, les responsables européens se sont refusés à tout commentaire. Mais il semble clair, selon le Telegraph, que Bruxelles se préoccupe au plus haut niveau du risque de faillite des États les plus faibles face à la conjoncture.

Le Fonds monétaire international (FMI) aurait récemment alerté l'UE sur l'absence d'un véritable prêteur de dernier ressort dans la zone euro. Le FMI a aussi déclaré que les banques européennes étaient presque autant  exposées (75%) aux actifs toxiques que leurs homologues américaines, mais que le gouvernement US avait été bien plus prompt à prendre la mesure du phénomène, investissant 738 milliards de dollars contre seulement 294 en Europe.

Et pan, sur le bec de notre si brillant ex-président de l’Europe !

Conjoncture catastrophique

Faut-il ajouter à ce sombre tableau que les banques européennes sont exposées pour 1600 milliards de dollars aux créances douteuses de l'Europe de l'Est, de plus en plus considérée comme "l'Europe du Subprime".

Autre problème spécifique : les dettes des entreprises européennes représentent déjà 95% du PIB, contre seulement 50% pour les Etats-Unis.

Au bord de l'asphyxie...l’Europe ???

Le document de l'UE souligne également le "réel danger d'une course aux subventions entre les Etats membres" qui pourrait porter atteinte à l'unité du marché européen et qui conduirait à une explosion des déficits budgétaires : 12% pour l'Irlande et près de 10% en Espagne et en Grande-Bretagne pour l'année 2009 !

En France, nous n’en sommes (officiellement !) qu’à 4,4 % de notre PIB mais ces informations et ces développements expliquent peut-être les réactions européennes hostiles aux aides consenties au secteur automobile. Mais, comme General Motors prévoit de se désengager de quatre gros sites européens … nous allons voir ce que feront les autres.

Lire : http://dutron.wordpress.com/2009/02/17/crise-de-l%E2%80%99automobile-americaine-general-motors-se-prepare-t-il-a-la-faillite/

 

Plus que jamais, nous sommes revenus dans les années 30, vraisemblablement en plus grave et, après une phase de concertation lors du dernier G20, le « chacun pour soi » des années 30 commence à pointer son nez …avec toutes les conséquences que l’Histoire nous enseigne.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

19 Février 2009

 

 

22:14 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/01/2009

CRISE FINANCIERE DES SOLUTIONS !!!

Nos correspondants de la Gauche Alternative du Hainaut français, publient ce jour un superbe article de fonds sur la crise financière de l'an passé et formulent des propositions que nous ne pouvons que soutenir au niveau européen et mondial. Bonne lecture et bonne année à toutes et tous fidèles du

R.P.W.

Après une année 2008 de crise économique et financière Bilan et perspectives bonne année de crise aggravée en 2009

 

 

Cet article a pour objet de faire un rapide bilan de l’année 2008 écoulée et de voir les perspectives qui s’offrent à nous pour 2009. Forcément, on ne traite pas ces questions en quelques lignes, cela donne un article un peu volumineux dont nous excusons par avance auprès de nos lecteurs.

 

Le bilan de 2008 :

 

AU PLAN BOURSIER L’ANNUS HORRIBILIS !

 

L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a clos la pire année de son histoire : -42,68%. La perte annuelle est la plus forte jamais enregistré par l’indice depuis sa création en juin 1988. La précédente baisse annuelle record remonte à 2002 (-33,8%). Un recul presque aussi fort que l’indice Eurostoxx des 50 principales valeurs de la zone euro (-44,28%). Francfort, qui a fermé ses portes mardi, a accusé une perte annuelle record de 40,4% de même que Londres (-31,5%).

 

Avec une perte de 53,7 % sur l’ensemble de l’année, soit 97,69 milliards d’euros partis en fumée, l’année 2008 se révèle être la pire année jamais observée pour le Bel20, l’indice-vedette de la Bourse de Bruxelles. L’action Fortis a perdu près de 95 % de sa valeur en un an.

 

Aux Etats-Unis, La Bourse de New York s’est effondrée en 2008, l’indice Dow Jones lâchant 34% sur l’ensemble de l’année et réalisant sa pire performance depuis 1931, même si la dernière séance a été gratifiée mercredi d’une hausse des indices.

L’indice RTS de la Bourse de Moscou a dégringolé de 72,4% en 2008. Il ne s’agit pas en 2008 de la pire performance annuelle de l’indice russe, qui avait déjà plongé de 85% lors de la crise financière de 1998, marquée notamment par une dévaluation du rouble.

En dépit d’un léger rebond ces derniers jours, la tendance générale pour 2008 en Asie est des plus moroses, avec une chute annuelle de près des deux-tiers (-65,5%) pour la Bourse de Shanghai, soit la plus forte baisse de ses 18 ans d’histoire.

Les principales places financières d’Amérique latine ont toutes lourdement chuté depuis l’éclatement de la crise en septembre. La Bourse mexicaine des valeurs a perdu 24,1% au cours de l’année, alors que l’indice Merval de la bourse argentine a dégringolé de 49,9%.

Le seul point positif de cette sinistre année boursière et financière c’est que la gigantesque bulle financière née de la globalisation financière qui accompagnait la Mondialisation a perdu à peu près 50 % de sa masse ; c’est toujours ça de pris !!

AU PLAN ECONOMIQUE EN AVANT VERS LA RECESSION !!!

Au Japon : La production industrielle s'est effondrée de 8,1 % en novembre par rapport à octobre, a annoncé vendredi 26 décembre le gouvernement. Il s'agit de la plus sévère chute de la production depuis que les statistiques à ce sujet ont commencé à être publiées, en 1953.

Une forte dégradation de la production industrielle était largement attendue, après l'annonce lundi de la plus sévère contraction des exportations de l'histoire économique du Japon (-26,7 % en novembre sur un an). Mais les économistes ne prédisaient en moyenne pour novembre qu'une baisse de la production de 6,7 % et le gouvernement, encore plus optimiste, de seulement 6,4 %. Sur un an, la production japonaise s'affiche en repli de 16,2 %, a précisé le ministère de l'économie. Toujours en novembre, les livraisons de produits industriels ont chuté de 8,4 % par rapport à octobre, et les stocks ont augmenté de 0,7 %.

En Chine : Plus les semaines passent, plus le gouvernement chinois admet que l'impact de la crise financière mondiale va être dur : il y a quelques semaines, le premier ministre Wen Jiabao l'avait reconnu, affirmant que les prévisions initiales étaient trop optimistes.

Mercredi 24 décembre, le patron de la puissante Commission nationale pour la réforme et le développement, Zhang Ping  a prévenu que la crise était en train de s'étendre des zones côtières industrialisées et exportatrices aux régions intérieures. Il a ajouté que, désormais, les grandes entreprises étaient aussi touchées après le choc subi par les PME, notamment au coeur du "miracle" économique chinois, la province de Canton.

Vendredi, c'était au tour du président de la Commission de supervision économique, Li Rongrong, d'appeler les entreprises d'Etat à veiller à maintenir la "stabilité de leurs effectifs" en une période de hausse du chômage. Les bénéfices des industries chinoises ont plongé durant les onze premiers mois de l'année, surtout ceux du secteur public qui ont chuté de 14,5 %, selon les médias officiels. "L'impact de la crise financière sur notre économie ne doit pas être sous-estimé, la situation en 2009 sera grave et les difficultés nombreuses.

En Europe : les mauvaise nouvelles tombent les unes après les autres :

Entre 600 000 et 1 million de chômeurs de plus prévus en 2009 en Allemagne,

La carte de France ressemble de plus en plus à un carte des plans sociaux et les premiers chiffres montrent une hausse du Chômage qui n’est hélas pas prête de s’arrêter.

Partout ailleurs, c’est pareil la seule question qui se pose n’est plus de savoir si le monde va connaître une récession généralisée en 2009, ceci est sûr !

La question est de savoir si nous connaîtrons une récession ou une « grande dépression » et malheureusement, tout concourt à envisager cette seconde solution comme possible.

Ceux qui bavardent devant les caméras ou dans les gazettes sur la reprise en 2010 ou, pourquoi pas au second semestre de 2009 sont soit des incompétents soit, comme notre Lagarde Nationale des adeptes de la méthode Coué !

ET L’EURO DANS TOUT CECI ???

CURIEUSEMENT, PERSONNE N’EN PARLE !!

Notre monnaie unique fête pourtant aujourd’hui son dixième anniversaire.

Notre devise a été introduite le 1erjanvier 1999 à zéro heure, quand les monnaies nationales des pays participants, alors au nombre de 11, cessèrent d’exister à part entière et devinrent de simples subdivisions de la monnaie européenne.

Les billets et les pièces des monnaies nationales ont continué à être utilisés dans leurs pays respectifs, jusqu’à l’introduction des nouveaux billets et pièces le 1er janvier 2002.

Malgré toutes les critiques que nous faisons sur Maastricht et que personne n’ignore, on peut se demander se qu’il se serait passé si l’Euro n’avait pas existé.

Au lieu des interventions massives des banques centrales – dont la  BCE – que nous avons connues et qui ont eu le mérite d’éviter un véritable « Crédit Crunch », s’il n’y avait pas eu l’Euro, n’aurions nous pas connu ses « dévaluations compétitives » qui furent la plaie des années 30 dont la situation peut se comparer à bien des égards à la situation actuelle.

Nous avons d’ailleurs un signe évident de ce risque, c’est la situation de la Grande Bretagne.

La Grande Bretagne n’est pas dans la Zone Euro : à la création de l’Euro, le 1 –1 – 1999, il fallait 1,40 € pour acheter une livre sterling ; dans un premier temps, la monnaie britannique n'a cessé de se réévaluer, atteignant 1,73 euro en octobre 2000. La question était à l’époque : à quand la livre à 2 euros ? Aujourd’hui les deux monnaies sont à parité !

Cela signifie que Gordon Brown laisse filer sa monnaie ! La livre a perdu 13 % de sa valeur par rapport à l'euro depuis le 1er décembre et 25 % au cours de l'année 2008. Elle cotait, mardi 30 décembre dans la matinée, 1,0313 euro, après être tombée lundi soir jusqu'à 1,0198 euro.

Si on est gentil, on peut dire qu’il ne s'agit peut-être pas d'une politique totalement délibérée. Gordon Brown a dit que « le cours du sterling n'était pas son affaire ».

Les marchés se détournent de la livre pour deux raisons. Tout d'abord, la politique de baisse des taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre, plus brutale que celle de la Banque centrale européenne, devrait se poursuivre l'an prochain. Ensuite, l'état de l'économie britannique est plus grave encore que celui de la zone euro.

Les dernières données confirment la détérioration de la situation économique. Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni s'est contracté de 0,6 % lors du troisième trimestre, selon le Bureau national de la statistique. Pour la City, le déclin que l'on devrait observer au quatrième trimestre 2008 puis au premier trimestre 2009 devrait être bien pire.

C’est donc dans l’indifférence générale que la Slovaquie devient aujourd’hui le 16éme pays de la Zone Euro ; la vedette c’est la Tchéquie qui prend la présidence de l’Europe.

La vérité, au plan économique, c’est que les pays développés sont, soit en recul pour les économies émergentes, soit en récession profonde pour les vieux pays développés.

Les perspectives ne sont guère réjouissantes pour une raison très simple : malgré les plans de ceci ou de cela, les plans de « relance » à moitié poudre aux yeux comme le nôtre, une chose manque pour que les choses changent : LA CONFIANCE !!

Alors que faire ?

Sur ce point, notre camarade Dominique Taddei qui produit toujours analyses et propositions depuis sa Corse natale (merci Domi !) a publié en Novembre un texte important dont nous allons publier des extraits ci-dessous.

Ce texte s’intitule : « Pour une relance altermondialiste , sociale et écologique à tous les niveaux ». Le texte complet est disponible sur simple demande par mail à g.dutron@yahoo.fr.

Que dit Dominique ?

« Nous sommes en 1933

La question essentielle n’est pas celle de la récession, phénomène cyclique transitoire. C’est celle de la dépression et de la déflation. Autrement dit, personne ne sait jusqu’où l’économie productive va chuter, mais surtout personne ne peut prétendre sérieusement qu’elle pourra redémarrer d’elle-même : dans les années 30, il fallut une seconde guerre mondiale ; au Japon, à partir de la crise financière de la fin des années 80, plus de dix ans et, encore la croissance n’est-elle timidement repartie, que parce que le reste de l’Asie et du monde connaissait une forte croissance. »

Déjà, sur ce constat, nous sommes d’accord !

Venons-en aux propositions :

Un plan de relance social et écologique

Pendant que s’ouvre, à partir de la première réunion du G20, la nécessaire négociation pour un nouveau système économique et financier, la première urgence est la relance de la demande, partout dans le monde. Il ne s’agit plus de sauver seulement les banques, mais l’ensemble de l’activité économique. L’urgence est désormais admise et commence (depuis début novembre) à être mise en œuvre (USA, Chine, Allemagne, Russie, Royaume Uni, pays pétrolier)), mais elle pose trois questions essentielles :

 -  la première est celle que ces relances soient aussi coopératives que possible. A tout le moins, elles doivent absolument éviter, à la différence des années 30, de chercher à repasser le mistigri de la crise au reste du monde. Il est légitime de vouloir protéger les producteurs nationaux, quand ils produisent pour le marché intérieur (en raisonnant à l’échelle continentale), mais il est inadmissible de continuer à les subventionner quand ils exportent et tentent de prendre des parts de marché à leurs concurrents. Ceci signifie le caractère prioritaire d’un système mondial multipolaire, où l’OMC et le FMI, réformés et soumis à la charte des Nations Unies interdiraient, pour la première, toute forme d’aide aux exportations et, pour le second, toute manipulation de changes, par une intervention conjointe avec les pays dont la monnaie se réévalue.

 -  La deuxième question, est celle de la nature de ces politiques de relance. C’est ici que les choix politiques font toute la différence ; la droite préférera les dépenses militaires et sécuritaires. Or, cette relance ne pourra trouver la base citoyenne nécessaire pour rétablir la confiance sans laquelle les dépenses privées ne repartiront pas, que si elles correspondent aux aspirations du plus grand nombre, c’est-à-dire que si elles répondent aux urgences sociales et écologiques incontestables. Ceci peut revêtir un caractère différent suivant les continents et les pays – en France, il faudrait commencer par le relèvement des minima sociaux (pour la même somme, ce sont par nécessité leurs prestataires qui dépensent le plus et le plus vite) ; la construction de logements sociaux et des mesures drastiques d’économies d’énergie, qui anticipe sur l’après Kyoto ; les dépenses de santé, d’éducation et de recherche -, à la condition qu’ils agissent de manière complémentaire.

Le financement d’une relance de la demande mondiale

 - La troisième question est celle de son financement. Pour atteindre sa pleine efficacité, il doit être à la fois budgétaire et monétaire.

- Sur le plan budgétaire, la suppression de tous les allègements et exonérations consentis depuis 10 ans aux 5% les plus aisés de la population doit être immédiat : 5% est évidemment un pourcentage arbitraire, mais qui a été validé, après un grand débat démocratique, par la majorité de la population dans le plus puissant pays du monde. Le retour à une fiscalité rigoureuse (excluant toute forme de « niche », qu’il faut laisser aux chiens) en faveur de l’impôt progressif et de droits de succession, réduisant dans le même temps les cotisations salariales et les plus injustes des impôts locaux, doit compléter ce retour à un système authentiquement redistributif.

Ceci suppose notamment qu’en Europe, on commence par constater honnêtement que, compte tenu des circonstances évidemment exceptionnelles d’ailleurs prévues par le texte, le pacte de stabilité est caduc : on pourra d’ailleurs négocier un nouveau Pacte de coopération économique et social (PACES), soumis à la délibération de l’ensemble des citoyens, comme le demande le collectif des associations du GH, puis à l’approbation de l’ensemble des électeurs européens, lors du renouvellement du Parlement.

- Sur le plan monétaire, la question est très simple pour l’ensemble des pays qui ont accumulé des masses d’exo-dollars. Elle l’est tout autant pour les USA, qui profitant, au moins encore pour un temps, du privilège de monnaie de référence du dollar, vont se permettre un déficit d’au moins 8% de leur budget et se dirigent vers un taux d’endettement de 100%.

A la vérité, la question ne se pose que pour l’Europe et l’ensemble des pays hors G 20. Pour la première, un plan massif d’emprunts de la Banque Européenne d’Investissement, libellé en euros, doit venir financer l’ensemble des pays les moins avancés de la zone, les autres pays, dont la France, par le truchement de la Caisse des Dépôts, empruntant pour leur propre compte. Pour l’ensemble des autres pays du monde, avec leurs gigantesques besoins dans les domaines alimentaires, sanitaires, écologiques, d’infrastructures, d’éducation, etc., la création des moyens de financement ne peut être mise en œuvre que par un FMI, complètement transformé.

En fait, l’instrument existe – les droits de tirage spéciaux, inventés au tournant des années 70 pour faire face aux besoins de l’administration Nixon – et il peut être mis en œuvre du jour au lendemain par simple décision du conseil d’administration, comme l’avait proposé le prix Nobel J. Stieglitz au lendemain du 11 septembre. Ces DTS devraient être mis à la disposition des banques régionales de développement, avec la participation active, aux côtés des gouvernements nationaux de l’ensemble des sociétés civiles et des ONG concernés, afin de minimiser les risques de mal gouvernance et de corruption.

On objectera que tout cela est terriblement inflationniste. La double réplique va pourtant de soi : premièrement, si nous sommes en 1933, du fait des politiques néolibérales et monétaristes, l’inflation potentielle est moins grave que la déflation effective ; deuxièmement, l’effet de relance doit être transitoire : dès lors que l’économie réelle commencera à se rapprocher de son potentiel de production, le mix de politique budgétaire et monétaire devra être plus équilibré, et il suffira alors que la masse salariale revienne à son pourcentage des années 70 et qu’ensuite le pouvoir d’achat des salaires progresse au rythme des gains de productivité. Bien entendu, le nouveau système économique et financier mis en place, en réponse à cette grande crise de l’impérialisme, doit être pérenne au plan mondial.

En réalité, plus qu’une question théorique ou technique, c’est la question géopolitique de la composition du FMI, qui est désormais prioritaire. La première réunion du G20 a admis cette nécessité. Il faut aller désormais plus loin, en intégrant l’ensemble des institutions économique mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE,…) dans le système des Nations Unies, lui-même rénové, et le respect scrupuleux de sa charte.

Voici donc des propositions cohérentes que nous ne pouvons que partager et soutenir, en premier lieu en les intégrant sur notre blog mais aussi, en interrogeant tous ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir.

C’est le vœu que nous formons pour 2009.

Une année de crise, certes, mais dont il pourrait sortir un mieux être pour l’Humanité.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Premier janvier 2009

 

 

 

 

 

23:11 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/12/2008

BONNES FETES DE FIN D'ANNEE (QUAND MÊME)

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boune année

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 Fin d'année morose et teintée de gris pour celles et ceux dont le seul revenu est le fruit d'un travail de plus en plus menacé par les restructurations, rationalisations et autres délocalisations... Chômage, précarité seront les cadeaux dans la hotte du père noël 2008, heureusement que nous n'y croyons plus depuis belle lurette.


Si l'on ajoute à la recession économique, les agressions quotidiennes à notre nature et donc à notre santé (ogm, antenne hertzienne, rejet polluant etc), c'est avec des souliers de plomb que nous allons réveillonner, mais de grâce, ne vous déchaussez pas dès le début de l'année 2009, gardez vos godasses à bouts de sécurité aux pieds, pour mieux encore botter les fesses (j'allais écrire le cul !!!) de ceux qui sont les vrais responsables de notre situation...


Le capitalisme et ses nombreux valets du monde boursier, bancaire et, ET bien entendu politique, soyez impitoyables avec la droite et intraitable avec la prétendue "gauche" d'autant plus avec la bande au noeud papillon italobelche, qui en plus en ce début de millénaire est virée au royalisme, on aura donc tout vu en matière de renoncement de nos valeurs de gauche, républicaine, laïque et solidaire......


Fêtons donc un max, tant que nous pouvons encore le faire, mais gardons toujours à l'esprit que nombreux d'entre nous, sont ceux qui ne savent plus le faire parce qu'ils n'en ont pas ou plus les moyens, pensons à eux et agissons pour qu'un jour toutes et tous sans exception nous puissions faire la fête de la victoire de l'HOMME sur l'argent.

23:11 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/11/2008

POUR UNE RELANCE ALTERMONDIALISTE SOCIALE ET ECOLOGIQUE

SUR LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE :

POUR UNE RELANCE ALTERMONDIALISTE, SOCIALE ET ECOLOGIQUE

A TOUS LES NIVEAUX

PAR DOMI TADDEI

 

 

Résumé 

 

Le pire de 1929 sera sans doute évité : nous sommes en 1933. Le pire de la décennie suivante doit aussi être évité : il y va de la démocratie et de la paix dans le monde. Pour cela, il faut prendre en compte ce qui a réussi au milieu des années 30 et à Bretton Woods en 1944 et les dépasser pour assumer les exigences altermondialistes, sociales et écologiques de notre temps.

 

A cette fin, il faut tout à la fois mettre en œuvre un plan de relance de la demande mondiale, sociale et écologique et refonder le système financier et monétaire mondial ; pour financer l’ensemble, il faut à la fois recourir à une fiscalité réellement redistributrice et à la création monétaire.

 

 

Le pire de 1929 a été évité 

 

On doit et on peut sauver d’urgence le système bancaire : l’effondrement en chaîne de toute l’économie avec ses drames sociaux et ses métastases d’extrême droite est au coin de la rue. En même temps que cela, le moins qu’on puisse attendre des gouvernements qui, partout dans le monde, tentent d’assurer ce sauvetage, c’est qu’ils mettent en place toutes les mesures de contrôle et de régulation pour que cela ne puisse plus se reproduire. Ils prétendent vouloir le faire ; le mouvement social doit les harceler pour qu’ils tiennent parole, en s’appuyant sur le nouveau rapport de force qui s’est brutalement établi. Pendant de longues années et peut être des décennies, tous les investisseurs potentiels ne risqueront à nouveau leur argent que s’ils ont la quasi-certitude de ne pas mettre leur épargne dans des « affaires » dopées par la spéculation : pression de l’opinion publique et bon sens économique sont désormais alliés contre toutes les aventures et les féodalités financières. Cet assainissement drastique des mœurs de la finance est la première condition pour que l’offre de crédit puisse être restaurée. Mais désormais, c’est la demande de crédit qui menace de s’effondrer. Or, il est plus facile d’empêcher un âne de boire que de le forcer !

 

Nous sommes en 1933 

 

La question essentielle n’est pas celle de la récession, phénomène cyclique transitoire. C’est celle de la dépression et de la déflation. Autrement dit, personne ne sait jusqu’où l’économie productive va chuter, mais surtout personne ne peut prétendre sérieusement qu’elle pourra redémarrer d’elle-même[1] : dans les années 30, il fallut une seconde guerre mondiale ; au Japon, à partir de la crise financière de la fin des années 80, plus de dix ans et, encore la croissance n’est elle timidement repartie, que parce que le reste de l’Asie et du monde connaissait une forte croissance.

 

Un plan de relance social et écologique

 

Pendant que s’ouvre, à partir de la première réunion du G20, la nécessaire négociation pour un nouveau système économique et financier, la première urgence est la relance de la demande, partout dans le monde. Il ne s’agit plus de sauver seulement les banques, mais l’ensemble de l’activité économique. L’urgence est désormais admise et commence (depuis début novembre) à être mise en œuvre (USA, Chine, Allemagne, Russie, Royaume Uni, pays pétroliers[2]), mais elle pose trois questions essentielles :

 

* la première est celle que ces relances soient aussi coopératives que possible. A tout le moins, elles doivent absolument éviter, à la différence des années 30, de chercher à repasser le mistigri de la crise au reste du monde. Il est légitime de vouloir protéger les producteurs nationaux, quand ils produisent pour le marché intérieur (en raisonnant à l’échelle continentale), mais il est inadmissible de continuer à les subventionner quand ils exportent et tentent de prendre des parts de marché à leurs concurrents. Ceci signifie le caractère prioritaire d’un système mondial multipolaire, où l’OMC et le FMI, réformés et soumis à la charte des Nations Unies interdiraient, pour la première, toute forme d’aide aux exportations et, pour le second, toute manipulation de changes, par une intervention conjointe avec les pays dont la monnaie se réévalue[3].

 

* La deuxième question, est celle de la nature de ces politiques de relance. C’est ici que les choix politiques font toute la différence ; la droite préférera les dépenses militaires et sécuritaires. Or, cette relance ne pourra trouver la base citoyenne nécessaire pour rétablir la confiance sans laquelle les dépenses privées ne repartiront pas, que si elles correspondent aux aspirations du plus grand nombre, c'est-à-dire que si elles répondent aux urgences sociales et écologiques incontestables. Ceci peut revêtir un caractère différent suivant les continents et les pays – en France, il faudrait commencer par le relèvement des minima sociaux (pour la même somme, ce sont par nécessité leurs prestataires qui dépensent le plus et le plus vite) ; la construction de logements sociaux et des mesures drastiques d’économies d’énergie, qui anticipe sur l’après Kyoto ; les dépenses de santé, d’éducation et de recherche  -, à la condition qu’ils agissent de manière complémentaire.

 

Le financement d’une relance de la demande mondiale

 

* La troisième question est celle de son financement. Pour atteindre sa pleine efficacité, il doit être à la fois budgétaire et monétaire.

 

- Sur le plan budgétaire, la suppression de tous les allègements et exonérations consentis depuis 10 ans aux 5% les plus aisés de la population doit être immédiat : 5% est évidemment un pourcentage arbitraire, mais qui a été validé, après un grand débat démocratique, par la majorité de la population dans le plus puissant pays du monde. Le retour à une fiscalité rigoureuse (excluant toute forme de « niche », qu’il faut laisser aux chiens) en faveur de l’impôt progressif  et de droits de succession, réduisant dans le même temps les cotisations salariales et les plus injustes des impôts locaux, doit compléter ce retour à un système authentiquement redistributif.

 

Ceci suppose notamment qu’en Europe, on commence par constater honnêtement que, compte tenu des circonstances évidemment exceptionnelles d’ailleurs prévues par le texte, le pacte de stabilité est caduc : on  pourra d’ailleurs négocier un nouveau Pacte de coopération économique et social (PACES), soumis à la délibération de l’ensemble des citoyens, comme le demande le collectif des associations du GH, puis à l’approbation de l’ensemble des électeurs européens, lors du renouvellement du Parlement[4].

 

- Sur le plan monétaire, la question est très simple pour l’ensemble des pays qui ont accumulé des masses d’exo-dollars. Elle l’est tout autant pour les USA, qui profitant, au moins encore pour un temps, du privilège de monnaie de référence du dollar, vont se permettre un déficit d’au moins 8% de leur budget et se dirigent vers un taux d’endettement de 100%[5].

 

A la vérité, la question ne se pose que pour l’Europe et l’ensemble des pays hors G 20. Pour la première, un plan massif d’emprunts de la Banque Européenne d’Investissement, libellé en euros, doit venir financer l’ensemble des pays les moins avancés de la zone, les autres pays, dont la France, par le truchement de la Caisse des Dépôts, empruntant pour leur propre compte. Pour l’ensemble des autres pays du monde, avec leurs gigantesques besoins dans les domaines alimentaires, sanitaires, écologiques, d’infrastructures, d’éducation, etc., la création des moyens de financement ne peut être mise en œuvre que par un FMI, complètement transformé[6].

 

En fait, l’instrument existe – les droits de tirage spéciaux, inventés au tournant des années 70 pour faire face aux besoins de l’administration Nixon – et il peut être mis en œuvre du jour au lendemain par simple décision du conseil d’administration, comme l’avait proposé le prix Nobel J. Stiglitz au lendemain du 11 septembre. Ces DTS devraient être mis à la disposition des banques régionales de développement, avec la participation active, aux côtés des gouvernements nationaux de l’ensemble des sociétés civiles et des ONG concernés, afin de minimiser les risques de mal gouvernance et de corruption.

 

On objectera que tout cela est terriblement inflationniste. La double réplique va pourtant de soi : premièrement, si nous sommes en 1933, du fait des politiques néolibérales et monétaristes, l’inflation potentielle est moins grave que la déflation effective ; deuxièmement, l’effet de relance doit être transitoire : dès lors que l’économie réelle commencera à se rapprocher de son potentiel de production, le mix de politique budgétaire et monétaire devra être plus équilibré, et il suffira alors que la masse salariale revienne à son pourcentage des années 70 et qu’ensuite le pouvoir d’achat des salaires progresse au rythme des gains de productivité. Bien entendu, le nouveau système économique et financier mis en place, en réponse à cette grande crise de l’impérialisme , doit être pérenne au plan mondial.

 

En réalité, plus qu’une question théorique ou technique, c’est la question géopolitique de la composition du FMI, qui est désormais prioritaire. La première réunion du G20 a admis cette nécessité. Il faut aller désormais plus loin, en intégrant l’ensemble des instituions économique mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE,…) dans le système des Nations Unies, lui-même rénové, et le respect scrupuleux de sa charte.

 

La balle est donc précisément dans le camp de la prochaine administration Obama. Pendant quelques semaines, le magnifique symbole qu’a représenté son élection peut lui permettre d’imposer à l’opinion et surtout à l’establishment américains, ce que n’a jamais fait dans l’histoire un pouvoir hégémonique, accepter de passer pacifiquement d’un leadership à un partnership. Formidable bond en avant de l’humanité ou retour à la banalité belliciste : les africains n’auraient finalement eu pour seule satisfaction que la réussite d’un de leurs émigrés de la deuxième génération.

 

Pour mener à bien, une telle stratégie de transformation mondiale, le temps est venu de constituer un large front progressiste mondial, capable de réussir là où les fronts populaires d’antan échouèrent.  

 

Domi Taddei

 

Relayé par :  -coordination gauche Alternative du Hainaut,

-       Le « réseau RPW »  (6 blogs)

 



[1] Les modèles de prévision demeurent corrects dans leurs structures, mais les paramètres chiffrés qu’ils utilisent sont obsolètes, puisqu’ils sont calculés sur la moyenne des résultats antérieurement observés, qui correspondent à des comportements collectifs qui ont qualitativement changé : en particulier, l’aversion pour le risque a augmenté brutalement et durablement. Ce changement n’est pas de degré, mais de nature. Il représente une non linéarité sytémique, dont ne peuvent rendre compte des modèles, linéaires par construction ; en termes imagés, les animal spirits ont fait un virage à 180 degrés.

[2] C’est à cette aune que l’imposture des discours de Sarkosy et de Barroso éclate : ils prétendent donner des leçons au reste du monde, mais soutiennent dans les faits des budgets de rigueur ! 

[3] Rappelons que si un pays est limité par le montant de ses réserves de change, quand sa monnaie se dévalue, il dispose de moyens illimités quand cette monnaie est très demandée : de nos jours, la « planche à billets » est électronique et il suffit d’un clic (c'est-à-dire d’une volonté politique) pour refuser sa réévaluation, et par là-même le danger de dumping monétaire, qui est le pire de tous puisqu’il peut atteindre des pourcentages quasi illimités en quelques jours.

[4] Sur le contenu possible d’un tel PACES, cf. l’avis adopté par le Conseil Economique et Sociale en 2003

[5] Il est formidablement comique de voir que ces mesures se préparent à Chicago à quelques centaines de yards du plus grand rassemblement au monde de Prix Nobel, tous plus monétaristes les uns que les autres. Ayant moins d’humour, nous autres en France, quand on voulait mettre fin à l’Ancien Régime, on ramenait Louis XVI de Versailles à Paris !

[6] Comme pour l’ensemble des autres institutions internationales, si on en conserve les sigles, c’est par simple commodité, parce qu’on doit montrer que l’avenir est à une coopération multipolaire et non aux replis souverainistes et parce qu’on doit pouvoir atteindre plus vite ainsi les but recherchés qu’en repartant de zéro.

16:25 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2008

VOUS AVEZ DIT SONDAGE ????????

VOUS  AVEZ  DIT  SONDAGE !!!!!!!!!!!!!

*******************************

Cette fin de juillet a vu, pour la première fois sortir de presse, (avec publication transfrontalière svp…), une scandaleuse manipulation de population et de son opinion.

Orchestrée par un groupe de presse (franco/belge), et une chaîne de presse écrite et télévisée sous la mainmise  ferme d’une des plus grande fortune d’Europe, en la personne d’Albert FRERE (RTL-TVI pour ne pas la citer).

Ainsi, sous des gros titres exagérément disproportionnés, on a « essayé » de frapper l’opinion des vacanciers sur le retour, en leur assènant qu’un belge sur deux est prêt à se laisser manger comme un jambon/beurre, ou une  baguette et un came de chez mambert !!!

Scandaleuse affirmation quand ceux qui ont eu la chance de pouvoir partir pour se ressourcer, vont maintenant être confrontés aux augmentations des produits de bases comme les carburants et les matières premières vitales, celles là même qui ont déjà affamés des centaines de millions de gens dans le monde en voie de développement.

Pour le RPW, cette déferlante de chiffres est une honteuse et scandaleuse tromperie, c’est de l’intoxication du bourrage de crâne, de la propagande politico/économique qui n’a qu’un seul mérite, celui de nous montrer jusqu’où sont prêts à aller certains affairistes, spécialistes des avantages fiscaux à la sauce Reynders, ainsi que de nous prouver, une fois de plus que pour eux l’argent de cette campagne ne compte pas, car cela ne représente rien au regard de ce qu’ils empochent par le truchement de nos sociétés capitaliste boursicoteuses.

Sans nous embarquer dans de longs discours, la gauche alternative française  nous démonte bien le processus, viennent ensuite deux témoignages que le RPW voulait joindre à nos commentaires, par un extrait du forum de toudi et une réaction  très claire de  Monsieur José FONTAINE sont directeur, et pour la bonne bouche, un coup de gueule ferme d’un militant Wallon républicain et anticapitaliste, historien documentaliste de son état on ne peut donc taxer les propos de monsieur Milou RIKIR de billevesées, il parle et technique et politique avec son expérience et son cœur de Wallon.

Bonne lecture :

 

 

VU DE  FRANCE

 
 
Question Belge Wallonie Rattachement à la France Vers un gouvernement des sondages ?


DECRYPTAGE : L’AFFAIRE PART D’UN SONDAGE COMMUN « La Voix du Nord » - « Le Soir ».


La Voix du Nord : Serge Dassault revendait, lors de l'été 2005 le groupe de presse nordiste à son ancien propriétaire, le groupe belge Rossel.
La présence d'Yves de Chaisemartin, ancien patron du groupe Socpresse, au sein de la structure Rossel France, laisse penser que ce dirigeant tire encore les ficelles de la presse nordiste. De Chaisemartin est également actionnaire à 25 % de l'hebdomadaire Marianne.
 L’article de La Voix du Nord sur le sujet :
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2008/07/29/article_un-wallon-sur-deux-pret-a-devenir-franca.shtml
Le quotidien Le Soir : est édité par la SA Rossel & Cie, majoritairement détenue par les trois enfants de feu Robert Hurbain (1929-2001), héritier de la famille Rossel. Ils possèdent chacun 83 des 300 actions de la société éditrice par l'intermédiaire de trois sociétés liées par des participations croisées:

  • la SA Auxiliaire Rossel, dont Patrick Hurbain est l'administrateur délégué;
  • la SA Rossel-Hurbain, dont Christine Marchant-Hurbain est l'administrateur délégué;
  • la SA Société de Participations Rossel-Hurbain, dont Nathalie Hurbain  est l'administrateur délégué.
  • La position du journal Le Soir : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/communautaire-notre-sondage-2008-07-30-621577.shtml

Le Sondage : réalisé en France les 24 et 25 juillet auprès d'un échantillon représentatif de 955 personnes âgées de plus de 18 ans et en Wallonie du 18 au 22 juillet auprès d'un échantillon représentatif de 510 personnes âgées de plus de 18 ans. Pour ces deux échantillons, la méthode utilisée était celle des quotas.

 

Selon cette enquête réalisée des deux côtés de la frontière, 49% des Wallons sont favorables au rattachement alors qu'ils n'étaient que 29% en octobre 2007; pour autant 45% des Wallons s'y déclarent "plutôt" ou "pas du tout" favorables.
Côté français, 60% des personnes interrogées se déclarent favorables à un rattachement contre 37% qui n'y sont pas favorables; en novembre 2007, 54% se disaient favorables à ce rattachement tandis que 41% n'y étaient pas favorables.
A la question "la Belgique va-t-elle disparaître?", 23% des Wallons répondent par l'affirmative alors qu'ils n'étaient que 16% en octobre 2007; alors qu'à la même date, 78% des Wallons ne croyaient pas à la disparition du royaume, ils ne sont plus que 59% en juillet 2008.
Que constatons-nous ??
L’affaire part de deux journaux membres du Même groupe proche de la haute bourgeoisie franco-belge.
Derrière tout ceci, il y a aussi le grand capital Belge et RTL détenu par Albert Frére.
La Voix du Nord relaie l’édito du Soir.
Les vedettes « américaines » du dossier :

-         Le « Rassemblement Wallonie-France », en la personne de Laurent Brogniet, jusque là confidentiel,  que l’on ressort du chapeau.

-         Daniel Ducarme, député Fédéral Libéral Belge et membre du Conseil de l’Europe. Ducarme est aussi chargé des questions internationales au sein du M.R (Parti Libéral Francophone)

 

Laurent Brogniet sort un argument pseudo massue : « La Wallonie n’a pas les attributs d’un Etat » !! Assène-t-il.

Et pourquoi ne les aurait-elle pas, s’il vous plait M. Brogniet ?

Et pourquoi pas faire naître une Fédération Wallonie-Bruxelles ?? Elle aurait un poids non négligeable en Europe. C’est, à notre connaissance, la position de Rudy Demotte – Ministre Président de la Région Wallonne et celle de Charles Piqué – Ministre président de la Région Bruxelloise !!

Même si cette solution n’a pas la faveur de l’unitariste et monarchiste Di Rupo, le « Mini - Duce » de l’actuel PSB !!!

Nous rappelons à nos lecteurs français que la continuité territoriale entre la Wallonie et Bruxelles ne dépend que de quelques hectares de la Forêt de Soignes.

Nous rappelons également que Bruxelles-Capitale possède le second P.I.B par habitant le plus élevé d’Europe de 238 % plus élevé que la moyenne des régions d’Europe :

 

Les chiffres ci-dessus sont des pourcentages : Bruxelles = + 238 % par rapport à la moyenne Européenne.

 

La Wallonie est moins bien lotie mais pas « ridicule »

Le produit intérieur brut ne cesse de croître au fil des années pour l’ensemble des Wallons.

 

Les habitants du Brabant wallon (Proche de Bruxelles) bénéficient du meilleur PIB de toute la Région. Les habitants du Hainaut affichent le moins élevé.

 

-    Tableau ci-dessous : évolution comparée du PIB par habitant à prix courants (en euros) dans les provinces wallonnes - Source : ICN.

 

 

PIB par habitant

1996

1998

1999

2000

2001

2002

Brabant wallon

17 984

20 068

21 235

22 912

23 753

24 474

Hainaut

13 654

14 439

14 995

15 695

15 936

16 506

Liège

15 976

17 272

17 564

18 248

18 502

18 884

Luxembourg

15 025

16 137

16 611

17 340

17 258

17 846

Namur

14 508

15 562

16 130

16 990

17 331

17 705

Wallonie

15 021

16 163

16 702

17 526

17 827

18 336

 

 

 

 

 

 

 

 

Quid d’une Fédération Wallonie Bruxelles ??

 

En matière de PIB par habitant, avec 26.330 € la Fédération Wallonie-Bruxelles fait même mieux que la Flandre (25.724 €).

 

Ceci constituerait le 12 éme PIB de l’U.E !!

 

Signalons encore, pour calmer certaines ardeurs françaises et quelques « histoires belges » que le PIB français par habitant est de l’ordre de 28.356 € (valeur INSEE 2003) avec de très fortes disparités régionales –  de 22.458 € pour Nord- Pas de Calais à 43.370 pour l’Ile de France –

 

 

La Fédération Wallonie – Bruxelles se situerait donc dans la fourchette haute des PIB régionaux français.

 

Le « rattachisme » est donc une relative « mauvaise affaire » pour Wallonie – Bruxelles et une relative « bonne affaire » pour la France.

 

 

Question à nos camarades Wallons et Bruxellois : Qu’iriez-vous donc faire dans cette galère ?

 

Vous tenez vraiment à vous farcir Sarko ???

 

 

 

 

VOYONS CE QU’EN PENSE 

TOUDI

ET SON DIRECTEUR

MONSIEUR  JOSE  FONTAINE

 

"Il faut parfois résister aux fausses évidences des sondages (et celui-ci montre aussi qu'il y a beaucoup d'opposants à la solution française). Il n'est pas très apparent pour l'opinion publique que la Wallonie est une entité souveraine parce que ses dirigeants composent encore avec les symboles belges et la nostalgie des nostalgiques de ce sacré-là. Mais l'autonomie wallonne est cependant si profondément entrée et ancrée dans les réalités juridiques (le fonctionnement des pouvoirs locaux par exemple), économiques (la mobilisation des organisations patronales ou syndicales pour le redressement), administratives (par exemple dans le domaine international où la Wallonie-Bruxelles gère déjà 51% des compétences autrefois belges), la société civile wallonne est si profondément différente de la société civile en France (malgré d'énormes affinités), que faire cette prévision (la Wallonie serait française dans moins de 5 ans), c'est peut-être tenir pour trop peu de choses la façon dont la Wallonie se construit. Et la Flandre. Non pas peut-être tellement d'abord contre la Belgique que dans celle-ci, quitte à ce que la coquille déjà à moitié vide du Royaume des Saxe-Cobourg ne le devienne tout à fait. Quand la Wallonie, la Flandre et Bruxelles n'auront plus rien de belge, sauf leurs relations commandées à la fois par l'intérêt et des affinités qui restent réelles dans ce cadre belge (ou ex-belge?), rien n'indique les raisons pour lesquelles l'une ou l'autre de ces entités abandonneraient les positions acquises en Belgique (même une Belgique réduite à rien), pour devoir devenir française, hollandaise ou Dieu sait quoi? A vue humaine, aucune nécessité ne le commande. Le Président du Parlement wallon soulignait d'ailleurs fortement dans le même journal que la crise au niveau fédéral n'est que peu perçue dans la vie quotidienne parce que vers le "haut" les choses sont déjà gérées par l'Europe (la monnaie par exemple), et vers le "bas" elles le sont par les Régions ou Communautés (l'économie, l'enseignement, les routes, les pouvoirs locaux etc.)." (fin de citation)

 

 

ET POUR LES FINES BOUCHES

MILOU RIKIR

EX SECRETAIRE PARLEMENTAIRE RPW

FONDATEUR DU C.R.W.

HISTORIEN DOCUMENTALISTE

 

"Je suppose que l'on t'a déjà informé de la nouvelle du jour : un sondage selon lequel 48 % des Wallons se prononceraient dorénavant pour l'annexion si la Belgique crevait (enfin). Sondage diffusé par RTL mais dont je ne sais s'il a été dit sur cette chaîne qu'il a été effectué téléphoniquement (et cela vaut la peine de se renseigner sur la qualité de cette nouvelle sorte de "sondage", fruit – au départ –  de deux ou trois petites sociétés créées il y a moins de cinq ans et qui s'imposent désormais comme "la" référence en matière de bourrage de crânes) auprès d'un échantillon (je ne sais plus s'ils osent appeler cela "représentatif") de 1500 personnes dont... 1000 Français de France !  et 500 pelés Wallons !!! Autrement dit, avec les marges d'erreur habituelles, les inévitables pourcentages de "crânes bourrés", certes, mais néanmoins encore aptes à refuser de répondre et les autres magouillages divers (= il doit bien y avoir eu autour des – soyons très généreux – 300 réponses), ces fameux 48 % nous sont donc fournis par approximativement 150 imbéciles ou 150 annexionnistes militants triés sur le volet et la chaîne d'Albert Frère et de la bourgeoisie bruxello-frankeûpheûne nous prie de bien vouloir gober que c'est bien nous, toutes les Wallonnes et tous les Wallons, qui pensons comme cela.

 

Toute cette racaille est en train de nous vendre comme un plat de lentilles. C'est à en vomir de dégoût ! Réagissez !"

 

Voilà, donc comme nous invite cette dernière phrase, cette réaction pour les blogs du « réseau RPW », envoyée à la presse et à une série de webmaster de sites et blogs de notre connaissance. La nuit du 4 Aout 1789 est celle de l’abolition des privilège, notre devoir est quand à nous de vous informer objectivement, et donc de traiter les initiateurs de cette mascarade de menteurs, de manipulateurs et traîtes à la WALLONIE.

VIVE LA WALLONIE

VIVE LA REPUBLIQUE  WALLONNE

VIVE L’EUROPE DES PEUPLES ET DES CULTURES

Pierre DUTRON   Président du RPW

 

 

23:03 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28/07/2008

UN SONDAGE PUBLIE DANS VLAN LE 28/07

avenir-bruxelles2[1]

 

 

 
http://blogs.vlan.be/vlanbruxelles/lindependance-pour-bruxelles/

16:16 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/07/2008

UN "RESEAU RPW" SUR LA TOILE

UNE SERIE DE BLOGS SE REJOIGNENT

ET FORMENT SUR INTERNET:

UN RESEAU R.P.W.

 

A partir de ce jour, les blogs suivants:

http://rpwthuin.skynetblogs.be   (arrondissement de thuin et secrétariat national)

http://larepubliquewallonne.vip-blog.com    (animée par un collectif de toute la wallonie)

http://wallonie.vip-blog.com        (de notre haynaut occidental)

http://deniselegros.skynetblogs.be     (province de liège, arrondissement de huy-waremme)

http://pierredutron.skynetblogs.be    (blog personnel du président, souvent politique)

 

 

Ces blogs qui unissent leurs efforts s'échangeront dans la fraternité et la joie d'un combat militant commun, sans contraintes, des articles et des informations, des photos et se feront des commentaires à volonté, de façon a rendre  leur contenu mutuel toujours plus vivant, toujours plus performants dans la poursuite du combat wallon pour l'indépendance de la Wallonie, et la création d'une république Wallonne.

L'adhésion au RPW des animateurs de ces blogs n'est même pas requise, ils sont libres d'en être ou non, libérés de leurs engagements stériles,  il est de toute façon plus important qu'ils portent haut et fort les revendications et positions du RPW, que de perdre du temps à des réunions  qui débouchent sur des résultats électoraux de l'ordre de 0,50% comme ce fut le cas en 2007 !!!

Le RPW, parti de la vrai liberté, individuelle et non économique, n'exige même pas que ses communiqués soient tous publiés "obligatoirement", il demande avec insistance aux membres du  "réseau RPW" de les publier, sans que cela ne trouble leur propre fonctionnement.

Portes et fenêtres ouvertes que souffle un vent de fraîcheur:

- pour une république Wallonne;

- pour une Europe fédérale des régions d'Europe souveraines;

- pour une société altermondialiste;

- pour une société de la décroissance industrielle face aux agressions environnementales;

- pour une société anticapitaliste internationaliste;

Le RPW est plus que jamais un "parti/groupe de pression" qui de par ses structures de communication, touche dès maintenant, et va toucher dès demain des centaines de personnes par jour, il faudra donc bientôt compter sur et avec lui, lorsqu'il sera question de l'avenir de la Wallonie, des Wallonnes et des Wallons.

 

Thuin le 21 juillet 2008.

 

Christelle ADANT Présidente de l'arrondissement de thuin, membre du secrétariat national.

 

Pierre DUTRON   Président du secrétariat national.

 

"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"      Jean JAURÈS    

 

 

11:19 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/07/2008

COMMENTAIRES DE CE QUI VA SUIVRE

coqhardi

 

LES  DES  SONT-ILS JETES  ?

Il semblerait qu'un groupe influents d'indépendantistes, tous partis confondus en soient arrivés à un minimum d'accord de divorce belge  à l'amiable, comme ce fut le cas voici une bonne décennie  en ex-Tchécoslovaquie.

Le R.P.W. applaudi à cette initiative qui va dans le sens de sa proposition de manifeste pour une Europe fédérale des régions et de la décroissance. Ses militants soutiendront toutes les initatives qui pourront aider ce projet à aboutir.

Pierre Dutron président du RPW, membre du M.A.I.

 

17:31 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

UN VENT FAVORABLE !!! INFO SOUS LE MANTEAU

UN PLAN  MINIMA DE SORTIE DE CRISE

 

 

01-09-2008 : Mise en place d'un gouvernement intérimaire, composé de tous les gouvernements régionaux et communautaires. La présidence est assurée de manière tournante, pendant un mois, par chaque président de gouvernement, par ancienneté dans la fonction et, à égalité d'ancienneté, par ancienneté d'âge, à chaque fois du plus âgé au plus jeune. Un tableau des présidences mensuelles est établi lors de la première réunion. Il ne pourra plus être modifié par la suite. Les Chambres fédérales sont maintenues jusqu'au 1er juillet 2009.

 

 

01-10-2008 : Début des processus en vue de la mise en place de ministères propres dans les régions et communautés pour les matières relevant jusqu'alors du fédéral. Adoption d'une loi fédérale dissolvant les Parlements communautaires et régionaux à une date à convenir permettant d'installer de nouvelles assemblées communautaires et régionales à la date du 31 mars 2009.

 

 

01-01-2009 : Début de la séparation administrative dans les ministères et compétences étant restés jusque-là du domaine fédéral ; création de ministères correspondants dans les gouvernements communautaires et régionaux.

 

31-03-2009 : Installation des nouvelles assemblées communautaires et régionales.

 

 

01-04-2009 : Séparation définitive des ministères et compétences ex-fédéraux. Suppression des ministères fédéraux correspondants. Les Chambres fédérales ne sont plus habilitées qu'à adopter des résolutions et à se prononcer sur des projets présentés par le Gouvernement intérimaire, dans la seule perspective de la séparation totale au 1er juillet 2009.

 

01-07-2009 : Indépendances respectives des régions et communautés ou des entités fédérées créées entre-temps.

 

Quelques règles :

 

 

a) Le gouvernement intérimaire est chargé d'assurer le suivi des affaires strictement fédérales et d'apporter les solutions ad hoc. Les gouvernements communautaires et régionaux ont toutes les compétences résiduaires. La souveraineté primaire leur est reconnue.

b) Les votes en Conseil des ministres sont acquis par délégations selon le principe : un gouvernement = une voix. Les décisions doivent être adoptées à la majorité qualifiée des voix (66 % arrondis à l'unité supérieure), chaque gouvernement devant être présent ou représenté dans la majorité absolue de ses membres (50 % arrondis à l'unité supérieure). En cas d'absence d'un gouvernement, ou de présence non-qualifiée, la décision est reportée à la séance suivante ; la décision pourra alors être prise quels que soient les gouvernements représentés ou non.

 

- gouvernement de la Communauté et Région flamande : 1 voix

- gouvernement de la Commission communautaire flamande de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Région et de la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Région wallonne : 1 voix

- gouvernement de la Communauté française : 1 voix

- gouvernement de la Commission communautaire française de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Communauté germanophone : 1 voix

 

 

c) Le principe des frontières régionales et communautaires en place est respecté ; le gouvernement établira une liste commune des territoires faisant l'objet de revendications des uns ou des autres; cette simple liste – ne préjugeant de rien – sera publiée au Moniteur belge, en tant que proclamation officielle de désaccord. Les parties seront habilitées, sur base de cette proclamation, à faire valoir après le 1er juillet 2009, auprès de toute instance qualifiée, toute voie de recours et d'arbitrage désirée.

 

 

d) Entre le 1er octobre 2008 et le 1er janvier 2009, les divers gouvernements communautaires et régionaux sont habilités à convenir de tout accord d'association ou de fédération entre eux. Sur base des éventuels accords conclus, les ministères fédéraux seront divisés entre les entités existantes ou créées. Les gouvernements régionaux et communautaires dans la région de Bruxelles-Capitale seront habilités à conclure des accords de double fédération.

 

 

e) Aucune des entités futures ne pourra conserver pour elle aucun des symboles actuels de l'État belge : drapeau, armoiries, sceau, etc. La famille royale de Belgique fera l'objet d'une indemnisation de la part de l'ensemble des parties, selon un plan et un budget adoptés par le gouvernement intérimaire, qui obligera les futures entités. La famille royale de Belgique ne pourra en aucun cas conserver la souveraineté sur aucune des parties séparées après le 1er juillet 2009. Ceci ne préjuge en rien du caractère (monarchie, république) que ces parties séparées adopteront. Le principe est seulement que rien de ce qui a pu symboliser la Belgique ne puisse être récupéré par l'une des parties.

 

 

f) En aucune manière, durant la période précédant le 1er juillet 2009, les parties ne sont autorisées à conclure quelque accord de coopération ou d'association de manière séparée relativement à leur statut international après le 1er juillet 2009, hormis avec l'Union européenne et l'Organisation des Nations Unies ainsi qu'avec les instances internationales qui leur sont associées. De droit, au 1er juillet 2009, les entités nées de la Belgique défunte seront successeurs légitimes de l'État belge dans toutes ces institutions et organisations. Il leur appatiendra alors de prendre telle disposition qu'il leur plaira.

 

 

 

16:37 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/07/2008

L'U.P.M. UN JOUR AU SECOURS DE L'U.E. ???

L'Union pour la Méditerranée lancée à Paris sous le signe de la paix  

Les dirigeants de plus de 40 pays ont officiellement lancé dimanche à Paris l'Union pour la Méditerranée (UPM) voulue par le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une rencontre où se sont multipliés les gestes de bonne volonté en faveur de la paix au Proche Orient.

 Les chefs d'Etat et de gouvernement ont adopté une déclaration d'une dizaine de pages marquant l'acte de naissance de l'UPM, à l'issue d'une séance plénière de quatre heures dans le cadre prestigieux du Grand Palais, un monument construit au bord de la Seine pour l'exposition universelle de 1900. Cette union regroupe 43 pays, représentant quelque 750 millions d'habitants, du continent européen et de la rive sud de la Méditerranée, une des régions les plus divisées du monde. "Nous en avions rêvé, l'Union pour la Méditerranée est maintenant une réalité", s'est félicité lors d'une conférence de presse finale M. Sarkozy, qui avait dû batailler ferme pour imposer son projet face aux réticences initiales des Européens comme de certains pays arabes. Ce sommet a été marqué par une première : le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table, même s'ils sont restés à distance.

22:17 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LA MEDITERRANEE AVEC L'U.E. ,

Début à Paris du sommet de l'Union pour la Méditerranée

 

                                    

Les dirigeants de 43 pays ont entamé dimanche après-midi à Paris le sommet devant lancer l'Union pour la Méditerranée (UPM), un projet fondé sur des partenariats concrets et un équilibre Nord-Sud.

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne et de la rive sud de la Méditerranée ont pris place en cercle aux côtés du président français Nicolas Sarkozy et son homologue égyptien Hosni Moubarak, qui coprésident ce sommet fondateur. Ce sommet est marqué par la présence autour de la même table du président syrien Bachar al-Assad et du Premier ministre Ehud Olmert, dont les pays sont formellement en guerre depuis 1948. Un pays invité n'est pas représenté: la Libye de Mouammar Kadhafi, qui a jugé le projet "effrayant" et a boycotté la rencontre. La séance plénière marquant la naissance de l'UPM devait durer trois heures. Elle se déroule au Grand Palais, un bâtiment prestigieux construit au bord de la Seine pour l'exposition universelle de 1900. L'UPM est fondée sur des partenariats concrets comme la dépollution de la Méditerranée, l'énergie solaire, la sécurité civile ou le développement des "autoroutes de la mer". Elle aura 43 membres: les 27 de l'UE, dix pays du sud -Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie et Turquie- et l'Autorité palestinienne, ainsi que l'Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco.

17:02 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/07/2008

LE PETROLE ET SON PRIX ARTIFICIEL !!!!

Le cours du brut se moque de la réalité des carburants    


Par F William Engdahl
AsiaTimesOnline
, publié le 24 mai 2008
article original :
"Oil price mocks fuel realities" 

 Alors que les entreprises et les consommateurs évaluent ce que le brut à plus de 130 dollars le baril implique pour eux, il doivent garder en tête qu'au moins 60% de ce prix provient de la spéculation non-régulée sur les marchés à terme. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote...  Les règles américaines sur les marges, fixées par la Commission gouvernementale des Echanges des Contrats à Terme sur les Matières Premières, permettent aux spéculateurs d'acheter des contrats à terme sur le brut au Nymex, en payant seulement 6% de la valeur du contrat. Au prix actuel d'environ 130 dollars le baril, cela signifie que l'opérateur sur ces contrats à terme n'a besoin de verser qu'environ 8 dollars pour chaque baril. Il emprunte les 120 dollars restants.

 



Cet "effet de levier" extrême, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irréalistes et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens de la population d'ensemble.

 



Le bobard du "pic de pétrole" — c'est à dire l'argument selon lequel la production de pétrole a atteint le point où plus de la moitié des réserves a été utilisée et où le monde est sur la pente descendante du pétrole bon marché et des quantités abondantes — a permis à cette escroquerie coûteuse de se poursuivre depuis l'invasion de l'Irak en 2003, avec l'aide des banques-clés, des opérateurs pétroliers et des majors pétrolières.

 



Washington essaye de faire porter le chapeau, comme toujours, aux producteurs arabes et à l'OPEP. Le problème n'est pas une offre de brut trop faible. En fait, le monde est actuellement en suroffre. Pourtant, le prix du baril grimpe toujours plus haut sans relâche. Pourquoi ? On trouve la réponse dans la politique clairement délibérée du gouvernement des Etats-Unis qui permet les manipulations effrénées sur le prix du pétrole.
    La demande mondiale de pétrole est plate, les prix s'envolent

Le stratège en chef sur ce marché de l'une des premières banques mondiales de l'industrie pétrolière, David Kelly, de JP Morgan Funds, a admis récemment au Washington Post quelque chose qui en dit long : "L'une des choses que je pense est qu'il est très important de réaliser que la croissance de la consommation mondiale de pétrole n'est pas si forte".

 



L'une des histoires utilisées pour soutenir les spéculateurs sur les contrats pétroliers à terme est l'affirmation que la demande chinoise de pétrole importé explose hors de tout contrôle, conduisant à des pénuries dans l'équilibre entre l'offre et la demande. Pourtant, les faits ne soutiennent pas la thèse de la demande chinoise.

 



L'EIA [l'Agence pour l'Information sur l'Energie] du gouvernement américain a conclu dans son tout dernier rapport "Perspectives Energétiques à Court Terme" que l'on s'attend à ce que la demande de pétrole des Etats-Unis décline cette année de 190.000 barils par jour. Ceci est principalement dû à la récession économique qui se creuse.

 



Selon l'EIA, on s'attend à ce que la consommation chinoise, loin d'exploser, s'accroisse cette année de seulement 400.000 barils par jours. C'est difficilement la "brusque montée de la demande" attribuée à la Chine dans les médias [qui justifie l'envolée des cours du brut]. L'année dernière, la Chine a importé 3,2 millions de barils par jour et sa consommation estimée était autour d'un total de 7 millions de barils/jour. Par contraste, les Etats-Unis consomment aux alentours de 20,7 millions de barils/jour.

 



Cela veut dire que la nation la plus consommatrice de pétrole, les Etats-Unis, connaissent une baisse significative de la demande. La Chine, qui consomme seulement un tiers de ce que consomment les Etats-Unis, ne connaîtra qu'une augmentation mineure de la demande d'importation, à comparer avec la production quotidienne mondiale de pétrole de quelques 84 millions de barils [actuellement], moins d'un demi-pour-cent de la demande totale.

 



Les prévisions de l'OPEP sur la croissance de la demande mondiale de pétrole sont inchangées à 1,2 millions de barils/jour, alors que le ralentissement de la croissance économique dans le monde industrialisé est compensé par une légère croissance de la consommation dans les pays en développement. L'OPEP prédit que la demande mondiale de pétrole en 2008 sera en moyenne de 67 millions de barils/jour, largement inchangée selon son estimation précédente. On prévoit que la demande de la Chine, du Moyen-Orient, de l'Inde et de l'Amérique Latine se renforce, mais la demande de l'Union Européenne et de l'Amérique du Nord sera plus faible.

 



Les plus gros consommateurs de pétrole au monde sont donc confrontés à une baisse brutale de la consommation, qui s'aggravera au fur et mesure que les effets économiques liés au logement et à la crise de la titrisation américaine dans les désendettements financiers se fera sentir. Sur des marchés normaux et transparents le cours du brut devrait plutôt baisser qu'augmenter. Aucune crise de l'offre ne justifie la façon dont le cours du brut est fixé aujourd'hui.

 

  De nouveaux champs pétroliers importants entrent en service  Non seulement il n'y a pas de crise de l'offre pour justifier une telle bulle dans le cours du brut, mais plusieurs champs pétroliers géants doivent commencer à produire courant 2008, augmentant un peu plus l'offre.

 



Le plus gros producteur de pétrole du monde, l'Arabie Saoudite, finalise des projets pour accroître son activité de forage d'un tiers et augmenter ses investissements de 40%. Le projet de Saudi Aramco, qui court de 2009 à 2013, devrait être approuvé ce mois-ci par le conseil d'administration de cette société et le ministère du pétrole. Le royaume saoudien est en plein milieu d'un projet à 50 milliards de dollars d'expansion de sa production pétrolière pour satisfaire la demande croissante en Asie et sur les autres marchés émergents, et il est prévu qu'il accroîtra sa capacité de pompage à un total de 12,5 millions de barils/jour d'ici l'année prochaine, une augmentation d'environ 11% de la capacité actuelle, qui est de 11,3 millions de barils/jour.

 



En avril de cette année, le champ pétrolier Khoursaniyah en Arabie Saoudite a commencé le pompage et fournira bientôt 500.000 barils supplémentaires par jour de brut saoudien léger de haute qualité. De plus, le développement du champ pétrolier Khourais de ce pays, le plus gros projet de Saudi Aramco, propulsera la capacité de production des champs pétroliers saoudiens de 11,3 à 12,5 millions de barils/jour de brut léger arabique de haute qualité, accroissant ainsi la capacité d'exportation de l'Arabie Saoudite.

 



Le brésilien Petrobras est en dans les premières phases d'exploitation des réserves pétrolières offshore récemment confirmées dans son champ pétrolifère de Tupi, qui pourrait être aussi fabuleux, voire plus, que la Mer du Nord. Petrobras dit que le nouveau champ Tupi, ultra-profond, pourrait contenir jusqu'à 8 milliards de barils de brut léger récupérables. Lorsqu'il sera en service dans quelques années on s'attend à ce qu'il place le Brésil parmi les 10 premiers producteurs de pétrole du monde, entre le Nigeria et le Venezuela.

 



Aux Etats-Unis, aux côtés de rumeurs selon lesquelles les grosses compagnies pétrolières sont restées assises sur de vastes nouvelles réserves en Alaska, par crainte que les prix de ces dernières années ne plongent à cause d'une surproduction, le US Geological Survey [l'Agence américaine des Etudes Géologiques] (USGS) a récemment sorti un rapport qui confirmait de nouvelles réserves pétrolières dans une région qui s'appelle les Bakken, qui s'étendent sur le Dakota du Nord, le Montana et le sud-est du Saskatchewan<.i>. L'USGS estime qu'il y a jusqu'à 3,65 milliards de barils de pétrole dans les Bakken.

 



Il y a aussi les quelques confirmations des nouvelles réserves importantes de pétrole qui ne demandent qu'à être exploitées en Irak, où les Quatre Majors anglo-américaines salivent pour mettre la main sur les champs inexplorés. On pense que ceux-ci recèlent des réserves juste au deuxième rang derrière l'Arabie Saoudite. Le reste du monde est encore à explorer. A un prix au-dessus de 60% dollars le baril, les nouveaux potentiels immenses deviennent économiquement viables. Le problème essentiel auquel sont confrontées les Majors n'est pas de trouver un remplacement au pétrole mais de garder secrètes les découvertes de pétrole, afin de maintenir les prix actuels à un niveau exorbitant. Là, elles sont aidées par les banques de Wall Street et les deux principales bourses au pétrole — le Nymex et ICE Futures de London-Atlanta's ICE. 
  Alors, pourquoi les prix continuent-ils d'augmenter ?  Il y a une preuve de plus en plus évidente que la récente bulle spéculative sur le pétrole, qui a suivi une asymptote depuis janvier, est sur le point d'éclater. Fin avril, à Dallas, au Texas, l'Association Américaine des Géologues Pétroliers a tenu sa conférence annuelle. Elle réunissait des dirigeants des Majors et des géologues. Selon l'un des participants, les patrons des majors, bien documentés, sont arrivés au consensus que "le prix du pétrole baissera bientôt spectaculairement et la croissance des prix à long terme se fera dans le gaz naturel".

 



Juste quelques jours plus tôt, Lehman Brothers, une banque d'investissement de Wall Street, a dit que la récente bulle pétrolière touchait à sa fin. Michael Waldron, le stratège pétrolier en chef de cette banque, a été cité dans le Daily Telegraph britannique, le 24 avril. Voici ce qu'il a dit : "L'offre de pétrole dépasse la croissance de la demande. Les stocks se sont accumulés depuis le début de l'année".

 



Aux Etats-Unis, selon le rapport mensuel de l'EIA sur les stocks, sorti le 7 mai, les stocks journaliers de pétrole ont grimpé depuis janvier de presque 12 millions de barils en avril, pour atteindre près de 33 millions de barils. En même temps, le rapport du 7 mai sur l'essence aux Etats-Unis, publié par MasterCard, a montré que la demande d'essence avait chuté de 5,8%. Et les raffineurs réduisent de façon spectaculaire les rythmes du raffinage pour s'ajuster à la demande d'essence en baisse. Les raffineries tournent actuellement à 85% de leur capacité, en baisse par rapport aux 89% de l'année dernière, dans une saison où la production est normalement de 95%. Les raffineurs essayent aujourd'hui clairement de tirer les stocks d'essence vers le bas pour faire monter le prix de l'essence. "C'est l'économie, idiot !", pour paraphraser le trait d'esprit tristement célèbre que Bill Clinton a fait papa Bush. Cela s'appelle la récession économique.

 



Le rapport du 8 mai d'Oil Movements, une société britannique qui suit la progression des cargaisons de pétrole dans le monde entier, montre que le pétrole en transit en haute mer est aussi assez fort. Pratiquement toutes les catégories de cargaisons sont plus importantes que l'année dernière. Ce rapport fait remarquer, "En Occident, une grande partie de toute accumulation de pétrole, cette année, s'est produite au large, hors de la vue". Certains initiés de cette industrie disent que l'industrie mondiale du pétrole, des activités et des stocks des Quatre Majors au véritable état des bateaux-citernes, au stockage et au levage des stocks, est l'industrie la plus secrète au monde, à l'exception possible du commerce des stupéfiants. 

 Goldman Sachs est encore une fois au centre

Le prix du pétrole aujourd'hui, contrairement à il y a 20 ans, est déterminé à huis clos dans les salles de marché des institutions financières géantes, comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS. La bourse-clé dans ce jeu est le London ICE Futures Exchange (anciennement l'International Petroleum Exchange — la Bourse Internationale du Pétrole). ICE Futures est une filiale à 100% d'Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE a été fondé à Atlanta en partie par Goldman Sachs, qui se trouve être aussi l'indice des prix des matières premières le plus utilisé au monde, le GSCI, qui est sur-lesté par le prix du pétrole.

 



Ainsi que je l'avais fait remarquer dans mon article précédent, ICE a été le centre d'intérêt d'une enquête parlementaire récente. Cette société a été citée à la fois dans le rapport du 27 juin 2006 de la sous-commission permanente d'enquêtes du Sénat et dans les auditions de décembre 2007 de la Commission sur l'Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants, qui a enquêté sur commerce non régulé des contrats énergétiques à terme.

 



Ces deux études ont conclu que la progression du prix du pétrole à 128 dollars le baril et plus est alimentée par les milliards de dollars des contrats à termes sur le pétrole et le gaz qui sont placés sur l'ICE. Au moyen d'une exception bien pratique de la régulation, accordée en janvier 2006 par l'administration de George W Bush, les échanges d'ICE Futures sur les contrats énergétiques à terme américains ne sont pas régulés par la Commission d'Echange des Contrats à Terme sur les Matières Premières (CFTC), même si les contrats pétroliers américains échangés par l'intermédiaire d'ICE Futures le sont dans des filiales d'ICE aux Etats-Unis. Et, à la requête d'Enron, le CFTC a exempté en 2000 les échanges de gré à gré de contrats pétroliers à terme.

 



Il n'est donc pas surprenant de voir dans un rapport que Reuters a sorti le 6 mai que Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être au bord d'un nouveau cours "super élevé", pouvant conduire le prix du baril jusqu'à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois. Ce gros titre "200 dollars le baril !" a fait la une des journaux pendant les deux jours qui ont suivi. Combien de lemmings incrédules ont-ils suivi cette annonce en plaçant leurs paris ?

 



Arjun Murti, le stratège énergétique de Goldman Sachs, a accusé ce qu'il appelle la demande "féroce" (sic) de la Chine et du Moyen-Orient, combinée avec son affirmation que le Moyen-Orient est proche de sa capacité maximum de production. La mythologie du "Pic de Pétrole" a une fois encore aidé Wall Street. Le degré de ce battage non fondé rappelle l'un des battages intéressés de Wall Street en 1999-2000 autour des actions des dot.com ou d'Enron.

 



En 2001, juste avant le crack des dot.com au NASDAQ, quelques firmes de Wall Street poussaient auprès d'un public crédule les ventes d'actions de sociétés, où leurs filiales bancaires avaient des intérêts financiers. En somme, comme cela est sorti des enquêtes parlementaires, des sociétés qui ont un intérêt particulier dans une certaine issue financière se sont servies des médias pour se remplir les poches et celles de leurs sociétés, sur le dos du public.

 



Il serait intéressant que le Congrès assigne Goldman Sachs et une poignée d'autres acteurs majeurs à présenter les registres de leurs contrats énergétiques à terme pour voir s'ils sont investis dans le but de bénéficier d'une augmentation supplémentaire du pétrole à 200 dollars. Sans oublier qu'un fonds spéculatif ou une banque peut acheter des contrats pétroliers à terme avec un effet de levier de 16 contre un.

 



On nous assène une série interminable d'arguments plausibles pour justifier le cours élevé du brut : une "prime pour le risque terroriste", une augmentation "féroce" de la demande de la Chine et de l'Inde, les troubles dans la région pétrolifère du Nigeria, des pipelines qui sautent en Irak, une possible guerre avec l'Iran … et, par-dessus tout, le battage sur le pic de pétrole. Le spéculateur pétrolier T Boone Pickens aurait encaissé un profit énorme sur les contrats pétroliers à terme et il soutient, ce qui est bien pratique, que le monde se trouve au sommet du "pic de pétrole". Tout comme le banquier d'investissements de Houston et ami du Vice-président Dick Cheney, Matt Simmons.

 



Ainsi que cela est noté dans le rapport sénatorial de juin 2006, Le Rôle de la Spéculation de Marché dans la Croissance des Prix du Pétrole et du Gaz, "Il y a quelques gérants de fonds spéculatifs qui sont passés maîtres pour savoir comment exploiter les théories du pic de pétrole et le sujet bouillant de l'offre et de la demande. Leurs prédictions assurées selon lesquelles les cours à venir connaîtront une ascension désastreuse ne font qu'alimenter un peu plus le feu haussier, dans une sorte de prédiction qui s'accomplit elle-même".

 



Un Congrès Démocrate agira-t-il en année électorale pour changer les marchés des contrats pétroliers à termes, minutieusement élaborés de façon opaque, et risquer ainsi de faire éclater la bulle ? Le 12 mai, la Commission sur l'Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants a déclaré qu'elle examinerait cette question en juin.

 



F William Engdahl
a écrit "A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order" (PlutoPress), et "Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation" (Global Research, available at www.globalresearch.ca). copyright 2008 : Asia Times On Line / Traduction : JFG-QuestionsCritiques.  

22:25 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2008

NAMUR 29 FEVRIER LE MMW PREND L'INITIATIVE

Ce vendredi 29 février, le MMW convoquait toutes les wallonnes et tous les wallons qui s'intéressent à l'avenir de notre pays, pour débattre et tenter d'harmoniser nos revendications au sein du mouvement wallon.

C'est donc devant une salle de 300 personnes remplie comme un oeuf que divers intervenants ont pu échanger leurs points de vue sur la question.

On notera a passage la présence des Happart, Vancau, Eerdekens, et Jean Maurice Dehousse, Jean Emile Humblet, ainsi que de la FGTB wallonne et de la CSC wallonne... Comme à l'accoutumée, quelques rattachistes indécrottables anti-wallons, sont partis en milieu de séance, prouvant s'il le fallait encore que ceux qui veulent la france sont aussi majoritairement contre la Wallonie.

Le RPW, soutient et soutiendra toujours, ceux qui par un acte, une déclaration, une pétition, une manif etc... posera une pierre en plus sur le long et difficile  chemin qui un jour nous mènera à l'indépendance et cette République Wallonne qui est pour nous la seule issue mobilisatrice et nous garantissant notre avenir de peuple et culture d'Europe.

Voici la déclaration a l'issue de la réunion.

Déclaration pour un projet politique mobilisateur de la société wallonne.

 

Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus du monde politique, économique, social, culturel et associatif, militants du Mouvement wallon et acteurs de notre société dans sa diversité, réunis ce 29 février 2008 à  Namur, à titre individuel ou comme représentants de divers groupements, voulons faire entendre notre voix dans le débat institutionnel actuel qui influera directement sur l’avenir de notre Région.

  

A cette fin, nous avons adopté la présente Déclaration qui, dans le cadre des négociations en cours et des réflexions qui seront menées au sein du Parlement wallon, réaffirme les principes fondamentaux sur lesquels nous voulons construire l’avenir de la Wallonie :

  

§ 1er  Partant des constats que :

  1)  La mise en place d’une fédération francophone c’est à dire un seul gouvernement et un seul parlement pour les Wallons et Bruxellois francophones, comme déjà tenté en 1985, aura pour conséquences principales : -     la liquidation des institutions de la Wallonie, représentation légitime des Wallons, porteuses de notre redressement.

-     la Région de Bruxelles-Capitale deviendrait la seule à conserver un gouvernement autonome.

  

2)  La Région constitue la réalité de référence pour les Wallons comme pour les Bruxellois, à la fois comme élément d’identification et comme moteur de leur stratégie de développement ;

  

3)  La solidarité entre la Wallonie et Bruxelles ne peut avoir pour prix la suppression ou l’occultation d’une des deux entités, mais elle doit, au contraire, respecter l’identité et les intérêts propres des deux populations et des deux Régions ;

  

4)  L’institution communautaire, basée seulement sur la langue et la culture est porteuse d’enfermement et de repli identitaires. Incapable de répondre aux aspirations à la reconnaissance des populations qui la composent, elle n’a jamais été, en près de quarante ans, et ne sera jamais à même de déclencher une mobilisation citoyenne capable de générer tant un « vouloir vivre ensemble » que l’accélération de la rénovation de la Wallonie.

  

§2 Nous estimons que :

  

1)  Il est temps de laisser derrière nous un Etat belge où deux Communautés se font face, pour mettre les institutions en phase avec la réalité de la population du pays, en permettant l’épanouissement de trois Régions, chacune avec son identité propre, des institutions cohérentes et la capacité de développer des coopérations efficaces car tissées entre des partenaires égaux ;

  

2)  La maîtrise et la gestion par la Wallonie des compétences culturelles au sens large à savoir l'enseignement, la recherche, la politique culturelle et sportive et les médias, est un facteur indispensable à la définition d'un véritable projet de développement régional cohérent et intégrant les dimensions économiques, sociales, environnementales, éducatives, sportives et culturelles ;

  

3)  La poursuite et l’approfondissement du mouvement entamé dans la foulée de la réforme de 1993 (transfert de l’exercice de compétences, avec les moyens budgétaires afférents, de la Communauté française à la Wallonie et la Cocof) constituent une progression logique vers l’exercice de toutes les compétences communautaires par l’institution régionale, et ce tant en Wallonie qu’à Bruxelles ;

  

4)  La solidarité et la complémentarité entre la Wallonie et Bruxelles peuvent se matérialiser et se renforcer de manière réellement efficace par une collaboration large de Région à Région, sans impliquer, par définition, leur dilution au sein d’institutions communes ;

  

5)  Pour assurer une solidarité Wallonie-Bruxelles mutuellement profitable, l’adoption d’une norme commune concrétisant la volonté de coopération sous la forme d’un « traité » constitue une voie possible. Ce large accord de coopération réglera les objectifs communs, les domaines et modes de coopération, ainsi que les formes de la relation entre la Wallonie et Bruxelles;

  

6)  La tenue, à des moments distincts, des élections fédérales et des élections régionales est l’un des fondements du fédéralisme.

  

7)  Enfin, la Wallonie doit être à même de pouvoir mener un débat sur l’organisation politique et administrative optimale de son territoire, comme, par exemple, le rôle de l’institution provinciale.

  

§3 Nous considérons en outre que : 

  

1)  La liste des compétences fédérales devra être établie de manière limitative tout en garantissant une fiscalité des entreprises identiques dans l’ensemble du pays et en renforçant la solidarité inter-personnelle et l’unicité du droit du travail, appréhendés, tous deux, dans un sens large, et ce pour l’ensemble des travailleurs, indépendamment de leur lieu de travail ou de leur domicile;

  

2)  Une « re-fédéralisation » de compétences exercées par les entités fédérées ‑ par exemple le commerce extérieur ou la coopération au développement ‑ nous paraît inutile, la gestion de ces matières s’étant révélée efficace au niveau régional  et n'a nullement empêché le développement de collaborations sur ces matières entre les Régions;

  

3)  Le transfert complet de compétences déjà largement régionalisées constituerait une évolution logique dans une optique de renforcement de la cohérence donc de l’efficacité des politiques régionales ;

  

4)  La mise en place d’une circonscription électorale fédérale unique ne sera qu'un affaiblissement du fait politique régional, un renforcement de la représentation flamande et un pas de plus vers l’ultra-personnalisation de la vie politique au détriment du débat de fond et ce sans résoudre en rien les divergences et les différends existant entre les communautés.

   *********************************   

 

 

 

Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus des mondes politique, économique, social, culturel et associatif, militants wallons et acteurs de notre société dans sa diversité, prenons l’engagement, chacun à notre niveau de responsabilité, tant du point de vue personnel que collectif, de défendre et de diffuser auprès du plus grand nombre les grands principes de la présente Déclaration.  

Fait à Namur, capitale de la Wallonie, le 29 février 2008


Dehousse[1]

 

Jean Maurice DEHOUSSE 1er Premier Ministre Wallon d'après la mise en place du fédéralisme en Belgique 

 

 

Humblet[1]
 

Jean Emile HUMBLET ancien sénateur et fondateur du RPW

11:57 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/02/2008

ENCORE UN MILITANT WALLON QUI VA DANS LE BON SENS

wallon todi libertécoqhardi

Le Soir – 19/02/08 - Carte blanche

 

Bye Bye Wallonie ?

 

Jean-Claude Vandermeeren Secrétaire général de la FGTB wallonne, membre du groupe Wallonie-Bruxelles (1)

 

Le 13 décembre 2006, à une heure de grande écoute, la RTBF diffusait une oeuvre de fiction réalisée et interprétée - dans leur propre rôle - par des journalistes  « maison », avec la participation exceptionnelle de quelques acteurs politiques, du reste pas tous fréquentables.

 

Cette date doit rester gravée comme un moment charnière de l'histoire nationale tant le téléfilm de Philippe Dutilleul a suscité l'émoi. Il s'apparente ainsi à La Muette de Portici, l'opéra d'Auber représenté à La Monnaie pour le 59e anniversaire de Guillaume d'Orange contre qui se seraient levés des spectateurs bruxellois au moment de l'air « Amour sacré de la patrie ». Ils donnaient ainsi le signal du soulèvement qui mènera à l'indépendance de la Belgique. Le téléfilm ertébéen, 176 ans plus tard, met en scène de semblables réactions. Cette fois-ci totalement virtuelles !

 

Et pourtant, le trouble que suscita cette diffusion fut si profond que l'oeuvre  elle-même mériterait d'être mieux analysée. Il révélait un attachement jusque-là insoupçonné d'autant de Wallons et de Bruxellois à l'unité du pays.

 

L'ampleur de cette émotion était relativement peu prévisible compte tenu de l'expression répétée des urnes en Flandre qui conduit ce « néobelgicanisme » dans une impasse politique.

 

De la même façon, les funérailles de Baudouin à l'été 1993 avaient surpris par la traduction inattendue d'un engouement médiatique ou populaire pour la monarchie.

 

A treize années d'intervalle, ces « événements » de nature différente ont dans tous les cas traduit une profonde transformation de la sociologie wallonne marquée au lendemain de la guerre par les questions « royale », « scolaire » et sociale avec la grande grève de l'hiver 60. Cette mutation apparaît si radicale qu'on peut se demander si le 13 décembre ce n'est pas moins la fin de l'Etat belge qu'aurait annoncé la RTBF que l'évaporation  d'une identité wallonne.

 

La Wallonie apparaît aujourd'hui orpheline d'un projet qui la distingue. Sa classe politique a pour ambition majeure (et légitime !) de rattraper son retard de développement dans un cadre en extinction : la Belgique fédérale.

 

Ce programme se révèle dans une approche régionale très économétrique qui ne constitue pas un projet identitaire particulièrement « sexy ». Comparez-le, par exemple, à la puissante affirmation selon laquelle « sont Wallons les gens de Wallonie » ! Cette définition qui fut, à l'antipode de toute tentation nationaliste, un étendard pour des régionalistes aujourd'hui volontiers  « ringardisés ».

 

Dans la bouche des responsables politiques qui en émanent, la Wallonie semble éteinte. Morte ? Ils lui ont substitué un concept hérité, celui d'une langue maternelle. Nous ne serions plus que francophone ?Et pour comble, s'affirmer sans complexe Wallon résonnerait aujourd'hui comme une rupture de solidarité, comme un repli, un égoïsme ?

 

La note récemment déposée et présentée au groupe « Busquin-Spaak » (NDLR : groupe Wallonie-Bruxelles) par le professeur de droit constitutionnel de l'ULB, Marc Uyttendaele, s'inscrit dans cette évolution (Le Soir du 30 janvier). Bien sûr reconnaît-elle encore la force de l'identité régionale, qu'elle soit bruxelloise ou wallonne. Mais dans la nouvelle architecture institutionnelle qu'il défend, c'est la Wallonie qui disparaîtrait comme autorité fédérée sur l'autel de la simplification du paysage. Bien sûr se verrait-elle garantir une « autonomie clairement affirmée » mais dans le cadre d'une « autorité de Wallonie et de Bruxelles ». Ainsi la Wallonie n'existerait-elle plus que par soustraction.

 

La réflexion d'Uyttendaele a le mérite de mettre le doigt sur l'obsolescence du concept de communauté et de proposer la régionalisation totale des matières personnalisables.


Soit. Mais maintenir une structure avec un parlement de 94 membres et un gouvernement de combien de ministres pour gérer  l'enseignement et la culture, est-ce bien raisonnable ?

 


Le professeur fonde son argumentation sur le souci pour les francophones de « s'exprimer d'une seule voix dans le dialogue avec les Flamands ».
Mais c'est malheureusement déjà le cas !

 

 

Les Wallons et les Bruxellois, en défendant un fédéralisme construit au départ des Régions, gagneraient à voir leurs intérêts défendus dans une négociation à trois plutôt que dans un dialogue de communauté à communauté. Et la nécessaire solidarité gagnerait à s'exprimer dans le respect de chacun.

 

Me Uyttendaele défend au contraire un concept sympathique de « citoyenneté culturelle » qui serait en réalité le trait d'union entre ces francophones. Cette fausse « bonne idée » - outre l'ambiguïté même d'une citoyenneté extraterritoriale et désarticulée de toute géographie - a pour conséquence de continuer à priver la Wallonie d'un enseignement ancré sur ses réalités économiques, sur son histoire sociale et sur un projet d'avenir propre. Ainsi que d'une culture enracinée de la même manière.

 Quelle solidarité garantirait ce prix exorbitant dès lors que la Wallonie doit pouvoir gérer ces compétences mal logées à la Communauté, simplement pour consolider et asseoir son propre développement ? 

14:22 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/02/2008

LA LETTRE DE VANCAU

8519[1]


 

En marge des négociations institutionnelles fédérales, d'aucuns ont estimé qu'il était enfin temps de réfléchir à l'avenir institutionnel des Wallons. Ils ont choisi de le faire à Bruxelles, au sein du Parlement de la Communauté française devant le groupe Busquin-Spaak.

Il devait s'agir d'une réflexion sur le projet commun que les Wallons pourraient définir avec les Bruxellois, les modifications institutionnelles devant découler, ensuite, des conclusions de ces échanges. La tuyauterie devait donc suivre, à l'horizon 2009 mais, manifestement, le plombier est passé plus tôt que prévu, et Marc Uyttendaele a déjà apporté au monde francophone les plans d'une nouvelle architecture institutionnelle clef sur porte.

Pas de chance pour les Wallons, ils ne sont pas gâtés dans la maison francophone commune qu'on leur destine. Ils y perdent leur chambre et, alors que tous les autres se voient offrir un espace propre, ils se voient priés de partager leur pièce avec leurs homologues bruxellois qui, eux, conservent par ailleurs leur propre demeure.

Analyse et impressions critiques sur un projet qui sent furieusement la fusion-absorption de la Région wallonne par la Communauté française.

1. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE NOM !



Bye bye Wallonia. Si le projet devait être adopté selon les vœux de Marc Uyttendaele, la Région wallonne disparaîtrait de la Constitution pour ne laisser place qu'à l'Autorité Wallonie-Bruxelles, censée nous représenter, à côté de l'Autorité flamande, de l'Autorité germanophone et de l'Autorité bruxelloise. Chacun la sienne, donc, sauf pour les Wallons !



Si le projet passait, on ne parlerait plus non plus de «Gouvernement wallon» et pour cause, il n'y en aurait plus – mais pas davantage de «Parlement wallon», qui deviendrait une «Session wallonne du parlement de l'Autorité Wallonie-Bruxelles».



Exit donc les termes « Région wallonne », « Gouvernement wallon » et « Parlement wallon », pourtant devenus si familiers aux 3,4 millions de Wallonnes et de Wallons qui les rencontrent en mille et une occasions de leur vie quotidienne.



Paradoxe ou volonté discrète de briser le lien réel qui s'est tissé entre les Wallons et leurs institutions, là où, en près de quarante ans, la Communauté française n'a jamais réussi à se faire connaître et reconnaître par ceux qu'elle devait servir.



On ne peut que s'étonner devant cette volonté systématique d'effacer de tout support et jusque dans les termes, ce qui souligne l'existence de la Wallonie en tant que telle. Et, comme représentant de notre population, on ne peut que s'y opposer.



Les Wallons veulent conserver leur nom et leur identité ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





2. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE PARLEMENT



Le projet présenté par Marc Uyttendael à la Commission Wallonie-Bruxelles 2009 ne s'attaque pas qu'aux termes. Derrière eux, c'est bien aux réalités institutionnelles wallonnes qu'il s'en prend.



Son objectif est clairement l'absorption de la Région wallonne – et d'elle seule puisque la Région bruxelloise est épargnée – par la Communauté française.



Mais nous ne sommes plus dans les années 80. La Région wallonne a fait ses preuves et s'est imposée dans l'esprit des gens. Le morceau est trop gros pour être avalé d'un coup. La pilule doit être dorée pour que les Wallons l'ingurgitent sans vraiment s'en rendre compte. On habille donc l'opération de manière à faire croire que l'autonomie wallonne, chèrement acquise et patiemment construite par les Wallons, demeurera intacte. Illusion !



Que nous propose-t-on pour prix de la disparition de nos institutions autonomes ? Le maintien, à Namur, des réunions d'une « session wallonne du Parlement de l'Autorité Wallonie-Bruxelles ».


Adieu Parlement wallon, cœur de la démocratie wallonne, élu directement par les citoyens de Wallonie. La référence sera désormais le Parlement commun(autaire) Wallonie-Bruxelles qui siégera, bien sûr, à Bruxelles mais qui pourra se réunir en session wallonne, à Namur, pour gérer les « anciennes » compétences régionales.


Abandonnons notre autonomie acquise, et nous n'en retrouverons que des bribes et encore...pour combien de temps.



Pourquoi perdre notre assemblée qui travaille pour la Wallonie en se centrant sur les défis de notre Région et les besoins de notre population, pour ne conserver qu'une sous-chambre du Parlement communautaire ?


Les Wallons veulent conserver un Parlement wallon à part entière ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ? (comme les Bruxellois, à qui nul francophone ne le dénie pas).





3. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE GOUVERNEMENT



Ici, aucune ambiguïté, pas même une sous-gouvernement wallon, pas même une réunion wallonne des ministres wallons, ...



Si le projet passe, le Gouvernement wallon trépasse ! ... au profit d'un Gouvernement commun Wallonie-Bruxelles. Un Gouvernement composé de Wallons et de Bruxellois.



Un système alambiqué qui va jusqu'à prévoir que « si un membre francophone du Gouvernement bruxellois appartenait à un parti qui ne soutiendrait pas le Gouvernement de Wallonie et de Bruxelles, il serait remplacé dans cet organe par un autre Ministre bruxellois soutenu par la majorité de l'assemblée ».



Un Gouvernement - 12 Ministres, 9 wallons et des (3) Ministres francophones du Gouvernement bruxellois - chargé de régler les matières communautaires communes mais aussi les matières régionales ... wallonnes !



Pas les matières régionales bruxelloises, les Bruxellois, eux, peuvent conserver leur propre Gouvernement. Des Bruxellois maître chez eux, très bien, les Wallons se sont battus pour cela. Mais pourquoi refuser la même chose aux Wallons ? Est-ce la conception communautariste de l'équité et de l'égalité entre les deux Régions ?



Pourquoi faire des Bruxellois les coadministrateurs des matières régionales wallonnes, qu'ils pourront influencer sans que la réciproque ne soit possible. Et qu'est-ce que les Wallons ont à y gagner ?



Les Wallons veulent conserver un Gouvernement wallon à part entière ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ? (comme les Bruxellois à qui nul francophone ne le dénie pas).




4. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE CAPITALE



Une capitale, c'est plus qu'un nom sur un décret. C'est un centre de réflexion et de décision politique. Des années de lutte ont institué Namur comme capitale de la Région wallonne, concrétisant le long combat de tous les Wallons en faveur d'un pouvoir wallon en Wallonie.



Certains ne l'ont jamais accepté. Certains n'ont jamais accepté que la capitale belge ne soit pas le centre unique de tous les pouvoirs : européen, fédéral, communautaire et régional. Centralisation absolue !



Ils sont en embuscade dans le projet Uyttendaele. Car, lorsqu'on aura recentralisé le Gouvernement communautaro-régional à Bruxelles et lorsqu'on aura bétonné le Parlement commun de l'autorité Wallonie-Bruxelles dans la même ville et que l'on aura fusionné les administrations communautaire et régionale wallonnes, que vaudra encore une capitale wallonne dont le seul « privilège » sera d'accueillir une session du Parlement commun ? Un centre administratif déconcentré, marginal et peut-être temporaire. Pas de Strasbourg pour les Européens, pas de Namur pour les Wallons, l'appétit de certains bruxello -centristes est décidemment sans limite.



Accepter cela, c'est accepter la recentralisation bruxelloise, accepter l'éloignement des centres de décision politique y compris régionaux, en un mot, accepter qu'à nouveau le destin de la Wallonie se décide hors de Wallonie, dans un milieu dont l'histoire a montré qu'il n'était pas toujours soucieux des réalités wallonnes.



Les Wallons veulent conserver leur capitale namuroise et continuer à voir siéger en Wallonie les institutions qui les représentent ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





5. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOS BUDGETS



La fusion, nous dit-on, c'est la souplesse dans les budgets et les transferts de moyens d'une compétence à l'autre, qu'elle soit communautaire ou régionale.



Mais des transferts dans quels budgets ? Dans ceux de la Communauté et de la Région ... wallonne, puisque la Région bruxelloise conserve son autonomie.



Jamais la Région wallonne n'a manqué de solidarité envers la Communauté, au contraire, mais, dans le cadre actuel, l'opération est équitable et transparente. Quand il s'agit de financer des politiques communes que la Communauté française ne peut payer, la Région wallonne intervient pour la part wallonne, la bruxelloise pour Bruxelles.



Demain, lorsqu'on opérera des glissements « automatiques » du budget régional wallon vers celui de la Communauté Wallonie-Bruxelles, cela signifiera-t-il que les Bruxellois seront exclus des politiques ainsi financées – ce qui revient à les marginaliser – ou cela signifiera-t-il que les Wallons financeront seuls les politiques à l'usage de tous ce qui revient à « exploiter » leur solidarité ? Le geste serait beau mais est-il équitable et les Wallons ont-ils les moyens de telles largesses ?



Les Wallons sont prêts à financer solidairement avec les Bruxellois des politiques communes mais, pour le reste, ils veulent conserver les moyens de leur redressement économique et social ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





6. (IM)MORALITÉ : ILS VEULENT SUPPRIMER LA RÉGION WALLONNE



Plus de nom propre, plus de Parlement propre, plus de Gouvernement propre, plus de capitale propre, plus d'administration propre et plus de budget propre, ... on peut nous présenter la chose de mille façons, un constat demeure, incontestable, "on veut supprimer la Région wallonne".



Alors, la question du candide serait simplement : pourquoi ? Pourquoi supprimer l'institution que les Wallons ont voulue et pour laquelle ils se sont battus depuis le début du XXe siècle ? Pourquoi supprimer une institution dans laquelle les Wallonnes et les Wallons se reconnaissent, à côté de l'Etat belge ? Pourquoi supprimer une institution qui fonctionne – avec ses faiblesses sans doute – mais qui est la base d'un projet de développement et d'une stratégie de redressement fédératrice et qui porte ses fruits.



Il manque au plan wallon une articulation plus intense avec les dimensions de l'enseignement et de la culture. C'est un fait. Mais la solution est elle de faire disparaître tout ce qui s'est construit et coordonné dans le giron régional pour envisager de le reconstruire dans une nouvelle structure communautaire ?



Pourquoi supprimer ce qui fonctionne pour faire le pari – à tout le moins risqué que cela fonctionnera mieux ailleurs, au sein d'une institution qui n'a pas particulièrement convaincu ? Pourquoi proposer cela ? Pourquoi ce renversement total de la logique fédérale qui s'est construite sur base de la primauté régionale et qui correspond aux aspirations historiques des Wallons (et, désormais, des Bruxellois), au profit d'une approche communautariste qui ne nous correspond pas ?



Parce que les Flamands l'ont fait dans un contexte qui n'a rien de comparable et avec des motivations d'influence sur Bruxelles qui ne sont pas les nôtres - et qu'il faut les imiter dans l'espoir d'être plus forts face à eux ? Comme si la force venait de l'assemblage institutionnel bricolé et non de la santé économique et de la confiance dans ses perspectives de développement.



Parce que la Wallonie et Bruxelles ont tout à gagner de travailler en commun ? Comme si la collaboration était liée à l'unification institutionnelle et non à une volonté forte d'agir ensemble dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant. Et comme si une fusion asymétrique entre la Communauté et une seule Région devait faciliter la coopération entre la Wallonie – fusionnée à la Communauté et Bruxelles, laissée en marge de celle-ci.



Pourquoi, dès lors, au vu du faible bénéfice escompté, exercer à l'égard de la Wallonie cet impérialisme et cette volonté obstinée de négation institutionnelle, semblable à celle que la Flandre exerce à l'encontre de Bruxelles et contre laquelle les Wallons ont toujours loyalement lutté ?



Les Wallons veulent conserver la Région wallonne ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





Une alternative existe ! Une alternative qui renforce le poids cumulé des Régions wallonne et bruxelloise face aux prétentions excessives de la Flandre, qui améliore l'efficacité de nos institutions et qui accroît les possibilités de partenariats, sans pour autant s'attaquer aux structures régionales qui incarnent et servent le développement de la Wallonie autant que de Bruxelles.



7. ILS VEULENT RENFORCER LA RÉGION DE BRUXELLES ... NOUS AUSSI



Les Wallons, ont toujours été les plus solides alliés des Bruxellois pour la création – qu'ils ont payée cher et l'affirmation de la Région centrale. Ils continueront de veiller à ce que ce statut régional ne soit pas remis en cause, en s'opposant à toute volonté de cogestion ou de mise sous tutelle. Mieux, ils continueront à défendre la mise sur pied d'égalité institutionnelle de la Région centrale avec les Régions wallonne et flamande ainsi que la recherche d'un financement adéquat.



Les Wallons continueront de défendre l'autonomie régionale bruxelloise ... Ils n'attendent que la réciproque !





8. ILS VEULENT RENFORCER LA COOPÉRATION WALLONIE-BRUXELLES ...    NOUS AUSSI



Refuser la dissolution de la Région wallonne, ce n'est pas s'opposer à un rapprochement avec Bruxelles, on ne peut nous enfermer dans ce procès d'intention sans fondement. C'est sans doute même le contraire.



Ce n'est pas en plongeant dans une nouvelle asymétrie qui marginalise la Région bruxelloise et prive les Wallons de leur institution de référence qu'on va rapprocher Wallonie et Bruxelles.



Un tel rapprochement durable et mutuellement profitable ne peut se faire que de manière équitable, entre deux Régions sur pied d'égalité. Et, pour nourrir le débat, voici la forme qu'une telle recomposition pourrait prendre.


Pas, comme dans le modèle Uyttendaele, une Région bruxelloise renforcée + une Communauté Wallonie-Bruxelles absorbant la seule Wallonie + un parlement wallon croupion vestige de l'autonomie régionale wallonne, c'est à-dire trois entités aux formes et compétences diverses dans un paysage foncièrement asymétrique.



Mais : une Région wallonne renforcée + une Région bruxelloise mise sur pied d'égalité et renforcée + une instance commune réunissant des députés wallons et bruxellois au sein d'un parlement conjoint et des ministres wallons et bruxellois au sein d'un gouvernement conjoint, dans un rapport démographique correct et sur base d'une présence équitable sur le territoire des deux Régions, pour gérer les matières « communautaires » maintenues en commun.



Dans cette perspective, le principe de territorialisation maximale des compétences défendu par Marc Uyttendaele pourrait être rencontré, avec le transfert aux Régions (Région wallonne et Région bruxelloise ou Cocof, selon le choix des Bruxellois) du reste des matières personnalisables voire de certaines matières culturelles au sens large qui gagneraient à être gérées dans le cadre des compétences régionales. Par exemple le patrimoine mobilier qui y rejoindrait le patrimoine immobilier et le tourisme ; par exemple le sport ou déjà l'Adeps qui se réarticulerait autour de ses infrastructures.



Les compétences maintenues volontairement en commun comme l'enseignement ou la culture au sens strict, le seraient sur base d'un Gouvernement et d'un Parlement Wallonie-Bruxelles, émanation des deux parlements et gouvernements régionaux, les seuls à être élus directement. Ces instances communes pourraient même siéger alternativement au sein des instances régionales wallonne et bruxelloise, économisant la nécessité de financer des infrastructures particulières pour la Communauté française par la suppression d'un Gouvernement et d'un Parlement et renforçant une connaissance réelle réciproque de Bruxelles par la Wallonie et de la Wallonie par Bruxelles.


Les Wallons veulent collaborer toujours mieux avec Bruxelles ... Ils veulent le faire sur pied d'égalité, à travers un partenariat de Région à Région comme via des instances conjointes émanant de celles-ci !


9. EN QUELQUES MOTS ...



Les Wallons veulent conserver leur nom et leur identité.



Les Wallons veulent conserver un Parlement wallon à part entière.


Les Wallons veulent conserver un Gouvernement wallon à part entière.


Les Wallons veulent conserver leur capitale namuroise et voir siéger en Wallonie les institutions qui les représentent.



Les Wallons veulent conserver les moyens de leur redressement économique et social.


En un mot, les Wallons veulent conserver la Région wallonne, structure politique, économique, sociale et administrative de la Wallonie.


 


N'est-ce simplement pas notre droit le plus strict et l'expression de la raison en tant que peuple wallon ?



Il faut espérer qu'il en soit ainsi et que cette raison triomphe car c'est dans ces conditions que les Wallons seront les mieux à même de continuer à défendre l'autonomie régionale bruxelloise et à travailler avec Bruxelles dans un réel partenariat unissant ainsi leur force face à la Flandre sans abandon démotivant de leur présent institutionnel, résultat de leurs conquêtes passées.

 


Car c'est dans ces conditions, aussi, que les Wallons pourront réussir leur redressement et répondre efficacement aux attentes de la population, ce qui, en définitive, demeure l'objectif de toute institution ... dont celles de la Wallonie !



10. LE PARLEMENT WALLON DOIT EN DISCUTER


S'il est intéressant que des professionnels de droit constitutionnel livre publiquement « leur recette » pour un avenir institutionnel intra-francophone, il est surtout indispensable que les élus légitimes de la Wallonie discutent entre eux et définissent ensemble ce qu'ils souhaitent proposer comme type de collaboration avec la Région bruxelloise.


Ce débat intra-wallon est devenu une urgente nécessité à laquelle chacun doit contribuer avant que d'autres n'inspirent à notre place les voies et moyens de notre avenir.



Jean-Claude VAN CAUWENBERGHE

02:12 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/02/2008

UNE PORTE DE GRANGE SE TOURNE SUR CUBA

Fidel Castro renonce à la présidence de Cuba
 

Fidel Castro, 81 ans, a annoncé mardi qu'il renonçait à la présidence de Cuba, après près d'un demi-siècle à la tête du pays, dans l'édition électronique de Granma, organe officiel du régime.

 "Je n'aspirerai ni n'accepterai -- je répète-- je n'aspirerai ni n'accepterai la charge de Président du Conseil d'Etat et de Commandant en chef", écrit dans Granma le président cubain, éloigné du pouvoir depuis bientôt 19 mois par la maladie. "Le moment est venu de postuler et d'élire le Conseil d'Etat, son Président, vice-Président", indique encore le leader cubain en s'adressant à ses "chers compatriotes", à propos d'élections prévues la semaine prochaine. Le parlement de Cuba récemment élu se réunira le 24 février pour désigner les membres du Conseil d'Etat, la plus haute instance du pouvoir exécutif du régime communiste cubain, ainsi que son président -- le chef d'Etat -- et le ou les vice-présidents. (GFR)  
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13:28 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/02/2008

LE KOSOVO EST INDEPENDANT

Le Kosovo est devenu un nouvel état indépendant

 ************************    

Le Premier ministre du Kosovo

Hashim Thaçi a proclamé,

dimanche vers 15h30,

l'indépendance du Kosovo

devant le Parlement du Kosovo

réuni en session extraordinaire

et retransmise en direct par la

chaîne Euronews.

 Le Parlement a approuvé la déclaration d'indépendance à l'unanimité. "Le Kosovo est une république libre, indépendant, démocratique, laïque et multiethnique", a déclaré M. Thaçi. La déclaration d'indépendance du Kosovo intervient en accord avec le plan Ahtisaari, a-t-il ajouté. Il a également rappelé les objectifs principaux de la nouvelle nation européenne : le respect des minorités, les bonnes relations avec les pays voisins - y compris la Serbie -, le développement économique et le rapprochement avec l'Union européenne Le plan Ahtisaari élaboré par l'envoyé spécial de l'ONU pour le Kosovo, le Finlandais Martti Ahtisaari, préconise pour le Kosovo une indépendance "sous supervision internationale" assurée par une mission de l'Union européenne. Approuvé par les Occidentaux, ce plan a été bloqué au Conseil de sécurité de l'ONU par la Russie, hostile à l'indépendance du Kosovo. Il n'en est pas moins la base de la politique que l'UE compte appliquer. (CYA) 

Kosovo: journée historique pour les Albanais du Kosovo

 

***************

 
Le Kosovo retenait son souffle dimanche à quelques heures de la proclamation de son indépendance, espérée depuis des générations par les Albanais majoritaires dans cette province, mais rejetée par les Serbes qui menacent d'une sécession.Le Parlement du Kosovo se réunira pour proclamer l'indépendance de cette province du sud de la Serbie, qui devrait être reconnue rapidement par les Etats-Unis et les grands pays de l'Union européenne mais que Belgrade et la Russie ont par avance rejetée. Dimanche sera "un jour historique (...), un jour de grâce pour un Kosovo souverain et indépendant", a annoncé samedi le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi. L'Assemblée doit se rassembler à 14H00 GMT (15 heures). Toute la nuit, sous la neige, Pristina a vibré aux cris de "Indépendance". Des dizaines de milliers de Kosovars, arborant leur drapeau - aigle noir bicéphale sur fond rouge - mêlé à celui des Etats-Unis ont envahi les rues. "L'influence de Belgrade sur le Kosovo est définitivement terminée", a estimé samedi M. Thaçi, l'ancien chef de l'Armée de libération du Kosovo (UCK). La proclamation d'indépendance du Kosovo, ancien siège du royaume médiéval serbe, sera la dernière étape en date du démantèlement de la Yougoslavie de Tito qui était formée de six Républiques. Depuis 1991, la Slovénie, la Croatie, la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro ont déclaré leur indépendance. Le Kosovo indépendant devrait être rapidement reconnu par les Etats-Unis, l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie. Mais Belgrade, soutenu par Moscou, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) y sont opposés. (MJN) 

17:04 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/02/2008

ENCORE UN PEUPLE QUI SE LIBERE !!!!

                                 voirenbas
 

 

L'INDEPENDANCE DU KOSOVO SERA PROCLAMEE CE DIMANCHE

 

Le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi a annoncé pour dimanche la proclamation d'indépendance du Kosovo alors que l'Union européenne a donné son feu vert à l'envoi d'une mission pour accompagner les premiers pas indépendants de la province serbe.

 
"Demain sera un jour de calme, de compréhension (mutuelle) et (le jour) de l'engagement de l'Etat pour l'exécution de la volonté des citoyens du Kosovo", a déclaré samedi, en référence à la proclamation d'indépendance, M. Thaçi Soucieux de voir l'indépendance reconnue par l'UE et les Américains, M. Thaçi a indiqué à plusieurs reprises que le processus menant à la déclaration d'indépendance était mené par les responsables du Kosovo "en coordination" avec les Occidentaux. Les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l'Union européenne (UE) ont exprimé au cours des dernières semaines leur intention de reconnaître rapidement l'indépendance du Kosovo après sa proclamation. En revanche, Belgrade, fermement soutenu par la Russie, et les Serbes du Kosovo (un peu moins de 10% de la population) sont opposés à toute indépendance unilatérale de la province. (CYA)

 

 

 

Pour toutes celles et ceux qui croient encore les sornettes de la "pauvreté" Wallonne, je voudrais qu'ils m'expliquent où sont les richesses  du Kosovo, mise à part sa haute valeur ajoutée culturelle et touristique ???

19:16 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ENCORE UN GESTE DE BONNE VOLONTE A SUIVRE

paulus_original
CE VENDREDI
15 FEVRIER 2008
EST LANCEE
UNE INITIATIVE
PRIVEE
POUR DES ETATS
GENERAUX DE
"WALLONIE"
LE  RPW  SOUTIENT ET VOUS DEMANDE D'EN FAIRE TOUT EN AUTANT EN SIGNANT LE TEXTE SUR LEUR SITE.
MERCI  BRANMIN DES COUPS !!!!!!!
Manifeste pour la convocation des Etats - généraux de Wallonie

Manifeste pour la convocation des Etats - généraux de Wallonie

En 1973, Manu Ruys, l’ancien éditorialiste très influent du  journal « De Standaard », sous-titrait son ouvrage « Les Flamands » : un peuple en mouvement, une nation en devenir. 

Trente-cinq plus tard, cette nation est devenue réalité. Le terme lui-même figure dans la proposition de Constitution flamande déposée par le CD&V/N-VA. Quant au ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht (Open VLD), il n’hésite plus à qualifier la frontière linguistique de frontière d’Etat.
L’impasse politique dans laquelle nous nous trouvons depuis les élections législatives du 10 juin 2007 était, en fait, écrite dans le ciel.
Contrairement à un pays comme la France, la Belgique ne s’est pas faite d’elle-même, en mille ans. Elle résulte, bien plus modestement, d’un arrangement diplomatique : la méfiance britannique envers la France était encore si vive quinze ans après Waterloo, qu’il fallut se résoudre à accorder à Palmerston ce « territoire-tampon » qu’il s’obstinait à réclamer. Talleyrand ne croyait d’ailleurs pas aux chances de viabilité de cette construction purement artificielle. Ne confiait-il pas, en 1832, à la princesse de Lieven, femme de l’ambassadeur de Russie à Londres : Les Belges ?... Ils ne dureront pas. (…) deux cents protocoles n’en feront jamais une nation, cette Belgique ne sera jamais un pays, cela ne peut tenir.
Durant le 19ème siècle, le droit de vote ne sera l’apanage que d’une infime partie de la population (1 à 2%) et le régime parlementaire du Royaume de Belgique sera l’œuvre de la société dominante (noblesse et bourgeoisie), celle-ci s’exprimant exclusivement en français d’un bout à l’autre du pays.
Bien ficelé le scénario belge ? Voyons plutôt ce que publie le « Nederlands Kunstverbond » (Association culturelle néerlandaise) d’Anvers à l’occasion du 25ème anniversaire de l’Etat : Flamands, (…) Depuis vingt-cinq ans vous êtes méconnus, opprimés et humiliés. Depuis vingt-cinq ans, on vous assigne, on vous entend, on vous juge dans une langue étrangère. Depuis vingt-cinq ans, vous avez de l’argent français, une cour française, une législation française, une administration française, une armée française, tout ce qui peut contribuer à l’extermination de votre race. Depuis vingt-cinq, sous l’influence française toujours grandissante, le gouvernement a tout mis en œuvre pour étouffer la seule chose qui vous restait en tant que Néerlandais : votre langue, la patrie de l’âme. Depuis vingt-cinq ans, vous êtes des étrangers sur votre propre sol. (…) Depuis vingt-cinq ans, le Wallon est l’enfant chéri et privilégié du gouvernement ; le Flamand, lui, est rejeté et méconnu. (…)
Grâce aux efforts d’un Mouvement flamand de plus en plus structuré, la Flandre va acquérir peu à peu ses lettres de noblesse sur l’échiquier politique. Dans sa fameuse « Lettre au Roi » de 1912, Jules Destrée peut ainsi écrire : (…) Au lendemain de 1830, l’équilibre fut rompu au détriment des Flamands. (…) Je n’ai ni le loisir ni l’intention de faire l’historique de ce mouvement flamand. Il me suffit d’en avoir noté les raisons et reconnu le caractère légitime. (…) Successivement, les Flamands virent ainsi faire droit à leurs protestations (…). A l’heure présente, le mouvement, enivré de ses succès et de sa force populaire, a atteint son but. Il le dépasse. Il menace la Wallonie. (…) Le Flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme.
La Flandre, en effet, ne recula pas. Avec la flamandisation de l’Université de Gand, en 1930, et la législation linguistique de 1932, elle atteindra deux de ses objectifs prioritaires. Mais il lui reste encore bien des jalons à poser sur la voie de l’affranchissement et de l’autonomie. Elle pourra compter pour cela sur le sentiment très fort d’appartenance collective qui habite sa population, et qui transcende les frontières des partis politiques. On est, en effet, d’abord vlaamsvoelend, avant d’être socialiste, démocrate-chrétien ou libéral.
Fixation définitive de la frontière linguistique en 1962, expulsion des Wallons de l’Université de Louvain en 1968, décret voté par le conseil culturel néerlandophone en 1973 et imposant l’usage exclusif du néerlandais dans les entreprises sises en Flandre : il ne manque plus aujourd’hui que la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour que l’homogénéité linguistique flamande soit parfaite.
La Flandre s’est donc bel et bien érigée en Nation, au départ des trois ingrédients classiques : un peuple, un territoire, une langue. Elle est véritablement soudée par ce plébiscite de tous les jours, dont parlait Ernest Renan, et prête à proclamer unilatéralement son indépendance.
En septembre 2007, le très sérieux magazine « The Economist » constatait que la Belgique avait fait ce pour quoi elle avait été créée - the job is done - et qu’elle n’était plus nécessaire. Et d’ajouter : Les bonnes choses qui en sont issues pourront toujours émerger de deux ou trois territoires plus petits. Voire d’une France et de Pays-Bas élargis. On ne peut mieux dire !
Si nous ne nous faisons aucun souci quant à la reconnaissance et à la viabilité d’un Etat flamand souverain, en revanche, notre inquiétude est vive pour le devenir de la Wallonie. C’est pourquoi, le moment nous semble venu de convoquer des Etats-Généraux de Wallonie.
Cette assemblée, largement représentative des forces vives de la Région et de la société civile au travers de ses divers courants politiques et idéologiques, aurait à se prononcer sur les quatre grandes options d’avenir suivantes : 1° Un Etat wallon indépendant ; 2° Un Etat wallo-bruxellois ; 3° La réunion à la France ; 4° La réunion à une autre composante européenne que la France.
Des dossiers, présentant les avantages, conditions et inconvénients de ces quatre formules, devraient, bien entendu, être préalablement confectionnés par un groupe d’experts de haut niveau.
Le fait que nous citions un « Etat wallo-bruxellois » parmi les quatre options, montre que nous ne nous désintéressons nullement de la donne bruxelloise. Mais nous estimons essentiel que les Bruxellois se déterminent également eux-mêmes quant à leur avenir.
La réflexion menée actuellement au sein du « Groupe Wallonie-Bruxelles » nous paraît, à cet égard, trop restrictive. Elle semble en effet s’orienter vers la suggestion du constitutionnaliste Marc Uyttendaele de mettre sur pied une « autorité Wallonie-Bruxelles », laquelle, en cas de scission de la Belgique, revêtirait, de facto, les habits d’un Etat indépendant. Nous souhaitons, quant à nous, garantir le choix des diverses options.
L’heure n’est plus aux chamailles partisanes, mais à la mobilisation dans la sagesse et l’entendement. Il est temps, pour nous, de réfléchir à une réponse de survie, digne, raisonnable et dans l’ordre.
Nous invitons donc les mandataires politiques, les responsables des organisations syndicales et sociales, les recteurs et professeurs d’université, les chercheurs, les membres des professions libérales, les indépendants, les cadres et les travailleurs d’entreprises, les enseignants et les étudiants, les artistes et les créateurs culturels, les membres du monde sportif, les responsables des mouvements associatifs, les agriculteurs et, plus largement, tous les citoyens responsables, à appuyer ce manifeste.
Comme l’écrivait déjà François Perin, en 1971 : Il faut faire passer par notre peuple un souffle créateur ; le danger de l’inertie est pire que le danger flamand. D’une certaine façon, nous devons être reconnaissants à l’égard des Flamands tentés par l’égoïsme et le goût de l’hégémonie de nous faire sortir de notre inertie ! Mais la menace réelle des autres ne peut nous dispenser de voir nos propres responsabilités. (…) Tout ne n’explique pas par le thème : « c’est la faute aux autres ! ».
Soyons les acteurs de notre avenir !
Jules GHEUDE, essayiste politique
Didier MELIN, philologue et traducteur
Thierry OLLEVIER, professeur d’université
Claude THAYSE, maître de conférences

18:14 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/02/2008

UN PEU D'HUMOUR A LA SANTE DES LAMPISTES

Société Générale :

EXTRAIT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU 18 JANVIER 2008 :

 

 



- Bon, les gars, on déconne, on déconne, mais on s'éloigne des vrais problèmes. Qui veut un calva ? J'ai du 80 ans d'âge que je fais venir directement de la ferme. Une rareté.



- Qui a pris les cigares ? Jean-Eudes, faites pas le rat, renvoyez les havanes par ici.

 



- Messieurs ! Quand vous aurez fini de vous torcher, on en reviendra au sujet du jour. Où est Roger ?

 



- Aux toilettes, monsieur le président, il a du mal à digérer la purée de céleri.


 


- Bon, puisque notre directeur financier est malade, je vais moi-même rentrer dans le sujet. Peuf... Peuf... (il allume un cigare). Messieurs, comme je le disais, l'heure est grave. Merci pour le calva, Pierre-Henri.

 



Les calculs faits par ma stagiaire cette nuit montrent que nous avons perdu entre 5 et 9 milliards par la faute de ces gros ploucs d'amerloques.

 



- Font chier, ces yankees. On ne peut plus faire confiance à personne !

 



- Silence, Charles-Edouard ! Il est trop tard pour nous lancer dans une analyse de risques approfondie. La question du jour est : qui va porter le chapeau ?

 



Silence général. Tout le monde se regarde bizarrement.

 



- Non, ne vous inquiétez pas, on n'en est pas encore à foutre des cadres dirigeants à la porte. Le plan social, on le fera sur les guichetiers, faut pas que déconner. Non, mais sérieusement, faut trouver un clampin à faire dégager rapido. De préférence, un qu'aucun d'entre nous ne connaît, histoire de dire qu'on n'était pas au courant.

 



- Oui, monsieur le président, mais qui ?

 



- Je sais pas moi, je suis pas là pout tout faire, non plus. Y a personne que vous voulez virer ? Un trou de balle, un minus, mais avec une bonne gueule de psychopathe, qu'on pourrait montrer à la télé en disant "tout est de sa faute" ?

 



- Oui, comme les anciens hébreux chargeaient un bouc de leurs péchés avant de l'envoyer dans le désert..

 



- Charles-Hubert, vous nous les pétez menu avec vos histoires de cureton.



C'est pas parce que vous avez passé 15 ans chez les jèzes qu'il faut la ramener à chaque codir. La dernière fois, c'était Saint-Paul à Damas pour illustrer le moment où Bernanke a compris qu'il était dans la merde, et la prochaine fois, vous nous faites quoi ? Sodome et Gomorrhe ?

 



Le Déluge ? Allez, on y va, on me donne un nom.

 



- Mais, président, on ne les connaît pas, les noms des collaborateurs. On leur parle à peine, et encore, seulement pour les engueuler.

 



- Bon, OK, je vois, c'est encore moi qui vais tout faire. Pierre-Matthieu, passez-moi votre portable. Le trombi de la boîte, il est où ?

 



- Ici, monsieur le président.



- Putain, ces tronches de tarés qu'ils ont ! Eh, aux RH, vous avez jamais pensé à donner des consignes, genre "éviter d'embaucher des demeurés" ? Bon, on va pas s'en sortir, je clique au hasard... Tiens, celui-là, Bernard Hurningh, vos en dites quoi ?

 



- Il est conseiller clientèle à Dôle, monsieur, personne ne croira jamais qu'on a perdu 5 milliards à cause de lui.



- Même en magouillant avec la Suisse ?



- C'est plus ce que c'était, monsieur, la Suisse. Le secret bancaire n'est même plus garanti, ils seraient foutus de nous prouver qu'on raconte des craques.



- Mouais, va falloir taper dans le lourd. Celui-là, Marc Brice, à votre avis ?

 



- Directeur financier d'une sous-filiale spécialisée dans le prêt agricole, monsieur. C'est la bourse qui craque, pas le marché du purin.

 



- Faites le malin, Jean-Edouard, foutez-vous de ma gueule. Bon, celui-là, il a une vraie tronche de vainqueur. C'est mon dernier mot, vous vous sortez les doigts du cul et vous me le mouillez à mort. Jean-Gui, en tant qu'ancien membre du cabinet de l'Elysée sous Mitterrand, les barbouzeries, ça vous connaît, non ?

 



- Oui, on peut magouiller un peu le système informatique, histoire de faire croire qu'il nous a truandés. Faites voir le nom ?

 



- Kerviel, Jérôme Kerviel. Encore un de ces petits merdeux qui croient qu'ils vont devenir riches parce qu'ils passent des ordres de bourse toute la journée sur leur écran. On dirait des hamsters sous acides, ces branleurs. Allez, celui-là paiera pour les autres.



- Mais, monsieur, 5 milliards sur le dos de ce trou de balle, personne n'y croira jamais !

 



- Je vous signale, mon petit Charles-Edouard, 80% des français se sont déplacés il y a un peu plus de six mois pour départager une dinde hystérique, et un velléitaire complexé par sa taille, alors vous savez, le sens critique de ces glandus... Bon, on y va. Plan média, bidonnage informatique, communiqué de presse, plan social en backup, je veux tout ça sur mon bureau demain matin. Et vous me supprimerez le coupon de cette année, ça fera les pieds à ces connards d'actionnaires. Quelqu'un reveut du champ', on va se saouler la gueule pour fêter ça..

 

19:01 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

DES WALLONS SE REVEILLERAIENT-ILS ???

Namur, le 23 janvier 2008

    

LA WALLONIE EXISTE ET S'EXPRIME...

    

Le Mouvement du Manifeste Wallon (MMW) a réuni ce mercredi 23/01, sous la présidence de Jean Louvet, plusieurs personnalités du monde politique, syndical, culturel et associatif de Wallonie en vue de prendre position concernant Octopus et la commission Busquin-Spaak.

 

Les termes de leurs conclusions s'énoncent comme suit:

 

En prémisse, nous rejetons la négation de l'existence de la Wallonie à travers l'expression : " les francophones", constamment utilisée par les médias et les dirigeants politiques.

  

Pour pouvoir porter durablement et renforcer la reconquête par la Wallonie de sa prospérité, les participants exigent que celle-ci soit responsable de son enseignement, de sa politique culturelle et de ses médias. C'est-à-dire le transfert vers les Régions wallonne et bruxelloise des principales compétences exercées actuellement au niveau de la Communauté française de Belgique. 

  

Nous marquons notre ferme attachement pour une solidarité nationale interpersonnelle, mais nous estimons aussi que l'institution régionale wallonne a atteint une capacité qui lui permettra d'absorber tout  transfert de compétences de l'Etat Belgique avec ses moyens financiers correspondants. Nous sommes comme par le passé demandeurs de plus de compétences pour la Wallonie.

  

Les participants se sont en outre réjouis d'entendre de plus en plus d'élus et de représentants de la société civile bruxelloise déclarer qu'il est temps de laisser derrière nous un Etat belge où deux communautés se font face, pour permettre l'épanouissement de trois régions, chacune avec son identité propre, des institutions efficaces et la capacité de développer des coopérations efficientes entre elles. Nous sommes donc sur la même longueur d'ondes que le Manifeste bruxellois.

  

Nous avons décidé de convoquer début mars à Namur une grande réunion publique où, dans un esprit de dialogue et de respect, toutes les forces vives de Wallonie présentes approfondiront librement leurs réflexions en vue des échéances prochaines.

Jean LOUVET Président du MMW

0473/455522

Michel  GIGOT Vice Président du MMW

 0494/310620    marius.gigot@skynet.be

"Nous sommes au RPW, au regret de constater que malgré la présence en son sein de nombreux républicains, que le MMW en est toujours à revendiquer : des compétences régionales pour les '''régions wallonnes et bruxelloise'''. C'est à notre avis du temps perdu, de la palabre dans un dialogue de sourds, le belchique c'est fini, la majorité flamande n'en veut plus donc elle parviendra bien à nous imposer ses vues un jour, alors de grâce, messieurs du MMW, faites donc en politique comme vous en avez l'habitude en art & culture, soyez inventif, n'attendez plus les subsides pour créer et EN AVANT ENSEMBLE POUR LA REPUBLIQUE DE

WALLONIE"

18:24 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/01/2008

UNITE DE LA GAUCHE CONTRE LE NOUVEAU TRAITE EUROPEEN

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APPEL du 13 décembre« J'AI MON MOT A DIRE» 

Allocution de Jean-Maurice DEHOUSSE, 

 

D'ou que nous soyons venus, de Flandre, de Wallonie et naturellement de Bruxelles ou d'ailleurs en Europe, ce qui nous rassemble c'est la volonté de préserver l'avenir de l'Europe.

 

Nous voulons préserver la possibilité pour l'Europe d'être un outil de progrès social,de paix, de développement durable, de justice et de liberté pour les citoyens et non pas  pour les banques ou pour les holdings.

 

Nous ne voulons pas que l'Europe devienne un instrument permettant d'imposer la mondialisation sauvage en détruisant systématiquement le patrimoine industriel et en  généralisant jusqu'à l'absurde la concurrence des travailleurs, des entreprises, et des Etats  européens eux-mêmes.

 

Nous voulons préserver les droits des citoyens européens sur leurs ressources naturelles et d'abord sur l'eau que le traité prévoit de privatiser alors que nous apprenons  cette semaine que la Banque mondiale annonce d'ici 2050 une réduction de plus de la  moitié de la quantité d'eau potable disponible pour chaque habitant.

 

Nous n'acceptons pas la destruction systématique des services publics, y compris dans l'enseignement et dans les soins de santé, parce qu'ils sont les garants de l'égalité aussi bien des hommes que des femmes.

 

Nous refusons l'augmentation obligée des dépenses militaires et d'armement alors que l'argent manque pour le bien-être et que la pauvreté grandit de plus en plus.

 

Nous voulons, comme ceux qui ont fondé l'Europe après deux guerres mondiales, que soit respectée la légitimité des peuples.

 

Et nous voulons que les peuples aient leur mot à dire.

 

Nous refusons le kidnapping du projet européen au seul bénéfice des riches, des puissants, des églises et des partis.

 

Nous ne voulons pas que l'on se serve du fracas de l'actualité politique pour tromper l'opinion publique en masquant que l'on prend en cachette des décisions capitales pour l'avenir en faisant du bruit sur les déclarations d'une douzaine d'hommes ou de femmes politiques.

 

Nous voulons que chaque citoyenne et citoyen européen ait son mot à dire donc soit consulté.

 

Nous voulons un référendum partout en Europe et d'abord en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles.

 

Et nous dénonçons les hommes et les femmes politiques qui refusent que le Gouvernement prenne des décisions pour protéger le pouvoir d'achat, pour bloquer les prix, ou simplement pour accorder des indemnités de chauffage aux plus démunis, sous le prétexte que le Gouvernement est démissionnaire, même si l'on n'a jamais connu une telle situation en Belgique, alors que ces mêmes personnes trouvent normal que le chef de ce même Gouvernement, par ailleurs informateur - négociateur, soit demain à Lisbonne, malgré les « affaires courantes », pour signer un traité de malheur e! engager l'ensemble de la population belge, toutes les Régions et toutes les Communautés, dans un traité qui ne pourra même plus être modifié par aucun Gouvernement belge, celui-ci, le prochain, ou les suivants.

 

Nous disons NON à ce traité de malheur.

  J.M.D.  

12:28 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/01/2008

DES VERITES QUI NE FONT PAS PLAISIR A ENTENDRE

La Wallonie, tête de pont de la Belgique

 

 

Philippe Lawson

Mis en ligne le 11/01/2008

La Région affiche un surplus commercial de 12,7 milliards en 2006 contre un déficit de 4,4 milliards pour la Flandre. L'investisseur étranger y a créé 1 907 emplois en 2007.

En voilà bien une réalité que certaines mauvaises langues en Flandre auraient préféré ignorer. En effet, pour la deuxième année consécutive, c'est grâce à la Wallonie que la balance commerciale de la Belgique est en boni. Selon des chiffres de la Banque nationale belge (BNB), en 2006, la Wallonie a réalisé un surplus commercial de 12,7 milliards d'euros, alors que dans le même temps, la balance commerciale de la Flandre et de Bruxelles présentait un déficit respectivement de 4,4 milliards et 5,3 milliards d'euros. "Depuis 5 ans, la balance commerciale de la Wallonie est fortement excédentaire, elle est la seule région qui affiche un surplus positif dans ses relations commerciales avec l'étranger. C'est grâce à elle que la Belgique a pu présenter une balance commerciale en léger surplus de 3 milliards d'euros en 2006", nous a confié Philippe Suinen, administrateur général de l'Agence wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers (Awex).

C'est depuis 2002 que la balance commerciale wallonne a commencé à suivre une courbe exponentielle. Cette année-là, sa balance commerciale présentait un solde positif de 7 milliards. Et en 2005, elle a engrangé un surplus commercial de 11 milliards contre un déficit de 2 et 4,6 milliards d'euros respectivement pour la Flandre et Bruxelles. "La bonne performance de la Wallonie s'explique notamment par le dynamisme dans l'aide aux entreprises et l'éclosion d'une génération décomplexée de managers et de cadres commerciaux", détaille-t-il. A cela, dit-il, il faut ajouter une démarche plus proactive des entreprises et la prise de conscience de tous les acteurs wallons de miser sur les secteurs d'innovation et de niche.

Seul l'Irlande fait mieux

Les 12,7 milliards de la Wallonie représentent environ 17 pc de son PIB et seul l'Irlande fait mieux qu'elle avec une balance commerciale qui représente 19 pc de son PIB. Plusieurs secteurs wallons sont en boni dans les échanges avec le reste du monde comme la chimie (+ 2,7 milliards), les produits minéraux (+ 3,5 milliards), les métaux et ouvrages en métaux (+ 2,8 milliards), celui des matériels de transport (voitures, etc.) est, par contre, en déficit de 1,3 milliard.

En 2006, les échanges de la Wallonie ont enregistré un solde négatif avec 16 pays dont les Pays-Bas (- 494 millions d'euros), le Japon (- 268 millions) et la Chine (-18 millions contre - 89 millions en 2005). Avec les pays voisins, la balance a été positive : France (+ 5,7 milliards d'euros), Luxembourg (+ 1,3 milliard), Royaume-Uni (+ 841 millions) et l'Allemagne (+ 431 millions). Au total, en 2006, la Belgique a vendu des produits à l'étranger pour environ 223 milliards d'euros dont 178 milliards pour les entreprises flamandes (79,9 pc du total), 39 milliards pour les wallonnes (17,6 pc) et 5,7 milliards pour les bruxelloises (2,6 pc).

 

Les exportations pour l'an dernier ne sont pas encore connues, mais en ce qui concerne les investissements étrangers en Wallonie, les données sont encourageantes. Ils ont permis de créer 1 907 emplois en 2007 contre 1 492 en 2006.

16:06 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/01/2008

UNE LETTRE OUVERTE DU 13 DECEMBRE 2007

LE JEUDI 13 DECEMBRE, EN FACE DES USINES VW-AUDI DE FOREST, EST EN RAISON DU CARACTERE SYMBOLIQUE DE CET ENDROIT DE HAUTE LUTTE OUVRIERE ET EUROPEENNE, SE SONT REUNI, DANS LE FROID ET LA GRISAILLE DES MEMBRES ET MILITANTS DES PARTIS :

CAP: comité pour une autre politique,

UAG: une autre gauche

GRAPPE: écologistes politiques

RESEDA: gauche alternative du haynaut français

PS: usc de liège

Comite du NON hollandais

RPW: rassemblement populaire Wallon

On y relevait notamment la présence de la camarade Gilkinet (grappe), des portes paroles de leur structures en la présence de Jef Sleeckx (cap), Jean Maurice Dehousse (ps), Guy et Pierre Dutron (gauche alternative du haynaut français et rpw)

Monsieur le Premier ministre,
 
Vous êtes chargé d’informer le Roi pour mettre sur pied un gouvernement et une réforme de l’Etat.
 
Comme la nation subit la montée du prix du carburant, du lait, du pain,  et d'autres produits de base, c’est bien plus qu’un gouvernement  d’urgence ou en affaires courantes qui est nécessaire.
 
Le jeudi 13 décembre 2007, vous allez signer le maintenant fameux Traité  de Lisbonne au nom du Royaume de Belgique.
 
En juin dernier, vous vous êtes mis d’accord avec les autres chefs  d’Etat et de gouvernement sur une traité modifié qui reprend l’essentiel  du « Traité établissant une Constitution pour l’Europe ». La  Constitution est la suite de la Déclaration de Laeken de 2001 faite  lorsque vous étiez président du Conseil européen.
 
Ce Traité aura un impact 100 fois supérieur à ce qui peut être décidé en  Belgique par une réforme de l’Etat pour ce qui concerne la manière avec  laquelle on vit et l’on travaille dans ce pays. Nous ne nous exprimons pas ici pour ou contre ce Traité, mais bien sûr le fait que suivant les sondages  d’opinion, une large majorité souhaite s’exprimer via une consultation  populaire.
 
En 2005,  54,58% des Français et  61,54% des Néerlandais se sont exprimés  contre la Constitution par référendum. Ce sont les seuls Européens  appelés à s’exprimer avec les Espagnols et les Luxembourgeois qui ont  voté pour. Ces référendums ont montré que dès que le citoyen a une  occasion de participation, l'intérêt pour l’Europe était bel et bien
présent.
 
Notre  question est la suivante: 
 
La signature de ce Traité fait-elle partie des prérogatives de votre  gouvernement en affaires courantes, ou votre attitude de jeudi prochain
relève de l'élargissement des compétences de votre gouvernement que vous  pensez demander au Parlement.
 
Dans les 2 cas, nous trouvons  politiquement injustifiable après plus de 180  jours de crise en Belgique que la nation ne soit pas impliquée dans  cette décision historique.
 
Dans son allocution de nouvel an le 21/1/2005, votre président de parti  M. Somers s’exprimait de la manière suivante :  "Après plus de 50 ans il y a enfin une majorité parlementaire pour  l’organisation d’un référendum sur la Constitution européenne. Plus nous  avançons, plus nous voyons que nous sommes le seul parti véritablement  libéral, le seul parti qui croit en la démocratie directe. Ceci  n’empêchera pas le VLD toutefois de déposer sa proposition à la  Chambre. 
 
Toute la Flandre peut voir qui a confiance en la population et qui s’en  méfie. Ainsi chacun peut voir dans ce pays qui veut laisser les citoyens  s’exprimer et qui les préfère silencieux."
 
Si vous ne demandez pas explicitement d'élargissement de votre  compétence sur cette question, vous ne pouvez pas signer le Traité jeudi  prochain. Si vous pensez disposer de l'autorité nécessaire afin de
signer alors vous ne pouvez proposer la ratification qu’après une  consultation.
 
Dans ce cas, nous vous demandons de déposer à nouveau votre projet de  loi de 2005 en vue de l'organisation d'une consultation populaire  tendant à préparer la décision politique avec comme la question : "Le  Royaume Belgique doit-il accepter le Traité de Lisbonne du 13 décembre  2007 ? " .
 
Par ailleurs, nous demandons que soit proposé de mettre à disposition  des opposants comme des partisans du Traité un budget pour la campagne
 de la consultation, un budget équivalent à celui mis à disposition en  2005 pour la promotion de la Constitution européenne que vous avez  organisée à l’époque.
 
Enfin, en préparation de cette consultation, il faut envoyer à chaque  citoyen un résumé lisible du Traité de Lisbonne comme vous l’avez fait  pour la réforme Copernic. 
 
Comme le Parlement flamand l’autorise, une pétition a été initiée pour  organiser une consultation au niveau flamand. 
 
Recevez, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre haute  considération.
 
 
Jef Sleeckx  CAP ( ancien député spa/spirit)

Jean-Maurice Dehousse  PS , ancien : mayeur, député fédéral et européen,  ancien ministre fédéral et 1er

ministre président de Wallonie à l’instauration du parlement et gouvernement Wallon.
 
http://notremotadire.be

cette lettre fut signée symboliquement et confirmait l'envoi imprimé envoyé précédemment à la presse...

 

19:55 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/01/2008

ET CHI IN ALLO DIN CH'NOR

ATTAC

  

      

Lille, Villeneuve d’Ascq, Roubaix-Tourcoing,

Littoral Nord, Valenciennes

                                                  

 Vous invite à un  

 

 

  Débat régional sur le Traité européen 

                                                    

 Avec 

        

Raoul-Marc JENNAR   

                        

 Lundi 7 janvier 2008 à 20 heures

 

                                 

   A l’ESPACE MARX     6 bis rue Roger Salengro, Hellemmes (métro Marbrerie) 

      

Exigeons un référendum

           Signez en ligne : http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php 

Nous le montrerons  : ce texte est semblable à la Constitution rejetée, il n’est pas moins libéral, et il ne « débloquera » pas l’Europe, sauf pour ceux qui confondent déblocage et libéralisation. Il constitue une menace grave sur le plan social et pour les services publics. C’est pourquoi « ils » veulent le soustraire à la démocratie.

  

Avec le soutien de :

Coordination des Collectifs unitaires antilibéraux : Coordination Gauche Alternative du Hainaut (Collectifs Sambre-Avesnois et Cambrésis) , Fondation Copernic, Amis du Monde diplomatique, PCF (Fédération du Nord), LCR 59, Coordination communiste 59, Solidaires, CréA (Douai), AlterEkolo.

18:35 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/12/2007

ALLEZ JOSE VA AU BOUT DES TES PENSEES !!!

Le discours de José Fontaine à Namur, le 19 septembre 1999, au cimetière de Belgrade

Dans l’ouvrage Mathilde, regards sur un mariage princier (Luc Pire et Université de Liège, 2000) Christophe Havaux résume les circonstances de ce discours de la manière suivante: « Ce dimanche 19 septembre, à Namur, se tient la cérémonie du Souvenir, un hommage à ceux qui, en 1830, en 1914-1918 et en 1940-1945, ont combattu pour nos libertés. Ce moment solennel ponctue chaque année les fêtes de Wallonie. Se trouvent rassemblés au cimetière de Belgrade es anciens combattants, des anciens résistants, des représentants des ambassades des pays alliés [NDLR: USA, Royaume-Uni, Russie,  Italie, France] et diverses personnalités politiques [Les Présidents des Parlements wallons et communautaires français, plusieurs ministres régionaux et communautaires dont Pierre Hazette,  le Ministre fédéral de l’intérieur, le Gouverneur de la Province et des députés permanent, le Bourgmestre de Namur d’autres autorités civiles et militaires]. Le témoin « wallon » invité cette année s’appelle José Fontaine [...] [Il] prononce depuis la tribune un vibrant hommage aux insurgés de 1950 refusant le retour sur le trône de Léopold III, aux grévistes de 1960 revendiquant l’autonomie wallonne, puis s’insurge contre la pensée unique, l’ultralibéralisme, le chômage, demande la justice sociale, en appelle à une vraie solidarité avec Bruxelles et la Flandre, réclame dès lors la suppression de l’État belge et de la Communauté française, « pour que vive la Wallonie mais surtout pour que vive la République! ». Silence. Dans le public, certains applaudissent, d’autres huent. Pierre Hazette, ministre communautaire de l’Enseignement secondaire et Willy Taminiaux, président du Parlement communautaire, quittent la cérémonie en signe de protestation. La démission de Frédéric Bovesse, président du Comité central des fêtes de Wallonie, et par ailleurs médiateur de la région wallonne est réclamée. La polémique tranche avec les discours consensuels et politiquement corrects prononcés la veille. » [À tort, Ch. Havaux parle d’un discours républicain pour considérer l’événement comme mineur  alors que dans pareil contexte, il n’y eut - hors le cri de VIVE LA RÉPUBLIQUE attribué à Lahaut en 1950, dans un cadre infiniment plus dramatique et important - aucun  discours républicain en présence d’officiels].

"Vous me permettrez de m’adresser simplement aux Morts de 1830, aux Anciens combattants et Résistants de tous les pays, vivants ou morts. Car la Résistance, est, notamment en Wallonie, la plus belle page de toute l’histoire humaine.

Il y en a qui disent, implicitement pour la minimiser, qu’elle n’aurait été l’affaire que d’une minorité. Mais c’est évidemment absurde. Pourquoi? Parce qu’il est évident que la Résistance ne pouvait qu’être l’affaire d’une minorité! En effet, la Résistance dépasse si infiniment l’homme  qu’elle dépasse les Résistants eux-mêmes pour commencer. La Résistance dépasse si infiniment l’homme qu’elle sauve des sociétés tout entières, comme la Wallonie et comme la France du Général de Gaulle. Non seulement la Résistance de 1940, mais celle qui est  inscrite au plus profond du coeur de l’Homme depuis toujours et pour toujours.

La Résistance prend à mes yeux la figure d’une jeune femme, Marguerite Bervoets, résistante wallonne de Tournai, décapitée à la hache de Wolfenbüttel et qui écrivait dans sa lettre d’adieu à sa meilleure amie: « Mon Amie, J’ai péri d’avoir trop aimé la vie. Je songe à vos enfants qui seront libres demain ». Marguerite Bervoets était athée, mais le croyant que je suis se met à genoux en l’entendant. Et c’est d’ailleurs en un sens, mes amis, à genoux que je vais continuer à vous parler, car je vais peut-être dire des choses aujourd’hui qui déplairaient à certains,  mais qui me dépassent si infiniment - et qui d’ailleurs dépasse même la Wallonie -  que je dois, absolument, vous les dire!

Mes amis, ce qu’écrivait Marguerite Bervoets, c’est ce que dans un grand pays voisin on appelle presque religieusement et parfois à voix basse, la République. La République, ce n’est pas seulement un régime politique parmi d’autres. La République c’est l’existence humaine dans sa dignité. C’est comme le disait justement de Gaulle viser haut et se tenir droit.

Oh! comme la Wallonie a visé haut et s’est tenue droite durant la guerre, à tel point que sa Résistance a rebondi en 45 avec le Congrès  de Liège en 45,  avec les grèves de 50 contre Léopold III, les grèves de 60, et toutes les luttes politiques et sociales jusqu’à aujourd’hui qui font qu’il y a ici tout près de la Meuse un Parlement wallon et un Gouvernement. Ce Parlement wallon et ce Gouvernement ne sont pas qu’aux politiciens. Je viens de vous le dire. Ils viennent de nous. Par conséquent, ils sont à nous, ils sont à tous les habitants de Wallonie, ils sont au   Peuple de Wallonie.

Peuple de Wallonie, tu es un grand peuple, tu possèdes la vraie noblesse, celle qui écrase celle des rois et des princesses.  Je n’accepte pas, Peuple de Wallonie, que l’on subordonne ta noblesse et ta grandeur à n’importe quoi et notamment, en tout cas dans le langage et comme si nous étions secondaires, qu’on subordonne ta noblesse par exemple à la défense de tous les francophones de ce pays. A ceux qui le disent je réponds trois choses: premièrement, les Francophones de ce pays, mais c’est d’abord et essentiellement et de très loin les Wallons et la Wallonie; nous resterons cependant toujours solidaires des Bruxellois francophones, mais il ne nous plaît pas - in’nous plait nin -  qu’on nous le commande à travers cette institution désuète et dépassée qui nie notre identité et qui est la Communauté française; il y a quelque chose seulement qui dépasse évidemment la Wallonie c’est l’amour des autres peuples et de l’humanité.

Comme disent nos amis américains: Life, Liberty and the Pursuit of Happiness. La vie, la liberté et le bonheur. La vie, la liberté et le bonheur que l’on enlève en Wallonie à trop de chômeurs et d’exclus, notamment les jeunes. Alors que depuis 30 ans, les richesses globales de nos sociétés a doublé sinon triplé, ce qui veut dire que, mathématiquement, il serait possible de donner du travail à tous les enfants de Wallonie.

Tous les enfants de Wallonie! Souvenez-vous des paroles de Marguerite Bervoets. C’est un écho à ces paroles. Et vous me permettrez de mettre ces mots de Marguerite Bervoets sur les lèvres aujourd’hui muettes de François Bovesse.

François Bovesse, Marguerite Bervoets! vous qui, à l’heure de l’héroïsme, songiez à vos enfants qui seraient libres, regardez, à cause du chômage et de l’exclusion, ils ne le sont pas tous!

François Bovesse, Marguerite Bervoets! regardez surtout, surtout, de vos yeux perdus, nos sociétés qui marchent vers de plus en plus d’injustice et de plus en plus de servitude. Nous ne le tolérerons pas parce que cette marche vers la servitude et l’injustice, à cause du néolibéralisme et de la Pensée unique, c’est une insulte à votre Sacrifice suprême pour la Patrie!

Comme c’est une insulte à la patrie wallonne, que de voir un grand journal francophone croire qu’il faut cracher pratiquement quotidiennement sur les symboles et efforts wallons, un grand journal francophone qui, n’a pas compris, lui non plus, que les Francophones, c’est d’abord les Wallons et la Wallonie.

Enfin, pour terminer, je n’accepte pas que l’on subordonne le salut wallon à l’État belge - non pas à la Belgique, encore moins à l’entente avec les Flamands qui est nécessaire, -met de Vlamingen - mais que l’on subordonne le salut wallon à l’État belge, alors que cet État nous a laissés tomber pendant un demi-siècle de déclin, dont nous sortons à peine,  à tel point qu’il a fallu que les ouvriers wallons montent à Bruxelles 10 fois, 20 fois, cent fois, en vue de s’y faire matraquer pour y obtenir simplement ce qui nous était dû au nom de la simple Justice.

Au nom de la simple Justice, je demande que soit supprimé le chômage et que soit supprimée la Communauté française. Et au nom de la simple justice, je demande que vive la Wallonie mais, surtout, que Vive la République!"

(extrait de la revue Toudi)

20:29 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |