16/11/2013

ET SI C'ETAIT LE DERNIER ?

 





2014************** L’ENJEU

15 novembre fête de le dynastie

Fête du roi

Fête des rois  (il y en a au moins deux en vie, plus la famille !!!)

 

Le R.P.W. à l’occasion de la première fête de ce genre pour le nouveau guignol du palais royal tient à lui faire savoir que le vieil adage « une fois mais pas deux » sera cette fois-ci bien d’application en ce qui le concerne.

 

Compte tenu d’un scrutin  annoncé comme celui de tous les dangers pour l’avenir de la Belgique, nous serons des plus actifs aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui feront n sorte que la volonté des peuples à disposer d’eux-mêmes soit bien réelle et intégrale.

 

Ainsi résolument pour une République Wallonne, nous ne comprendrions pas  qu’ à nouveau des partis dit sociaux, ou de gauche, cautionnent à nouveau  des politiques d’austérité, dont tout le monde sait qu’elles ne profitent en fait réellement qu’au système capitaliste bancaire en place et paupérise encore chaque jour d’avantage celles et ceux qui en subissent les effets direct, c’est à dire les travailleurs non qualifiés et les allocataires sociaux des chômeurs aux pensionnés en passant par les invalides et autres personnes en difficulté.

La Flandre  veut sa liberté, hé bien nous disons chiche,  et nous ferons en sorte que Bruxelles  en prenne sa part en qualité de ville au statut de capitale européenne, pour autant que cela soit le vœux et le désir de sa  population.

 

15 novembre 2013 dernière fête de ce genre, c’est vraiment notre vœux le plus cher et nous appelons à un vaste rassemblement de tous ces courants de pensées qui souvent si proches font le jeu de l’adversaire pendant que leurs complices continuent de nous saigner à blanc et que les banques reversent des dividendes et autres bonus de résultat 

à  tous ces charognards spéculateurs.

 

Un réseau RPW  de blogs reprend donc force et vigueur, il alimentera  autant que faire ce peu  l’actualité de la toile et les opinions des Wallonnes et des Wallons dont on sait maintenant qu’en cas de chute de la Belgique, qu’ils et elles opteraient pour une république à plus de 60%, chiffre d’un récent sondage.

 

Bonne lecture et bonne info.

 

http://rpwthuin.skynetblogs.be/

http://pierredutron.skynetblogs.be/

http://boulibacha357.skynetblogs.be/

http://larepubliquewallonne.vip-blog.com/

http://wallonie.vip-blog.com/

 

« Le véritable  remède contre le chômage est qu’il n’y ait  plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société.  » de  Albert JACQUARD.

Contact : colau3571833@hotmail.com




04:51 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

PLATE FORME DU R.P.W. en vue des scrutins de 2014

 




2014************** L’ENJEU

Nous militons pour l’instauration d’une réelle Europe Sociale face à la mondialisation économique sauvage que le modèle  en place veut nous imposer. Pour le RPW , économie productive et politique sociale d’accompagnement ne peuvent être dissociées .

L’avenir du combat citoyen en ce début du 3ème millénaire sera d’ailleurs non plus entre des blocs apparentés Gauche ou Droite, mais bien entre les productivistes et les non productivistes

Pour la Wallonie, nous voulons le respect de la démocratie, de la justice, des libertés, de notre langue et de notre culture fondement et ciment de notre identité.  Dans le respect des nos diversités comme la diversité de nos dialectes dont il faut encourager la pérennité.

Le RPW est:

- pour une république Wallonne;

- pour une Europe fédérale des régions d’Europe souveraines;
- pour une société altermondialiste et anti productiviste;
- pour une société de la décroissance  industrielle raisonnée et négociée face aux agressions   environnementales;
- pour une société anticapitaliste internationaliste;

 

Et pour :

-  L’instauration (rédaction, discussion et adoption) d’une Constitution Wallonne.
-  La suppression de la Communauté Française.
-  L’élection directe du Ministre-Président de la Région Wallonne au suffrage universel à deux tours.
-  La création d’une Cour des Comptes régionale pour contrôler la gestion de l’argent public.

- Une banque publique Wallonne, succursale de la Banque Publique Européenne à créer au plus vite.
-  La création d’une école administrative de haut niveau.

-  Le remplacement des intercommunales de service public par des établissements publics wallons.
-  Pour les T.E.C.: une seule société régionale.
-  Répondre aux défis écologiques avec, en priorité, le développement des énergies durables en commençant par les libérer      de la tutelle  politico-financière.

-  La création d’une télévision  et d’une radio wallonnes.

-  Une politique économique au service de la société wallonne,

 - Une aide  efficace aux PME, principales pourvoyeuses d’emplois.
-  L’amélioration de l’encadrement de nos jeunes à la recherche d’un emploi, dès la fin de leurs études.
-  Faire une réalité du droit aux soins de santé, du droit au logement, du droit à l’éducation et du droit au travail.
-  Amélioration de la sécurité publique par l’encouragement à la création de diverses associations sportives et culturelles.
-  Favoriser la multiplication des structures d’Aide en Milieu Ouvert (AMO),   la formation d’éducateurs de rue,   ainsi que la formation d’éducateurs –pédagogues pour les écoles de devoirs.
-  Mise en place de zones de test de meilleures relations intergénérationnelles.
-  Dans le domaine de l’action sociale et en particulier de l’aide à la jeunesse nous voulons privilégier, développer et renforcer la notion de prévention de la délinquance et ainsi aller vers un équilibre répression/prévention : (1€ répression = 1€ prévention).

 

Adopté en mode électronique après consultation des cadres du mouvement le 3 novembre 2013 en vue d’une éventuelle participation de nos membres aux scrutins de 2014.

« Le véritable  remède contre le chômage est qu’il n’y ait  plus de travail pour personne, mais pour chacun une place dans la société.  » de  Albert JACQUARD.

Contact : colau3571833@hotmail.com

 

03:59 Écrit par chris | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/05/2010

L'EUROPE EST MORTE !!!!!!!!!!!!!!!!!

Face à la crise l’Europe à vau l’eau ne sait plus où elle est ! Elle est morte.

Comme nous le laissions entendre ce 10 mai, ce n’aura été qu’un feu de paille ! Nous maintenons, comme il est écrit dans cet article récent : http://dutron.wordpress.com/2010/05/10/des-mesures-europe... :

« Nous voici donc partis dans une spirale qui ne peut que conduire l’Europe au malheur de ses plus pauvres avec la complicité de nos dirigeants ! »

POURQUOI EN SOMMES-NOUS A CETTE SITUATION ??

-      1° – Des mesures prises sans ligne économique commune.

Malgré les mesures massives annoncées, après deux jours de flambée boursière, les bourses retombent non sans que quelques petits malins n’eussent pris leur bénéfice au passage. Mais, aujourd’hui, le roi est nu est les mesures prises ne rassurent déjà plus les marchés. L’entourage de Barack Obama parle de menace de désintégration de l’Euro et quelques dirigeants, dont Merkel, lancent des appels déchirants comme on lance une bouteille à la mer après avoir fait tout le nécessaire pour que la situation en soit là où elle est ! http://fr.news.yahoo.com/64/20100513/twl-l-appel-d-angela.... Evidemment Merkel se trouve dans l’œil du cyclone :

  • elle qui a freiné des quatre fers l’aide à la Grèce,

  • elle a mis l’Europe en porte à faux et amené la situation actuelle,

  • cela ne lui a même pas permis de gagner les élections du länder de Rhénanie du Nord – Westphalie qui étaient à la base de ce cirque,

750 milliards ne rassurent donc pas ! Pourquoi ? Parce que les marchés ont très bien compris que, parallèlement à ce plan, une SURENCHÈRE DE LE RIGUEUR  se mettait en place et qu’elle ne pouvait que conduire à une nouvelle récession.

-      2° – Le pacte de stabilité est mort.

En effet, la question est d’abord institutionnelle. Car, tout de même, si on regarde les choses objectivement, si on regarde l’Europe comme un pays, ces déficits publics qui font la « Une » des gazettes y sont moins élevés qu’aux États-Unis ou au Japon et c’est pourtant l’Europe qui est attaquée.

  • Pourquoi encore ?

    • Parce qu’elle est le « ventre mou » du système !

    • Parce que les divergences entre les pays éclatent au grand jour,

    • Parce que l’Allemagne pratique une politique dite de « désinflation compétitive » dirigée, en premier lieu contre les autres européens,

    • Parce que cette Europe fait, de la sorte, la preuve de son absence de solidarité,

    • Parce que, de surcroît, la gestion économique de l’Europe ne peut se résumer à ses déficits publics,

    • Parce que la Zone Euro fait chaque jour la preuve de son inexistence et qu’elle ne protège plus de grand-chose,

  • PARCE QUE, in fine, LE PACTE DE STABILITÉ EST MORT !

    • La seule réponse aux attaques contre des pays membres fut le chacun pour soi pendant plusieurs mois,

    • La seule réponse actuelle, c’est l’austérité,


    • L’autre réponse, conséquence de la précédente,  c’est la nouvelle course du chacun pour soi à la « rigueur », en vérité, au malheur pour les plus fragiles des citoyens des peuples d’Europe, des mesures à contre courant et à contre temps !

    • Que signifie un pacte qui, depuis Maastricht,  affiche une NORME de déficit public à 3 % du produit intérieur brut laquelle atteint 7,5 % fin 2009 et où l’on promet, contre toute évidence, de revenir à 3% en 2013 ? Ce serait risible si ce n’était dramatique !

L’ABSENCE DE VISION LONGUE ET COMMUNE :

Ce qu’ont révélé les évènements récents, c’est l’absence de politique économique commune, c’est l’absence de prise de conscience qu’une politique économique suppose du temps, suppose, pour tout dire UNE VISION COMMUNE ET UNE VISION A LONG TERME !

Or, il apparaît clairement et aux yeux de tous que les deux principaux pays qui servaient d’axe central à cette Europe – l’Allemagne et la France – ont des visions différentes expression d’intérêts conçus comme divergents ! Voir notamment : http://dutron.wordpress.com/2010/05/01/grece-portugal-esp...

Et : http://dutron.wordpress.com/2010/03/26/accord-europeen-su...

Et : http://dutron.wordpress.com/2010/03/08/la-crise-grecque-r...

Ce ne sera pas faute d’avoir sonné le tocsin, les cloches !!

Mais non ! Comme sœur Anne, nous ne verrons rien venir ou alors, bien trop tard et bien trop peu !

L’ABSENCE DE GOUVERNANCE !

-      Voici donc l’Europe, nantie de :

  • Un président : Van Rompuy qui, comme belgicain, n’étant ni pour ni contre bien au contraire, l’a profondément dans l’Haïku,

  • Un président de la commission néolibéral à tout crin : Barroso,

  • Une présidence tournante qui devrait revenir à la Belgique, actuellement sans gouvernement, qui votera à la mi-juin et dont on ne sait pas si elle aura un gouvernement quand son tour de présider l’Europe viendra,

  • Un président de l’Eurogroupe…un sacré numéro attendu qu’il est luxembourgeois, rendez-vous …compte !!

  • Une BCE toujours dirigée par le pléonastique Trichet autonome et fier de l’être mais pas plus !

  • Mais une Europe qui aurait les moyens…si elle le voulait.

    • La seule France ne fut-elle pas capable de mobiliser 360 milliards d’Euros pour sauver …les banques ? Et aujourd’hui on se gargarise de 750 milliards, A SEIZE ! A pleurer !

  • Ha, si ! J’allais oublier !! Il serait question d’admettre l’Estonie dans la zone Euro !! C’est un gag ou quoi ? Ou bien est-ce l’exemple Grec qui fait école ??

Si vous voyez le symptôme du soupçon du commencement d’une gouvernance dans ce fourbi, faites-moi signe !

Alors que les problèmes de l’heure, l’urgence, l’emploi des européens, la présence européenne dans la géopolitique mondiale, tout en somme devrait nous obliger à une politique commune et à une régulation économique partagée, l’EUROPE N’A TOUT SIMPLEMENT PAS DE GOUVERNANCE !

Source Alternatives Économiques

En 2008, j’écrivais un « Essai de pamphlet » intitulé : « A mort l’Europe ? ». Le thème, l’interrogation de ce livre c’était : « et si les politiques (hommes et femmes) européens et les politiques menées conduisaient à la mort de l’IDÉE EUROPÉENNE ? ».

C’est fait ! Vous l’avez tuée !

Guy Dutron

10:43 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/12/2009

BONNES FETES DE FIN D'ANNE ET BON DEBUT 2010

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VIVE  SAINT ELOI  « PUSS’KI  BWOI  PUSS’KI LA SWOI »

(en bon françois, traduit du wallon, plus il boit plus il a soif)

************************************************

            Le 1er décembre est en effet dans toutes les régions sous influence de la tradition catholique romaine, une journée de réjouissance pour tous ouailles du saint patron saint Eloi, les travailleurs du fer et de la terre, les gens des usines sidérurgiques, les agriculteurs, les agents des chemins de fer, des fabriques de fer, et dans ma région d’origine (ndlr :Vallée de la Sambre, Entre Sambre et Meuse), il est clair que cette journée fut pendant quasi deux siècles synonyme de jour férié tant elle concernait une majorité de travailleurs.

            Vient ensuite sainte Barbe qui pendant plus de 100 ans concernera les mineurs, et toujours  les gens des métiers de la construction, les gens de secours comme les pompiers etc, si vous ajoutez à cela pour les gosses et les jeunes hommes fonctionnaires (après les nanas de 25 balais encore libres le 25 nov à la sainte Catherine) qui le 6 décembre honoreront saint Nicolas, vous comprendrez aisément que cette période des « Fêtes Patronales » fut en période de  plein emploi, une large période de répétition, avant la semaine de noël et de nouvel-an.

            Tout fout’l’camp comme on dit de façon imagée, donc en période de récession, en période de crise ? Tiens oui, quelle crise ??? Donc pour les travailleurs, qu’ils soient actuellement au chômage, en maladie, au revenu d’insertion  en Belchique, ou au RMI en France, il leur reste à peine  leurs yeux pour pleurer, et commencer à stresser pour évaluer leur chance de bien finir cette putain d’année qui n’en finit de publier la liste des augmentations des prix des biens et des services…

            Bref, comme disait Pépin, y’a pu pon d’yares (y’a plus d’sous), les fins de mois sont dures et ne parlons pas des fins d’années, avec l’aspect moral en plus des Fêtes d’hiver, c’est encore plus dur à supporter…

            Mais est-ce pareil pour tout le monde ?

            Sommes-nous tous logés à la même enseigne ?

            Poser la question c’est un peu y répondre !!!

            NON et NON nous ne sommes pas tous dans les 36èmes dessous, et il en est même qui s’en sortent plutôt pas mal, il suffit de voir comment les banques récompensent leurs actionnaires, comment elles soignent leurs grand timoniers et déjà on ressent une réelle discordance avec le traitement infligé au citoyen ordinaire que vous êtes, vous et moi…

            De pompeuses soirées à Monaco en croisière sur la grande bleue, le train de vie de celles dont on avait privatisé les profits pour ensuite renationaliser les pertes vont plutôt pas mal, et elles se permettent même le luxe pour certaines, bien qu’ayant été sauvées par l’argent public de refuser d’octroyer des bonus d’intérêts octroyés par les lois de réhabilitation qu’elles  n’auront pourtant qu’à récupérer ensuite des caisses de l’Etat… Incroyable, immoral, inadmissible, pour moi c’est une raison suffisante pour en appeler à la renationalisation de tout le secteur bancaire et à la mise en camps de travail (réels) de tous ces dirigeants inciviques, traîtres à la nation et aux citoyens que nous sommes.

            Quand à cette date du 1er décembre 2009, je crois bien que pour nous, citoyens profondément Européens, mais pas preneurs de cette Europe que l’on nous impose à partir de ce jour, sera une date historiquement funeste, désastreuse. Dans 20ans, 30ans, qui sait 50ans, après de durs et longs combats réussira-t-on à inverser le cours des choses, mais en attendant commence pour nous une longue et pénible galère, un combat quotidien pour une véritable Europe des peuples et des cultures, une Europe qui balaiera le traité de Lisbonne qui est dans sa lettre et son esprit a été majoritairement rejeté par trois pays lors de leur référendum en 2005 et 2008, la France, la Hollande et l’Irlande… Ce qui avec la règle de l’UNANIMITE, est suffisant à le rendre nul et non avenu.

            L’Histoire (avec un grand H) oubliera bien vite le duo de nuls qui dirigeront les débats les 5 premières années (un sombre flamand manieur du sabre et du goupillon et une laborieuse rosbif dont tout le monde ignorait jusqu’à l’existence avant sa désignation), choisi par les amis du vicomte Davignon et ses amis du moulin de la Galette (trilatérale, bilderberg and cie) vaillamment défendus par  le nouveau duo rive droite, rive gauche du Rhin pour donner le change d’une légitimité politique.

            En réalité, cette équipe de gens habitués à vivre couchés va se contenter de permettre au grand capital de maintenir sa chape de plomb sur le presque demi milliard d’européens que nous sommes, de poursuivre son détricotage des modèles de services publics que certains de nos pays avaient mis plus de deux siècles à construire patiemment, de détruire lentement mais sûrement tous les mécanismes sociaux de protection (santé, chômage, pensions, etc…)  que nos grand parents ont arrachés par des luttes âpres et souvent inhumaines.

            C’est cela la vraie signification de cette date inoubliable pour nous, enfants de l’après 2ème  guerre mondiale, jeunes grévistes de mai 68, militants syndicalistes, politiquement engagés à gauche, à la gauche de la gauche et même aussi qui partout où nous le pouvons engagés pour le progrès de l’humanité…

            Ce 1er décembre 2009 est et restera pour moi, né un 24 septembre 1950, la plus moche des dates à retenir, le jour le plus sombre de mon combat social et politique celui de la capitulation en rase campagne de tous nos idéaux, de toutes mes valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, de Justice, de Solidarité, nous entrons dans l’ère de la déshumanisation sur une grande échelle et la lutte plus que jamais va devoir s’organiser à un moment où nos moyens seront moins forts, moins favorables à la mobilisation.

            Je mesure aujourd’hui combien sont coupables les porteurs de cette 3ème voie qui en pleine période de force et de puissance nous ont appelés à freiner la lutte des classes (celle du bas vers le haut), ils nous ont endormi, ils nous ont menti, ils se sont servi, et pendant ce temps là,  les tenants de la lutte des classes du haut vers le bas ont tissé leur toile, ont placé leurs gens, et nous sommes maintenant ficelés, bâillonnés et bien malin celui qui aujourd’hui pourra nous dire comment nous arriverons à sortir la tête de l’eau, autrement que par la violence…

            Vivre debout ou vivre couché, bien souvent cette phrase fut galvaudée, mais aujourd’hui elle prend toute son ampleur, toute sa réalité, mes forces physiques ne sont plus ce qu’elles furent mais ma lucidité est encore là je m’engage donc devant vous qui me lisez en cette période de mise en place funèbre pour le monde du travail de tout le continent européen, à rester au maximum aux côtés de ceux qui décideront dans le courage et l’abnégation de se battre pour rester debout.

Le combat va être difficile, à nous de nous organiser car si il est vrai que nous avons moins de moyens que ceux d’en face, il est aussi vrai que nous sommes et de très loin beaucoup plus nombreux qu’eux, il nous reste donc à savoir une fois pour toute unir nos forces, coordonner nos luttes pour que morceaux par morceaux nous sauvions ce qui peut encore l’être et posions des actes novateurs de reconstruction de ce qui aura été irrémédiablement détricoté par les conservateurs anti sociaux de ce pouvoir capitaliste en déclin.

            OUI APRES LE CAPITALISME IL Y A AUTRE CHOSE.

            CET AUTRE CHOSE C’EST NOUS.

            NOUS C’EST LE PEUPLE.

            NOUS C’EST LA CULTURE EUROPENNE.

            NOUS C’EST LA VIE APRES LA MORT DU CAPITALISME.

            VIVE L’EUROPE DES PEUPLES ET DES CULTURES.

 

BONNES FETES DE FIN D'ANNE ET BONNE ANNE 2010 A TOUTES ET TOUS

 

 

01:48 Écrit par chris dans Culture & Folklore | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/11/2009

NON NON CE BLOG N'EST PAS MORT ET ENTERRE

                chémi

 

 

Bond'jou att'tertousses,

Ida branmin cauront du pinser, "pourmi il est mour, on nél wé pu, on n'intin pu parlé di li"...

Sa ces pou les siennses ki n'sont au courant ed'rin du tout, les siennses qui dormen'te au coin di l'estuve éyé ki en'sé tenne au courant ed'rin du tout...

In effet d'javo ed'sus un site del twèle un activité débordante éyé des contacts fourt intéressant ké djé mis à profit pour combatte d'in aut'fasson...

ces vrai, in'y'a'yeu les élesstions (pidje à con) du 7 dé juin éyé çà na rin kand'ji, seule satifaction pour mi, les bleusss ons'ti confirmé din l'oppozition, ces toudi çà ed'pri et sa yeu f'ra les pids ed vouloir bouffer du roug'je à tous les r'pas ...

Donc edsus live di tiesse (facebook pour les analphabètes) yn'ya des groupes pour el république di Wallonr'ry'ie, pou li r'tour des fourons in république di Wallonr'ry'ie, pou li RPW etc etc.... éyé sa yé four lu pas tout'saurtes di d'jins éyé cé sa ki comte...

in v'la li preuve:

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=168868681173

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=160271515312

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=17033600234

 

Dji voz'y souwètes el binv'nues att'tertousses éyé surtout layiez un signe dé vo passad'jes ed'sus ces group' là ...

Pour continuer en français pour les purs et durs d'outre quièvrain,  nous n'avons pas chômé non plus sur le plan économique et social et notre combat anticapitaliste, altermondialiste, objecteur de croissance, a été activement mené au sein de l'association  du coquelicot du hainaut (france et wallonie), cela a donné au printemps 2009 la création du mouvement RESEDA dont voici d'ailleurs le lien toujours sur facebook et celui sur la toile en direct:

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=59872019855

http://dutron.wordpress.com/

Nous sommes donc loin d'être inactifs et nous pouvons dire que sommes même hypercatif car entre temps, avec notre ami Riton de la capitale libre européenne, nous avons créé ceci:

http://rassemblementpopulairewallon.wordpress.com/

et ce site n'est pas mal non plus, et nous vous accueillerons à bras ouverts...

 

Alors pourquoi cet article aujourd'hui nuit du 2 au 3 novembre ???

2 nov : au soir nuit de pleine lune

3 novembre : fête de  Saint Hubert, patron des Chasseurs, nous sommes donc toujours sur le terrain et chasser une nuit de pleine lune, pour débusquer une bête noire et la flinguer, il n'y a rien de plus excitant...

Pierre Dutron.

01:21 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2009

NOUVELLES PROPOSITONS ECONOMIQUES

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Au-delà de la relance et de la régulation économiques,

la géopolitique

Par Domi Taddei

Rien n’est plus stupide en apparence que le clivage apparu dans la préparation du G 20 de Londres entre supporters, anglo-saxons, de la relance, et partisans, Allemagne et France en tête, de nouvelles régulations : non seulement, parce qu’il vaut mieux avoir deux jambes pour marcher, mais surtout parce qu’aucune des deux démarches ne peut réussir sans l’autre.

Supposons une relance aussi massive qu’on voudra, dans le cadre d’une dérégulation néolibérale inchangée, si ce n’est de façon cosmétique : sans doute les sommes astronomiques injectées seront dépensées une fois, freinant d’autant la chute de la demande mondiale, c’est-à-dire de tous les pays et de presque tous les secteurs d’activité. Mais aucun effet multiplicateur, base de la théorie de Keynes, ne pourrait se produire : les entreprises bénéficiaires de ces commandes n’iraient certainement pas, pour autant, se lancer dans une nouvelle vague d’investissements, facilitant la « divine » reprise de la croissance !

Car leur défiance actuelle ne repose en rien sur un soudain pessimisme irraisonné, mais sur le fait qu’après en avoir bénéficié, souvent de manière éhontée, ils ont déjà payé, et pour certains très cher, leur confiance longtemps aveugle, dans l’ancien système délabré. Rationnellement, ils se dépêcheraient donc de mettre les recettes provenant des dits « plans de relance » (qu’il vaudrait mieux appeler plans de sauvetage), à l’abri (dans des bons du Trésor, l’or ou le foncier), et l’activité mondiale s’enfoncerait de plus en plus dans une dépression du type des années 30 ou du Japon des années 90.

Or, l’opération de relance massive ne pourrait être indéfiniment renouvelée, même en supposant une connivence des banques centrales en faveur d’une création monétaire illimitée. Il n’y a qu’un seul tabou en matière de dette publique, c’est d’arriver au moment où celle-ci devient incontrôlable, parce que l’on ne peut emprunter assez pour rembourser les dettes préexistantes : das la plupart des pays européens, nous en sommes encore éloignés, mais au rythme actuel, nous n’avons que peu d’années devant nous. Autrement dit, la vulgate keynésienne, brutalement redécouverte par les pays anglo-saxons, relève évidemment des conditions nécessaires (encore faudrait il choisir des dépenses sociales écologiques suffisamment justes et efficaces, pour avoir un minimum d’efficacité), mais ne constitue en aucun cas une condition suffisante.

De son côté, le catalogue de nouvelles régulations proposées notamment par les pays d’Europe continentale peut paraître relever des meilleurs intentions, même si, quand on observe le passé encore récent de ceux qui le prônent, il paraît relever de ces paroles d’ivrognes qui, une fois dessoulés, ne se souviennent même plus des promesses extravagantes prononcées en plein crise. Vraiment Berlusconi, Sarkozy et Barroso, pour n’en citer que trois, seraient donc les apôtres de la future soumission des marchés ? Au demeurant, incapables de s’entendre entre eux sur un minimum de régulation crédible de la zone euro, quelle est leur autorité politique, c’est-à-dire intellectuelle et morale, pour faire valoir une régulation mondiale crédible ?

A part envahir Andorre (c’est le co-prince qui serait surpris), le Lichtenstein et peut être la Suisse, c’est un remake de « la souris qui rugissait » qu’ils proposent au reste du monde. Mais supposons même que les anglo-saxons, et plus précisément Wall Street et la City se laissent convaincre de la nécessité de régulations internationales, qui leur ferait perdre de fait le rôle hégémonique dans l’accumulation financière mondiale, comment espèrent-ils que la demande privée puisse durablement repartir en l’absence d’une forte relance des commandes publiques , vis-à-vis desquelles ils adoptent un comportement de passagers clandestins, chacun comptant bénéficier des commandes du voisin ?

Le seul argument de Madame Lagarde (« la remontée des stocks, d’ici à quelques mois ») révèle un nouveau sommet inconnu d’incompétence. Bien entendu, il faut de nouvelle règles, plus audacieuses que celles qu’ils proposent – nationalisation partielle des entreprises renflouées, avec entrée au conseil d’administration des représentants de l’Etat et des syndicats, de telle sorte que la privatisation des pertes puisse préparer une éventuelle nationalisation des gains : là, il y aurait effectivement une véritable « refondation du capitalisme »… -, mais il faut aussi une relance sociale et écologique sur laquelle l’Union européenne est très en retard sur la Chine et les Etats-Unis.

Dès lors que les deux stratégies tronquées qui s’opposent ont toutes les chances de déboucher aujourd’hui, au sommet du G20 ou ailleurs, sur un accord (car il en faut tout de suite, sous peine d’une nouvelle aggravation du dévissage), basé sur les plus petits dénominateurs communs : le minimum de régulation consenti par les anglo-saxons versus le minimum de relance accepté par les européens, le tout assorti de la promesse de faire mieux lors du prochain sommet, à la fois parce qu’il faut faire bonne figure sur la sempiternelle photo de famille et par ce qu’en bonne politique, il ne faut jamais insulter l’avenir, surtout par les temps qui courent,… de plus en plus vite.

En réalité, il faut bien comprendre que le retard tragique pour les millions de victimes, qui sont les mêmes que ceux des années de la folie spéculative, pris sur un nécessaire changement de paradigme repose sur des difficultés subjectives faciles à comprendre – in fine, les dirigeants actuels vont devoir se soumettre ou se démettre – et objectives, qui méritent une analyse plus approfondie, car ces dernières posent la question du futur ordre mondial et des stratégies réalistes qui peuvent y conduire.

Une nouvelle donne mondiale

Le principal point commun aux tenants des deux stratégies est le rôle qu’on s’apprête à faire jouer au Fonds Monétaire International (FMI), et plus généralement aux institutions financières internationales (IFI). Ceci est nécessaire pour les tenants de la relance, parce qu’en dehors des 4 grandes zones monétaires (dollar, euro, yuan et yen) le reste du monde ne dispose pas de moyens de financement autonome : toute politique de fuite en avant les conduirait à l’effondrement de leur monnaie et à la banqueroute. Outre la question politique et éthique que cela poserait, il y a depuis quelques semaines, la prise de conscience que des relances, même continentales, ne peuvent réussir dans un contexte d’effondrement d’une autre partie du monde pour des raisons qui ne sont pas seulement économiques. Il faut donc augmenter au plus vite les moyens d’intervention du FMI, qui sont déjà presque épuisés avec les quelques sauvetages déjà mis en œuvre ces derniers mois en Europe (de l’Islande aux pays de l’est) et en Afrique, notamment. La mesure d’urgence la moins compliquée est celle de la vente d’une partie du stock d’or du FMI (un huitième, début mars) : poursuivre celle-ci ne soulève aucune autre difficulté que d’éradiquer ce qui reste de « métalliste » dans la tête des conservateurs américains, qui ont ici 100 ans de retard sur Lénine !

Mais cet expédient utile ne permettra évidemment pas de financer la relance dans le reste du monde, hors des grandes zones énoncées ci-dessus : quid des masses nécessaires, s’il s’agit de renflouer le Royaume Uni, décidément mal en point, sans parler des plans de développement humain et de sauvegarde environnemental, bien identifiés par les organismes internationaux du système des Nations unies et les ONG ? C’est ici que la création de Droits de Tirages Spéciaux, c’est-à-dire d’une monnaie mondiale immédiatement disponible, apparaît comme la seule mesure susceptible de financer une relance réellement orientée vers le développement durable et les populations les plus défavorisés. De plus, son rôle d’alerte dans les politiques macroéconomiques serait renforcé et le caractère antisocial des conditions de ses prêts serait aboli.

Encore faut-il redéfinir les structures de pouvoir de l’ensemble du système financier international et, concrètement que les USA acceptent de renoncer à leur hégémonie, pour la remplacer par un véritable multilatéralisme équilibré, en particulier vis-à-vis des pays émergents : pour l’instant, B. Obama a admis que la réforme prévue du FMI soit avancée. Mais, évidemment, ceci ne préjuge pas un seul instant de la nature et de l’ampleur des réformes qu’il pourrait accepter dans le domaine économique comme dans d’autres et, encore moins de celles qu’il pourrait faire ratifier par le Congrès américain. On ne doit jamais oublier qu’au lendemain de la première guerre mondiale le Président américain Wilson, initiateur de la Société des Nations, n’a jamais pu en obtenir la ratification par son Congrès, ce qui a favorisé la montée des mouvements d’extrême droite dans la décennie suivante, ou, du moins garder présent à l’esprit ce formidable paradoxe de la puissance américaine : une hégémonie mondiale, conduite par des élus provinciaux. Et, puis, dans l’histoire universelle, il n’y a guère d’exemple qu’une puissance impériale accepte sans heurt de passer du leadership au partnership…

Quoiqu’il en soit c’est, au lendemain du G20 de Londres, bien plus que pendant celui-ci, que la nature profondément géopolitique de la crise de la mondialisation financière va commencer à apparaître au grand jour.

Domi Taddei

21 Mars 2009

 

 

17:39 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/03/2009

GUEULER C'EST BIEN !!! PROPOSER C'EST MIEUX

écraserlecapital

 

UNE REGULATION MONDIALE LEGITIME ET EFFICACE .

 

 

Face à la crise de la mondialisation, caractérisée par une hégémonie US sans partage et une accumulation financière sans rêgle, quelle issue ?

 

Celle-ci ne doit pas être le retour à un fractionnement du monde, évidemment lourd des pires conflits. Les drames humains, les urgences écologiques et les risques géo-militaires, nous le rappellent dramatiquement tous les jours : nous n’avons qu’une seule planète, dont nous sommes tous solidairement responsables. C’est pourquoi, l’altermondialisme n’est pas un anti-mondialisme, mais l’actualisation permanente du vieil internationalisme humaniste d’un Jaurès : il en partage les valeurs fondamentales, mais il ne considère ni la nation, ni aucune autre sorte de souveraineté comme pertinente pour réguler l’emboîtage de communautés de vie et de destin, qui forment autant d’entités politiques différenciés, de la planète jusqu’au quartier et au village, en passant par les continents, les nations et les pays.

 

Elle ne peut espérer, à un horizon crédible, la mise en place d’un gouvernement planétaire, dont l’utopie humaniste est hors de portée, même si nous ne devons pas cesser de promouvoir l’idéal d’une citoyenneté mondiale. Par contre, à défaut de convaincre toutes les puissances et toutes les consciences de faire « du passé, table rase », on peut espérer (devant les risques de propagation de crises en tout genre), peut être plus vite qu’on ne le croit parfois, constituer une large alliance pour proposer une nouvelle régulation mondiale, légitime et efficace. Celle-ci devrait s’appuyer sur la Charte des Nations Unies, la Déclaration Universelle des droits de l’homme et les valeurs essentielles de paix, de solidarité internationale, de développement durable et de diversité culturelle, en s’appuyant sur tous les efforts sincères de coopération mondiale et régionale, qui ont pu être menés depuis 60 ans. Pour cela, les institutions existantes ne doivent pas être niées dans leur principe, car elles ont vocation à créer les conditions d’une régulation concertée et anti-hégémonique des grands problèmes mondiaux. Mais, elles doivent être aujourd’hui critiquées, sans relâche et sans complaisance, pour leur absence ou leur insuffisance de légitimité et, par là-même d’efficacité, ce qui suppose, moins leur disparition que leur transformation. 

 

Il faut donc que le mouvement altermondialiste et ses alliés syndicalistes et intellectuels sachent convaincre la conscience universelle, qu’entre régression et utopie, il est possible de définir une autre régulation mondiale, à la fois légitime et efficace, compte tenu de ce que l’efficacité ne pourra résulter que de sa nouvelle légitimité, fondée sur la promotion des droits humains et des libertés. Cette nouvelle régulation ne peut reposer que sur une stratégie de transformation des institutions existantes. Mais, en même temps, elle est toute autre chose qu’une simple addition de réformes ponctuelles, qui seraient l’affaire de technocrates et d’experts internationaux, et elle a besoin, pour réussir, de la participation du plus grand nombre des citoyens du monde, de leurs mouvements sociaux et culturels, de leurs organisations syndicales et de leurs élus légitimes, qu’ils soient nationaux ou locaux. Ce sont, eux tous, qui doivent s’emparer, en toute circonstance désormais, des principes essentiels d’une nouvelle régulation mondiale, légitime et efficace, et de toutes les conséquences qui en découlent.

 

Cette nouvelle régulation pourrait reposer sur 10 principes essentiels, dont découlent autant de conséquences concrètes :

 

Les institutions économiques, financières et commerciales sont subordonnées aux instances politiques légitimes.

 

Conséquences concrètes : L’intégration des institutions économiques mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE), dans le système des Nations Unies, doit être effective. Ceci signifie le respect de leur Charte, de la Déclaration Universelle ; des procédures de décision conformes (cf. infra) ; la définition de leur rôle et leur contrôle par les instances légitimes (Assemblée Générale et Conseils de Sécurité : cf. infra).

 

Ces instances assurent une répartition multilatérale équitable des ressources et des richesses à tous les peuples du monde.

 

Conséquences concrètes : La création d’un Conseil de Sécurité économique, social, culturel et environnemental (2 ESC, en anglais). Il serait composé de 10 membres renouvelables tous les 10 ans (dont 2 pour l’Afrique, 1 pour l’Amérique du Nord, 1 pour l’Amérique latine, 3 pour l’Asie, 2 pour l’Europe, et 1 pour et l’Océanie), comprenant les pays (ou groupements les plus importants de chaque continent) et de 15 autres membres, élus tous les 2 ans, par l’Assemblée Générale. Chaque membre représenterait un Etat ou un groupe d’états (tel que l’Union Européenne). Ce « 2 ESC » se substituerait aux différents clubs de pays riches du type G7, G8, G20, etc. Le PNUD, la CNUCED, la BRI et l’OCDE lui sont rattachées.

 

En cas de conflits entre les normes édictées par diverses agences spécialisées, le 2 ESC arbitre, après avis de l’assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale (cf. infra).

 

Toutes ses décisions doivent être prises, suivant le principe de double majorité et à l’exclusion de tout droit de veto : elles ne sont validées que si elles sont adoptées par une majorité de ses membres, représentant la majorité des populations des pays membres, ce qui garantit un équilibre entre les pays les plus peuplés et les moins peuplés.

 

La société civile et les mouvements sociaux mondiaux doivent être associés de façon permanente à toutes les décisions des instances mondiales

 

Conséquences concrètes : La création d’une Assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale, réunissant les représentants des organisations patronales, syndicales, culturelles (représentant les milieux artistiques et scientifiques) et environnementales, ainsi que les ONG humanitaires. Celles-ci devraient être obligatoirement consultées, avant toute décision de l’Assemblée Générale et des Conseils de Sécurité. Elle dispose d’un pouvoir d’initiative, pour demander à l’Assemble Générale et aux conseils de sécurité de délibérer sur toutes les questions qui leur semblent le justifier et des moyens d’études du PNUD, de la CNUCED et de l’OCDE.

 

La primauté de l’Assemblée Générale des Nations Unies

 

Conséquences concrètes : L’Assemblée Générale a seule pouvoir, pour édicter des normes et des recommandations, à son initiative, ou à celle de l’Assemblée économique, sociale et environnementale. Toutes ses décisions sont prises, suivant le principe de double majorité.

 

La question d’un Parlement mondial élu au suffrage universel (suivant un principe de représentation logarithmique, qui garantit la place des pays de toute dimension) mérite ici d’être débattue, sans toutefois constituer aujourd’hui un préalable à l’ensemble de la stratégie avancée.

 

Régulation mondiale et séparation des pouvoirs

 

Conséquences concrètes : Les conseils de sécurité prennent toutes les décisions d’application, qui découlent des principes de la Charte et des résolutions de l’Assemblée Générale. De son côté, la Cour Pénale Internationale doit disposer d’une compétence universelle et obligatoire, englobant l’ensemble des tribunaux ad hoc, et d’une totale indépendance, à l’égard des autres instances mondiales, comme des états nationaux. Ses jugements sont assortis de sanctions, dont l’exécution relève, suivant les cas, de l’un et/ou l’autre des conseils de sécurité (opérations militaires et/ou sanctions économiques) ou d’une compétence universelle d’application des instances judiciaires de tous les pays membres.

 

Légitimité et cohérence de l’ensemble de la régulation mondiale

 

Conséquences concrètes : Le conseil de sécurité rapproche sa composition et son mode de décision de ceux du « 2 ESC », en vue de leur fusion. Les pouvoirs de sanction appartiennent aux deux conseils de sécurité, dans leur domaine respectif de compétences.

 

Le monopole de l’utilisation légitime des forces armées appartient à l’ONU

 

Conséquences pratiques : L’ensemble des forces armées, mises à la disposition d’organisations internationales ou mondiales (Otan, casques bleus, etc.) sont regroupées et placées sous la seule responsabilité du conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le financement du développement durable est assuré par l’émission de Droits de Tirage Spéciaux (DTS) et de taxes globales

 

Conséquences pratiques : Le Fonds Monétaire International, agence spécialisée de l’ONU, applique les normes édictées par l’Assemblée Générale, ainsi que les décisions du « 2 ESC », prises après délibération de l’Assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale. En particulier, il offre, par une émission suffisante de DTS, le financement de l’ensemble des projets de développement durable, ainsi que l’annulation de la dette des pays pauvres, en relation avec les banques régionales de développement. Il peut mettre en place une fiscalité sur les mouvements internationaux de capitaux, en particulier sur les plus spéculatifs et les plus déstabilisateurs d’entre eux et les transactions financières, ainsi que sur les activités polluantes. Il contribue à une évolution raisonnée des parités monétaires, par une contribution équilibrée des pays et zones excédentaires et déficitaires. 

 

Les échanges de marchandises (biens et services) sont régulés dans une perspective de développement durable de la planète et de justice pour tous les peuples

 

Conséquences pratiques : L’organisation mondiale du commerce est assurée par une  agence spécialisée de l’ONU, qui exerce des compétences déléguées, et met en place, en tant que de besoin, des politiques régulatrices, afin que l’élargissement des échanges assure le développement des biens publics mondiaux, la sécurité alimentaire et sanitaire de tous les pays membres, ainsi que leurs activités émergentes, de même que l’ensemble des missions assurées par les autres agences spécialisées : droit du travail, protection de l’enfance, préservation de l’environnement, action culturelle, etc.   

 

Stratégie pour un développement planétaire durable

 

Conséquences pratiques : La préparation des délibérations environnementales, de portée mondiale, est faite conjointement par les deux assemblées générales. Après délibération de l’assemblée économique, sociale, culturelle et environnementale, les normes sont adoptées par l’assemblée générale. Le « 2 ESC » est chargé de leur mise en œuvre, avec l’ensemble des agences spécialisées (FAO, OMS, BIT, UNICED, etc). Il établit une fiscalité écologique sur les émissions de CO2 et les déchets nucléaires : le produit de celle-ci sert pour une part à indemniser les travailleurs pénalisés par cette fiscalité et pour partie à mettre en place des activités de substitution.

 

Dominique Taddei

08 – 03 - 2009

http://dutron.wordpress.com/ 

14:34 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/03/2009

LE CHEVALIER BLANC CAROLO N'EST PAS A UNE ARNAQUE PRES !!!!!!!!

                  lachienlit

Le coin des bouquins à ne pas acheter : « Le bel avenir du socialisme » de Paul Magnette  Ministre « socialiste » belge !!

 

Editions Luc Pire - Politique

Entretiens avec Jean Sloover

(donc ce n’est même pas lui qui l’a écrit !!! quelle arnaque !!!)

 

Franchement, cher lecteurs, j’en ai lu des conneries dans ma vie mais là, je viens de tomber sur un summum ; on aurait dû lui refiler un César ce soir à moins que la « Canard » ne lui décerne « La noix d’Honneur » !!

Heureusement, le César, c’est une autre belge, super celle-là, qui l’a eu : Yolande Moreau !! L’honneur belge est sauf !

 

Dés la présentation du livre, on comprend la « manip » ! Magnette est un surfeur !! Son bouquin, c’est un ramassis de poncifs éculés et ils se sont mis à deux pour cloquer un coup de Ripolin légèrement rouge par là-dessus !!

 

Et il surfe à merveille sur les modes actuelles le Magnette ; citations du pensum de son éditeur :

 

« En politique, les idées vont et viennent. Pendant plus de trente ans, nous avons subi un discours libéral simpliste, qui nous assurait que l’État social était un échec, que le marché se régulait lui-même, que le réchauffement climatique était un phénomène naturel, et que la fracture Nord-Sud était une regrettable conséquence de la mondialisation.
Aujourd’hui, les dégâts causés par cette politique, dont la crise financière n’est qu’une étape de plus, ont commencé à faire vaciller ces certitudes arrogantes…… » 
Vous avez là toute la langue de bois sociale libérale classique en un clin d’œil !! La crise, le climat, le tiers-monde ….. On continue ??

 

« Car en politique, la protestation morale ne suffit pas, et la résignation est fatale. Rendre la finance éthique et responsable, délimiter et encadrer le marché, orienter la production vers une économie verte et solidaire, soutenir toutes les catégories de la population pour les faire adhérer à ce grand projet, ces ambitions appellent un travail politique colossal, qu’il faut entreprendre sans attendre ». Et allez donc !! Faut-y vous l’envelopper ? Un p’tit coup de « finance éthique », une couche de peinture verte, un coup pour la solidarité ….roulez jeunesse !! C’est-y pas moderniste ça Madaaaaame ???

Né en 1971, un bébé requin donc, Paul Magnette a d’abord été professeur de science politique à l’ULB, avant de devenir Ministre (PS) wallon de la Santé et de l’Action sociale, et Ministre (PS) fédéral de l’Energie et du Climat. Père de trois enfants, il vit à Charleroi, et il assure qu’il ne pourrait vivre nulle part ailleurs….. Une carrière fulgurante d’apparatchik !!

 

On le comprend, le jeune loup !! On le sait bien pourquoi il ne peut vivre ailleurs !!

Quand le Bourgmestre et tous ses adjoints (socialistes) de Charleroi se sont retrouvés en tôle (à Jamioulx pour être précis), c’est lui qui fut dépêché par la direction du PS pour nettoyer les Ecuries d’Augias Carolos !! En bon « commissaire politique » local, il est donc tout désigné pour essayer de reprendre la ville perdue pour cause de népotisme, de détournements en tous genres…. On vous en passe et des meilleures !!

 

Ecoutez donc parler l’effronté dans une interview à La Libre.be :

« Sur les questions d’éthique, nous sommes le plus en pointe comparés aux autres partis socialistes européens… » ; ça ne mange pas de pain de le dire mais je connais un paquet de copains belges qui vont se bidonner sec en lisant ça !! Ethique en toc, mon p’tit père !!

« Je me sens beaucoup plus proche d’un Strauss-Kahn qui est un vrai social-démocrate …» ; ça au moins, c’est vrai ! Strauss-Kahn est un vrai social démocrate !!

Question de La Libre : Strauss-Kahn, c'est la gauche caviar, ça...

« Ah non ! Pas du tout ! Si vous prenez la question de sa fortune personnelle, peut-être, ... »  Ha bon ? T’as des infos, Popaul ??

En réponse à une question sur les affaires :  Après Charleroi et Huy, je ne pense pas que nous soyons plus touchés que les autres partis. Là, les amis, on en pisse dans son froc !!

Dernier détail, son interview dans « La libre.be s’intitule : Magnette: "Oui, je suis un intello. Et alors ?" …Ben, très franchement, on n’a pas remarqué !!

Cours, camarade belge, le PS est derrière toi !! Et il est en campagne !!

Contrairement à notre pratique habituelle du « coin des bons bouquins », cette fois, nous ne vous donnerons pas le prix de « l’œuvre »!!

Comme disait jadis Harakiri, ce bouquin, ne l’achetez pas, volez-le !!

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

28 Février 2009

http://dutron.wordpress.com/

 

 

 

23:27 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/02/2009

CRISE FINANCIERE ON NE VOUS DIT PAS TOUT !!! NOUS OUI

billets[1]

SEPT PAYS  EUROPEENS

SONT-ILS  CANDIDATS

A  LA  FAILLITE ?

 

La toxicité des dettes des banques européennes risque d'écraser un certain nombre d'états de L'UE et pourrait représenter un danger systémique pour l'ensemble du système bancaire européen, selon un mémo confidentiel rédigé par la Commission européenne et dévoilé par le Daily Telegraph.

 

“The toxic debts of European banks risk overwhelming a number of EU governments and may pose a “systemic” danger to the broader EU banking system, according a confidential memo prepared by the European Commission.”  By Ambrose Evans-Pritchard and Bruno Waterfield. Last Updated: 6:34PM GMT 11 Feb 2009

 

Le Daily Telegraph du 11 février, parlant d'un document confidentiel de la commission européenne, annonce que ce document parle d’un risque systémique majeur pour l'ensemble du système bancaire européen. "Les estimations des dévaluations d'actifs attendues suggèrent que le coût budgétaire à supporter par les Etats pourrait être très élevé" affirme le document préparé lors d'une réunion confidentielle des ministres des Finances.

 

            Le Journal Suisse “Le Temps” reprend des analyses du même ordre :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/c5c59722-ecbc-11dd-b87c-1c3fffea55dc/Dettes_des_Etats_leuro_%C3%A0_l%C3%A9preuve_du_feu

 

 

Pour certains États membres, les gouvernements pourraient avoir à recapitaliser les banques en urgence. Problème : dans certains pays, le secteur bancaire est totalement surdimensionné et les Etats ne seraient plus à la hauteur.

 

Au moins sept pays de l'UE candidats à la faillite

Aucun pays n'est cité précisément, il ne fait guère de doute que les candidats à la faillite sont l'Irlande, le Luxembourg, la Belgique, les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède et la Grande-Bretagne.

Interrogés par le quotidien britannique, les responsables européens se sont refusés à tout commentaire. Mais il semble clair, selon le Telegraph, que Bruxelles se préoccupe au plus haut niveau du risque de faillite des États les plus faibles face à la conjoncture.

Le Fonds monétaire international (FMI) aurait récemment alerté l'UE sur l'absence d'un véritable prêteur de dernier ressort dans la zone euro. Le FMI a aussi déclaré que les banques européennes étaient presque autant  exposées (75%) aux actifs toxiques que leurs homologues américaines, mais que le gouvernement US avait été bien plus prompt à prendre la mesure du phénomène, investissant 738 milliards de dollars contre seulement 294 en Europe.

Et pan, sur le bec de notre si brillant ex-président de l’Europe !

Conjoncture catastrophique

Faut-il ajouter à ce sombre tableau que les banques européennes sont exposées pour 1600 milliards de dollars aux créances douteuses de l'Europe de l'Est, de plus en plus considérée comme "l'Europe du Subprime".

Autre problème spécifique : les dettes des entreprises européennes représentent déjà 95% du PIB, contre seulement 50% pour les Etats-Unis.

Au bord de l'asphyxie...l’Europe ???

Le document de l'UE souligne également le "réel danger d'une course aux subventions entre les Etats membres" qui pourrait porter atteinte à l'unité du marché européen et qui conduirait à une explosion des déficits budgétaires : 12% pour l'Irlande et près de 10% en Espagne et en Grande-Bretagne pour l'année 2009 !

En France, nous n’en sommes (officiellement !) qu’à 4,4 % de notre PIB mais ces informations et ces développements expliquent peut-être les réactions européennes hostiles aux aides consenties au secteur automobile. Mais, comme General Motors prévoit de se désengager de quatre gros sites européens … nous allons voir ce que feront les autres.

Lire : http://dutron.wordpress.com/2009/02/17/crise-de-l%E2%80%99automobile-americaine-general-motors-se-prepare-t-il-a-la-faillite/

 

Plus que jamais, nous sommes revenus dans les années 30, vraisemblablement en plus grave et, après une phase de concertation lors du dernier G20, le « chacun pour soi » des années 30 commence à pointer son nez …avec toutes les conséquences que l’Histoire nous enseigne.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

19 Février 2009

 

 

22:14 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/01/2009

CRISE FINANCIERE DES SOLUTIONS !!!

Nos correspondants de la Gauche Alternative du Hainaut français, publient ce jour un superbe article de fonds sur la crise financière de l'an passé et formulent des propositions que nous ne pouvons que soutenir au niveau européen et mondial. Bonne lecture et bonne année à toutes et tous fidèles du

R.P.W.

Après une année 2008 de crise économique et financière Bilan et perspectives bonne année de crise aggravée en 2009

 

 

Cet article a pour objet de faire un rapide bilan de l’année 2008 écoulée et de voir les perspectives qui s’offrent à nous pour 2009. Forcément, on ne traite pas ces questions en quelques lignes, cela donne un article un peu volumineux dont nous excusons par avance auprès de nos lecteurs.

 

Le bilan de 2008 :

 

AU PLAN BOURSIER L’ANNUS HORRIBILIS !

 

L’indice CAC 40 de la Bourse de Paris a clos la pire année de son histoire : -42,68%. La perte annuelle est la plus forte jamais enregistré par l’indice depuis sa création en juin 1988. La précédente baisse annuelle record remonte à 2002 (-33,8%). Un recul presque aussi fort que l’indice Eurostoxx des 50 principales valeurs de la zone euro (-44,28%). Francfort, qui a fermé ses portes mardi, a accusé une perte annuelle record de 40,4% de même que Londres (-31,5%).

 

Avec une perte de 53,7 % sur l’ensemble de l’année, soit 97,69 milliards d’euros partis en fumée, l’année 2008 se révèle être la pire année jamais observée pour le Bel20, l’indice-vedette de la Bourse de Bruxelles. L’action Fortis a perdu près de 95 % de sa valeur en un an.

 

Aux Etats-Unis, La Bourse de New York s’est effondrée en 2008, l’indice Dow Jones lâchant 34% sur l’ensemble de l’année et réalisant sa pire performance depuis 1931, même si la dernière séance a été gratifiée mercredi d’une hausse des indices.

L’indice RTS de la Bourse de Moscou a dégringolé de 72,4% en 2008. Il ne s’agit pas en 2008 de la pire performance annuelle de l’indice russe, qui avait déjà plongé de 85% lors de la crise financière de 1998, marquée notamment par une dévaluation du rouble.

En dépit d’un léger rebond ces derniers jours, la tendance générale pour 2008 en Asie est des plus moroses, avec une chute annuelle de près des deux-tiers (-65,5%) pour la Bourse de Shanghai, soit la plus forte baisse de ses 18 ans d’histoire.

Les principales places financières d’Amérique latine ont toutes lourdement chuté depuis l’éclatement de la crise en septembre. La Bourse mexicaine des valeurs a perdu 24,1% au cours de l’année, alors que l’indice Merval de la bourse argentine a dégringolé de 49,9%.

Le seul point positif de cette sinistre année boursière et financière c’est que la gigantesque bulle financière née de la globalisation financière qui accompagnait la Mondialisation a perdu à peu près 50 % de sa masse ; c’est toujours ça de pris !!

AU PLAN ECONOMIQUE EN AVANT VERS LA RECESSION !!!

Au Japon : La production industrielle s'est effondrée de 8,1 % en novembre par rapport à octobre, a annoncé vendredi 26 décembre le gouvernement. Il s'agit de la plus sévère chute de la production depuis que les statistiques à ce sujet ont commencé à être publiées, en 1953.

Une forte dégradation de la production industrielle était largement attendue, après l'annonce lundi de la plus sévère contraction des exportations de l'histoire économique du Japon (-26,7 % en novembre sur un an). Mais les économistes ne prédisaient en moyenne pour novembre qu'une baisse de la production de 6,7 % et le gouvernement, encore plus optimiste, de seulement 6,4 %. Sur un an, la production japonaise s'affiche en repli de 16,2 %, a précisé le ministère de l'économie. Toujours en novembre, les livraisons de produits industriels ont chuté de 8,4 % par rapport à octobre, et les stocks ont augmenté de 0,7 %.

En Chine : Plus les semaines passent, plus le gouvernement chinois admet que l'impact de la crise financière mondiale va être dur : il y a quelques semaines, le premier ministre Wen Jiabao l'avait reconnu, affirmant que les prévisions initiales étaient trop optimistes.

Mercredi 24 décembre, le patron de la puissante Commission nationale pour la réforme et le développement, Zhang Ping  a prévenu que la crise était en train de s'étendre des zones côtières industrialisées et exportatrices aux régions intérieures. Il a ajouté que, désormais, les grandes entreprises étaient aussi touchées après le choc subi par les PME, notamment au coeur du "miracle" économique chinois, la province de Canton.

Vendredi, c'était au tour du président de la Commission de supervision économique, Li Rongrong, d'appeler les entreprises d'Etat à veiller à maintenir la "stabilité de leurs effectifs" en une période de hausse du chômage. Les bénéfices des industries chinoises ont plongé durant les onze premiers mois de l'année, surtout ceux du secteur public qui ont chuté de 14,5 %, selon les médias officiels. "L'impact de la crise financière sur notre économie ne doit pas être sous-estimé, la situation en 2009 sera grave et les difficultés nombreuses.

En Europe : les mauvaise nouvelles tombent les unes après les autres :

Entre 600 000 et 1 million de chômeurs de plus prévus en 2009 en Allemagne,

La carte de France ressemble de plus en plus à un carte des plans sociaux et les premiers chiffres montrent une hausse du Chômage qui n’est hélas pas prête de s’arrêter.

Partout ailleurs, c’est pareil la seule question qui se pose n’est plus de savoir si le monde va connaître une récession généralisée en 2009, ceci est sûr !

La question est de savoir si nous connaîtrons une récession ou une « grande dépression » et malheureusement, tout concourt à envisager cette seconde solution comme possible.

Ceux qui bavardent devant les caméras ou dans les gazettes sur la reprise en 2010 ou, pourquoi pas au second semestre de 2009 sont soit des incompétents soit, comme notre Lagarde Nationale des adeptes de la méthode Coué !

ET L’EURO DANS TOUT CECI ???

CURIEUSEMENT, PERSONNE N’EN PARLE !!

Notre monnaie unique fête pourtant aujourd’hui son dixième anniversaire.

Notre devise a été introduite le 1erjanvier 1999 à zéro heure, quand les monnaies nationales des pays participants, alors au nombre de 11, cessèrent d’exister à part entière et devinrent de simples subdivisions de la monnaie européenne.

Les billets et les pièces des monnaies nationales ont continué à être utilisés dans leurs pays respectifs, jusqu’à l’introduction des nouveaux billets et pièces le 1er janvier 2002.

Malgré toutes les critiques que nous faisons sur Maastricht et que personne n’ignore, on peut se demander se qu’il se serait passé si l’Euro n’avait pas existé.

Au lieu des interventions massives des banques centrales – dont la  BCE – que nous avons connues et qui ont eu le mérite d’éviter un véritable « Crédit Crunch », s’il n’y avait pas eu l’Euro, n’aurions nous pas connu ses « dévaluations compétitives » qui furent la plaie des années 30 dont la situation peut se comparer à bien des égards à la situation actuelle.

Nous avons d’ailleurs un signe évident de ce risque, c’est la situation de la Grande Bretagne.

La Grande Bretagne n’est pas dans la Zone Euro : à la création de l’Euro, le 1 –1 – 1999, il fallait 1,40 € pour acheter une livre sterling ; dans un premier temps, la monnaie britannique n'a cessé de se réévaluer, atteignant 1,73 euro en octobre 2000. La question était à l’époque : à quand la livre à 2 euros ? Aujourd’hui les deux monnaies sont à parité !

Cela signifie que Gordon Brown laisse filer sa monnaie ! La livre a perdu 13 % de sa valeur par rapport à l'euro depuis le 1er décembre et 25 % au cours de l'année 2008. Elle cotait, mardi 30 décembre dans la matinée, 1,0313 euro, après être tombée lundi soir jusqu'à 1,0198 euro.

Si on est gentil, on peut dire qu’il ne s'agit peut-être pas d'une politique totalement délibérée. Gordon Brown a dit que « le cours du sterling n'était pas son affaire ».

Les marchés se détournent de la livre pour deux raisons. Tout d'abord, la politique de baisse des taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre, plus brutale que celle de la Banque centrale européenne, devrait se poursuivre l'an prochain. Ensuite, l'état de l'économie britannique est plus grave encore que celui de la zone euro.

Les dernières données confirment la détérioration de la situation économique. Le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni s'est contracté de 0,6 % lors du troisième trimestre, selon le Bureau national de la statistique. Pour la City, le déclin que l'on devrait observer au quatrième trimestre 2008 puis au premier trimestre 2009 devrait être bien pire.

C’est donc dans l’indifférence générale que la Slovaquie devient aujourd’hui le 16éme pays de la Zone Euro ; la vedette c’est la Tchéquie qui prend la présidence de l’Europe.

La vérité, au plan économique, c’est que les pays développés sont, soit en recul pour les économies émergentes, soit en récession profonde pour les vieux pays développés.

Les perspectives ne sont guère réjouissantes pour une raison très simple : malgré les plans de ceci ou de cela, les plans de « relance » à moitié poudre aux yeux comme le nôtre, une chose manque pour que les choses changent : LA CONFIANCE !!

Alors que faire ?

Sur ce point, notre camarade Dominique Taddei qui produit toujours analyses et propositions depuis sa Corse natale (merci Domi !) a publié en Novembre un texte important dont nous allons publier des extraits ci-dessous.

Ce texte s’intitule : « Pour une relance altermondialiste , sociale et écologique à tous les niveaux ». Le texte complet est disponible sur simple demande par mail à g.dutron@yahoo.fr.

Que dit Dominique ?

« Nous sommes en 1933

La question essentielle n’est pas celle de la récession, phénomène cyclique transitoire. C’est celle de la dépression et de la déflation. Autrement dit, personne ne sait jusqu’où l’économie productive va chuter, mais surtout personne ne peut prétendre sérieusement qu’elle pourra redémarrer d’elle-même : dans les années 30, il fallut une seconde guerre mondiale ; au Japon, à partir de la crise financière de la fin des années 80, plus de dix ans et, encore la croissance n’est-elle timidement repartie, que parce que le reste de l’Asie et du monde connaissait une forte croissance. »

Déjà, sur ce constat, nous sommes d’accord !

Venons-en aux propositions :

Un plan de relance social et écologique

Pendant que s’ouvre, à partir de la première réunion du G20, la nécessaire négociation pour un nouveau système économique et financier, la première urgence est la relance de la demande, partout dans le monde. Il ne s’agit plus de sauver seulement les banques, mais l’ensemble de l’activité économique. L’urgence est désormais admise et commence (depuis début novembre) à être mise en œuvre (USA, Chine, Allemagne, Russie, Royaume Uni, pays pétrolier)), mais elle pose trois questions essentielles :

 -  la première est celle que ces relances soient aussi coopératives que possible. A tout le moins, elles doivent absolument éviter, à la différence des années 30, de chercher à repasser le mistigri de la crise au reste du monde. Il est légitime de vouloir protéger les producteurs nationaux, quand ils produisent pour le marché intérieur (en raisonnant à l’échelle continentale), mais il est inadmissible de continuer à les subventionner quand ils exportent et tentent de prendre des parts de marché à leurs concurrents. Ceci signifie le caractère prioritaire d’un système mondial multipolaire, où l’OMC et le FMI, réformés et soumis à la charte des Nations Unies interdiraient, pour la première, toute forme d’aide aux exportations et, pour le second, toute manipulation de changes, par une intervention conjointe avec les pays dont la monnaie se réévalue.

 -  La deuxième question, est celle de la nature de ces politiques de relance. C’est ici que les choix politiques font toute la différence ; la droite préférera les dépenses militaires et sécuritaires. Or, cette relance ne pourra trouver la base citoyenne nécessaire pour rétablir la confiance sans laquelle les dépenses privées ne repartiront pas, que si elles correspondent aux aspirations du plus grand nombre, c’est-à-dire que si elles répondent aux urgences sociales et écologiques incontestables. Ceci peut revêtir un caractère différent suivant les continents et les pays – en France, il faudrait commencer par le relèvement des minima sociaux (pour la même somme, ce sont par nécessité leurs prestataires qui dépensent le plus et le plus vite) ; la construction de logements sociaux et des mesures drastiques d’économies d’énergie, qui anticipe sur l’après Kyoto ; les dépenses de santé, d’éducation et de recherche -, à la condition qu’ils agissent de manière complémentaire.

Le financement d’une relance de la demande mondiale

 - La troisième question est celle de son financement. Pour atteindre sa pleine efficacité, il doit être à la fois budgétaire et monétaire.

- Sur le plan budgétaire, la suppression de tous les allègements et exonérations consentis depuis 10 ans aux 5% les plus aisés de la population doit être immédiat : 5% est évidemment un pourcentage arbitraire, mais qui a été validé, après un grand débat démocratique, par la majorité de la population dans le plus puissant pays du monde. Le retour à une fiscalité rigoureuse (excluant toute forme de « niche », qu’il faut laisser aux chiens) en faveur de l’impôt progressif et de droits de succession, réduisant dans le même temps les cotisations salariales et les plus injustes des impôts locaux, doit compléter ce retour à un système authentiquement redistributif.

Ceci suppose notamment qu’en Europe, on commence par constater honnêtement que, compte tenu des circonstances évidemment exceptionnelles d’ailleurs prévues par le texte, le pacte de stabilité est caduc : on pourra d’ailleurs négocier un nouveau Pacte de coopération économique et social (PACES), soumis à la délibération de l’ensemble des citoyens, comme le demande le collectif des associations du GH, puis à l’approbation de l’ensemble des électeurs européens, lors du renouvellement du Parlement.

- Sur le plan monétaire, la question est très simple pour l’ensemble des pays qui ont accumulé des masses d’exo-dollars. Elle l’est tout autant pour les USA, qui profitant, au moins encore pour un temps, du privilège de monnaie de référence du dollar, vont se permettre un déficit d’au moins 8% de leur budget et se dirigent vers un taux d’endettement de 100%.

A la vérité, la question ne se pose que pour l’Europe et l’ensemble des pays hors G 20. Pour la première, un plan massif d’emprunts de la Banque Européenne d’Investissement, libellé en euros, doit venir financer l’ensemble des pays les moins avancés de la zone, les autres pays, dont la France, par le truchement de la Caisse des Dépôts, empruntant pour leur propre compte. Pour l’ensemble des autres pays du monde, avec leurs gigantesques besoins dans les domaines alimentaires, sanitaires, écologiques, d’infrastructures, d’éducation, etc., la création des moyens de financement ne peut être mise en œuvre que par un FMI, complètement transformé.

En fait, l’instrument existe – les droits de tirage spéciaux, inventés au tournant des années 70 pour faire face aux besoins de l’administration Nixon – et il peut être mis en œuvre du jour au lendemain par simple décision du conseil d’administration, comme l’avait proposé le prix Nobel J. Stieglitz au lendemain du 11 septembre. Ces DTS devraient être mis à la disposition des banques régionales de développement, avec la participation active, aux côtés des gouvernements nationaux de l’ensemble des sociétés civiles et des ONG concernés, afin de minimiser les risques de mal gouvernance et de corruption.

On objectera que tout cela est terriblement inflationniste. La double réplique va pourtant de soi : premièrement, si nous sommes en 1933, du fait des politiques néolibérales et monétaristes, l’inflation potentielle est moins grave que la déflation effective ; deuxièmement, l’effet de relance doit être transitoire : dès lors que l’économie réelle commencera à se rapprocher de son potentiel de production, le mix de politique budgétaire et monétaire devra être plus équilibré, et il suffira alors que la masse salariale revienne à son pourcentage des années 70 et qu’ensuite le pouvoir d’achat des salaires progresse au rythme des gains de productivité. Bien entendu, le nouveau système économique et financier mis en place, en réponse à cette grande crise de l’impérialisme, doit être pérenne au plan mondial.

En réalité, plus qu’une question théorique ou technique, c’est la question géopolitique de la composition du FMI, qui est désormais prioritaire. La première réunion du G20 a admis cette nécessité. Il faut aller désormais plus loin, en intégrant l’ensemble des institutions économique mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE,…) dans le système des Nations Unies, lui-même rénové, et le respect scrupuleux de sa charte.

Voici donc des propositions cohérentes que nous ne pouvons que partager et soutenir, en premier lieu en les intégrant sur notre blog mais aussi, en interrogeant tous ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir.

C’est le vœu que nous formons pour 2009.

Une année de crise, certes, mais dont il pourrait sortir un mieux être pour l’Humanité.

Coordination Gauche Alternative du Hainaut

Premier janvier 2009

 

 

 

 

 

23:11 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/12/2008

BONNES FETES DE FIN D'ANNEE (QUAND MÊME)

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boune année

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 Fin d'année morose et teintée de gris pour celles et ceux dont le seul revenu est le fruit d'un travail de plus en plus menacé par les restructurations, rationalisations et autres délocalisations... Chômage, précarité seront les cadeaux dans la hotte du père noël 2008, heureusement que nous n'y croyons plus depuis belle lurette.


Si l'on ajoute à la recession économique, les agressions quotidiennes à notre nature et donc à notre santé (ogm, antenne hertzienne, rejet polluant etc), c'est avec des souliers de plomb que nous allons réveillonner, mais de grâce, ne vous déchaussez pas dès le début de l'année 2009, gardez vos godasses à bouts de sécurité aux pieds, pour mieux encore botter les fesses (j'allais écrire le cul !!!) de ceux qui sont les vrais responsables de notre situation...


Le capitalisme et ses nombreux valets du monde boursier, bancaire et, ET bien entendu politique, soyez impitoyables avec la droite et intraitable avec la prétendue "gauche" d'autant plus avec la bande au noeud papillon italobelche, qui en plus en ce début de millénaire est virée au royalisme, on aura donc tout vu en matière de renoncement de nos valeurs de gauche, républicaine, laïque et solidaire......


Fêtons donc un max, tant que nous pouvons encore le faire, mais gardons toujours à l'esprit que nombreux d'entre nous, sont ceux qui ne savent plus le faire parce qu'ils n'en ont pas ou plus les moyens, pensons à eux et agissons pour qu'un jour toutes et tous sans exception nous puissions faire la fête de la victoire de l'HOMME sur l'argent.

23:11 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/11/2008

POUR UNE RELANCE ALTERMONDIALISTE SOCIALE ET ECOLOGIQUE

SUR LA CRISE ECONOMIQUE MONDIALE :

POUR UNE RELANCE ALTERMONDIALISTE, SOCIALE ET ECOLOGIQUE

A TOUS LES NIVEAUX

PAR DOMI TADDEI

 

 

Résumé 

 

Le pire de 1929 sera sans doute évité : nous sommes en 1933. Le pire de la décennie suivante doit aussi être évité : il y va de la démocratie et de la paix dans le monde. Pour cela, il faut prendre en compte ce qui a réussi au milieu des années 30 et à Bretton Woods en 1944 et les dépasser pour assumer les exigences altermondialistes, sociales et écologiques de notre temps.

 

A cette fin, il faut tout à la fois mettre en œuvre un plan de relance de la demande mondiale, sociale et écologique et refonder le système financier et monétaire mondial ; pour financer l’ensemble, il faut à la fois recourir à une fiscalité réellement redistributrice et à la création monétaire.

 

 

Le pire de 1929 a été évité 

 

On doit et on peut sauver d’urgence le système bancaire : l’effondrement en chaîne de toute l’économie avec ses drames sociaux et ses métastases d’extrême droite est au coin de la rue. En même temps que cela, le moins qu’on puisse attendre des gouvernements qui, partout dans le monde, tentent d’assurer ce sauvetage, c’est qu’ils mettent en place toutes les mesures de contrôle et de régulation pour que cela ne puisse plus se reproduire. Ils prétendent vouloir le faire ; le mouvement social doit les harceler pour qu’ils tiennent parole, en s’appuyant sur le nouveau rapport de force qui s’est brutalement établi. Pendant de longues années et peut être des décennies, tous les investisseurs potentiels ne risqueront à nouveau leur argent que s’ils ont la quasi-certitude de ne pas mettre leur épargne dans des « affaires » dopées par la spéculation : pression de l’opinion publique et bon sens économique sont désormais alliés contre toutes les aventures et les féodalités financières. Cet assainissement drastique des mœurs de la finance est la première condition pour que l’offre de crédit puisse être restaurée. Mais désormais, c’est la demande de crédit qui menace de s’effondrer. Or, il est plus facile d’empêcher un âne de boire que de le forcer !

 

Nous sommes en 1933 

 

La question essentielle n’est pas celle de la récession, phénomène cyclique transitoire. C’est celle de la dépression et de la déflation. Autrement dit, personne ne sait jusqu’où l’économie productive va chuter, mais surtout personne ne peut prétendre sérieusement qu’elle pourra redémarrer d’elle-même[1] : dans les années 30, il fallut une seconde guerre mondiale ; au Japon, à partir de la crise financière de la fin des années 80, plus de dix ans et, encore la croissance n’est elle timidement repartie, que parce que le reste de l’Asie et du monde connaissait une forte croissance.

 

Un plan de relance social et écologique

 

Pendant que s’ouvre, à partir de la première réunion du G20, la nécessaire négociation pour un nouveau système économique et financier, la première urgence est la relance de la demande, partout dans le monde. Il ne s’agit plus de sauver seulement les banques, mais l’ensemble de l’activité économique. L’urgence est désormais admise et commence (depuis début novembre) à être mise en œuvre (USA, Chine, Allemagne, Russie, Royaume Uni, pays pétroliers[2]), mais elle pose trois questions essentielles :

 

* la première est celle que ces relances soient aussi coopératives que possible. A tout le moins, elles doivent absolument éviter, à la différence des années 30, de chercher à repasser le mistigri de la crise au reste du monde. Il est légitime de vouloir protéger les producteurs nationaux, quand ils produisent pour le marché intérieur (en raisonnant à l’échelle continentale), mais il est inadmissible de continuer à les subventionner quand ils exportent et tentent de prendre des parts de marché à leurs concurrents. Ceci signifie le caractère prioritaire d’un système mondial multipolaire, où l’OMC et le FMI, réformés et soumis à la charte des Nations Unies interdiraient, pour la première, toute forme d’aide aux exportations et, pour le second, toute manipulation de changes, par une intervention conjointe avec les pays dont la monnaie se réévalue[3].

 

* La deuxième question, est celle de la nature de ces politiques de relance. C’est ici que les choix politiques font toute la différence ; la droite préférera les dépenses militaires et sécuritaires. Or, cette relance ne pourra trouver la base citoyenne nécessaire pour rétablir la confiance sans laquelle les dépenses privées ne repartiront pas, que si elles correspondent aux aspirations du plus grand nombre, c'est-à-dire que si elles répondent aux urgences sociales et écologiques incontestables. Ceci peut revêtir un caractère différent suivant les continents et les pays – en France, il faudrait commencer par le relèvement des minima sociaux (pour la même somme, ce sont par nécessité leurs prestataires qui dépensent le plus et le plus vite) ; la construction de logements sociaux et des mesures drastiques d’économies d’énergie, qui anticipe sur l’après Kyoto ; les dépenses de santé, d’éducation et de recherche  -, à la condition qu’ils agissent de manière complémentaire.

 

Le financement d’une relance de la demande mondiale

 

* La troisième question est celle de son financement. Pour atteindre sa pleine efficacité, il doit être à la fois budgétaire et monétaire.

 

- Sur le plan budgétaire, la suppression de tous les allègements et exonérations consentis depuis 10 ans aux 5% les plus aisés de la population doit être immédiat : 5% est évidemment un pourcentage arbitraire, mais qui a été validé, après un grand débat démocratique, par la majorité de la population dans le plus puissant pays du monde. Le retour à une fiscalité rigoureuse (excluant toute forme de « niche », qu’il faut laisser aux chiens) en faveur de l’impôt progressif  et de droits de succession, réduisant dans le même temps les cotisations salariales et les plus injustes des impôts locaux, doit compléter ce retour à un système authentiquement redistributif.

 

Ceci suppose notamment qu’en Europe, on commence par constater honnêtement que, compte tenu des circonstances évidemment exceptionnelles d’ailleurs prévues par le texte, le pacte de stabilité est caduc : on  pourra d’ailleurs négocier un nouveau Pacte de coopération économique et social (PACES), soumis à la délibération de l’ensemble des citoyens, comme le demande le collectif des associations du GH, puis à l’approbation de l’ensemble des électeurs européens, lors du renouvellement du Parlement[4].

 

- Sur le plan monétaire, la question est très simple pour l’ensemble des pays qui ont accumulé des masses d’exo-dollars. Elle l’est tout autant pour les USA, qui profitant, au moins encore pour un temps, du privilège de monnaie de référence du dollar, vont se permettre un déficit d’au moins 8% de leur budget et se dirigent vers un taux d’endettement de 100%[5].

 

A la vérité, la question ne se pose que pour l’Europe et l’ensemble des pays hors G 20. Pour la première, un plan massif d’emprunts de la Banque Européenne d’Investissement, libellé en euros, doit venir financer l’ensemble des pays les moins avancés de la zone, les autres pays, dont la France, par le truchement de la Caisse des Dépôts, empruntant pour leur propre compte. Pour l’ensemble des autres pays du monde, avec leurs gigantesques besoins dans les domaines alimentaires, sanitaires, écologiques, d’infrastructures, d’éducation, etc., la création des moyens de financement ne peut être mise en œuvre que par un FMI, complètement transformé[6].

 

En fait, l’instrument existe – les droits de tirage spéciaux, inventés au tournant des années 70 pour faire face aux besoins de l’administration Nixon – et il peut être mis en œuvre du jour au lendemain par simple décision du conseil d’administration, comme l’avait proposé le prix Nobel J. Stiglitz au lendemain du 11 septembre. Ces DTS devraient être mis à la disposition des banques régionales de développement, avec la participation active, aux côtés des gouvernements nationaux de l’ensemble des sociétés civiles et des ONG concernés, afin de minimiser les risques de mal gouvernance et de corruption.

 

On objectera que tout cela est terriblement inflationniste. La double réplique va pourtant de soi : premièrement, si nous sommes en 1933, du fait des politiques néolibérales et monétaristes, l’inflation potentielle est moins grave que la déflation effective ; deuxièmement, l’effet de relance doit être transitoire : dès lors que l’économie réelle commencera à se rapprocher de son potentiel de production, le mix de politique budgétaire et monétaire devra être plus équilibré, et il suffira alors que la masse salariale revienne à son pourcentage des années 70 et qu’ensuite le pouvoir d’achat des salaires progresse au rythme des gains de productivité. Bien entendu, le nouveau système économique et financier mis en place, en réponse à cette grande crise de l’impérialisme , doit être pérenne au plan mondial.

 

En réalité, plus qu’une question théorique ou technique, c’est la question géopolitique de la composition du FMI, qui est désormais prioritaire. La première réunion du G20 a admis cette nécessité. Il faut aller désormais plus loin, en intégrant l’ensemble des instituions économique mondiales (FMI, Banque Mondiale, OMC, BRI, OCDE,…) dans le système des Nations Unies, lui-même rénové, et le respect scrupuleux de sa charte.

 

La balle est donc précisément dans le camp de la prochaine administration Obama. Pendant quelques semaines, le magnifique symbole qu’a représenté son élection peut lui permettre d’imposer à l’opinion et surtout à l’establishment américains, ce que n’a jamais fait dans l’histoire un pouvoir hégémonique, accepter de passer pacifiquement d’un leadership à un partnership. Formidable bond en avant de l’humanité ou retour à la banalité belliciste : les africains n’auraient finalement eu pour seule satisfaction que la réussite d’un de leurs émigrés de la deuxième génération.

 

Pour mener à bien, une telle stratégie de transformation mondiale, le temps est venu de constituer un large front progressiste mondial, capable de réussir là où les fronts populaires d’antan échouèrent.  

 

Domi Taddei

 

Relayé par :  -coordination gauche Alternative du Hainaut,

-       Le « réseau RPW »  (6 blogs)

 



[1] Les modèles de prévision demeurent corrects dans leurs structures, mais les paramètres chiffrés qu’ils utilisent sont obsolètes, puisqu’ils sont calculés sur la moyenne des résultats antérieurement observés, qui correspondent à des comportements collectifs qui ont qualitativement changé : en particulier, l’aversion pour le risque a augmenté brutalement et durablement. Ce changement n’est pas de degré, mais de nature. Il représente une non linéarité sytémique, dont ne peuvent rendre compte des modèles, linéaires par construction ; en termes imagés, les animal spirits ont fait un virage à 180 degrés.

[2] C’est à cette aune que l’imposture des discours de Sarkosy et de Barroso éclate : ils prétendent donner des leçons au reste du monde, mais soutiennent dans les faits des budgets de rigueur ! 

[3] Rappelons que si un pays est limité par le montant de ses réserves de change, quand sa monnaie se dévalue, il dispose de moyens illimités quand cette monnaie est très demandée : de nos jours, la « planche à billets » est électronique et il suffit d’un clic (c'est-à-dire d’une volonté politique) pour refuser sa réévaluation, et par là-même le danger de dumping monétaire, qui est le pire de tous puisqu’il peut atteindre des pourcentages quasi illimités en quelques jours.

[4] Sur le contenu possible d’un tel PACES, cf. l’avis adopté par le Conseil Economique et Sociale en 2003

[5] Il est formidablement comique de voir que ces mesures se préparent à Chicago à quelques centaines de yards du plus grand rassemblement au monde de Prix Nobel, tous plus monétaristes les uns que les autres. Ayant moins d’humour, nous autres en France, quand on voulait mettre fin à l’Ancien Régime, on ramenait Louis XVI de Versailles à Paris !

[6] Comme pour l’ensemble des autres institutions internationales, si on en conserve les sigles, c’est par simple commodité, parce qu’on doit montrer que l’avenir est à une coopération multipolaire et non aux replis souverainistes et parce qu’on doit pouvoir atteindre plus vite ainsi les but recherchés qu’en repartant de zéro.

16:25 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/11/2008

A QUI DE PAYER LA NOTE

"Les camarades de la "Coordination Gauche Alternative du Hainaut (ndlr.Hainaut français), publient les textes ci-après adapté à propos de la crise économique et financière en cours de déroulement.
Nous ne pouvons que soutenir ce shéma de propositions qui vise à replacer l'homme et notre société humaine à une place où le respect de l'être humain, et de ses activités sont nettement mieux garanti, et où de nouvelles responsabilités de gestion planifiée lui sont confiées. La société du FRIC tout puissant doit cesser, à nous de le proposer, à nous de l'organiser.
Merci donc pour ce texte, merci pour cette contribution essentielle, à un moment où nos institutions Wallonnes et Européennes vont évoluer, nous avons de solides propositions à avancer face aux conservateurs ultralibéraux et leurs collaborateurs de classe que sont les sociaux "dit" démocrates. Les voici ci dessous énoncées, merci de bien les analyser pour mieux encore, avec nous les soutenir et proposer."

 


 
Crise économique : le système capitaliste explose, changeons de système ; ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise.

 

 

Quand la Bourse allait bien…

 

Pendant des années de spéculation effrénée, le marché avait raison, c’était la loi suprême mise en avant par nos gouvernements de droite comme de gauche et par l’Union Européenne, jusqu’à l’écrire dans le projet de Constitution européenne et dans l’actuel Traité de Lisbonne, malgré les refus massifs des peuples consultés.

Pendant ces 20 dernières années, la part des profits dans la richesse produite a augmenté de dix points de PIB (180 milliards) au détriment des salaires. Nos gouvernements nous ont répété qu’il n’y avait pas d’argent pour augmenter les salaires, revaloriser les minima sociaux, garantir les retraites, développer les services publics et répondre aux besoins sociaux.

 

Quand la Bourse s’effondre…

 

D’un seul coup, le système capitaliste reposant sur la suprématie absolue de la finance explose, avec les faillites en cascade et le rachat des banques et fonds d’investissement par les gouvernements, américain d’abord, et maintenant européens : d’un seul coup, de l’argent, il y en a, jusqu’à 700 milliards aux Etats-Unis, pris dans les poches des contribuables (alors que quelques milliards de dollars suffiraient à assurer l’accès de tous à l’eau et aux moyens de base d’existence).

Combien en faudra-t-il en France ? Qui va payer ?

 

Ce n’est pas à nous de payer pour LEUR CRISE !

 

Pour nous, il ne s’agit pas replâtrer le système sur le dos des contribuables ! Ce système qui mène la planète à l’abîme, qui ne fait que développer les inégalités, les émeutes de la faim, la misère des uns alors que les profits des autres sont faramineux, ce système a fait la preuve de son incapacité à répondre à nos besoins, aux urgences sociale et écologique de la planète !

 

IL FAUT CHANGER DE SYSTEME !!!

 

La transformation sociale et écologique est une nécessité impérieuse, elle est à notre portée (ex de l’Amérique Latine) : imposons la !

Sur la crise financière, nous avons des propositions alternatives :

- Arrêter toutes les privatisations et renationaliser les services publics privatisés; l’eau, l’air, les ressources non renouvelables doivent être traités comme biens publics inaliénables, non privatisables, gérés publiquement et démocratiquement

- Créer un « bouclier social » par le maintien et l’augmentation des salaires et minima sociaux, afin que la part de richesses qui va aux travailleurs soit proportionnelle aux gains de productivité ; arrêt des expulsions locatives, moratoire sur les loyers et prêts relais, extension de l’assurance chômage (sécurité sociale professionnelle)

- Créer un pôle public bancaire et monétaire, supprimer les paradis fiscaux, interdire la spéculation sur les produits agricoles et matières premières

Plus généralement, nous sommes, par exemple en France, pour la constitution d’un pôle financier public qui apportera une contribution majeure au financement et à la réorientation du crédit vers les activités socialement utiles. Il devra être au minimum constitué de la Banque de France, de la Caisse des dépôts et consignations, du Groupe Caisses d’épargne, du Crédit foncier, de la Banque postale, d’OSEO (financement des PME), d’UBI-France (aide aux entreprises sur les marchés étrangers), de la COFACE (Assurances crédit et investissement domestiques et internationales, gestion de créances, prospection et information commerciale), de la CNP (qui devra redevenir le service public « témoin » du marché de l’assurance de personnes) et de l’AFD (l’Agence française de développement est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.). Ces réformes urgentes serviront ainsi d’exemple aux autres Etats Européens, en matière de gestion financière saine et d’intérêt social général.

-         Au niveau de l’agriculture, ce pôle public bancaire devrait aussi favoriser des coopératives de type nouveau, la constitution de circuits courts pour lutter contre la désertification rurale et la mainmise des concentrations capitalistiques de l’agro-alimentaire, le financement des AMAP, les projets se référant au concept « produire local pour consommer local », le soutien à l’agriculture biologique. L’orientation de l’alimentation collective (cantines scolaires et autres) devrait tendre à promouvoir ces circuits courts et l’agriculture biologique.

-      Le tout ayant pour objet une nourriture saine et tout en  maintenant des emplois locaux.

- Redéfinir les institutions financières internationales afin de permettre la stabilité financière, des mécanismes redistributifs des richesses, et l’annulation de la dette du Tiers-Monde. Au minimum, ces institutions devraient être de type G20 augmenté d’une représentation de l’ONU et des forums sociaux mondiaux

- Rappelons brièvement que, très récemment, au moment des émeutes de la faim, le Docteur Jacques Diouf, prêchait dans le désert pour obtenir 30 milliards dollars pour les plus pauvres de notre monde.  Jacques Diouf est le directeur général de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, (FAO) et, ces 30 milliards, nos dirigeants mondiaux ne les lui ont pas donnés. Aujourd’hui, ils osent donner des milliers de milliards de dollars aux spéculateurs !

- Mettre en place au niveau international trois types de taxes : sur l’ensemble des transactions financières ; sur les profits des multinationales ; sur les émissions de carbone et les déchets nucléaires. Taxer les dividendes à 50%

- Développer des travaux d’intérêt général tels que les infrastructures de transports en commun, l’isolation des bâtiments et l’habitat écologique, les énergies renouvelables.

 

09:49 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/10/2008

QUESTION REPONSE

CES 25 , 26  &  27 OCTOBRE  LA  LIGUE  WALLONNE  DE BRUXELLES  SEMBLE AVOIR LANCE SUR BASE DU FICHIER  DES SIGNATAIRES DE  L’APPEL A DES ETATS GENERAUX DE  WALLONIE ( ???) UNE LARGE CONSULTATION SUR LA BASE d4UNE QUESTION QUE VOICI PLUS BAS, SUIVENT EGALEMENT LES TROIS EPISODES DE LA REPONSE ARGUMENTEE DE MILOU RIKIR , LA REPONSE DE  PIERRE DUTRON  PRESIDENT DU R.P.W. , ET ENFIN CELLE DU « COQUELICOT DU HAINAUT » (HAINAUT FRANÇAIS).  BONNE LECTURE ET LA SUITE AU PROCHAIN NUMERO

 coqbuveur

Objet : L'engagement de la Ligue wallonne de Bruxelles asbl

 

Chère Madame,

 Cher Monsieur,

Voulez-vous bien donner votre point de vue, par courriel, sur la Belgique de demain ? Comment la voyez-vous ?

-          Une Belgique fédérale ?

-          Une Belgique confédérale ?

 

Nous vous remercions de votre participation à l’action d’information de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles.

 

Nous vous prions de croire, chère Madame, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

 

Raymond Watrice

Secrétaire de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles asbl

 

 

 

Messieurs,

Chers amis wallons,

 

À votre question, il me paraît aujourd'hui qu'aucun militant wallon sincère et conscient des réalités ne peut répondre autrement que par le souhait ardent que la Belgique n'ait plus de demain du tout. Le seul espoir du Peuple wallon est dans la disparition totale de cet État fantoche qui n'aura jamais réussi à être un pays. L'eût-il pu, d'ailleurs ?

Donc, il va de soi que la question que vous posez n'a, en l'occurrence, aucun intérêt. Une Belgique fédérale serait un véritable "sur-place" et donc, à terme, la première ébauche d'une régression et d'un retour à la Belgique unitaire. Une Belgique confédérale, quant à elle, ne serait que l'annonce de la disparition à terme. Autant faire l'épargne de tout ce temps perdu (avec ce qu'il représentera d'argent et de souffrances pour notre Peuple) et aller carrément à l'indépendance qui est la seule solution de courage. La Wallonie et les Wallon(ne)s doivent enfin s'assumer et cesser de rejeter continuellement les torts sur d'autres : hier la Belgique, aujourd'hui la Flandre, demain Paris ou l'Europe.

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine dans l'Union Européenne !

 

Bien à vous,

Salut et Fraternité !

 

Milou (Émile) Rikir

10, rue Sous-les-Roches

B-4500 HUY

WALLONIE

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"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine

Cher Monsieur,

 

Je vous remercie pour votre très pertinent avis.

Permettez-moi une question complémentaire : souhaiteriez-vous le rattachement à la France, un retour à la mère-patrie ?

Je publierai votre avis sur le blog de la Ligue wallonne accessible via : http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.be

Bien cordialement

Raymond Watrice

Secrétaire de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles

Cher Monsieur,

Cher Ami wallon,

 

La France n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais notre mère-patrie. Que je sache (et je suis historien), hormis Tournai, Barbençon, Philippeville et Mariembourg, les provinces formant actuellement la Wallonie n'ont plus dépendu de la France depuis le traité de Verdun (France qui, d'ailleurs, n'existait pas avant cette date). Hormis l'épisode révolutionnaire et impérial (1795-1814), nous n'avons jamais été français. Certes, ce furent là (partiellement) des heures de gloire, mais je ne vois nullement en quoi cela nous autoriserait à parler de "mère-patrie". Et, sinon, pourquoi ne pas réclamer aussi la ré-annexion à cette pseudo-"mère-patrie" des Pays-Bas, de la Toscane, du Latium, du Piémont, du Valais, de la Catalogne, de l'Allemagne du Nord-Ouest, de la Cisrhénanie ou... de la Flandre, toutes régions qui firent partie du Grand Empire ???

 

La Wallonie est ma seule patrie. Tous les annexionnistes français pourront tâcher de me convaincre du contraire, je connais l'histoire de mon pays (et ne m'amuse pas à la traficoter) et cette histoire n'est pas française. Quant à l'aspect linguistique, je n'oublie pas que jusque la seconde guerre mondiale, la première langue parlée par la majorité des Wallonnes et des Wallons (c'est-à-dire son peuple travailleur, pas la bourgeoisie "frankeûpheûne"), dans leur vie de tous les jours, c'était l'une de nos langues régionales, n'en déplaise à tous ceux qui nient cette réalité du Peuple wallon. Et que ces langues sont toujours bien vivantes, n'en déplaise à la retebefe et au Swâââr belgo-aernoudtien-bruxellois.

 

Tout cela étant écrit, je n'en suis pas moins un partisan des meilleures relations possibles avec notre grande soeur. Mais dans l'indépendance et le respect mutuel (ce qui ne sera nullement aisé de la part de la grande soeur en question, qui a toujours une fâcheuse tendance à se prendre pour le boeuf alors qu'elle n'est même plus grenouille).

 

Inutile, après cela, de vous préciser que par ailleurs, je ne suis nullement gaulliste (si cela était jamais votre prochaine question).

 

Bien à vous,

 

Salut et Fraternité !

 

 

Milou (Émile) Rikir

10, rue Sous-les-Roches

B-4500 HUY

WALLONIE

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"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine !


Cher Monsieur,

Je suis quelque peu surpris par votre message. Je suis originaire de Morville (rattaché à Florennes), commune de l’arrondissement de Dinant-Philippeville. C’est tout naturellement que j’ai fait mes études secondaires à Dinant.

Que pensez-vous des marches napoléoniennes en Entre Sambre et Meuse (Florennes, Biesmerée…) ? Ne sont-elles pas l’expression d’un souhait d’un rattachement à la France ?

Bien cordialement.

Raymond Watrice

 

 

Cher Monsieur,

Cher Ami wallon,

 

Puisque nous en sommes aux souvenirs historiques, autant vous le dire : je suis "bonapartiste", passionné de l'histoire politique et administrative du Grand Empire français. Cela ne fait pas de moi un Français. Cela fait de moi un partisan de l'Empereur (pas du militaire, mais du grand organisateur institutionnel). Je suis d'ailleurs en phase de réalisation d'un ouvrage sur cette question, avec un historien français. Et j'apporte mon concours à un doctorant français pour sa thèse sur les députés au Corps législatif du Consulat, de l'Empire et des Cent-Jours. C'est vous dire, notamment, que je ne suis pas un ennemi de la France (contrairement à ce que certains annexionnistes ne manqueront pas de vous dire).

 

Les marches napoléoniennes de l'Entre-Sambre-et-Meuse sont effectivement le souvenir d'un moment de gloire. Nous n'avons pas ici à Huy ce type de nostalgie, mais nous avons toujours notre Chaussée Napoléon, qu'aucun régime n'a pu faire disparaître ; la Ville de Huy – comme Liège – fête le 14 juillet (même si cela est moins solennel et populaire que dans la Cité ardente, mais tout de même plus que le 21 juillet qui n'intéresse que les autorités constituées). Mais je vous signale que, dans d'autres régions d'Europe qui firent ou non partie du Grand Empire, il y a aussi pareilles commémorations et attitudes. Savez-vous que, parmi les troupes "reconstituantes" des grandes batailles napoléoniennes, ce sont aujourd'hui les... Russes et les Anglais qui sont parmi les plus fervents adorateurs de l'Empereur. Cela n'en fait ni des Français, ni des partisans de l'annexion de leur pays à la Fille aînée de l'Eglise !

 

Parmi les régions qui ont le plus "fêté" Napoléon depuis 1999 (date du début des manifestations du bicentenaire de sa prise du pouvoir), l'Argovie, le Tessin ou Saint-Gall ont été en pointe, mais pas le Valais. Les historiens "hollandais" sont à la pointe du progrès pour ce qui est de la mise en lumière des archives de la période "Bonaparte" mais c'est la République française "une et indivisible" qui a singulièrement brillé par son absence des célébrations d'Austerlitz. La même France qui – très sélective de son passé – ne se met que depuis un an à enfin assurer la mise en ligne sur Gallica (site que vous devez connaître, je l'espère) de textes importants de la période impériale, qu'elle préférait jusque-là occulter. La Bibliothèque nationale de France (et les autorités "républicaines" derrière elle) y ont été contraintes par le succès rencontré par la mise en ligne de ces ouvrages sur Google Livres, outil américain exceptionnel que les Jacobins français toisaient du haut de leur supériorité insufférable.

 

Il me semble que vous confondez tout. Être francophone, être un partisan convaincu de la défense de la langue française (ce que je suis, mais pas dans le sens de ce repaire de la bourgeoisie orléaniste et de la noblesse légitimiste – devenues gaullistes après avoir été pétainistes – qu'est encore l'Académie française), cela ne conduit pas fatalement à être annexionniste. Heureusement ! Il est encore une masse de Wallonnes et de Wallons qui se sentent de chez eux, de Wallonie, de ce petit bout de terre enclavé entre l'Allemagne et la "Frâânce éternelle". Et qui ne voulaient pas, ne veulent pas et ne voudront jamais devenir Français.

 

Je ne regarde plus jamais aucun journal télévisé "belge" depuis maintenant près de vingt ans, je ne parcoure "Le Swâââr" belgo-bruxellois qu'à la recherche des nécrologies (pour mon travail) et des mots croisés (pour la détente). Pour le reste, je suis un abonné au "Monde" depuis 1975 et je ne regarde que les chaînes françaises. J'adore la culture française, la littérature française, la cuisine française et je déteste la "coca-cola-culture" qui nous vient d'outre-Atlantique. Je suis un passionné, depuis très longtemps, de l'histoire de France, ma soeur est naturalisée française et mes neveux et nièces sont français, à défaut de pouvoir être Occitans.

 

Mais en quoi tout cela ferait-il de moi un Français ? La langue ? La langue n'est rien si elle n'est pas rattachée à autre chose. Cette autre chose, c'est la Patrie. Et ma Patrie, c'est la Wallonie, aucune autre. Oui, je ne m'en cache pas, ne m'en suis jamais caché, je suis un nationaliste wallon. Et un nationaliste de gauche (anciennement d'extrême-gauche, puisque je fus un temps communiste et que, si je continue à travailler en tant qu'archiviste pour le Centre des Archives communistes en Belgique, j'ai complètement rompu depuis plus de dix-sept ans avec cette idéologie absurde et criminelle).

 

Vous me dites être de Morville, village qui n'a jamais appartenu à autre chose, depuis le Moyen âge, qu'au comté de Namur, bailliage de Bouvignes-sur-Meuse. J'aimerais assez qu'à part le bref épisode (dans l'histoire d'un pays, que sont – 1795-1815, dans le cas de Morville – vingt années ?) révolutionnaro-impérial, vous me montriez en quoi votre village serait "français", hormis l'imposition progressive, par l'État et la bourgeoisie belges, de la langue française. Que je sache, le comté de Namur, depuis 843 jusqu'en 1794, fit partie de la Lotharingie, de la Francie (mot dérivant de "Franken", et non de "France") orientale puis du Saint-Empire Romain de la Nation germanique. Où est la France dans tout cela ? Nous avons été annexés au "Royaume des Pays-Bas" de 1815 à 1830. Ces quinze brèves années justifieraient-elles que se crée aujourd'hui, à l'aube de la disparition de la Belgique, un "mouvement pour le retour aux Pays-Bas" ? Certes pas, cela serait absurde, comme l'est cette revendication d'une annexion à la France, portée à bout de bras par tout ce que la Belgique "frankeûpheûne"  compte de nostalgiques de la Belgique de grand'papa (RTBf, Le Swâââr et autres belgo-bruxelloiseries) et par certaines officines – proches d'un certain quai d'Orsay ou d'une certaine place Beauvau – de la République.

 

Toutes les discussions que j'ai eues et que j'aurai encore avec les rattachistes de toutes chapelles tournent autour de cette question : tous se réfèrent uniquement à la période 1795-1814 pour justifier un pseudo-"retour" à ce que vous appelez bien erronément la "mère-patrie". Mais l'histoire, la vie économique et sociale, la culture, les "racines" en un mot, de notre Peuple ne se résument pas à ces vingt ans. Quant à moi, je ne fais l'impasse sur aucune période de l'histoire de mon Peuple. Nous avons été indépendants, dans le cadre d'une structure impériale allemande assez lâche (mais néanmoins beaucoup moins "lâche" que ne le prétendent certains rattachards, à la sauce Gendebien, par exemple), pendant près de neuf cents ans. Et cela ne compterait pour rien par rapport à vingt ans d'annexion à la France "une et indivisible" (le genre de formule ridicule qu'adorent les Jacobins de tous poils) ???

 

Enfin, je reste – philosophiquement parlant, s'entend – un fédéraliste, partisan des théories institutionnelles inspirées de Proudhon. Ce qui a été expérimenté en Belgique n'est nullement et n'a jamais été le fédéralisme, mais simplement un processus lent (et "flamand") de destruction de cet État improbable. Mais nous avons devant nous un grand oeuvre : la constitution d'un État fédéral européen, dans laquelle la Wallonie aura toute sa place comme État constitutif républicain, indépendant et souverain, aux côtés de l'Irlande, de la Slovaquie, de la Pologne, de la Bretagne, de la Corse ou de la Catalogne.

 

Voilà la réalité. Elle n'est pas faite de mythes ou de souvenirs de temps plus ou moins glorieux.

 

Bien à vous,

Salut et Fraternité !

 

Milou (Émile) Rikir

10, rue Sous-les-Roches

B-4500 HUY

WALLONIE

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"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine !

 


AYANT RECU LA MÊME QUESTION VOICI MA  REPONSE SUR LA 1ère QUESTION

 

 

Objet : REPONSE A VOTRE QUESTION

 

Bonsoir,
 
Plus de belgique du tout et cinq entités souveraines de l'Europe Economique à savoir:
(par ordre d'importance):
Une République de Flandre indépendante.
Une République de Wallonie indépendante.
Une ville de Bruxelles Libre et Européenne au statut de région capitale Européenne.
Une Région Allemande de Wallonie, avec un statut de région souveraine d'Europe.
Un condominium des Fourons avec une gestion bilingue absolue (Flandres/Wallonie) et un droit renforcé des minorités.
A noter que dans cette perspective, il est souhaitable que les droits sociaux et médicaux des anciens belges soient préservés( ONP-INAMI-ONPTS-ONAFTS etc), c'est pourquoi des accord multilatéraux devront être adoptés et organisés afin de  prévoir un maintien des droits précédemment acquits, par une gestion commune des droits et des bénéfices sociaux correspondants aux cotisations des intéressés, pour la suite, le financement étant assuré par les paiements par chaque entité au prorata des populations et des revenus de celle-ci  par un système basé sur la solidarité et la répartition proportionnelle des richesses générées.
 
Pour d'autres matières, je pense que la situation actuelle semble se dessiner pour des alliances entres Bruxelles, Wallonie et région Allemande, qui si elle se concrétise pourrait alors amener cette  nouvelle zone comme la plus porteuse de  l'ancienne belgique avec un PIB de loin supérieur à la Flandre, et peser d'un poids politique bien supérieur aussi avec la place forte de Bruxelles capitale européenne.
 
Dans cette guerre que veut la flandre, elle risque d'y perdre bien plus que d'y gagner, car avec un gros 10% de néerlandophones recensés sur bruxelles(en baisse chaque année), comment peut elle encore croire qu'elle va garder bruxelles comme capitale flamande? C'est surréaliste et le moment venu personne ailleurs qu'en flandres ne pourra rester sur cette idée...
 
Voilà ce que je penses et souhaite pour l'avenir de cette Belgique qui pour moi n'a jamais  été un "pays" au sens ethnologique et anthropologique du terme, mais tout au plus un "Etat" artificiel fabriqué par le puissances européennes du début du 19ème siècle et qui ne doit sa richesse qu'à une exploitation scandaleuse de l'ex congo belge par Léopold II, Vandervelde n'avait-il pas surnommé le cinquantenaire "L'arche des mains coupées" mais de cela personne encore en Belgique n'ose vraiment en parler.
J'espère que vous oserez publier in extenso mon propos car je ne crois pas que vous aurez beaucoup de solutions comme celle qui y est exposée, mais je pense que cela doit être porté à la connaissance de vos visiteurs sur la toile.
 
Pierre DUTRON  Président du RPW

 

AYANT  RECU LUI AUSSI CETTE QUESTION VOICI LA REPONSE DE GUY DUTRON

POUR  « LE COQUELICOT DU HAINAUT »  GAUCHE ALTERNATIVE DU HAINAUT (AVESNOIS – CAMBRAISIS)

 

Bonsoir Monsieur,

Je ne sais pourquoi vous m'interrogez.
Certes j'ai signé l'appel des Etats généraux de Wallonie, par solidarité Wallonne surtout.

Je suis militant politique en Wallonie Française : Le Hainaut français.  Je suis aussi économiste, militant syndical SOLIDAIRES, écrivain, j'aime l'histoire (voir mes livres qui sortent dans ma signature électronique) .....n'en jetons plus !!

Mon analyse de la Belgique, c'est qu'elle est, depuis l'origine  un pays artificiel.
Que toute son histoire : le XIX éme siècle de la grandeur wallonne, la guerre de 14, l'entre-deux guerre et l'émergence du nationalisme flamand, la guerre de 39-45, la question royale, les mentalités respectives et le rôle de l'église ....Je n'en finirais plus !!

Tout, à mon avis, a contribué à éloigner l'un de l'autre walons et flamands.
La vie politique belge avec ses travers, sa corruption, etc. ont également joué un rôle.

Je pense donc, après analyse de toutes ce données, que la solution efficace n'est ni un fédéralisme ni un confédéralisme mais une séparation avec une Flandre Indépendante et une Fédération Wallonie Bruxelles indépendante.

Les deux entités sont également viables dans une Europe Fédérale des Régions encore à construire.

De toute manière, après les NON français, néerlandais et Irlandais, l'Europe est en panne. Il faudra bien un jour se résoudre à "faire quelque chose" !!

C'est pour cette raison que nous avons publié, avec mon frère Pierre, président du Rassemblement Populaire Wallon un "Manifeste pour une Europe Fédérale des Régions" que vous pourrez lireen cliquant sur le lien ci-dessous qui vous permettra d'accéder au blog de notre collectif Gauche Alternative Sambre-Avesnois:


MANIFESTE EUROPÉEN POUR L’EUROPE FÉDÉRALE DES RÉGIONS L’EUROPE DE LA DECROISSANCE !

 

01:26 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/08/2008

UN TEXTE DE REFERENCE

Je reproduis ici l'intervention de JM Klinkenberg aux 20 ans de la Fondation wallonne. C'est long, mais il faut diffuser ce texte;

Jean-Marie Klinkenberg
de l’Académie royale de Belgique
Professeur à l’Université de Liège


Enfin le temps des projets ?
Quatre langages pour la Wallonie



Des absents : Bruxelles et la Wallonie


Depuis le mois de juin 2007, on n’a jamais autant parlé de l’avenir de la Belgique et de ceux qui y vivent. Les forums de discussion sont encombrés, les journaux trouvent dans les courriers des lecteurs une abondante copie gratuite, radio et télévision surfent sur la vague, et chaque citoyen se sent une âme de bricoleur institutionnel. Les responsables déclarent, les livres se vendent.

Dans tout ce discours qui bourdonne jour après jour, plusieurs grands absents. Trois au moins.

Les deux premiers, ce sont Bruxelles et la Wallonie. Oui, absents : au point qu’on peut même se demander s’ils n’ont pas déjà été passés par profits et pertes.

Certains s’étonneront de ma déclaration : quoi ? tous  nos quotidiens n’expriment-il pas leur inquiétude pour l’avenir des Francophones ? nos  hommes et femmes politiques ne déclarent-ils pas se coaliser pour garantir les droits de ceux-ci ?

Oui, mais précisément, on parle de Francophones : et Bruxelles n’est pas la francophonie, pas plus que la francophonie n’est la Wallonie. Bruxelles comme telle, la Wallonie comme telle, semblent aujourd’hui être frappés d’inexistence. Toutes deux dissoutes dans le brouet francophone, toutes deux réduites à ne plus être qu’une vague indication géographique : « le Sud ».

Pourtant les choses paraissaient avoir bien démarré avant ce fameux dimanche de juin. À la fin de 2006, des Bruxellois avaient pris la parole et déclaré ceci, à quoi le passé récent et le présent donnent un étonnant relief : « Des négociations se préparent. Elles vont engager l'avenir de la Belgique et donc aussi l'avenir de Bruxelles. Elles vont se dérouler entre partis flamands et francophones, pas entre les représentants des trois Régions du pays. Nous, habitants de Bruxelles-Capitale, refusons que notre sort soit fixé de cette manière. Parce qu'il est grand temps d'affirmer que la population bruxelloise ne se laisse pas réduire à deux groupes, "Flamands" d'un côté, "Francophones" de l'autre. Parce qu'il est grand temps de laisser pour de bon derrière nous une Belgique où deux Communautés se font face, pour permettre que les trois Régions du pays s'épanouissent côte à côte, chacune avec une identité propre et des institutions efficaces. »

Dans ce texte intitulé « Nous existons », des Bruxellois de toutes langues et de toutes provenances refusent que leur ville-Etat soit plus longtemps une capitale instrumentalisée, réduite à jouer le seul rôle de petit commun dénominateur. Ils entendent qu’elle soit leur Cité, une communauté de destin, et qu’elle puisse dignement jouer ce rôle.

Or, si le fédéralisme belge a sans nul doute atteint un certain seuil de maturité — je vais y revenir —, son expression bicommunautaire a étouffé Bruxelles comme elle a nié la Wallonie. Surtout, elle a fait que les flux culturels ont été orientés par des forces qui n’ont servi ni Bruxelles ni la Wallonie. Ces forces ont en effet largement empêché que l’on perçoive l’identité singulière du lieu de création vivante et puissante qu’est la première ; comme elles ont largement empêché que l’on perçoive la spécificité de l’apport historique Wallon à nos traditions économiques sociales, culturelles. Le résultat de ces forces néfastes est connu : en Wallonie, Bruxelles est souvent perçue non comme le cœur d’une société en mouvement, non comme un creuset multiculturel qui peut nous montrer ce que nos sociétés seront demain, mais comme le siège d’une administration lointaine et hautaine ; et conversement, à Bruxelles la Wallonie est vue comme une province reculée, aux mœurs archaïques et douteuses.

Je vais laisser là mes amis Bruxellois, confiant qu’ils sauront reprendre cette parole qu’ils ont fait entendre il y a plus d’un an, et que l’actualité leur a ôté, momentanément, j’espère. Car nous sommes ici à Namur, et nous, Wallons, avons aussi à affirmer « Nous existons ». Nous avons aussi à nous inquiéter de négociations qui vont se dérouler sur la logique de blocs linguistiques, et non entre les représentants des trois Régions du pays, quatre avec la Communauté germanophone.

Quelle est notre responsabilité, en ce moment précis, à nous citoyens, à nous intellectuels, à nous qui sommes aujourd’hui réunis pour fêter les vingt ans de la Fondation wallonne Pierre-Marie et Jean-François Humblet ?

Elle est d’abord de constater que la Wallonie n’a pas de langue pour parler d’elle-même. Or l’histoire ne connaît pas d’exemple de société qui se soit affirmée sans disposer d’un langage propre. Par langage, j’entends évidemment tout ce qui produit les significations imaginaires sociales sans lesquelles nous ne pouvons vivre, tous ces schèmes de perceptions et d’appréciations qui insiprent nos pratiques individuelles et collectives. Tout ce qui façonne la mémoire et autorise la transmission. Bref, au sens le plus large du terme, la culture.

Or dans le mouvement de réappropriation que vivent les Régions fédérées de Belgique et la Communauté germanophone, la culture sera un des leviers les plus puissants.

Certes, la parole qu’elle élabore pour se dire se fait déjà entendre. On l’entend dans des textes, des pièces de théâtre, des chansons, des films, des émissions télévisées, qui parlent de nous en parlant au monde. On l’entend aussi dans ces lieux basiques où des citoyens se forment, ou dans des groupes qui luttent pour la justice et la démocratie.

Mais cette voix est faible encore. J’ai parlé des forces néfastes qui empêchaient de bien percevoir l’identité bruxelloise. Ce sont ces mêmes forces qui ont interdit à la Wallonie de se doter des instruments devant lui permettre de prendre la parole. Quand elles ne lui ont pas arraché les quelques outils dont elle disposait encore : je pense au démembrement de la RTBF, qui est une tragédie.

Les projets pour la Wallonie sont nombreux. Nombreux sont ceux qui, ici, tâchent à les faire advenir. Il faut à présent les rendre visibles et audibles. Pour les faire advenir aux consciences.

Voilà le travail auquel devraient s’atteler la Fondation Humblet et tous ceux dont elle suit l’itinéraire — enseignant, formateurs, écrivains, historiens — : élaborer un langage pour la Wallonie. Ou plutôt, quatre langage pour la Wallonie.


Un langage pour se dire comme institution

En premier lieu, la Wallonie a besoin d’un langage pour parler d’elle-même comme institution.

Oui, il faut le dire au moment où on ne cesse de discuter le terme : on n’a pas encore essayé le fédéralisme.

En affirmant ceci, je ne veux pas nier que le fédéralisme belge, ce produit très élaboré issu de la rencontre des aspirations culturelles flamandes et des revendications socio-économiques wallonnes, soit aujourd’hui un système mûr. En particulier, l’institution régionale wallonne a atteint une dimension critique qui lui a permis et lui permettra d’absorber tout transfert de compétences sans difficultés majeures. (C'est par exemple le gouvernement wallon qui a réformé le plus profondément les pouvoirs locaux, provinces et communes. Dans un pays où de toute éternité l'autonomie locale est sacralisée, cette avancée démocratique est révolutionnaire). Oui, il y a bien là des institutions, qui fonctionnent, et qui fonctionnent bien, grâce au sens de l’initiative de maints hommes politiques, maintes femmes politiques que je vois ici, grâce au sens des responsabilités de maints fonctionnaires.

Mais il y a bien du chemin à parcourir encore pour que tout ceci soit une réalité vivante pour l’homme de la rue, bien de l’imagination à mobiliser (surtout en ce moment, où l’on agite, comme un leurre, des formules magiques comme « circonscription unique »), bien du chemin à parcourir quand on pense que dans les pays à tradition authentiquement fédérale, les responsables ne zappent pas, de manière ludionesque, entre les différents niveaux de pouvoir, mais tendent à se spécialiser ; que l’asymétrie des gouvernements y est une chose saine et légitime, puisqu’elle rend justice à ces différences de sensibilité ; que les enjeux distincts des élections, nécessairement bien distinctes, sont clairement identifiés par le citoyen.

Car voilà la principale pièce encore manque encore, une pièce, essentielle : l’adhésion du citoyen. Ce citoyen qui doit pouvoir se reconnaître dans ses institutions, et qui pour cela doit pouvoir les comprendre ; qui doit avoir été éduqué à les comprendre.

Or sur ce plan de la compréhension, de l’éducation et de la reconnaissance, on vient de loin, de très loin.

En effet, notre système a de toute évidence été pensé à l’origine par des gens qui n’y croyaient pas ; par des gens qui, de manière consciente ou non, réprouvaient viscéralement le principe fédéral d'une union volontaire d'entités libres. Ils n'y croyaient pas, et leur excès d'imagination terminologique dénonce bien les contorsions auxquelles ils se sont soumis, d'assez mauvais gré au reste.

Laisser moi traquer ce non-dit du premier fédéralisme belge, en faisant parler ses mots : faire voir ce qu’ils cachent, c’est mon métier.

C'est entendu, le langage n'est pas la réalité : on ne mange pas le mot pain. Mais le langage assure la maîtrise des réalités. Les gouvernements l'ont souvent compris, qui ont substitué les contributions (supposées raisonnées et volontaires) aux impôts (subits), qui ont transformé leur Ministère de la guerre, dont la dénomination avouait trop crûment la fonction, en un moins offensif Ministère de la défense ; elles l’ont mieux compris encore, les forces sociales qui ont aujourd’hui remplacé les gouvernements, et qui parlent de flexibilité pour désigner les coups brutaux qu’ils donnent de leurs armes rigides, qui abusent et mésusent du mot liberté pour faire régner les contraintes les plus étouffantes, et qui parlent de responsabilité individuelle, celle des autres, pour s’exonérer de leurs lourdes responsabilités collectives à eux. Les mots, donc, créent notre réel, puisqu’ils l’imposent à nos yeux comme l’ordre naturel des choses.

Et bien, avec premier fédéralisme belge, le moins qu’on puisse dire est qu’on n’a pas voulu que le citoyen puisse croire au nouvel ordre de choses qu’on lui offrait.

Tout d'abord, nos entités fédérées se voyaient, au moment même où on les créait, refuser tout statut d'État. Où a-t-on vu ailleurs un État fédéré être appelé région ? Bien mieux : on refusait à ces entités d'être authentiquement dirigées, puisqu’on les chapeautait d’un exécutif. Un exécutif est, rappelons-le, autre chose qu'un gouvernement, puisqu'il comprend l'administration. Enfin, la terminologie adoptée, avec ses asymétries, révélait des fantasmes historiques assez louches : pourquoi n'a-t-on pas voulu de "Communauté allemande", puisqu'il y avait bien une "Communauté française"?

À la plupart de ces incongruités, des corrections majeures ont été apportées, au fil du temps. À ma suggestion, Guy Spitaels a un jour osé parler de gouvernement wallon là où il y n’y avait qu’un exécutif. Ce fut à la grande fureur du moniteur de la pensée unitariste qui, longtemps, parla du gouvernement wallon comme d’un « gouvernement autoproclamé » (terminologie peu innocente à un moment où la péninsule des Balkans se divisait en États autoproclamés où se pratiquait l’épuration ethnique ; mais à l’heure où le droit international est allégrement violé au Kossovo, l’autoproclamation semble ne plus être un crime, depuis qu’elle a été sanctifiée par le Big Brother mondial). Oui, on a corrigé de dommageables bourdes : on parle donc aujourd’hui de Gouvernement, et nous sommes dans un Parlement, et non plus dans la salle d’un Conseil.

Mais le travail n’est pas terminé. Par exemple, on parle encore toujours de « région », avec tous les effets pervers qu’entraine cette terminogie.

Le premier effet pervers est que ce mot renvoie à la subdivision d’un territoire, et non à des entités distinctes et autonomes. De surcroit il suggère des limites floues, ce qui est incompatible avec la représentation que l'on se fait aujourd'hui d'un État.

Le second est que ceux qui se préoccupent du fonctionnement de leur État se voient automatiquement appliquer l’épithète de « régionaliste ». Or on sait toutes les connotations que véhicule cet adjectif : petitesse, repli, arriération, conservatisme…

Un troisième effet pervers, plus subtil sans doute mais plus dommageable encore, de cette terminologie, est de dissocier radicalement "Wallonie" et "région wallonne". Distinction grosse de bien des dérives : fait-on de "la France" et de "la République française" deux choses différentes ? distingue-t-on Belgique et Royaume de Belgique ? La dissociation entre "Wallonie" et "région wallonne" aboutit parfois à la schizophrénie. Par exemple, la presse ne parle jamais de la rigueur budgétaire de "la Wallonie" : si d’aventure cette rigueur est mise en évidence, c'est celle que de la "région wallonne". Par contre, si des grèves éclatent sur le sol wallon, ce sera "la Wallonie qui s'arrête". Pourquoi ne pourrait-ce être "la Wallonie" qui soit bien gérée ?

Donc, on n’a pas voulu que le citoyen puisse croire au nouveau pays qu’on lui offrait et puisse s’y reconnaitre. Partie gagnée, puisqu’aujourd’hui, on n’a apparemment qu’un seul adjectif pour décrire ces institutions : surréaliste. Partie gagnée, puisqu’aujourd’hui comme toujours lorsqu’il y a de la fraglité et de incertitudes, on observe un mouvement de repli frileux sur les valeurs sûres, ce mouvement qui fait la fortune des marchands de drapeau. Partie gagnée, puisqu’aujourd’hui on fait croire au citoyens que les retours en arrière sont son avenir. Partie gagnée, puisqu’un Président de la Wallonie est allé jusqu’à changer le papier à en-tête de son prédécesseur, qui parlait bien du gouvernement de la Wallonie, pour y inscrire « gouvernement de la région wallonne du royaume de Belgique » !

Il est donc urgent de créer un nouveau langage citoyen à ce premier niveau, le plus élémentaire : celui des institutions.

Qui a le pouvoir (ou le devoir) d’inventer et d'utiliser une nouvelle terminologie ? La responsabilité en incombe en premier lieu aux gouvernements, et principalement au gouvernement wallon, qui dirige un État ressemblant plus que la "Communauté" à l'idée que le citoyen moyen se fait d'un État. Dans leurs communiqués, leurs conférences de presse, les documents qu'ils destinent au grand public, il doivent cesser de s'adresser à leurs partenaires et aux citoyens dont il ont la charge dans une terminologie aliénante, et parler d'eux-mêmes dans un langage qui porte la trace du mépris dans lequel il sont nés. Elle incombe en second lieu aux autres faiseurs d'opinion : journalistes de la presse écrite ou parlée, rédacteurs de brochures, de guides, créateurs de manuels scolaires. A nous de les convaincre.


Un langage pour se dire comme groupe humain

Il faut un nouveau langage pour la Wallonie. Mais pas seulement pour parler d’elle-même en tant qu’institution. Pour parler d’elle-même en tant que collectivité humaine.

Tel est le second langage qu’il nous faut inventer : celui qui permettra à la Wallonie de réapprendre à parler d’elle de manière positive.

L’enjeu est d’importance, car une lourde hypothèque pèse sur le Wallon : le déni de soi, le mépris de soi, la culpabilité, toutes choses qui éloignent bien de la responsabilité. Et qui doivent non pas être combattus ou niés, mais faire l’objet d’une transformation dialectique.

Pour m’expliquer sur ce point, je recourrai au quadrant d’Ofman, utilisé dans le monde de la formation en entreprise. Permettez moi d’être didactique, quelques secondes durant. Ce carré est construit autour d’une notion, revoyant à une qualité professionnelle susceptible d’être la caractéristique d’un individu. Comme exemple, je prendrai l’esprit de sérieux. Dans ce schéma, quatre termes : la qualité de base, et d’autre part, ce que Ofman appelle le piège, le défi, et l’allergie. La case supérieure gauche est occupée par la qualité de base, celle qui définit le mieux le sujet en formation. Dans mon exemple, c’est donc le séreux. Mais, chaque qualité de base est susceptible de se pervertir : lorsqu’elle est poussée à l’extrême, elle se retourne contre elle-même. Cette exagération, c’est le piège, qui occupe la case supérieure droite : l’excès de sérieux, c’est ce qu’Umberto Eco a appelé la tétrapilectomie, l’art de couper les cheveux en quatre, de pinailler. En dessous de la qualité de base, on trouvera l’allergie. C’est l’empreinte en négatif de la qualité. Et qu’est-ce qui s’oppose au sérieux ? la superficialité. Enfin, en bas à droite, le défi. Cette case est la plus importante : c’est là en effet qu’est le lieu dialectique de l’équilibre et du développement : le lieu où la qualité de base ne perd rien d’elle-même, mais se préserve du piège, en se colorant de quelques traits pris à l’allergie. Elle est le contraire positif du piège. Dans mon exemple, ce défi créateur serait le développement de la spontanéité.

Quel est le défi pour le Wallon ?

Pour le savoir, isolons chez lui une qualité de base. Ce sera la capacité à se tenir à distance de soi-même. Rire de soi est, paraît-il une vertu bien belge ; l’autodérision serait un trait spécifiquement belge, au même titre que la culture du chocolat et des coureurs cyclistes.

Cette qualité, c’est sans doute le Wallon l’a poussé le loin. Mais il l’a poussée jusqu’au piège de la complaisance et du masochisme : on lui « rentre dedans comme dans du beurre », disait jadis de lui un homme d’état qui savait ce dont il parlait. Pensons aux tristes pantalonnades d’un « humoriste » — j’entoure de guillemets ce mot respectable pour le mettre à l’abri de son référent momentané — nommé Raoul Reyers : eh bien le dégoulinement de ses médiocrités poujadistes est reçue ici avec politesse. Suprême détachement, conquis grâce à la pratique du boudhisme zen, ou manque de respect de soi, déficit d’image, et aplatissement ? La réponse à cette question est facile : si dans ces platitudes, on remplaçait le mot « wallon » par le mot « juif » — le juif, pourtant un autre champion de l’autodérision —, il est évident que les tribunaux auraient été saisis dès la première minute. Voilà le piège, un piège où nous poussent de menues et grandes incivilités quotidiennes, auxquelles on se fait, comme on se fait aussi aux tags et aux crottes de chien.

Et quelle est l’allergie ? Nous la trouvons aisément, en nous demandant en quoi le wallon prétend le mieux se distinguer du Français, ce Français qu’il admire, et dont il a intériorisé la supériorité intrinsèque ? en ce qu’il répugne aux certitudes fracassantes de ce dernier.

Le défi se dessine donc. Il s’agit de concilier la distance critique et l’assurance. De combattre le manque de respect de soi, sans pour autant opter pour l’arrogance. On peut ne rien renier de la petitesse (la Wallonie est sans doute le seul pays au monde à s’être dotée d’un hymne national où ce qui est célébré, c’est la petitesse : là où les États réputés normaux s’enorgueillissent de leur grandeur, de préférence soulignée par le sang, le Wallon se déclare « fier de sa petite patrie ») et pourtant ne pas la transformer en faiblesse.

La Wallonie doit réapprendre à parler d’elle-même de manière positive. Facile à dire ! Car elle doit pour cela, disposer de la maitrise des lieux où ce discours positif peut s’énoncer : l’école, les médias. Le projet wallon continue à être centré sur le socio-économique. C’est certes à bon droit, et l’on voit tout l’intérêt — et le succès — des politiques de formation professionnelle menées jusqu’à présent. Mais le Gouvernement wallon pourra imaginer tous les plans de redressement qu’il veut : sans référents culturels et moraux, il ne pourra qu’échouer. Rendre leur dignité à ceux qui vivent et travaillent en Wallonie suppose en effet une politique culturelle responsable, s’exerçant notamment dans le domaine des médias et surtout de l'enseignement.

Que l’on ne dise pas que je brandis là une menace d’endoctrinement. Je ne répondrai pas en disant que les forces sociales qui présentent comme naturelle leur domination sur le monde n’ont pas ces scrupules, mais en insistant sur le caractère dialectique du défi. Il ne s’agit ni d’adopter la méthode Coué, ni de sombrer dans le déni, ni de remplacer le coca-cola dans les cerveaux en vacances, mais de faire d’oser avoir de soi une image authentique, et non celle que l’on a façonné pour vous, et de partir de là pour exploiter ses atouts.


Un langage pour élaborer des identités nouvelles

Le troisième langage que doit apprendre la Wallonie, c’est celui qui lui permettra de faire le tri dans ses identités multiples, pour mieux tenir à distance celles qui la handicapent, et opter pour celles qui lui garantiront un avenir.

Car, de même qu’un individu n’a pas qu’une seule identité, la Wallonie s’en est vu offrir plusieurs.

Permettez-moi encore d’être didactique, pour la seconde et dernière fois. Je le serai en replaçant la question des identités wallonnes dans un cadre historique plus général : celui des revendications des entités périphériques (comme celles qui se font entendre au pays basque, au Kossovo, en Bretagne ou en Flandre).

En schématisant fort, on peut dire que le discours sur ces entités a connu trois phases distinctes ou qu’il connaît trois modalités.

Le premier moment est défensif et conservateur. Après l’effondrement de l’Ancien Régime, le capitalisme moderne avait amené au pouvoir une bourgeoisie commerçante qui, gênée par les frontières féodales, avait créé les grands ensembles que sont les États modernes. Telle est l’origine de ce qu’il est convenu d’appeler les États-Nations. Mais les nouvelles entités territoriales devaient être et unifiées et légitimées. Légitimées, elles le furent par une idéologie : le nationalisme. Unifiées, ces entités le furent par un ensemble de dispositifs au premier rang desquels se trouvent la « langue nationale ». Mais qu'est-il est alors advenu des cultures périphériques ? Conformément à l’exigence d’unité, elles devaient nécessairement faire l'objet d'un travail d'infériorisation. Mais, au même moment, elles se voyaient valorisées, de façon toute paradoxale. Elles ont en effet été présentées comme le réservoir des vertus ayant permis l'élaboration de la Nation, vertus prises à l'état brut, antérieurement à leur réalisation dans l'État et à leur expression dans l'ère industrielle. Le détenteur de ces vertus : le Peuple » — que l’on appelle évidemment populace lorsqu’il est dans la rue —, ce Peuple qui permet l’intelligence du passé et donne la force qui permet d'envisager l'avenir.

Cette mise en avant de la culture populaire caractérise les premiers mouvements régionalistes. Plus culturels que politiques, ces mouvements que l’on pourrait appeler légitimistes sont antimodernistes : ils entendent résister aux changements (industrialisation, pouvoir croissant de l'État-Nation, imposition d’une lange centralisatrice). Ce qui domine est le souci de fidélité historique, d'inscription dans une tradition. Le mouvement de revendication s'accommode des particularismes et des différences.

Le second moment est celui du nationalisme populiste. Il est plus résolument politique : la périphérie élabore sa propre idéologie nationale et la retourne contre le centre, dans lequel elle voit dorénavant un pouvoir étranger, colonial. Le principe politique est dès-lors cette fois clairement énoncé : le peuple minoritaire a le droit d'exiger son propre État-Nation. Cette idéologie de reconquête fait que la géographie est souvent fantasmée : l'aire assignée au développement de la langue locale correspond en général non pas à des pratiques majoritaires repérables, mais à des données historiques remontant dans un passé parfois lointain (Pays basque incluant la Navarre, Bretagne comprenant le pays gallo, Grande Albanie, Flandre étendue à Bruxelles, etc.) Ce mouvement s'inscrit dans une prospective plus que dans le souci de la fidélité aux formes du passé. Mais prospectif ne veut pas nécessairement dire innovant : la revendication étant celle d'une nation unifiée, le mouvement ne fait que s’approprier le discours de l’Etat central.

Le troisième moment est également prospectif. Mais il est en outre novateur, en ce qu’il admet son polycentrisme et les identités à géométrie variable. C’est ce mouvement qu’illustrent, à l’époque contemporaine, les groupes périphériques affirmant leur capacité d’initiative dans des processus de transformation économiques, politique, culturels et environnementaux. Il ne s’agit donc pas de se tourner vers le passé, comme dans la première phase ; il ne s’agit pas non plus d’envisager l’avenir sous la forme du nationalisme classique, comme dans le second. En effet, les groupes concernés prennent acte de l'intégration du globe et du brassage des populations. Cette prise en compte laisse évidemment une place aux ensembles englobants que sont les États-Nations, qui ne sont pas contestés comme dans le second moment ; mais elle donne aussi une légimité aux cadres plus vastes que celui-ci (cadres, comme celui qu’offre l’Europe), dans lequel on peut dialoguer sans nécessairement passer par l'État-Nation. Loin d’être pensées en termes allégeance unique, les appartenances sont donc vécues comme multiples ; elles sont désormais traitées non plus en termes essentialistes — l’intégration mondiale rend impossible le rêve de l'unité linguistique des aires régionales — mais en termes de responsabilités. Dans ce nouveau cadre, on est loin de l'affrontement que suppose nécessairement le deuxième moment, et les solutions qui se dessinent font l’objet de négociations démocratiques : on le constate par exemple en Catalogne, en Flandre et en Écosse.

Ce schéma triadique ne vise pas à énoncer les lois d'un processus historique cohérent, qui se serait produit de manière immuable partout, mais série trois types de discours identitaire : le classement est plus logique que chronologique. En le mobilisant, je vise à permettre la description et l'évaluation des différentes facettes des discours dits régionaux, et à fournir un schéma permettant de sortir de la confusion qui règne à propos des identités wallonnes.

En effet, certains débats sur celle-ci, comme d’ailleurs sur les autres identités régionales, s’expliquent par le fait que certains acteurs de ces mouvements peuvent viser des objectifs décrits dans le premier modèle, alors que d’autres optent pour le second, etc. Un même objet du monde (une langue, comme le catalan, le wallon ou un créole, ou certaines références historiques) peut ainsi être successivement (ou simultanément) investi de valeurs différentes, voire antinomiques. Etre tantôt l’instrument d’un repli autistique tantôt celui d’une ouverture sur l’univers.

Cette variabilité de la valeur des termes de l'équation explique les mauvaises lectures que l'on fait en général des mouvements régionalistes : on peut en effet attribuer au discours populiste certains traits du discours tenu par les légitimistes, ou plaquer le modèle nationaliste sur le discours prospectif, etc. Qu’il me soit permis de prendre l’exemple bien connu du « Manifeste pour la culture wallonne » de 1983. Ses signataires se référaient très explicitement au troisième modèle (par exemple en refusant l’existence d’une essence wallonne), mais ils ont été violemment critiqués pour leurs positions de « repli » : c’est-à-dire que leurs propos ont été lus à la lumière des conceptions légitimistes, au prix de contresens laborieux. Un autre exemple s’étale chaque jour sous nos yeux : un grand nombre d’aspects du projet flamand font eux aussi l’objet d’une lecture qui les travestit, car une partie importante de la presse francophone les apprécie volontiers, et jusqu’à la caricature, à la seule lumière du schéma nationaliste.

Distinguer ces différents moments, c’est se donner les moyens de pronncer les mots « culture wallonne », sans donner à croire que l’on veut promouvoir le pékèt et la tarte al-djote, mais promouvoir une clture du projet.

C’est se donner les moyens de ne pas croire qu’il y a des wallons pure laine. La culture à élaborer ne saurait être qu’ouverte. Et comment pourrait-il d’ailleurs en aller autrement ? De tous temps, des femmes et des hommes sont venus d’ailleurs — du Nord d’abord, puis du Sud méditerranéen, d’autres continents enfin — pour partager les peines et les joies des Wallonnes et des Wallons. Cet apport a fructifié. Et a donné une tradition de multiculturalisme, tellement bien vécue au quotidien qu’elle omet parfois de se donner ce label de modernité si enviable.

Ce n’est pas parler de la Wallonie comme d’une essence, mais bien comme d’une société dotée d’une histoire, vivant un présent, et se projetant dans l’avenir. Une société où vivent et travaillent des hommes et des femmes ne se définissant pas par leur seule mémoire, mais aussi par leurs envies, leurs projets. Une chance de modernité et de citoyenneté vécue.


Un langage pour formuler des projets

Je viens de parler de l’identité comme projet. C’est ici que gît l’essentiel

Un quatrième langage est nécessaire, aux Wallons comme à tous les citoyens de tous les pays du monde, qui devrait leur permettre d’aborder la question : une autonomie, pour quoi faire ?

En commençant, j’ai parlé de trois grands absents, les deux premiers état Bruxelles et la Wallonie. La dernière grande absente du débat est cette question des valeurs.

Il ne suffit pas, en effet, de dire qu’il faut « s’occuper des vrais problèmes des vraies gens ». Car enfin, qui sont ces vraies gens ? (ce qui supposerait — et l’on voit immédiatement les limites de ce discours poujadiste —, qu’il y a de fausses gens) Et quels sont ces vrais problèmes ? Et ces problèmes, qui les a construits comme problèmes ? qui leur a donné la légitimité de s’énoncer comme problème ? Et surtout : quelles solutions entend-on apporter à ces problèmes ? de quelle vision de l’avenir ces solutions sont-elles la traduction ?

La question que dissimule le débat actuel sur les structures de l’État est celle-là : quel projet de société se cache dans les structures ? Car ni la Belgique, ni l’Europe ni la Wallonie, ni la Flandre — et c’est vrai aussi de l’Allemagne, de la France ou des Etats-Unis… —, ne sont des valeurs en soi. La vraie question est : de quelle valeur entend-on investir ces entités ? quel rêve entend-on leur faire concrétiser ?

Cette question des projets fut la grande absente, dis-je. Je ne me souviens pas d’avoir beaucoup lu dans la presse que « l’orange-bleue », c’était la reconnaissance de l’avènement d’une conjonction de forces exceptionnellement neuve dans notre pays : la possibilité d’imprimer, pour de longues années une orientation reagano-tatchérienne à nos politiques ; l’occasion inespérée de secouer enfin pour de bons certains piliers de notre système, comme le droit de grève ou d’apporter à notre système de sécurité sociale des changements plus énergiques que ceux qu’on lui inflige actuellement à petits coups ; de nous faire entrer mieux encore dans ce nouveau monde qui blingblingue depuis trente ans déjà, et où règnent paupérisation de l’État, marchandisation des biens publics, croissance des inégalités et généralisation de l’insécurité salariale. Je ne me souviens pas d’avoir bien lu ces choses, ou alors, elles étaient noyées dans le flot des informations. Car on le sait — et c’est une des choses qui menace le plus notre démocratie aujourd’hui —, trop d’info tue l’info.

Et c’est bien là ce que je regrette dans la crise qui vient d’être vécue : c’est que, sainement décapante à bien des égards, elle a aussi créé de nouveaux rideaux de fumée là où l’air n’était déjà pas bien limpide.

Je ne veux pas demander ici que la Wallonie décrive explicitement le destin futur de ses citoyens. On sait en effet ce qu’il advient des États qui définissent leur idéologie dans leur constitution : ils se retranchent de la démocratie. C’est le péché des États qui se sont proclamés socialistes. C’est le péché que vient de commettre l’Europe, le jour où elle a érigé une doctrine économique passagère en principe constitutionnel définitif.

Je dis simplement qu’avoir un langage pour parler de soi n’exonère pas le citoyen de sa responsabilité principale : énoncer sa vision de l’avenir collectif et travailler à la faire advenir.Il ne suffit pas de dire « Nous existons » : il faut aussi donner du sens à cette existence commune.Mais ceci — qui est la définition du civisme — n’est pas le devoir des seuls Wallons. C’est celui de tous les citoyens du monde.






À Namur, au Parlement de Wallonie,  2008

 

EYET COME IN  DIRO  CHEZ  LES  CH’TI……… CHI TE  DICHI… TA  KA  PARLER COM ICHI …….. INT’COMPRINDRA  GRANDMIN   MIEUX !!!!!!

01:07 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2008

VOUS AVEZ DIT SONDAGE ????????

VOUS  AVEZ  DIT  SONDAGE !!!!!!!!!!!!!

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Cette fin de juillet a vu, pour la première fois sortir de presse, (avec publication transfrontalière svp…), une scandaleuse manipulation de population et de son opinion.

Orchestrée par un groupe de presse (franco/belge), et une chaîne de presse écrite et télévisée sous la mainmise  ferme d’une des plus grande fortune d’Europe, en la personne d’Albert FRERE (RTL-TVI pour ne pas la citer).

Ainsi, sous des gros titres exagérément disproportionnés, on a « essayé » de frapper l’opinion des vacanciers sur le retour, en leur assènant qu’un belge sur deux est prêt à se laisser manger comme un jambon/beurre, ou une  baguette et un came de chez mambert !!!

Scandaleuse affirmation quand ceux qui ont eu la chance de pouvoir partir pour se ressourcer, vont maintenant être confrontés aux augmentations des produits de bases comme les carburants et les matières premières vitales, celles là même qui ont déjà affamés des centaines de millions de gens dans le monde en voie de développement.

Pour le RPW, cette déferlante de chiffres est une honteuse et scandaleuse tromperie, c’est de l’intoxication du bourrage de crâne, de la propagande politico/économique qui n’a qu’un seul mérite, celui de nous montrer jusqu’où sont prêts à aller certains affairistes, spécialistes des avantages fiscaux à la sauce Reynders, ainsi que de nous prouver, une fois de plus que pour eux l’argent de cette campagne ne compte pas, car cela ne représente rien au regard de ce qu’ils empochent par le truchement de nos sociétés capitaliste boursicoteuses.

Sans nous embarquer dans de longs discours, la gauche alternative française  nous démonte bien le processus, viennent ensuite deux témoignages que le RPW voulait joindre à nos commentaires, par un extrait du forum de toudi et une réaction  très claire de  Monsieur José FONTAINE sont directeur, et pour la bonne bouche, un coup de gueule ferme d’un militant Wallon républicain et anticapitaliste, historien documentaliste de son état on ne peut donc taxer les propos de monsieur Milou RIKIR de billevesées, il parle et technique et politique avec son expérience et son cœur de Wallon.

Bonne lecture :

 

 

VU DE  FRANCE

 
 
Question Belge Wallonie Rattachement à la France Vers un gouvernement des sondages ?


DECRYPTAGE : L’AFFAIRE PART D’UN SONDAGE COMMUN « La Voix du Nord » - « Le Soir ».


La Voix du Nord : Serge Dassault revendait, lors de l'été 2005 le groupe de presse nordiste à son ancien propriétaire, le groupe belge Rossel.
La présence d'Yves de Chaisemartin, ancien patron du groupe Socpresse, au sein de la structure Rossel France, laisse penser que ce dirigeant tire encore les ficelles de la presse nordiste. De Chaisemartin est également actionnaire à 25 % de l'hebdomadaire Marianne.
 L’article de La Voix du Nord sur le sujet :
http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2008/07/29/article_un-wallon-sur-deux-pret-a-devenir-franca.shtml
Le quotidien Le Soir : est édité par la SA Rossel & Cie, majoritairement détenue par les trois enfants de feu Robert Hurbain (1929-2001), héritier de la famille Rossel. Ils possèdent chacun 83 des 300 actions de la société éditrice par l'intermédiaire de trois sociétés liées par des participations croisées:

  • la SA Auxiliaire Rossel, dont Patrick Hurbain est l'administrateur délégué;
  • la SA Rossel-Hurbain, dont Christine Marchant-Hurbain est l'administrateur délégué;
  • la SA Société de Participations Rossel-Hurbain, dont Nathalie Hurbain  est l'administrateur délégué.
  • La position du journal Le Soir : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/communautaire-notre-sondage-2008-07-30-621577.shtml

Le Sondage : réalisé en France les 24 et 25 juillet auprès d'un échantillon représentatif de 955 personnes âgées de plus de 18 ans et en Wallonie du 18 au 22 juillet auprès d'un échantillon représentatif de 510 personnes âgées de plus de 18 ans. Pour ces deux échantillons, la méthode utilisée était celle des quotas.

 

Selon cette enquête réalisée des deux côtés de la frontière, 49% des Wallons sont favorables au rattachement alors qu'ils n'étaient que 29% en octobre 2007; pour autant 45% des Wallons s'y déclarent "plutôt" ou "pas du tout" favorables.
Côté français, 60% des personnes interrogées se déclarent favorables à un rattachement contre 37% qui n'y sont pas favorables; en novembre 2007, 54% se disaient favorables à ce rattachement tandis que 41% n'y étaient pas favorables.
A la question "la Belgique va-t-elle disparaître?", 23% des Wallons répondent par l'affirmative alors qu'ils n'étaient que 16% en octobre 2007; alors qu'à la même date, 78% des Wallons ne croyaient pas à la disparition du royaume, ils ne sont plus que 59% en juillet 2008.
Que constatons-nous ??
L’affaire part de deux journaux membres du Même groupe proche de la haute bourgeoisie franco-belge.
Derrière tout ceci, il y a aussi le grand capital Belge et RTL détenu par Albert Frére.
La Voix du Nord relaie l’édito du Soir.
Les vedettes « américaines » du dossier :

-         Le « Rassemblement Wallonie-France », en la personne de Laurent Brogniet, jusque là confidentiel,  que l’on ressort du chapeau.

-         Daniel Ducarme, député Fédéral Libéral Belge et membre du Conseil de l’Europe. Ducarme est aussi chargé des questions internationales au sein du M.R (Parti Libéral Francophone)

 

Laurent Brogniet sort un argument pseudo massue : « La Wallonie n’a pas les attributs d’un Etat » !! Assène-t-il.

Et pourquoi ne les aurait-elle pas, s’il vous plait M. Brogniet ?

Et pourquoi pas faire naître une Fédération Wallonie-Bruxelles ?? Elle aurait un poids non négligeable en Europe. C’est, à notre connaissance, la position de Rudy Demotte – Ministre Président de la Région Wallonne et celle de Charles Piqué – Ministre président de la Région Bruxelloise !!

Même si cette solution n’a pas la faveur de l’unitariste et monarchiste Di Rupo, le « Mini - Duce » de l’actuel PSB !!!

Nous rappelons à nos lecteurs français que la continuité territoriale entre la Wallonie et Bruxelles ne dépend que de quelques hectares de la Forêt de Soignes.

Nous rappelons également que Bruxelles-Capitale possède le second P.I.B par habitant le plus élevé d’Europe de 238 % plus élevé que la moyenne des régions d’Europe :

 

Les chiffres ci-dessus sont des pourcentages : Bruxelles = + 238 % par rapport à la moyenne Européenne.

 

La Wallonie est moins bien lotie mais pas « ridicule »

Le produit intérieur brut ne cesse de croître au fil des années pour l’ensemble des Wallons.

 

Les habitants du Brabant wallon (Proche de Bruxelles) bénéficient du meilleur PIB de toute la Région. Les habitants du Hainaut affichent le moins élevé.

 

-    Tableau ci-dessous : évolution comparée du PIB par habitant à prix courants (en euros) dans les provinces wallonnes - Source : ICN.

 

 

PIB par habitant

1996

1998

1999

2000

2001

2002

Brabant wallon

17 984

20 068

21 235

22 912

23 753

24 474

Hainaut

13 654

14 439

14 995

15 695

15 936

16 506

Liège

15 976

17 272

17 564

18 248

18 502

18 884

Luxembourg

15 025

16 137

16 611

17 340

17 258

17 846

Namur

14 508

15 562

16 130

16 990

17 331

17 705

Wallonie

15 021

16 163

16 702

17 526

17 827

18 336

 

 

 

 

 

 

 

 

Quid d’une Fédération Wallonie Bruxelles ??

 

En matière de PIB par habitant, avec 26.330 € la Fédération Wallonie-Bruxelles fait même mieux que la Flandre (25.724 €).

 

Ceci constituerait le 12 éme PIB de l’U.E !!

 

Signalons encore, pour calmer certaines ardeurs françaises et quelques « histoires belges » que le PIB français par habitant est de l’ordre de 28.356 € (valeur INSEE 2003) avec de très fortes disparités régionales –  de 22.458 € pour Nord- Pas de Calais à 43.370 pour l’Ile de France –

 

 

La Fédération Wallonie – Bruxelles se situerait donc dans la fourchette haute des PIB régionaux français.

 

Le « rattachisme » est donc une relative « mauvaise affaire » pour Wallonie – Bruxelles et une relative « bonne affaire » pour la France.

 

 

Question à nos camarades Wallons et Bruxellois : Qu’iriez-vous donc faire dans cette galère ?

 

Vous tenez vraiment à vous farcir Sarko ???

 

 

 

 

VOYONS CE QU’EN PENSE 

TOUDI

ET SON DIRECTEUR

MONSIEUR  JOSE  FONTAINE

 

"Il faut parfois résister aux fausses évidences des sondages (et celui-ci montre aussi qu'il y a beaucoup d'opposants à la solution française). Il n'est pas très apparent pour l'opinion publique que la Wallonie est une entité souveraine parce que ses dirigeants composent encore avec les symboles belges et la nostalgie des nostalgiques de ce sacré-là. Mais l'autonomie wallonne est cependant si profondément entrée et ancrée dans les réalités juridiques (le fonctionnement des pouvoirs locaux par exemple), économiques (la mobilisation des organisations patronales ou syndicales pour le redressement), administratives (par exemple dans le domaine international où la Wallonie-Bruxelles gère déjà 51% des compétences autrefois belges), la société civile wallonne est si profondément différente de la société civile en France (malgré d'énormes affinités), que faire cette prévision (la Wallonie serait française dans moins de 5 ans), c'est peut-être tenir pour trop peu de choses la façon dont la Wallonie se construit. Et la Flandre. Non pas peut-être tellement d'abord contre la Belgique que dans celle-ci, quitte à ce que la coquille déjà à moitié vide du Royaume des Saxe-Cobourg ne le devienne tout à fait. Quand la Wallonie, la Flandre et Bruxelles n'auront plus rien de belge, sauf leurs relations commandées à la fois par l'intérêt et des affinités qui restent réelles dans ce cadre belge (ou ex-belge?), rien n'indique les raisons pour lesquelles l'une ou l'autre de ces entités abandonneraient les positions acquises en Belgique (même une Belgique réduite à rien), pour devoir devenir française, hollandaise ou Dieu sait quoi? A vue humaine, aucune nécessité ne le commande. Le Président du Parlement wallon soulignait d'ailleurs fortement dans le même journal que la crise au niveau fédéral n'est que peu perçue dans la vie quotidienne parce que vers le "haut" les choses sont déjà gérées par l'Europe (la monnaie par exemple), et vers le "bas" elles le sont par les Régions ou Communautés (l'économie, l'enseignement, les routes, les pouvoirs locaux etc.)." (fin de citation)

 

 

ET POUR LES FINES BOUCHES

MILOU RIKIR

EX SECRETAIRE PARLEMENTAIRE RPW

FONDATEUR DU C.R.W.

HISTORIEN DOCUMENTALISTE

 

"Je suppose que l'on t'a déjà informé de la nouvelle du jour : un sondage selon lequel 48 % des Wallons se prononceraient dorénavant pour l'annexion si la Belgique crevait (enfin). Sondage diffusé par RTL mais dont je ne sais s'il a été dit sur cette chaîne qu'il a été effectué téléphoniquement (et cela vaut la peine de se renseigner sur la qualité de cette nouvelle sorte de "sondage", fruit – au départ –  de deux ou trois petites sociétés créées il y a moins de cinq ans et qui s'imposent désormais comme "la" référence en matière de bourrage de crânes) auprès d'un échantillon (je ne sais plus s'ils osent appeler cela "représentatif") de 1500 personnes dont... 1000 Français de France !  et 500 pelés Wallons !!! Autrement dit, avec les marges d'erreur habituelles, les inévitables pourcentages de "crânes bourrés", certes, mais néanmoins encore aptes à refuser de répondre et les autres magouillages divers (= il doit bien y avoir eu autour des – soyons très généreux – 300 réponses), ces fameux 48 % nous sont donc fournis par approximativement 150 imbéciles ou 150 annexionnistes militants triés sur le volet et la chaîne d'Albert Frère et de la bourgeoisie bruxello-frankeûpheûne nous prie de bien vouloir gober que c'est bien nous, toutes les Wallonnes et tous les Wallons, qui pensons comme cela.

 

Toute cette racaille est en train de nous vendre comme un plat de lentilles. C'est à en vomir de dégoût ! Réagissez !"

 

Voilà, donc comme nous invite cette dernière phrase, cette réaction pour les blogs du « réseau RPW », envoyée à la presse et à une série de webmaster de sites et blogs de notre connaissance. La nuit du 4 Aout 1789 est celle de l’abolition des privilège, notre devoir est quand à nous de vous informer objectivement, et donc de traiter les initiateurs de cette mascarade de menteurs, de manipulateurs et traîtes à la WALLONIE.

VIVE LA WALLONIE

VIVE LA REPUBLIQUE  WALLONNE

VIVE L’EUROPE DES PEUPLES ET DES CULTURES

Pierre DUTRON   Président du RPW

 

 

23:03 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28/07/2008

UN SONDAGE PUBLIE DANS VLAN LE 28/07

avenir-bruxelles2[1]

 

 

 
http://blogs.vlan.be/vlanbruxelles/lindependance-pour-bruxelles/

16:16 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/07/2008

LA VERITE EN FACE

UNE  PARTIE  DE PING  PONG  QUI  VAUT DE L’OR !!!

 

 

LE  16 JUILLET,  MILOU  RIKIR  REPOND   A  LA POSITION D’ECOLO

Objet : Bravo !


En très bref et en essayant de rester poli : arrêtez votre cinéma et sortez de vos bureaux bruxellois. Prenez enfin le pouls de vos Peuples !
Le cinéma belge est terminé. Cessez de vous prendre pour les derniers Belges et constatez ce que de plus en plus de Wallonnes et de Wallons sentent bien : le cadavre belge est puant et sa seule place est désormais au cimetière. Requiescat in pace (ceci dit pour tous les ex-PSC qui peuplent désormais vos assemblées)

-- Envoi via le site ECOLO

 

LE  24  JUILLET  IL  RECOIT  CETTE  REPONSE !!!

 

Monsieur Rikir,



Votre courriel du 16 juillet dernier relatif à la crise politique que connaît notre pays nous est bien parvenu et a retenu toute notre attention.



De façon plus générale, Ecolo et Groen! poursuivent leur collaboration constructive au sein de l’opposition afin de définir un nouvel équilibre institutionnel et de moderniser la Belgique fédérale. Cette collaboration ne date pas d’hier. En effet, bien avant les élections de juin dernier, Ecolo et Groen! s’étaient déjà rejoints pour lancer ensemble un appel à une Union nationale pour le Climat, convaincus que l’urgence se situe ailleurs que dans des querelles communautaires stériles.

Ainsi Ecolo et Groen! occupent une position particulière dans le paysage politique actuel et constituent les 2 seules formations politiques du Nord et du Sud à collaborer. Cette collaboration nous permet d’avancer sur les sujets pour lesquels nous sommes en phase (le réchauffement climatique) et de nous donner la chance de nous comprendre sur les sujets qui a priori nous séparent, comme la scission de BHV. Le résultat est qu’on nous progressons ensemble : Groen! soutient une circonscription fédérale pour notre pays, par exemple.



Ce n’est pas la position la plus confortable puisqu’elle nous amène à nous rapprocher alors que nos contextes politiques respectifs sont de plus en plus différents, mais nous y sommes attachés.

Pour toute information complémentaire, je vous invite à visiter régulièrement notre site internet www.ecolo.be où vous trouverez nos derniers communiqués
http://web4.ecolo.be/spip.php?article845 ou à consulter notre programme http://web4.ecolo.be/spip.php?rubrique70.

Je vous prie de recevoir, Monsieur Rikir, l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Laurent COLLET
Attaché au Secrétariat fédéral d’Ecolo

ET  LE  MÊME  JOUR  IL  LEUR  REPOND  CELA

 

Cher concitoyen,

 

(Puisque vous fûtes conseiller communal en notre ville, ndlr ils sont tous les deux de la ville de HUY).

 

Je ne pouvais m'attendre, cela va de soi, à une réponse moins langue de bois et style "refrain déjà entendu" de la part d'un représentant de la direction d'Ecolo, parti fondé notamment par des dissidents de l'ancien Rassemblement Wallon mais qui, manifestement, a bien oublié ses origines.

 

Mutatis mutandis, le langage qui est le vôtre est parfaitement le même que celui des libéraux (frankeûpheûnes, s'entend) depuis qu'ils sont tombés en Golie thatchérienne : tout est toujours plus important que les "querelles communautaires stériles", pour vous citer. En plus de vingt-cinq années de politique libérale pratiquée par tous les gouvernements de ce pays depuis l'entrée du PRL au gouvernement en 1981, c'est effectivement ce que les Wallonnes et les Wallons sont obligés d'entendre et de ré-entendre. L'économie, le social (et maintenant, avec vous, l'écologie) sont bien plus importants que n'importe quelle question faussement appelée "communautaire". Au nom de ces beaux principes, des tonnes de législation, de réglementations et de jurisprudence se sont abattus sur les Peuples de ce royaume (remarquez que je n'écris certes pas "pays", comme vous le faites, la Belgique n'étant qu'un État) et, une simple analyse des faits oblige à constater que leur poids s'est tout particulièrement fait sentir en Wallonie, pour des raisons historiques et économiques évidentes. Le résultat très concret de toutes ces politiques, c'est que, dans ce royaume, une région – la Flandre – si certes elle subit aussi le poids de tout cela, mais partant d'une situation autrement privilégiée – a plus que la possibilité demain, si l'envie l'en prend, de partir sur de bonnes bases. À l'opposé, les deux autres auront d'autant plus de mal qu'au cours de ces plus de vingt-cinq ans, les diverses "compromissions historiques" dont ce royaume a la malheureuse habitude, faites systématiquement aux conditions du plus fort, rien ne leur aura été épargné. Voyez (votre ancienne ministre des communications devrait en savoir quelque chose, mais hors Schaerbeek et sa région bruxelloise, que connaît-elle à la Wallonie ?) comment la Flandre est quasiment parvenue à désertifier la Wallonie en matière de transports publics restés fédéraux (SNCB, que l'on ferait mieux de tout simplement appeler NMBS). Quand la Flandre obtiendra sa scission (elle le réclame depuis un certain temps et, sauf à faire l'autruche, l'on sait que ce qu'elle réclame, elle finit toujours par l'obtenir dans le cadre d'un accord de la St-Machin), ce le sera à ses conditions et après avoir tout fait pour que la situation du rail en Flandre soit le plus favorable possible par rapport à ce qu'elle sera en Wallonie et à Bruxelles. Combien de gares, d'arrêts, voire de lignes supprimés encore vous faudra-t-il avant de comprendre ?

 

Et ce qui est valable pour la SNCB l'est tout autant pour quantité d'autres questions bien pratiques (pas des "querelles communautaires stériles") qui font tout simplement la vie quotidienne des gens de NOTRE pays, la Wallonie. Toutes ces questions, c'est de l'argent, ce sont des emplois, ce sont des gens, ce sont des vies. Alors, je vous en prie, cessez ce discours benêt, style "loyauté fédérale" tout juste bon à endormir notre Peuple. C'est bien de son sort très concret qu'il est question, au delà du cirque médiatique "communautaire".

 

En quoi la Belgique constitue-t-elle encore un "plus", comme nous le matraquent certains "frankeûpheûnes" ? La seule solution de courage et d'avenir, c'est de s'assumer. Cela veut dire qu'aux partenaires flamands, il faut dire "top là" et organiser, dans des délais brefs, une prise d'indépendance réciproque. Que chacun se gouverne chez soi, au sein de l'Union européenne, et il ne sera plus question de gémir à longueur d'années, que si cela va mal, c'est la faute à l'autre. Les dirigeants de la Flandre n'auront plus l'excuse de proclamer à leur Peuple que tout va mal à cause des Wallons ; ceux de la Wallonie n'auront plus l'occasion d'attribuer tous leurs râtés à la mauvaise volonté flamande. Voilà la solution du courage politique. Même forcés comme ils le furent par l'arrogance tchèque, nos soeurs et frères de Slovaquie ont relevé ce genre dé défi. Ce ne fut pas aisé, ce ne l'est toujours pas. Il y a eu bien des erreurs, voire des dévoiements commis dans ce pays depuis 1993. Mais toujours est-il que ce petit pays, en beaucoup de points comparables à la Wallonie, va entrer le 1er janvier prochain dans la zone Euro. Beaucoup – avec les mêmes mots que nous entendons ici dans la bouche de nos "frankeûpheûnes", dont Ecolo paraît être malheureusement un très brillant exemple – promettaient à ce petit pays du sang, des larmes et, au final, la banqueroute.

 

Jouer la peur est la plus scandaleuse des politiques. Elle est le fait ou des opportunistes les plus plats ou des peureux les plus abjects. Je laisse à votre parti le choix de la catégorie dans laquelle il se place. Mais vous êtes sans aucun doute actuellement parmi les pires ennemis du Peuple que vous prétendez représenter. Vous me voyez d'autant plus désolé de vous le dire que, historiquement, j'aurais tout pour me sentir proche de vous. Ancien co-fondateur du groupement régional antinucléaire Huy-Tihange, j'ai milité longtemps et suis resté ami de gens qui sont ou ont été chez vous. Je ne citerai que Gérard André (Huy) ou Gabriel Liégeois (Ouffet). J'ai même – aux communales et aux provinciales – voté au moins une fois pour votre parti (devant le désert ou l'abject représentés par les partis traditionnels du coin). Mais vraiment, toute votre tactique actuelle est – veuillez m'excuser le terme – à vomir.

 

Je vous prie d'agréer, Cher Concitoyen, mes salutations wallonnes et républicaines les plus urbaines,

 

Milou (Émile) Rikir

Ancien Secrétaire parlementaire  R.P.W.

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"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"

 Jean JAURÈS

Vive la Wallonie, libre, indépendante et républicaine !

 

 

Merci, mon cher Milou, heureusement que nous avons çà et là des militants, que dis-je, des citoyens lucides et intransigeants quand il s’agit de nos valeurs fondamentales.

Merci pour cette bouffée de fraîcheur qui fait du bien quand on la lit et qui réjouit quand on imagine la tête des destinataires.

Tes écrits, tes pensées dans notre période agitée  seront toujours les bienvenus sur notre « réseau RPW » et j’incite les autres blogs à ajouter ce qui précède  à leur production propre.

Salut et fraternité.

Pierre DUTRON   RPW

 

17:52 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/07/2008

UN "RESEAU RPW" SUR LA TOILE

UNE SERIE DE BLOGS SE REJOIGNENT

ET FORMENT SUR INTERNET:

UN RESEAU R.P.W.

 

A partir de ce jour, les blogs suivants:

http://rpwthuin.skynetblogs.be   (arrondissement de thuin et secrétariat national)

http://larepubliquewallonne.vip-blog.com    (animée par un collectif de toute la wallonie)

http://wallonie.vip-blog.com        (de notre haynaut occidental)

http://deniselegros.skynetblogs.be     (province de liège, arrondissement de huy-waremme)

http://pierredutron.skynetblogs.be    (blog personnel du président, souvent politique)

 

 

Ces blogs qui unissent leurs efforts s'échangeront dans la fraternité et la joie d'un combat militant commun, sans contraintes, des articles et des informations, des photos et se feront des commentaires à volonté, de façon a rendre  leur contenu mutuel toujours plus vivant, toujours plus performants dans la poursuite du combat wallon pour l'indépendance de la Wallonie, et la création d'une république Wallonne.

L'adhésion au RPW des animateurs de ces blogs n'est même pas requise, ils sont libres d'en être ou non, libérés de leurs engagements stériles,  il est de toute façon plus important qu'ils portent haut et fort les revendications et positions du RPW, que de perdre du temps à des réunions  qui débouchent sur des résultats électoraux de l'ordre de 0,50% comme ce fut le cas en 2007 !!!

Le RPW, parti de la vrai liberté, individuelle et non économique, n'exige même pas que ses communiqués soient tous publiés "obligatoirement", il demande avec insistance aux membres du  "réseau RPW" de les publier, sans que cela ne trouble leur propre fonctionnement.

Portes et fenêtres ouvertes que souffle un vent de fraîcheur:

- pour une république Wallonne;

- pour une Europe fédérale des régions d'Europe souveraines;

- pour une société altermondialiste;

- pour une société de la décroissance industrielle face aux agressions environnementales;

- pour une société anticapitaliste internationaliste;

Le RPW est plus que jamais un "parti/groupe de pression" qui de par ses structures de communication, touche dès maintenant, et va toucher dès demain des centaines de personnes par jour, il faudra donc bientôt compter sur et avec lui, lorsqu'il sera question de l'avenir de la Wallonie, des Wallonnes et des Wallons.

 

Thuin le 21 juillet 2008.

 

Christelle ADANT Présidente de l'arrondissement de thuin, membre du secrétariat national.

 

Pierre DUTRON   Président du secrétariat national.

 

"Un peu d'internationalisme éloigne de la Patrie,

Beaucoup d'internationalisme y ramène.

Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale,

Beaucoup de patriotisme y ramène"      Jean JAURÈS    

 

 

11:19 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16/07/2008

COMMENTAIRES DE CE QUI VA SUIVRE

coqhardi

 

LES  DES  SONT-ILS JETES  ?

Il semblerait qu'un groupe influents d'indépendantistes, tous partis confondus en soient arrivés à un minimum d'accord de divorce belge  à l'amiable, comme ce fut le cas voici une bonne décennie  en ex-Tchécoslovaquie.

Le R.P.W. applaudi à cette initiative qui va dans le sens de sa proposition de manifeste pour une Europe fédérale des régions et de la décroissance. Ses militants soutiendront toutes les initatives qui pourront aider ce projet à aboutir.

Pierre Dutron président du RPW, membre du M.A.I.

 

17:31 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

UN VENT FAVORABLE !!! INFO SOUS LE MANTEAU

UN PLAN  MINIMA DE SORTIE DE CRISE

 

 

01-09-2008 : Mise en place d'un gouvernement intérimaire, composé de tous les gouvernements régionaux et communautaires. La présidence est assurée de manière tournante, pendant un mois, par chaque président de gouvernement, par ancienneté dans la fonction et, à égalité d'ancienneté, par ancienneté d'âge, à chaque fois du plus âgé au plus jeune. Un tableau des présidences mensuelles est établi lors de la première réunion. Il ne pourra plus être modifié par la suite. Les Chambres fédérales sont maintenues jusqu'au 1er juillet 2009.

 

 

01-10-2008 : Début des processus en vue de la mise en place de ministères propres dans les régions et communautés pour les matières relevant jusqu'alors du fédéral. Adoption d'une loi fédérale dissolvant les Parlements communautaires et régionaux à une date à convenir permettant d'installer de nouvelles assemblées communautaires et régionales à la date du 31 mars 2009.

 

 

01-01-2009 : Début de la séparation administrative dans les ministères et compétences étant restés jusque-là du domaine fédéral ; création de ministères correspondants dans les gouvernements communautaires et régionaux.

 

31-03-2009 : Installation des nouvelles assemblées communautaires et régionales.

 

 

01-04-2009 : Séparation définitive des ministères et compétences ex-fédéraux. Suppression des ministères fédéraux correspondants. Les Chambres fédérales ne sont plus habilitées qu'à adopter des résolutions et à se prononcer sur des projets présentés par le Gouvernement intérimaire, dans la seule perspective de la séparation totale au 1er juillet 2009.

 

01-07-2009 : Indépendances respectives des régions et communautés ou des entités fédérées créées entre-temps.

 

Quelques règles :

 

 

a) Le gouvernement intérimaire est chargé d'assurer le suivi des affaires strictement fédérales et d'apporter les solutions ad hoc. Les gouvernements communautaires et régionaux ont toutes les compétences résiduaires. La souveraineté primaire leur est reconnue.

b) Les votes en Conseil des ministres sont acquis par délégations selon le principe : un gouvernement = une voix. Les décisions doivent être adoptées à la majorité qualifiée des voix (66 % arrondis à l'unité supérieure), chaque gouvernement devant être présent ou représenté dans la majorité absolue de ses membres (50 % arrondis à l'unité supérieure). En cas d'absence d'un gouvernement, ou de présence non-qualifiée, la décision est reportée à la séance suivante ; la décision pourra alors être prise quels que soient les gouvernements représentés ou non.

 

- gouvernement de la Communauté et Région flamande : 1 voix

- gouvernement de la Commission communautaire flamande de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Région et de la Commission communautaire commune de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Région wallonne : 1 voix

- gouvernement de la Communauté française : 1 voix

- gouvernement de la Commission communautaire française de Bruxelles-Capitale : 1 voix

- gouvernement de la Communauté germanophone : 1 voix

 

 

c) Le principe des frontières régionales et communautaires en place est respecté ; le gouvernement établira une liste commune des territoires faisant l'objet de revendications des uns ou des autres; cette simple liste – ne préjugeant de rien – sera publiée au Moniteur belge, en tant que proclamation officielle de désaccord. Les parties seront habilitées, sur base de cette proclamation, à faire valoir après le 1er juillet 2009, auprès de toute instance qualifiée, toute voie de recours et d'arbitrage désirée.

 

 

d) Entre le 1er octobre 2008 et le 1er janvier 2009, les divers gouvernements communautaires et régionaux sont habilités à convenir de tout accord d'association ou de fédération entre eux. Sur base des éventuels accords conclus, les ministères fédéraux seront divisés entre les entités existantes ou créées. Les gouvernements régionaux et communautaires dans la région de Bruxelles-Capitale seront habilités à conclure des accords de double fédération.

 

 

e) Aucune des entités futures ne pourra conserver pour elle aucun des symboles actuels de l'État belge : drapeau, armoiries, sceau, etc. La famille royale de Belgique fera l'objet d'une indemnisation de la part de l'ensemble des parties, selon un plan et un budget adoptés par le gouvernement intérimaire, qui obligera les futures entités. La famille royale de Belgique ne pourra en aucun cas conserver la souveraineté sur aucune des parties séparées après le 1er juillet 2009. Ceci ne préjuge en rien du caractère (monarchie, république) que ces parties séparées adopteront. Le principe est seulement que rien de ce qui a pu symboliser la Belgique ne puisse être récupéré par l'une des parties.

 

 

f) En aucune manière, durant la période précédant le 1er juillet 2009, les parties ne sont autorisées à conclure quelque accord de coopération ou d'association de manière séparée relativement à leur statut international après le 1er juillet 2009, hormis avec l'Union européenne et l'Organisation des Nations Unies ainsi qu'avec les instances internationales qui leur sont associées. De droit, au 1er juillet 2009, les entités nées de la Belgique défunte seront successeurs légitimes de l'État belge dans toutes ces institutions et organisations. Il leur appatiendra alors de prendre telle disposition qu'il leur plaira.

 

 

 

16:37 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/07/2008

UNE INITIATIVE DU 14 JUILLET

MANIFESTE EUROPÉEN
POUR
L'EUROPE FÉDÉRALE DES RÉGIONS
L'EUROPE DE LA DECROISSANCE !



CRISE DE CIVILISATION - FAILLITE DE NOTRE SOCIÉTÉ
***********


Les pays d' Europe demeurent attachés au brillant d'une civilisation qu'ils croient toujours existante ; il s'ensuit une rupture entre les faits et leur représentation. La seule crise de civilisation que nous connaissons localement est celle des pays d'Europe, la croissance comme vecteur unique économique est devenue insupportable pour notre planète, contraints ou forcés, la décroissance est notre menu du futur, à nous de le penser et de l’organiser.


Aux affronts et à l'aliénation, d’une classe possédante et gouvernante, depuis des siècles de pouvoir, qui ne répond que par l'entretien des illusions et des artifices. C'est à sa soumission et à son obéissance que l'Europe doit sa prolongation d'existence. Cette classe n'est pas libre, elle n'est qu'un otage entre les mains de la superpuissance américaine et des conflits entre impérialismes. Car c'est bien la caractéristique majeure ds temps que nous vivons.


Si nous définissons L'IMPÉRIALISME, (comme le firent Hobson en 1902, Rosa Luxembourg en 1913 et Lénine en 1917) comme l'alliance de la puissance financière et de la puissance militaire, force est d'identifier, au moins trois impérialismes concurrents : celui des États Unis, le Chinois et le Russe.
Tous trois sont des hyperpuissances militaires ; tous trois sont devenus des hyperpuissances financières : les USA avec ses "Hedge Funds" ; les russes et les chinois avec leurs "Fonds souverains".


Très logiquement, cette classe dominante Européenne impose des mythes et modèles totalement étrangers à notre civilisation et à l'esprit européen, en particulier la société dite « de consommation » et plus exactement de production, société massifiée à l'extrême dans laquelle la communauté populaire a totalement disparu au profit de la machine, du papier-monnaie et de la matière en général.


Vu cet état de choses, il est logique que notre société se déshumanise de plus en plus, que la presse n'ait plus de vie et, finalement, que rien de sérieux ne soit jamais remis en question.


Remédier à cet état de fait, c'est donc découvrir les causes de cette faillite. L'important étant de redonner à l'Europe le Moral qui lui manque, l'Ethique et l'Esthétique qui lui font défaut, la question est simple à poser : il nous suffit d'être maîtres chez nous.


Contre les idéologies mondialistes, c'est-à-dire impérialistes, nous affirmons que les Etats-unis ont leur vie propre qui n'a rien à voir avec celle de l'Europe (ou qui ne devrait rien avoir). L'Europe doit donc se présenter comme une rupture altermondialiste à l'uniformisation entreprise.


Les sociétés n'échappent pas à certaines significations historiques ou à celles qui procèdent de l'analyse de la réalité. La liberté est le ciment qui doit unir l’Europe. L'Europe doit donc être aussi porteuse des idéaux internationalistes chers à ses grands penseurs Européens qui ont portés par le passé les espoirs de tant de travailleurs dans le monde.



LIBÉRATION DE L'EUROPE
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La Libération, cela signifie un désengagement complet et total des Américains en Europe, la fin de la colonisation de l'Europe par les Américains.

Désengagement qui doit se faire tant au niveau militaire - retrait de l'Alliance atlantique - qu'au niveau économique - socialisation autogérée de toutes les firmes économiques américaines installées en Europe.


La Libération de l'Europe est un préalable indispensable à tout début d'unification européenne. Il ne peut y avoir unification tant que l'Europe sera sous la dépendance des Américains, et il ne peut y avoir indépendance de l'Europe aussi longtemps que notre territoire ne sera pas libéré de ses oppresseurs.


L'unification de l'Europe ne pourra se faire qu'à partir d’une volonté politique forte : - Un État fédéral européen, seul capable d'assurer la puissance et la force et par des moyens ayant la DIMENSION EUROPÉENNE.



UNE EUROPE SUPRANATIONALE
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Nous vivons à l'ère des grands ensembles politiques et il n'existe plus de petites nations réellement indépendantes. C'est une loi de physique politique, une question de DIMENSION, d’autant plus que les Etats nations sont souvent artificiels, notamment en matière culturelle et ethnologique . Il n'est plus question de compter avec la France, avec l'Allemagne ou avec l'Italie. Si nous voulons être libres, nous devons être forts et pour être forts, il nous faut faire l'Europe Sociale des régions naturelles. Cette vision européenne s’oppose radicalement aux nostalgies, aux partisans des anciennes nations et autres revanchards.


Par conséquent, nous condamnons :

Les nationalismes réducteurs et exacerbés qui agitent la gauche comme la droite, qui ne sont que diviseurs de l'Europe et donc, consciemment ou non, anti-européens. Les frontières des Etats nations d’Europe doivent être effacées pour faire place à un redécoupage réaliste des régions avec l’autodétermination des peuples à disposer d’eux-mêmes pour aboutir à une quasi supranationalité garante de l'indépendance politique de cette Europe fédérale.


A fortiori, nous devons favoriser les aspirations culturelles et socio-économiques régionales totalement unficatrices et proches du citoyen souvent hésitant face « à la cause européenne ».



Nous devons donc comprendre et rencontrer les motivations des peuples flamand, basque, corse ou breton ou wallon, il faut savoir que plus l'Europe des régions, sera le plus grand commun dénominateur des peuples qui la compose, et plus elle sera la garante de son unité , tendant ainsi à se libérer de ses « protecteurs », qu'ils soient Américains ou autres.


Notre Europe sera donc également une Europe de régions souveraines dans un cadre Fédéral.



Cette conception d'une Europe Fédérale des Régions Souveraines nous paraît également constituer le meilleur rempart contre les désordres et guerres ethniques actuelles.


Cette conception nous paraît aussi la seule qui puisse dépasser les "indépendantismes et les Rattachismes"



Nous sommes donc favorables aux formes de régionalismes capables de s'intégrer dans le cadre de cette EUROPE supra nationale et ce, pour le bien de tous.



L'ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN
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Notre esprit communautaire européen est une volonté de libération par opposition aux expansionnismes. C'est celle des hommes qui ont eu et qui ont un destin en commun. Le cadre naturel où cette volonté doit s'exercer et le seul qui puisse la rendre efficace, c'est tout simplement l 'Europe Fédérale des Régions.


L'ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN résume à lui seul notre originalité. Il est un projet politique et social global, total. Les Européens conséquents veulent la liberté de l'Europe, donc son indépendance, politique et économique, et la justice.



Il intègre donc le socialisme.



Notre ESPRIT COMMUNAUTAIRE EUROPÉEN est un PROGRESSISME DE RUPTURE dans la mesure où ne reniant en rien le passé des divers peuples de l'Europe, il tient compte des mutations et des réalités socio-économiques de cette fin de siècle et veut préparer le XXIème.


Tel est le projet que nous devons partout propager. Mais que serait ce projet s'il ne reposait sur une volonté politique, celle de créer par-delà l’Union Européenne un Fédéralisme d’Union et un Socialisme européens sur base d’une décroissance écologique et économique pensée, voulue et réfléchie? Un Fédéralisme altermondialiste intégrant les apports de Forums sociaux mondiaux et régionaux.



FÉDÉRALISME D’UNION ET SOCIALISME EUROPÉENS
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Le problème est de savoir si les peuples européens veulent vivre libres, ou si en ce 21ème siècle ils tolèreront encore d'être des esclaves dans une Europe dominée. Pour être maîtres de leur destin, disposer d'eux-mêmes, les Européens doivent être les artisans de leur Libération et les réalisateurs de l'Europe Unie, d'un Etat Fédéral européen unique. Ce qui signifie :
Un Gouvernement Européen UNIQUE - donc un EXÉCUTIF et un pouvoir législatif uniques - lequel gouvernement UNITAIRE aura pour charge minimale la défense, la politique extérieure, les finances et les grands secteurs de l'économie (des socialisations seront nécessaires), et la justice.
L'organisation de cet État européen en Régions (s'appuyant essentiellement sur des critères géo-économiques) disposant d'une autonomie de gestion dans les domaines économiques et culturels.


C'est seulement dans ce cadre que nous pourrons parler de Constitution Européenne que l'on veut aujourd'hui nous imposer pour mieux masquer notre soumission au néolibéralisme, uniquement si l'Europe devient UN ÉTAT FÉDÉRAL CAR CE SONT BIEN LES ÉTATS QUI ONT BESOIN D'UNE CONSTITUTION. L'EUROPE ACTUELLE N'A BESOIN QUE D'INSTITUTIONS.


C'est bien tout ceci que sous-tend le débat sur "constitution et institutions" et non un problème sémantique.
Le Socialisme Européen rénové, garant de l'Indépendance économique et de la Justice sociale implique et affirme la primauté du politique sur l'économique. Ce socialisme construira l'Europe comme l'un des piliers d'un nouveau multilatéralisme qui refusera la logique de l'affrontement entre impérialismes et sera, en cela porteur de Paix et d'alliance avec les autres Peuples du Monde ; il sera donc Altermondialiste.


Mais l'unification de l'Europe demeure avant tout un problème politique, et les technocrates de Bruxelles et Strasbourg montrent à quel point ils sont incompétents dans la réalisation de cette Europe politique que nous voulons. Ils ne sont compétents que dans la soumission.


L'instauration d'un POUVOIR POLITIQUE est un préalable à toute unification, économique et sociale, et tout débat, tout choix de société restent vains tant qu'il n'est pas atteint.
C'est ainsi que l'Union Européenne actuelle, dénuée de toute substance politique, consiste en une union douanière et un grand marché soumis à la Mondialisation capitaliste, à la globalisation financière qui l'accompagne et rien d'autre.


Elle s'est révélée être une formidable machine au service de la pénétration capitaliste américaine et mondiale.


L'affranchissement de l'Europe du capitalisme, des multinationales, des Fonds Privés et des Fonds Souverains passera par le socialisme européen, mais avant tout par la construction d'un État fédéral européen et de la lutte pour le démantèlement des paradis fiscaux qui permettent au système actuel de fonctionner.




DES MOYENS ET UNE ORGANISATION
UN MOUVEMENT EUROPÉEN
ALTERMONDIALISTE ET UNITAIRE

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L'instauration d'un Etat Fédéral européen, implique de tels changements que l'on peut parler, à juste titre, d'une REVOLUTION EUROPEENNE.
Le seul agent, qui nous semble actuellement susceptible de remplir ces objectifs est le Mouvement Altermondialiste Internationaliste.



Le M.A.I., en construction aujourd'hui, se doit de pouvoir mener dans un avenir rapproché une action de dimension continentale contre les représentants de l'impérialisme américain et des autres impérialismes, et de dénoncer les professionnels de la politique complices conscients ou non de ces impérialismes.



Le MAI que nous voulons construire sera le fer de lance de cette PRISE DE CONSCIENCE qui sera demain le point de convergence des bâtisseurs du 3ème millénaire.



"un peu d'internationalisme éloigne du patriotisme, beaucoup d'internationalisme en rapproche" Jean Jaurès



Pierre DUTRON Président du Rassemblement Populaire Wallon (Wallonie) - Membre du MAI et Initiateur du MAI en Roumanie -



Guy DUTRON co-animateur de la Coordination Gauche Alternative du Hainaut (France) - Membre du MAI -



14 jullet 2008

 

MERCI D'ALLER SIGNER EN SOUTIEN  APRES LECTURE:      http://www.petitionduweb.com/petition.php?petition=2028

00:39 Écrit par chris dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/07/2008

L'U.P.M. UN JOUR AU SECOURS DE L'U.E. ???

L'Union pour la Méditerranée lancée à Paris sous le signe de la paix  

Les dirigeants de plus de 40 pays ont officiellement lancé dimanche à Paris l'Union pour la Méditerranée (UPM) voulue par le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une rencontre où se sont multipliés les gestes de bonne volonté en faveur de la paix au Proche Orient.

 Les chefs d'Etat et de gouvernement ont adopté une déclaration d'une dizaine de pages marquant l'acte de naissance de l'UPM, à l'issue d'une séance plénière de quatre heures dans le cadre prestigieux du Grand Palais, un monument construit au bord de la Seine pour l'exposition universelle de 1900. Cette union regroupe 43 pays, représentant quelque 750 millions d'habitants, du continent européen et de la rive sud de la Méditerranée, une des régions les plus divisées du monde. "Nous en avions rêvé, l'Union pour la Méditerranée est maintenant une réalité", s'est félicité lors d'une conférence de presse finale M. Sarkozy, qui avait dû batailler ferme pour imposer son projet face aux réticences initiales des Européens comme de certains pays arabes. Ce sommet a été marqué par une première : le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre israélien Ehud Olmert, dont les pays sont théoriquement en guerre depuis 1948, se sont retrouvés assis à une même table, même s'ils sont restés à distance.

22:17 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LA MEDITERRANEE AVEC L'U.E. ,

Début à Paris du sommet de l'Union pour la Méditerranée

 

                                    

Les dirigeants de 43 pays ont entamé dimanche après-midi à Paris le sommet devant lancer l'Union pour la Méditerranée (UPM), un projet fondé sur des partenariats concrets et un équilibre Nord-Sud.

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne et de la rive sud de la Méditerranée ont pris place en cercle aux côtés du président français Nicolas Sarkozy et son homologue égyptien Hosni Moubarak, qui coprésident ce sommet fondateur. Ce sommet est marqué par la présence autour de la même table du président syrien Bachar al-Assad et du Premier ministre Ehud Olmert, dont les pays sont formellement en guerre depuis 1948. Un pays invité n'est pas représenté: la Libye de Mouammar Kadhafi, qui a jugé le projet "effrayant" et a boycotté la rencontre. La séance plénière marquant la naissance de l'UPM devait durer trois heures. Elle se déroule au Grand Palais, un bâtiment prestigieux construit au bord de la Seine pour l'exposition universelle de 1900. L'UPM est fondée sur des partenariats concrets comme la dépollution de la Méditerranée, l'énergie solaire, la sécurité civile ou le développement des "autoroutes de la mer". Elle aura 43 membres: les 27 de l'UE, dix pays du sud -Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Tunisie et Turquie- et l'Autorité palestinienne, ainsi que l'Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco.

17:02 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/07/2008

LE PETROLE ET SON PRIX ARTIFICIEL !!!!

Le cours du brut se moque de la réalité des carburants    


Par F William Engdahl
AsiaTimesOnline
, publié le 24 mai 2008
article original :
"Oil price mocks fuel realities" 

 Alors que les entreprises et les consommateurs évaluent ce que le brut à plus de 130 dollars le baril implique pour eux, il doivent garder en tête qu'au moins 60% de ce prix provient de la spéculation non-régulée sur les marchés à terme. Cette spéculation est orchestrée par des fonds spéculatifs, des banques et des groupes financiers, qui utilisent le London ICE Futures, le marché à terme du New York Nymex et les échanges interbancaires non contrôlés ou hors cote...  Les règles américaines sur les marges, fixées par la Commission gouvernementale des Echanges des Contrats à Terme sur les Matières Premières, permettent aux spéculateurs d'acheter des contrats à terme sur le brut au Nymex, en payant seulement 6% de la valeur du contrat. Au prix actuel d'environ 130 dollars le baril, cela signifie que l'opérateur sur ces contrats à terme n'a besoin de verser qu'environ 8 dollars pour chaque baril. Il emprunte les 120 dollars restants.

 



Cet "effet de levier" extrême, de 16 contre un, contribue à conduire les prix vers des niveaux follement irréalistes et efface les pertes des banques, occasionnées par les subprime et autres désastres, aux dépens de la population d'ensemble.

 



Le bobard du "pic de pétrole" — c'est à dire l'argument selon lequel la production de pétrole a atteint le point où plus de la moitié des réserves a été utilisée et où le monde est sur la pente descendante du pétrole bon marché et des quantités abondantes — a permis à cette escroquerie coûteuse de se poursuivre depuis l'invasion de l'Irak en 2003, avec l'aide des banques-clés, des opérateurs pétroliers et des majors pétrolières.

 



Washington essaye de faire porter le chapeau, comme toujours, aux producteurs arabes et à l'OPEP. Le problème n'est pas une offre de brut trop faible. En fait, le monde est actuellement en suroffre. Pourtant, le prix du baril grimpe toujours plus haut sans relâche. Pourquoi ? On trouve la réponse dans la politique clairement délibérée du gouvernement des Etats-Unis qui permet les manipulations effrénées sur le prix du pétrole.
    La demande mondiale de pétrole est plate, les prix s'envolent

Le stratège en chef sur ce marché de l'une des premières banques mondiales de l'industrie pétrolière, David Kelly, de JP Morgan Funds, a admis récemment au Washington Post quelque chose qui en dit long : "L'une des choses que je pense est qu'il est très important de réaliser que la croissance de la consommation mondiale de pétrole n'est pas si forte".

 



L'une des histoires utilisées pour soutenir les spéculateurs sur les contrats pétroliers à terme est l'affirmation que la demande chinoise de pétrole importé explose hors de tout contrôle, conduisant à des pénuries dans l'équilibre entre l'offre et la demande. Pourtant, les faits ne soutiennent pas la thèse de la demande chinoise.

 



L'EIA [l'Agence pour l'Information sur l'Energie] du gouvernement américain a conclu dans son tout dernier rapport "Perspectives Energétiques à Court Terme" que l'on s'attend à ce que la demande de pétrole des Etats-Unis décline cette année de 190.000 barils par jour. Ceci est principalement dû à la récession économique qui se creuse.

 



Selon l'EIA, on s'attend à ce que la consommation chinoise, loin d'exploser, s'accroisse cette année de seulement 400.000 barils par jours. C'est difficilement la "brusque montée de la demande" attribuée à la Chine dans les médias [qui justifie l'envolée des cours du brut]. L'année dernière, la Chine a importé 3,2 millions de barils par jour et sa consommation estimée était autour d'un total de 7 millions de barils/jour. Par contraste, les Etats-Unis consomment aux alentours de 20,7 millions de barils/jour.

 



Cela veut dire que la nation la plus consommatrice de pétrole, les Etats-Unis, connaissent une baisse significative de la demande. La Chine, qui consomme seulement un tiers de ce que consomment les Etats-Unis, ne connaîtra qu'une augmentation mineure de la demande d'importation, à comparer avec la production quotidienne mondiale de pétrole de quelques 84 millions de barils [actuellement], moins d'un demi-pour-cent de la demande totale.

 



Les prévisions de l'OPEP sur la croissance de la demande mondiale de pétrole sont inchangées à 1,2 millions de barils/jour, alors que le ralentissement de la croissance économique dans le monde industrialisé est compensé par une légère croissance de la consommation dans les pays en développement. L'OPEP prédit que la demande mondiale de pétrole en 2008 sera en moyenne de 67 millions de barils/jour, largement inchangée selon son estimation précédente. On prévoit que la demande de la Chine, du Moyen-Orient, de l'Inde et de l'Amérique Latine se renforce, mais la demande de l'Union Européenne et de l'Amérique du Nord sera plus faible.

 



Les plus gros consommateurs de pétrole au monde sont donc confrontés à une baisse brutale de la consommation, qui s'aggravera au fur et mesure que les effets économiques liés au logement et à la crise de la titrisation américaine dans les désendettements financiers se fera sentir. Sur des marchés normaux et transparents le cours du brut devrait plutôt baisser qu'augmenter. Aucune crise de l'offre ne justifie la façon dont le cours du brut est fixé aujourd'hui.

 

  De nouveaux champs pétroliers importants entrent en service  Non seulement il n'y a pas de crise de l'offre pour justifier une telle bulle dans le cours du brut, mais plusieurs champs pétroliers géants doivent commencer à produire courant 2008, augmentant un peu plus l'offre.

 



Le plus gros producteur de pétrole du monde, l'Arabie Saoudite, finalise des projets pour accroître son activité de forage d'un tiers et augmenter ses investissements de 40%. Le projet de Saudi Aramco, qui court de 2009 à 2013, devrait être approuvé ce mois-ci par le conseil d'administration de cette société et le ministère du pétrole. Le royaume saoudien est en plein milieu d'un projet à 50 milliards de dollars d'expansion de sa production pétrolière pour satisfaire la demande croissante en Asie et sur les autres marchés émergents, et il est prévu qu'il accroîtra sa capacité de pompage à un total de 12,5 millions de barils/jour d'ici l'année prochaine, une augmentation d'environ 11% de la capacité actuelle, qui est de 11,3 millions de barils/jour.

 



En avril de cette année, le champ pétrolier Khoursaniyah en Arabie Saoudite a commencé le pompage et fournira bientôt 500.000 barils supplémentaires par jour de brut saoudien léger de haute qualité. De plus, le développement du champ pétrolier Khourais de ce pays, le plus gros projet de Saudi Aramco, propulsera la capacité de production des champs pétroliers saoudiens de 11,3 à 12,5 millions de barils/jour de brut léger arabique de haute qualité, accroissant ainsi la capacité d'exportation de l'Arabie Saoudite.

 



Le brésilien Petrobras est en dans les premières phases d'exploitation des réserves pétrolières offshore récemment confirmées dans son champ pétrolifère de Tupi, qui pourrait être aussi fabuleux, voire plus, que la Mer du Nord. Petrobras dit que le nouveau champ Tupi, ultra-profond, pourrait contenir jusqu'à 8 milliards de barils de brut léger récupérables. Lorsqu'il sera en service dans quelques années on s'attend à ce qu'il place le Brésil parmi les 10 premiers producteurs de pétrole du monde, entre le Nigeria et le Venezuela.

 



Aux Etats-Unis, aux côtés de rumeurs selon lesquelles les grosses compagnies pétrolières sont restées assises sur de vastes nouvelles réserves en Alaska, par crainte que les prix de ces dernières années ne plongent à cause d'une surproduction, le US Geological Survey [l'Agence américaine des Etudes Géologiques] (USGS) a récemment sorti un rapport qui confirmait de nouvelles réserves pétrolières dans une région qui s'appelle les Bakken, qui s'étendent sur le Dakota du Nord, le Montana et le sud-est du Saskatchewan<.i>. L'USGS estime qu'il y a jusqu'à 3,65 milliards de barils de pétrole dans les Bakken.

 



Il y a aussi les quelques confirmations des nouvelles réserves importantes de pétrole qui ne demandent qu'à être exploitées en Irak, où les Quatre Majors anglo-américaines salivent pour mettre la main sur les champs inexplorés. On pense que ceux-ci recèlent des réserves juste au deuxième rang derrière l'Arabie Saoudite. Le reste du monde est encore à explorer. A un prix au-dessus de 60% dollars le baril, les nouveaux potentiels immenses deviennent économiquement viables. Le problème essentiel auquel sont confrontées les Majors n'est pas de trouver un remplacement au pétrole mais de garder secrètes les découvertes de pétrole, afin de maintenir les prix actuels à un niveau exorbitant. Là, elles sont aidées par les banques de Wall Street et les deux principales bourses au pétrole — le Nymex et ICE Futures de London-Atlanta's ICE. 
  Alors, pourquoi les prix continuent-ils d'augmenter ?  Il y a une preuve de plus en plus évidente que la récente bulle spéculative sur le pétrole, qui a suivi une asymptote depuis janvier, est sur le point d'éclater. Fin avril, à Dallas, au Texas, l'Association Américaine des Géologues Pétroliers a tenu sa conférence annuelle. Elle réunissait des dirigeants des Majors et des géologues. Selon l'un des participants, les patrons des majors, bien documentés, sont arrivés au consensus que "le prix du pétrole baissera bientôt spectaculairement et la croissance des prix à long terme se fera dans le gaz naturel".

 



Juste quelques jours plus tôt, Lehman Brothers, une banque d'investissement de Wall Street, a dit que la récente bulle pétrolière touchait à sa fin. Michael Waldron, le stratège pétrolier en chef de cette banque, a été cité dans le Daily Telegraph britannique, le 24 avril. Voici ce qu'il a dit : "L'offre de pétrole dépasse la croissance de la demande. Les stocks se sont accumulés depuis le début de l'année".

 



Aux Etats-Unis, selon le rapport mensuel de l'EIA sur les stocks, sorti le 7 mai, les stocks journaliers de pétrole ont grimpé depuis janvier de presque 12 millions de barils en avril, pour atteindre près de 33 millions de barils. En même temps, le rapport du 7 mai sur l'essence aux Etats-Unis, publié par MasterCard, a montré que la demande d'essence avait chuté de 5,8%. Et les raffineurs réduisent de façon spectaculaire les rythmes du raffinage pour s'ajuster à la demande d'essence en baisse. Les raffineries tournent actuellement à 85% de leur capacité, en baisse par rapport aux 89% de l'année dernière, dans une saison où la production est normalement de 95%. Les raffineurs essayent aujourd'hui clairement de tirer les stocks d'essence vers le bas pour faire monter le prix de l'essence. "C'est l'économie, idiot !", pour paraphraser le trait d'esprit tristement célèbre que Bill Clinton a fait papa Bush. Cela s'appelle la récession économique.

 



Le rapport du 8 mai d'Oil Movements, une société britannique qui suit la progression des cargaisons de pétrole dans le monde entier, montre que le pétrole en transit en haute mer est aussi assez fort. Pratiquement toutes les catégories de cargaisons sont plus importantes que l'année dernière. Ce rapport fait remarquer, "En Occident, une grande partie de toute accumulation de pétrole, cette année, s'est produite au large, hors de la vue". Certains initiés de cette industrie disent que l'industrie mondiale du pétrole, des activités et des stocks des Quatre Majors au véritable état des bateaux-citernes, au stockage et au levage des stocks, est l'industrie la plus secrète au monde, à l'exception possible du commerce des stupéfiants. 

 Goldman Sachs est encore une fois au centre

Le prix du pétrole aujourd'hui, contrairement à il y a 20 ans, est déterminé à huis clos dans les salles de marché des institutions financières géantes, comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP Morgan Chase, Citigroup, Deutsche Bank ou UBS. La bourse-clé dans ce jeu est le London ICE Futures Exchange (anciennement l'International Petroleum Exchange — la Bourse Internationale du Pétrole). ICE Futures est une filiale à 100% d'Atlanta Georgia International Commodities Exchange. ICE a été fondé à Atlanta en partie par Goldman Sachs, qui se trouve être aussi l'indice des prix des matières premières le plus utilisé au monde, le GSCI, qui est sur-lesté par le prix du pétrole.

 



Ainsi que je l'avais fait remarquer dans mon article précédent, ICE a été le centre d'intérêt d'une enquête parlementaire récente. Cette société a été citée à la fois dans le rapport du 27 juin 2006 de la sous-commission permanente d'enquêtes du Sénat et dans les auditions de décembre 2007 de la Commission sur l'Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants, qui a enquêté sur commerce non régulé des contrats énergétiques à terme.

 



Ces deux études ont conclu que la progression du prix du pétrole à 128 dollars le baril et plus est alimentée par les milliards de dollars des contrats à termes sur le pétrole et le gaz qui sont placés sur l'ICE. Au moyen d'une exception bien pratique de la régulation, accordée en janvier 2006 par l'administration de George W Bush, les échanges d'ICE Futures sur les contrats énergétiques à terme américains ne sont pas régulés par la Commission d'Echange des Contrats à Terme sur les Matières Premières (CFTC), même si les contrats pétroliers américains échangés par l'intermédiaire d'ICE Futures le sont dans des filiales d'ICE aux Etats-Unis. Et, à la requête d'Enron, le CFTC a exempté en 2000 les échanges de gré à gré de contrats pétroliers à terme.

 



Il n'est donc pas surprenant de voir dans un rapport que Reuters a sorti le 6 mai que Goldman Sachs annonce que le pétrole pourrait en fait être au bord d'un nouveau cours "super élevé", pouvant conduire le prix du baril jusqu'à 200 dollars dans les six à 24 prochains mois. Ce gros titre "200 dollars le baril !" a fait la une des journaux pendant les deux jours qui ont suivi. Combien de lemmings incrédules ont-ils suivi cette annonce en plaçant leurs paris ?

 



Arjun Murti, le stratège énergétique de Goldman Sachs, a accusé ce qu'il appelle la demande "féroce" (sic) de la Chine et du Moyen-Orient, combinée avec son affirmation que le Moyen-Orient est proche de sa capacité maximum de production. La mythologie du "Pic de Pétrole" a une fois encore aidé Wall Street. Le degré de ce battage non fondé rappelle l'un des battages intéressés de Wall Street en 1999-2000 autour des actions des dot.com ou d'Enron.

 



En 2001, juste avant le crack des dot.com au NASDAQ, quelques firmes de Wall Street poussaient auprès d'un public crédule les ventes d'actions de sociétés, où leurs filiales bancaires avaient des intérêts financiers. En somme, comme cela est sorti des enquêtes parlementaires, des sociétés qui ont un intérêt particulier dans une certaine issue financière se sont servies des médias pour se remplir les poches et celles de leurs sociétés, sur le dos du public.

 



Il serait intéressant que le Congrès assigne Goldman Sachs et une poignée d'autres acteurs majeurs à présenter les registres de leurs contrats énergétiques à terme pour voir s'ils sont investis dans le but de bénéficier d'une augmentation supplémentaire du pétrole à 200 dollars. Sans oublier qu'un fonds spéculatif ou une banque peut acheter des contrats pétroliers à terme avec un effet de levier de 16 contre un.

 



On nous assène une série interminable d'arguments plausibles pour justifier le cours élevé du brut : une "prime pour le risque terroriste", une augmentation "féroce" de la demande de la Chine et de l'Inde, les troubles dans la région pétrolifère du Nigeria, des pipelines qui sautent en Irak, une possible guerre avec l'Iran … et, par-dessus tout, le battage sur le pic de pétrole. Le spéculateur pétrolier T Boone Pickens aurait encaissé un profit énorme sur les contrats pétroliers à terme et il soutient, ce qui est bien pratique, que le monde se trouve au sommet du "pic de pétrole". Tout comme le banquier d'investissements de Houston et ami du Vice-président Dick Cheney, Matt Simmons.

 



Ainsi que cela est noté dans le rapport sénatorial de juin 2006, Le Rôle de la Spéculation de Marché dans la Croissance des Prix du Pétrole et du Gaz, "Il y a quelques gérants de fonds spéculatifs qui sont passés maîtres pour savoir comment exploiter les théories du pic de pétrole et le sujet bouillant de l'offre et de la demande. Leurs prédictions assurées selon lesquelles les cours à venir connaîtront une ascension désastreuse ne font qu'alimenter un peu plus le feu haussier, dans une sorte de prédiction qui s'accomplit elle-même".

 



Un Congrès Démocrate agira-t-il en année électorale pour changer les marchés des contrats pétroliers à termes, minutieusement élaborés de façon opaque, et risquer ainsi de faire éclater la bulle ? Le 12 mai, la Commission sur l'Energie et le Commerce de la Chambre des Représentants a déclaré qu'elle examinerait cette question en juin.

 



F William Engdahl
a écrit "A Century of War: Anglo-American Oil Politics and the New World Order" (PlutoPress), et "Seeds of Destruction: The Hidden Agenda of Genetic Manipulation" (Global Research, available at www.globalresearch.ca). copyright 2008 : Asia Times On Line / Traduction : JFG-QuestionsCritiques.  

22:25 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/06/2008

Disparition

Chers camarades,

Je me permet de faire appel à vous tous  pour  aider à retrouver une personne.

Madame Desmet Sabine 101/01 rue Paul Janson 6150 Anderlues
GSM: 0497/70.24.95 Mail :
sabine-desmet@hotmail.com  recherche depuis le 11 juin 2008 à 05h15 du matin le papa de son mari a disparu de l'hôpital (chu Charleroi) ou il était hospitalisé depuis le 09 juin 2008 à 08h00, depuis sa  disparition  on a cherché partout, la police en fait autant on vous demande de l'aide en faisant passer ce mail et les photos jointes à  tous vos contacts.
Il se nomme Bernard Robert, mesure environ 1,77 m et pèse 75 kg, il est vêtu d'un pantalon gris clair, d'un tee shirt bordeaux et d'une veste en cuir brun foncé il a également un sac en plastique rouge, il est malade et à besoin de soin.

Si vous l'avez apperçu n'hésitez pas à la contacter ensemble on a plus de chance que tout seul.

Un grand merci d'avance

Voici quelques photos

bernard robert

bernard robert2

 

19:35 Écrit par chris dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04/03/2008

NAMUR 29 FEVRIER LE MMW PREND L'INITIATIVE

Ce vendredi 29 février, le MMW convoquait toutes les wallonnes et tous les wallons qui s'intéressent à l'avenir de notre pays, pour débattre et tenter d'harmoniser nos revendications au sein du mouvement wallon.

C'est donc devant une salle de 300 personnes remplie comme un oeuf que divers intervenants ont pu échanger leurs points de vue sur la question.

On notera a passage la présence des Happart, Vancau, Eerdekens, et Jean Maurice Dehousse, Jean Emile Humblet, ainsi que de la FGTB wallonne et de la CSC wallonne... Comme à l'accoutumée, quelques rattachistes indécrottables anti-wallons, sont partis en milieu de séance, prouvant s'il le fallait encore que ceux qui veulent la france sont aussi majoritairement contre la Wallonie.

Le RPW, soutient et soutiendra toujours, ceux qui par un acte, une déclaration, une pétition, une manif etc... posera une pierre en plus sur le long et difficile  chemin qui un jour nous mènera à l'indépendance et cette République Wallonne qui est pour nous la seule issue mobilisatrice et nous garantissant notre avenir de peuple et culture d'Europe.

Voici la déclaration a l'issue de la réunion.

Déclaration pour un projet politique mobilisateur de la société wallonne.

 

Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus du monde politique, économique, social, culturel et associatif, militants du Mouvement wallon et acteurs de notre société dans sa diversité, réunis ce 29 février 2008 à  Namur, à titre individuel ou comme représentants de divers groupements, voulons faire entendre notre voix dans le débat institutionnel actuel qui influera directement sur l’avenir de notre Région.

  

A cette fin, nous avons adopté la présente Déclaration qui, dans le cadre des négociations en cours et des réflexions qui seront menées au sein du Parlement wallon, réaffirme les principes fondamentaux sur lesquels nous voulons construire l’avenir de la Wallonie :

  

§ 1er  Partant des constats que :

  1)  La mise en place d’une fédération francophone c’est à dire un seul gouvernement et un seul parlement pour les Wallons et Bruxellois francophones, comme déjà tenté en 1985, aura pour conséquences principales : -     la liquidation des institutions de la Wallonie, représentation légitime des Wallons, porteuses de notre redressement.

-     la Région de Bruxelles-Capitale deviendrait la seule à conserver un gouvernement autonome.

  

2)  La Région constitue la réalité de référence pour les Wallons comme pour les Bruxellois, à la fois comme élément d’identification et comme moteur de leur stratégie de développement ;

  

3)  La solidarité entre la Wallonie et Bruxelles ne peut avoir pour prix la suppression ou l’occultation d’une des deux entités, mais elle doit, au contraire, respecter l’identité et les intérêts propres des deux populations et des deux Régions ;

  

4)  L’institution communautaire, basée seulement sur la langue et la culture est porteuse d’enfermement et de repli identitaires. Incapable de répondre aux aspirations à la reconnaissance des populations qui la composent, elle n’a jamais été, en près de quarante ans, et ne sera jamais à même de déclencher une mobilisation citoyenne capable de générer tant un « vouloir vivre ensemble » que l’accélération de la rénovation de la Wallonie.

  

§2 Nous estimons que :

  

1)  Il est temps de laisser derrière nous un Etat belge où deux Communautés se font face, pour mettre les institutions en phase avec la réalité de la population du pays, en permettant l’épanouissement de trois Régions, chacune avec son identité propre, des institutions cohérentes et la capacité de développer des coopérations efficaces car tissées entre des partenaires égaux ;

  

2)  La maîtrise et la gestion par la Wallonie des compétences culturelles au sens large à savoir l'enseignement, la recherche, la politique culturelle et sportive et les médias, est un facteur indispensable à la définition d'un véritable projet de développement régional cohérent et intégrant les dimensions économiques, sociales, environnementales, éducatives, sportives et culturelles ;

  

3)  La poursuite et l’approfondissement du mouvement entamé dans la foulée de la réforme de 1993 (transfert de l’exercice de compétences, avec les moyens budgétaires afférents, de la Communauté française à la Wallonie et la Cocof) constituent une progression logique vers l’exercice de toutes les compétences communautaires par l’institution régionale, et ce tant en Wallonie qu’à Bruxelles ;

  

4)  La solidarité et la complémentarité entre la Wallonie et Bruxelles peuvent se matérialiser et se renforcer de manière réellement efficace par une collaboration large de Région à Région, sans impliquer, par définition, leur dilution au sein d’institutions communes ;

  

5)  Pour assurer une solidarité Wallonie-Bruxelles mutuellement profitable, l’adoption d’une norme commune concrétisant la volonté de coopération sous la forme d’un « traité » constitue une voie possible. Ce large accord de coopération réglera les objectifs communs, les domaines et modes de coopération, ainsi que les formes de la relation entre la Wallonie et Bruxelles;

  

6)  La tenue, à des moments distincts, des élections fédérales et des élections régionales est l’un des fondements du fédéralisme.

  

7)  Enfin, la Wallonie doit être à même de pouvoir mener un débat sur l’organisation politique et administrative optimale de son territoire, comme, par exemple, le rôle de l’institution provinciale.

  

§3 Nous considérons en outre que : 

  

1)  La liste des compétences fédérales devra être établie de manière limitative tout en garantissant une fiscalité des entreprises identiques dans l’ensemble du pays et en renforçant la solidarité inter-personnelle et l’unicité du droit du travail, appréhendés, tous deux, dans un sens large, et ce pour l’ensemble des travailleurs, indépendamment de leur lieu de travail ou de leur domicile;

  

2)  Une « re-fédéralisation » de compétences exercées par les entités fédérées ‑ par exemple le commerce extérieur ou la coopération au développement ‑ nous paraît inutile, la gestion de ces matières s’étant révélée efficace au niveau régional  et n'a nullement empêché le développement de collaborations sur ces matières entre les Régions;

  

3)  Le transfert complet de compétences déjà largement régionalisées constituerait une évolution logique dans une optique de renforcement de la cohérence donc de l’efficacité des politiques régionales ;

  

4)  La mise en place d’une circonscription électorale fédérale unique ne sera qu'un affaiblissement du fait politique régional, un renforcement de la représentation flamande et un pas de plus vers l’ultra-personnalisation de la vie politique au détriment du débat de fond et ce sans résoudre en rien les divergences et les différends existant entre les communautés.

   *********************************   

 

 

 

Nous, citoyennes et citoyens de Wallonie, issus des mondes politique, économique, social, culturel et associatif, militants wallons et acteurs de notre société dans sa diversité, prenons l’engagement, chacun à notre niveau de responsabilité, tant du point de vue personnel que collectif, de défendre et de diffuser auprès du plus grand nombre les grands principes de la présente Déclaration.  

Fait à Namur, capitale de la Wallonie, le 29 février 2008


Dehousse[1]

 

Jean Maurice DEHOUSSE 1er Premier Ministre Wallon d'après la mise en place du fédéralisme en Belgique 

 

 

Humblet[1]
 

Jean Emile HUMBLET ancien sénateur et fondateur du RPW

11:57 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

26/02/2008

DECES DE ROGER FOULON

UN  THUDINIEN  

 

 

D'EXCEPTION  

 

 

 

S'EST   ETEINT  

 

 

 

 

 

MON AMI ROGER: tour à tour et à la fois, instituteur, écrivain, poête, journaliste, ethnologue, anthropologue, humaniste.TOUCHE A TOUT D'EXCEPTION    

 

 

 

 

 

JE GARDERAI DE TOI, EN SOUVENIR DE NOTRE COMPLICITE,  MA SEULE ET UNIQUE PARTICIPATION A LA MARCHE SAINT ROCH, C'ETAIT L'EDITION 1983, DANS LES SAPEURS DE LA COMPAGNIE SAINT ROCH, EN RANG PAR TROIS, NOUS ETIONS LES DERNIERS, MOI AU MILIEU, BERNARD BAILLE A MA GAUCHE, ET TOI A MA DROITE.  

 

 

 

 

 "tu rejoins Marcelle, que la terre vous soit légère"

 

 

 

 

 

foulon120[1]

Académie littéraire
Élu le 8 mai 1999
Prédécesseur :
Jeanine Moulin
Fauteuil 10  Décédé ce samedi 23 février 2008 en soirée

BIOGRAPHIE

Roger Foulon n'a cessé d'animer "sa" revue, Les Feuillets du Spantole, qu'il a fondée il y a un demi-siècle, en 1956. Et il l'imprime sur sa propre presse! C'est dire l'endurance de son engagement en littérature, et son souci de la pratiquer sous tous les angles. L'ampleur de son œuvre a de quoi impressionner : au moment de son entrée à l'Académie, en 2000, Jacques Crickillon, qui l'y accueillait, dénombrait sous la signature de l'impétrant septante-sept recueils de poèmes, neuf romans, six pièces de théâtre, un oratorio, ainsi que d'innombrables contes – quelquefois réunis en volumes –, critiques littéraires, essais et monographies. Sans parler des conseils, commissions, associations dont il est membre, ou qu'il préside, comme il le fit à l' Association des Écrivains belges durant de longues années.

Né à Thuin, cité qu'il ne quitta jamais, le 3 août 1923, il n'a cessé de se laisser imprégné par ce pays doucement vallonné, d'une rare harmonie de reliefs. Sa poésie en témoigne, ses fictions aussi. Le poète débute en 1947 avec D'entre les songes, le romancier en 1977 avec L'Espérance abolie. Dans un registre comme dans l'autre, la nature est intensément présente, dans sa force et sa tendresse, menaçante parfois, accueillante comme refuge si souvent. Les personnages de Foulon, dit Crickillon, sont «gens de la terre, des êtres souvent frustes dont l'humble savoir s'est composé au contact sans romance de la nature».

Cette proximité, cette intimité explique aussi le style d'écriture de Foulon, car la nature, toujours selon son plus pénétrant lecteur, «est belle phrase, beauté complexe à l'état simple, est édification permanente». Elle éclaire également la nature de l'auteur lui-même, productif ô combien, et également généreux dans son action mobilisatrice en faveur de la culture : n'a-t-il pas fondé les Artistes de Thudinie dès ses vingt-trois ans?

Ses personnages, il les dote d'une comparable énergie : où Djo, le protagoniste de Déluge, puiserait-il la force de déléguer au fleuve la vengeance que lui inspire la trahison de Marthe, où Alexandre La Redoute, le bandit d'honneur, dans Un enfant de la forêt, trouverait-il de quoi se doter d'une cause dans cette région dont il ne sait, il y a plus de deux siècles, à qui elle appartient?

Foulon est un frontalier, d'une région que l'histoire n'a cessé de bousculer, et où il construit pierre à pierre une œuvre des plus vastes, au fil des jours, et au rythme de son souffle. Il s’est éteint ce samedi 23 février après avoir perdu sa plus fidèle de toute, son épouse voici quelques mois…, ces obsèques se dérouleront ce jeudi 28 février à Thuin.



BIBLIOGRAPHIE

L'exil terrestre, poésie, Bruxelles-Paris, Le Nénuphar, 1946.

D'entre les songes, poésie, chez l'auteur, 1947.

Naissances, poésie, chez l'auteur, 1949.

Prières pour un vivant, poésie, chez l'auteur, 1950.

Ève et le songe, poésie, chez l'auteur, 1952.

Le peintre Richard Bressy, monographie, Bruxelles, Collection Les Artistes, 1953.

Pur enfant de moi-même, poésie, Tournai, Unimuse, 1954.

La joie humaine, poésie, chez l'auteur, 1955.

Le pain de tous les jours, poésie, Namur, Wesmael-Charlier, 1955.

Ben Genaux, monographie, La Louvière, Rencontres, 1956.

Ernest Degrange, monographie, chez l'auteur, 1957.

Visages du monde, poésie, Namur, Wesmael-Charlier, 1958.

La route vers la mer, poésie, Malines, C.E.L.F., 1958.

Aulne, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1958.

Chants d'un captif, poésie, Bruxelles, Le Thyrse, 1958.

Poèmes choisis, poésie, Bruxelles, Anthologie de l'Audiothèque, 1960.

Les voix de la nuit, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, 1961.

Artistes de Thudinie, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1961.

Concerto pour une ville, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1961.

Simples paroles à Notre-Dame-la-Terre, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1961.

Thudinie de mon cœur, essai, Thuin, Éditions du Spantole, 1962.

Poèmes pour un visage, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1962.

Le jeu de Beauanont, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, Thuin, 1963.

Gustave Fr. Is. Marchoul, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1963.

Chemins d'un vivant, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1963.

Bestiaire, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1964.

Le jeu d'Aulne, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, 1965.

Silex, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1965.

La Thudinie, essai, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1965.

Arts de Thudinie, essai, Thuin, Éditions du Spantole, 1966.

Le jeu de Thuin-sur-Sambre, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, 1966.

Une fille de la mer, théâtre, Thuin, Éditions du Spantole, 1967 (adaptation wallonne par Armand Deltenre sous le titre El fiye dès deunes, 1996).

L'envers du décor, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1967.

Marcel Thiry, poète, essai, Charleroi, Institut Jules Destrée, 1969.

Rites pour conjurer la mort, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1969.

Laudes pour elle et le monde, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1970.

Le chant des mains, essai, Thuin, Éditions du Spantole, 1971.

Charles Plisnier, essai, Charleroi, Institut Jules Destrée, 1971.

Le dénombrement des choses, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1973.

Le chêne, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1973.

Robert Vivier, essai, Bruxelles, André De Roche, 1974.

Marie-Louise Albessart, imagière wallonne, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1974.

Petit reliquaire pour les oiseaux, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1974.

Le calvaire, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1974.

André De Rache, poète, collagiste, éditeur, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1974.

Petite suite pour Églantine, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Variations sur l'amour, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Le grand feu, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Les rois mages, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Croquis matinaux, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Neuvaine sous la pluie, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1975.

Nocturnes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1976.

Jardins, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1976.

Le dit de la presse, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1976.

Poèmes pour l'enfant qui vient, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1976.

Les 75 ans de l'Association des Écrivains belges de langue française, monographie, Bruxelles, Éditions Nos Lettres, 1977.

Clartés, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1977.

L'Espérance abolie, roman, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1977.

Marches militaires et folkloriques d'Entre-Sambre-et-Meuse, essai, Bruxelles, Paul Legrain, 1977.

Icariennes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1977.

Poésie des signes, poésie, Bruxelles, André Colpin, 1977.

Saisons, poésie, Bruxelles, André Colpin, 1977.

Passages, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1978.

Pour saluer le jour, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1979.

Paroles pour une naissance, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1979.

Bruxelles millénaire, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1979.

Tout est parole, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1980.

Armand Simon, monographie, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1980.

Ma Thudinie, essai, Bruxelles, Paul Legrain, 1980.

Un été dans la Fagne, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1980.

Variations sur une parole de Tagore, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1980.

Ex-libris, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1980.

Numéro spécial du «Spantole» (25e anniversaire), monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1980.

Vipères, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1981.

Itinéraires, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1981.

Le temps des sorbes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1981.

Barrages, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1982.

Le chien du petit monde, conte, Thuin, Éditions du Spantole, 1982.

Quotidiennes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1982.

Images d'une petite ville, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1983.

La botte du Hainaut, région des sylves et des prés, essai, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1983.

Le légendaire de Wallonie, contes, Bruxelles, Paul Legrain, 1983.

Déluge, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1984.

Éléments, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1984.

Le maître d'école, essai, Bruxelles, Paul Legrain, 1985.

Anne-Marie Large, monographie, Berzée, Navaux, 1985.

Les lambis et autres contes fantastiques, contes, Thuin, Éditions du Spantole, 1985.

Paroles pour la pluie, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 1986.

Joie du temps, poésie, Marcinelle, Éditions I.E.I.A.S., 1986.

Les charmes de la terre, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1986.

Naissance du monde, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1986.

Antiphonaire pour la pluie, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1987.

Entre-Sambre-et-Meuse. Thudinie-Chimay-Couvin, essai, Bruxelles, Paul Legrain, 1987.

Maurice Flavion, peintre, Thuin, Éditions du Spantole, 1987.

Entre-Sambre-et-Meuse. Marches militaires, essai, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1987.

Poèmes pour un amour qui ne s'éteint, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1987.

Château-poésie, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1988.

Jeux d'aube, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1988.

Poèmes sur des dessins d'Armand Simon, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1989.

Légendes et contes d'Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles, Paul Legrain, 1989.

Ombres chinoises, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1989.

Senteurs sauvages, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1989.

L'abbaye d'Aulne, essai, Mons, Fédération du Tourisme du Hainaut, 1990.

Ibériques, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1990.

Rives, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1990.

Norvégiennes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1990.

Quatre récits d'ailleurs, Thuin, Éditions du Spantole, 1991.

Croix, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 1991.

Printemps, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1991.

Les tridents de la colère, roman, Bruxelles, Paul Legrain, 1991.

Prodiges, poésie, Bruxelles-Paris, Vie ouvrière-Pierre Zech, 1991.

Mémoire d'une petite ville, souvenirs, Thuin, Éditions du Spantole, 1992.

Le légendaire d'Aulne, contes, Thuin, Éditions du Spantole, 1992.

Volières, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1993.

Résurgence, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1993.

Légendes, poésie, Amay, L'Arbre à paroles, 1993.

Quinze haikai:s pour saluer Julia, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1993.

Bat'lîs èt batias du Camps qu'èst oute, poésie en wallon (avec traduction française par l'auteur), Nivelles-Bruxelles, Micromania, 1994.

L'homme à la tête étoilée, roman, Lausanne, Luce Wilquin, 1995.

Paroles des objets et des plantes, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1995.

Cantiques, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte et Éditions du Spantole, 1995.

Choral pour la paix, poésie, Charleroi, Éditions Le Rappel, 1995.

Paroles de plantes, huit mélodies pour voix moyennes mises en musique par Paul Uy, poésie, chez les auteurs, 1996, .

50 ans d'art en Thudinie, monographie, Thuin, Éditions du Spantole, 1996.

Cinquantines, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1996.

Aube, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 1996.

La Thudinie insolite, essai, Bruxelles, Éditions Le Livre, 1996.

Voyage de Marceau, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1996.

Histoire de bêtes, nouvelles, Avin, Luce Wilquin, 1997.

Maurice des Ombiaux, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1997.

Charles Plisnier, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1997.

Claudine Bernier, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1998.

Poèmes d'avant-mort, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 1998.

Un enfant de la forêt, roman, Avin, Luce Wilquin, 1998.

Anne-Michèle Hamesse, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1998.

Jardins-Astres, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 1998.

Anne-Marie Derèse, essai, Service Luxembourgeois du livre, 1999.

La maison de feuilles, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte et du Spantole, 1999.

Contes pour Noël, contes, Bruxelles, Éditions Memor, 2000.

Les feux du ciel, roman, Avin, Luce Wilquin, 2000.

Géo Libbrecht, étude, Bruxelles, Biographie nationale, 2000.

Maurice Gauchez, essai, Service Luxembourgeois du livre, 2000.

Paul Bay, essai, Service Luxembourgeois du livre, 2000.

…je cherche tes faces Seigneur, ne me voile pas Tes faces, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 2000.

Le poème mutilé, conte, Mariemont, Éditions Musée de Mariemont, 2001.

Ceux d'ailleurs, poésie, Thuin, Éditions de la Grippelotte et du Spantole,2001.

Au fil des jours, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2001.

Venue de l'enfant fleur, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2001.

L'ultime rendez-vous, roman, Avin, Luce Wilquin, 2001.

Jean Giono, poète des hauts-pays, essai, Tournai, La Renaissance du Livre, 2002.

Douze quatrains pour dire le printemps, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2002.

Cosmogonie, poésie, Amay, Maison de la poésie, 2002.

Passion, 14 textes, Thuin, Éditions de la Grippelotte, 2002.

Sizains pour une naissance, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2003.

Mots, poésie, Thuin, Éditions du Spantole, 2003.

Êve èt Adam, poésie en wallon, Charleroi, Éditions El Bourdon, 2003.

L'étrange vie de Saint-Landelin, monographie romancée, Avin, Luce Wilquin, 2003.

Les douze mois d'un jardin, chroniques, Bruxelles, Éditions Memor, 2004.

L'abbaye d'Aulne, guide illustré, Thuin, Éditions Maison du Tourisme du Val de Sambre et de Thudinie, 2004.

Paroles de feuillage, anthologie, Châtelineau, Éditions Le Taillis Pré, 2004.

Autour d'un roman de Georges Thinès, essai, Lille, Université de Lille, 2004.

L'autrucherie, roman, Avin, Éditions Luce Wilquin, 2005.

Garden's path, poésie, Mons, Éditions Warda, 2005.

Le dit de l'imprimerie, poésie, Thuin, Éditions Musée de l'Imprimerie, 2005.

Processions de foi, essai, Bruxelles, Éditions Reporters, 2006.

Stances pour ma ville, poésie, Thuin, Éditions Sambre-et-Meuse, 2006.



BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE

Alain Cléry, Roger Foulon ou l'accomplissement du temporel, Thuin, Éditions du Spantole, 1965.

Jean-Marie Culot, Bibliographie des écrivains français de Belgique, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1966.

Jean-M. Horemans, Roger Foulon, poète de la vie et de la mort, Thuin, Éditions du Spantole, 1971.

Robert Burniaux et Robert Frickx, La littérature belge d'expression française, Paris, Presses universitaires de France, coll. «Que sais-je?», 1973.

Robert Frickx et Raymond Trousson, Lettres françaises de Belgique, Dictionnaire des œuvres, Gembloux, Duculot, 1988.

Liliane Wouters et Alain Bosquet, La poésie francophone de Belgique, Bruxelles, Éditions de l'ARLLFB, 1992.

Mélanges, Bruxelles-Amay, Association des écrivains belges de langue française-Maison de la Poésie, 1995.

Michel Joiret et Marie-Ange Bernard, Littérature belge de langue française, Bruxelles, Didier Hatier, 1999.

Jacques Lefèbvre, Roger Foulon, Marche-en-Famenne, Éditions du Service du Livre luxembourgeois, 2003.



COMMUNICATIONS

Écrivains à la Trappe (PDF 86Ko)
Communication à la séance mensuelle du 10 juin 2000

Autour de la revue La Jeune Wallonie et de son directeur René Dethier (PDF 96Ko)
Communication à la séance mensuelle du 14 décembre 2002

Autour de Paul Vanderborght (PDF 92Ko)
Communication à la séance mensuelle du 9 avril 2005

Autour de Maurice des Ombiaux (PDF79Ko)
Communication à la séance mensuelle du 13 janvier 2007
 

12:49 Écrit par chris dans Culture & Folklore | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/02/2008

ENCORE UN MILITANT WALLON QUI VA DANS LE BON SENS

wallon todi libertécoqhardi

Le Soir – 19/02/08 - Carte blanche

 

Bye Bye Wallonie ?

 

Jean-Claude Vandermeeren Secrétaire général de la FGTB wallonne, membre du groupe Wallonie-Bruxelles (1)

 

Le 13 décembre 2006, à une heure de grande écoute, la RTBF diffusait une oeuvre de fiction réalisée et interprétée - dans leur propre rôle - par des journalistes  « maison », avec la participation exceptionnelle de quelques acteurs politiques, du reste pas tous fréquentables.

 

Cette date doit rester gravée comme un moment charnière de l'histoire nationale tant le téléfilm de Philippe Dutilleul a suscité l'émoi. Il s'apparente ainsi à La Muette de Portici, l'opéra d'Auber représenté à La Monnaie pour le 59e anniversaire de Guillaume d'Orange contre qui se seraient levés des spectateurs bruxellois au moment de l'air « Amour sacré de la patrie ». Ils donnaient ainsi le signal du soulèvement qui mènera à l'indépendance de la Belgique. Le téléfilm ertébéen, 176 ans plus tard, met en scène de semblables réactions. Cette fois-ci totalement virtuelles !

 

Et pourtant, le trouble que suscita cette diffusion fut si profond que l'oeuvre  elle-même mériterait d'être mieux analysée. Il révélait un attachement jusque-là insoupçonné d'autant de Wallons et de Bruxellois à l'unité du pays.

 

L'ampleur de cette émotion était relativement peu prévisible compte tenu de l'expression répétée des urnes en Flandre qui conduit ce « néobelgicanisme » dans une impasse politique.

 

De la même façon, les funérailles de Baudouin à l'été 1993 avaient surpris par la traduction inattendue d'un engouement médiatique ou populaire pour la monarchie.

 

A treize années d'intervalle, ces « événements » de nature différente ont dans tous les cas traduit une profonde transformation de la sociologie wallonne marquée au lendemain de la guerre par les questions « royale », « scolaire » et sociale avec la grande grève de l'hiver 60. Cette mutation apparaît si radicale qu'on peut se demander si le 13 décembre ce n'est pas moins la fin de l'Etat belge qu'aurait annoncé la RTBF que l'évaporation  d'une identité wallonne.

 

La Wallonie apparaît aujourd'hui orpheline d'un projet qui la distingue. Sa classe politique a pour ambition majeure (et légitime !) de rattraper son retard de développement dans un cadre en extinction : la Belgique fédérale.

 

Ce programme se révèle dans une approche régionale très économétrique qui ne constitue pas un projet identitaire particulièrement « sexy ». Comparez-le, par exemple, à la puissante affirmation selon laquelle « sont Wallons les gens de Wallonie » ! Cette définition qui fut, à l'antipode de toute tentation nationaliste, un étendard pour des régionalistes aujourd'hui volontiers  « ringardisés ».

 

Dans la bouche des responsables politiques qui en émanent, la Wallonie semble éteinte. Morte ? Ils lui ont substitué un concept hérité, celui d'une langue maternelle. Nous ne serions plus que francophone ?Et pour comble, s'affirmer sans complexe Wallon résonnerait aujourd'hui comme une rupture de solidarité, comme un repli, un égoïsme ?

 

La note récemment déposée et présentée au groupe « Busquin-Spaak » (NDLR : groupe Wallonie-Bruxelles) par le professeur de droit constitutionnel de l'ULB, Marc Uyttendaele, s'inscrit dans cette évolution (Le Soir du 30 janvier). Bien sûr reconnaît-elle encore la force de l'identité régionale, qu'elle soit bruxelloise ou wallonne. Mais dans la nouvelle architecture institutionnelle qu'il défend, c'est la Wallonie qui disparaîtrait comme autorité fédérée sur l'autel de la simplification du paysage. Bien sûr se verrait-elle garantir une « autonomie clairement affirmée » mais dans le cadre d'une « autorité de Wallonie et de Bruxelles ». Ainsi la Wallonie n'existerait-elle plus que par soustraction.

 

La réflexion d'Uyttendaele a le mérite de mettre le doigt sur l'obsolescence du concept de communauté et de proposer la régionalisation totale des matières personnalisables.


Soit. Mais maintenir une structure avec un parlement de 94 membres et un gouvernement de combien de ministres pour gérer  l'enseignement et la culture, est-ce bien raisonnable ?

 


Le professeur fonde son argumentation sur le souci pour les francophones de « s'exprimer d'une seule voix dans le dialogue avec les Flamands ».
Mais c'est malheureusement déjà le cas !

 

 

Les Wallons et les Bruxellois, en défendant un fédéralisme construit au départ des Régions, gagneraient à voir leurs intérêts défendus dans une négociation à trois plutôt que dans un dialogue de communauté à communauté. Et la nécessaire solidarité gagnerait à s'exprimer dans le respect de chacun.

 

Me Uyttendaele défend au contraire un concept sympathique de « citoyenneté culturelle » qui serait en réalité le trait d'union entre ces francophones. Cette fausse « bonne idée » - outre l'ambiguïté même d'une citoyenneté extraterritoriale et désarticulée de toute géographie - a pour conséquence de continuer à priver la Wallonie d'un enseignement ancré sur ses réalités économiques, sur son histoire sociale et sur un projet d'avenir propre. Ainsi que d'une culture enracinée de la même manière.

 Quelle solidarité garantirait ce prix exorbitant dès lors que la Wallonie doit pouvoir gérer ces compétences mal logées à la Communauté, simplement pour consolider et asseoir son propre développement ? 

14:22 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/02/2008

LA LETTRE DE VANCAU

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En marge des négociations institutionnelles fédérales, d'aucuns ont estimé qu'il était enfin temps de réfléchir à l'avenir institutionnel des Wallons. Ils ont choisi de le faire à Bruxelles, au sein du Parlement de la Communauté française devant le groupe Busquin-Spaak.

Il devait s'agir d'une réflexion sur le projet commun que les Wallons pourraient définir avec les Bruxellois, les modifications institutionnelles devant découler, ensuite, des conclusions de ces échanges. La tuyauterie devait donc suivre, à l'horizon 2009 mais, manifestement, le plombier est passé plus tôt que prévu, et Marc Uyttendaele a déjà apporté au monde francophone les plans d'une nouvelle architecture institutionnelle clef sur porte.

Pas de chance pour les Wallons, ils ne sont pas gâtés dans la maison francophone commune qu'on leur destine. Ils y perdent leur chambre et, alors que tous les autres se voient offrir un espace propre, ils se voient priés de partager leur pièce avec leurs homologues bruxellois qui, eux, conservent par ailleurs leur propre demeure.

Analyse et impressions critiques sur un projet qui sent furieusement la fusion-absorption de la Région wallonne par la Communauté française.

1. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE NOM !



Bye bye Wallonia. Si le projet devait être adopté selon les vœux de Marc Uyttendaele, la Région wallonne disparaîtrait de la Constitution pour ne laisser place qu'à l'Autorité Wallonie-Bruxelles, censée nous représenter, à côté de l'Autorité flamande, de l'Autorité germanophone et de l'Autorité bruxelloise. Chacun la sienne, donc, sauf pour les Wallons !



Si le projet passait, on ne parlerait plus non plus de «Gouvernement wallon» et pour cause, il n'y en aurait plus – mais pas davantage de «Parlement wallon», qui deviendrait une «Session wallonne du parlement de l'Autorité Wallonie-Bruxelles».



Exit donc les termes « Région wallonne », « Gouvernement wallon » et « Parlement wallon », pourtant devenus si familiers aux 3,4 millions de Wallonnes et de Wallons qui les rencontrent en mille et une occasions de leur vie quotidienne.



Paradoxe ou volonté discrète de briser le lien réel qui s'est tissé entre les Wallons et leurs institutions, là où, en près de quarante ans, la Communauté française n'a jamais réussi à se faire connaître et reconnaître par ceux qu'elle devait servir.



On ne peut que s'étonner devant cette volonté systématique d'effacer de tout support et jusque dans les termes, ce qui souligne l'existence de la Wallonie en tant que telle. Et, comme représentant de notre population, on ne peut que s'y opposer.



Les Wallons veulent conserver leur nom et leur identité ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





2. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE PARLEMENT



Le projet présenté par Marc Uyttendael à la Commission Wallonie-Bruxelles 2009 ne s'attaque pas qu'aux termes. Derrière eux, c'est bien aux réalités institutionnelles wallonnes qu'il s'en prend.



Son objectif est clairement l'absorption de la Région wallonne – et d'elle seule puisque la Région bruxelloise est épargnée – par la Communauté française.



Mais nous ne sommes plus dans les années 80. La Région wallonne a fait ses preuves et s'est imposée dans l'esprit des gens. Le morceau est trop gros pour être avalé d'un coup. La pilule doit être dorée pour que les Wallons l'ingurgitent sans vraiment s'en rendre compte. On habille donc l'opération de manière à faire croire que l'autonomie wallonne, chèrement acquise et patiemment construite par les Wallons, demeurera intacte. Illusion !



Que nous propose-t-on pour prix de la disparition de nos institutions autonomes ? Le maintien, à Namur, des réunions d'une « session wallonne du Parlement de l'Autorité Wallonie-Bruxelles ».


Adieu Parlement wallon, cœur de la démocratie wallonne, élu directement par les citoyens de Wallonie. La référence sera désormais le Parlement commun(autaire) Wallonie-Bruxelles qui siégera, bien sûr, à Bruxelles mais qui pourra se réunir en session wallonne, à Namur, pour gérer les « anciennes » compétences régionales.


Abandonnons notre autonomie acquise, et nous n'en retrouverons que des bribes et encore...pour combien de temps.



Pourquoi perdre notre assemblée qui travaille pour la Wallonie en se centrant sur les défis de notre Région et les besoins de notre population, pour ne conserver qu'une sous-chambre du Parlement communautaire ?


Les Wallons veulent conserver un Parlement wallon à part entière ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ? (comme les Bruxellois, à qui nul francophone ne le dénie pas).





3. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE GOUVERNEMENT



Ici, aucune ambiguïté, pas même une sous-gouvernement wallon, pas même une réunion wallonne des ministres wallons, ...



Si le projet passe, le Gouvernement wallon trépasse ! ... au profit d'un Gouvernement commun Wallonie-Bruxelles. Un Gouvernement composé de Wallons et de Bruxellois.



Un système alambiqué qui va jusqu'à prévoir que « si un membre francophone du Gouvernement bruxellois appartenait à un parti qui ne soutiendrait pas le Gouvernement de Wallonie et de Bruxelles, il serait remplacé dans cet organe par un autre Ministre bruxellois soutenu par la majorité de l'assemblée ».



Un Gouvernement - 12 Ministres, 9 wallons et des (3) Ministres francophones du Gouvernement bruxellois - chargé de régler les matières communautaires communes mais aussi les matières régionales ... wallonnes !



Pas les matières régionales bruxelloises, les Bruxellois, eux, peuvent conserver leur propre Gouvernement. Des Bruxellois maître chez eux, très bien, les Wallons se sont battus pour cela. Mais pourquoi refuser la même chose aux Wallons ? Est-ce la conception communautariste de l'équité et de l'égalité entre les deux Régions ?



Pourquoi faire des Bruxellois les coadministrateurs des matières régionales wallonnes, qu'ils pourront influencer sans que la réciproque ne soit possible. Et qu'est-ce que les Wallons ont à y gagner ?



Les Wallons veulent conserver un Gouvernement wallon à part entière ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ? (comme les Bruxellois à qui nul francophone ne le dénie pas).




4. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOTRE CAPITALE



Une capitale, c'est plus qu'un nom sur un décret. C'est un centre de réflexion et de décision politique. Des années de lutte ont institué Namur comme capitale de la Région wallonne, concrétisant le long combat de tous les Wallons en faveur d'un pouvoir wallon en Wallonie.



Certains ne l'ont jamais accepté. Certains n'ont jamais accepté que la capitale belge ne soit pas le centre unique de tous les pouvoirs : européen, fédéral, communautaire et régional. Centralisation absolue !



Ils sont en embuscade dans le projet Uyttendaele. Car, lorsqu'on aura recentralisé le Gouvernement communautaro-régional à Bruxelles et lorsqu'on aura bétonné le Parlement commun de l'autorité Wallonie-Bruxelles dans la même ville et que l'on aura fusionné les administrations communautaire et régionale wallonnes, que vaudra encore une capitale wallonne dont le seul « privilège » sera d'accueillir une session du Parlement commun ? Un centre administratif déconcentré, marginal et peut-être temporaire. Pas de Strasbourg pour les Européens, pas de Namur pour les Wallons, l'appétit de certains bruxello -centristes est décidemment sans limite.



Accepter cela, c'est accepter la recentralisation bruxelloise, accepter l'éloignement des centres de décision politique y compris régionaux, en un mot, accepter qu'à nouveau le destin de la Wallonie se décide hors de Wallonie, dans un milieu dont l'histoire a montré qu'il n'était pas toujours soucieux des réalités wallonnes.



Les Wallons veulent conserver leur capitale namuroise et continuer à voir siéger en Wallonie les institutions qui les représentent ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





5. ILS VEULENT NOUS PRENDRE NOS BUDGETS



La fusion, nous dit-on, c'est la souplesse dans les budgets et les transferts de moyens d'une compétence à l'autre, qu'elle soit communautaire ou régionale.



Mais des transferts dans quels budgets ? Dans ceux de la Communauté et de la Région ... wallonne, puisque la Région bruxelloise conserve son autonomie.



Jamais la Région wallonne n'a manqué de solidarité envers la Communauté, au contraire, mais, dans le cadre actuel, l'opération est équitable et transparente. Quand il s'agit de financer des politiques communes que la Communauté française ne peut payer, la Région wallonne intervient pour la part wallonne, la bruxelloise pour Bruxelles.



Demain, lorsqu'on opérera des glissements « automatiques » du budget régional wallon vers celui de la Communauté Wallonie-Bruxelles, cela signifiera-t-il que les Bruxellois seront exclus des politiques ainsi financées – ce qui revient à les marginaliser – ou cela signifiera-t-il que les Wallons financeront seuls les politiques à l'usage de tous ce qui revient à « exploiter » leur solidarité ? Le geste serait beau mais est-il équitable et les Wallons ont-ils les moyens de telles largesses ?



Les Wallons sont prêts à financer solidairement avec les Bruxellois des politiques communes mais, pour le reste, ils veulent conserver les moyens de leur redressement économique et social ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





6. (IM)MORALITÉ : ILS VEULENT SUPPRIMER LA RÉGION WALLONNE



Plus de nom propre, plus de Parlement propre, plus de Gouvernement propre, plus de capitale propre, plus d'administration propre et plus de budget propre, ... on peut nous présenter la chose de mille façons, un constat demeure, incontestable, "on veut supprimer la Région wallonne".



Alors, la question du candide serait simplement : pourquoi ? Pourquoi supprimer l'institution que les Wallons ont voulue et pour laquelle ils se sont battus depuis le début du XXe siècle ? Pourquoi supprimer une institution dans laquelle les Wallonnes et les Wallons se reconnaissent, à côté de l'Etat belge ? Pourquoi supprimer une institution qui fonctionne – avec ses faiblesses sans doute – mais qui est la base d'un projet de développement et d'une stratégie de redressement fédératrice et qui porte ses fruits.



Il manque au plan wallon une articulation plus intense avec les dimensions de l'enseignement et de la culture. C'est un fait. Mais la solution est elle de faire disparaître tout ce qui s'est construit et coordonné dans le giron régional pour envisager de le reconstruire dans une nouvelle structure communautaire ?



Pourquoi supprimer ce qui fonctionne pour faire le pari – à tout le moins risqué que cela fonctionnera mieux ailleurs, au sein d'une institution qui n'a pas particulièrement convaincu ? Pourquoi proposer cela ? Pourquoi ce renversement total de la logique fédérale qui s'est construite sur base de la primauté régionale et qui correspond aux aspirations historiques des Wallons (et, désormais, des Bruxellois), au profit d'une approche communautariste qui ne nous correspond pas ?



Parce que les Flamands l'ont fait dans un contexte qui n'a rien de comparable et avec des motivations d'influence sur Bruxelles qui ne sont pas les nôtres - et qu'il faut les imiter dans l'espoir d'être plus forts face à eux ? Comme si la force venait de l'assemblage institutionnel bricolé et non de la santé économique et de la confiance dans ses perspectives de développement.



Parce que la Wallonie et Bruxelles ont tout à gagner de travailler en commun ? Comme si la collaboration était liée à l'unification institutionnelle et non à une volonté forte d'agir ensemble dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant. Et comme si une fusion asymétrique entre la Communauté et une seule Région devait faciliter la coopération entre la Wallonie – fusionnée à la Communauté et Bruxelles, laissée en marge de celle-ci.



Pourquoi, dès lors, au vu du faible bénéfice escompté, exercer à l'égard de la Wallonie cet impérialisme et cette volonté obstinée de négation institutionnelle, semblable à celle que la Flandre exerce à l'encontre de Bruxelles et contre laquelle les Wallons ont toujours loyalement lutté ?



Les Wallons veulent conserver la Région wallonne ... Pourquoi n'y auraient-ils pas droit ?





Une alternative existe ! Une alternative qui renforce le poids cumulé des Régions wallonne et bruxelloise face aux prétentions excessives de la Flandre, qui améliore l'efficacité de nos institutions et qui accroît les possibilités de partenariats, sans pour autant s'attaquer aux structures régionales qui incarnent et servent le développement de la Wallonie autant que de Bruxelles.



7. ILS VEULENT RENFORCER LA RÉGION DE BRUXELLES ... NOUS AUSSI



Les Wallons, ont toujours été les plus solides alliés des Bruxellois pour la création – qu'ils ont payée cher et l'affirmation de la Région centrale. Ils continueront de veiller à ce que ce statut régional ne soit pas remis en cause, en s'opposant à toute volonté de cogestion ou de mise sous tutelle. Mieux, ils continueront à défendre la mise sur pied d'égalité institutionnelle de la Région centrale avec les Régions wallonne et flamande ainsi que la recherche d'un financement adéquat.



Les Wallons continueront de défendre l'autonomie régionale bruxelloise ... Ils n'attendent que la réciproque !





8. ILS VEULENT RENFORCER LA COOPÉRATION WALLONIE-BRUXELLES ...    NOUS AUSSI



Refuser la dissolution de la Région wallonne, ce n'est pas s'opposer à un rapprochement avec Bruxelles, on ne peut nous enfermer dans ce procès d'intention sans fondement. C'est sans doute même le contraire.



Ce n'est pas en plongeant dans une nouvelle asymétrie qui marginalise la Région bruxelloise et prive les Wallons de leur institution de référence qu'on va rapprocher Wallonie et Bruxelles.



Un tel rapprochement durable et mutuellement profitable ne peut se faire que de manière équitable, entre deux Régions sur pied d'égalité. Et, pour nourrir le débat, voici la forme qu'une telle recomposition pourrait prendre.


Pas, comme dans le modèle Uyttendaele, une Région bruxelloise renforcée + une Communauté Wallonie-Bruxelles absorbant la seule Wallonie + un parlement wallon croupion vestige de l'autonomie régionale wallonne, c'est à-dire trois entités aux formes et compétences diverses dans un paysage foncièrement asymétrique.



Mais : une Région wallonne renforcée + une Région bruxelloise mise sur pied d'égalité et renforcée + une instance commune réunissant des députés wallons et bruxellois au sein d'un parlement conjoint et des ministres wallons et bruxellois au sein d'un gouvernement conjoint, dans un rapport démographique correct et sur base d'une présence équitable sur le territoire des deux Régions, pour gérer les matières « communautaires » maintenues en commun.



Dans cette perspective, le principe de territorialisation maximale des compétences défendu par Marc Uyttendaele pourrait être rencontré, avec le transfert aux Régions (Région wallonne et Région bruxelloise ou Cocof, selon le choix des Bruxellois) du reste des matières personnalisables voire de certaines matières culturelles au sens large qui gagneraient à être gérées dans le cadre des compétences régionales. Par exemple le patrimoine mobilier qui y rejoindrait le patrimoine immobilier et le tourisme ; par exemple le sport ou déjà l'Adeps qui se réarticulerait autour de ses infrastructures.



Les compétences maintenues volontairement en commun comme l'enseignement ou la culture au sens strict, le seraient sur base d'un Gouvernement et d'un Parlement Wallonie-Bruxelles, émanation des deux parlements et gouvernements régionaux, les seuls à être élus directement. Ces instances communes pourraient même siéger alternativement au sein des instances régionales wallonne et bruxelloise, économisant la nécessité de financer des infrastructures particulières pour la Communauté française par la suppression d'un Gouvernement et d'un Parlement et renforçant une connaissance réelle réciproque de Bruxelles par la Wallonie et de la Wallonie par Bruxelles.


Les Wallons veulent collaborer toujours mieux avec Bruxelles ... Ils veulent le faire sur pied d'égalité, à travers un partenariat de Région à Région comme via des instances conjointes émanant de celles-ci !


9. EN QUELQUES MOTS ...



Les Wallons veulent conserver leur nom et leur identité.



Les Wallons veulent conserver un Parlement wallon à part entière.


Les Wallons veulent conserver un Gouvernement wallon à part entière.


Les Wallons veulent conserver leur capitale namuroise et voir siéger en Wallonie les institutions qui les représentent.



Les Wallons veulent conserver les moyens de leur redressement économique et social.


En un mot, les Wallons veulent conserver la Région wallonne, structure politique, économique, sociale et administrative de la Wallonie.


 


N'est-ce simplement pas notre droit le plus strict et l'expression de la raison en tant que peuple wallon ?



Il faut espérer qu'il en soit ainsi et que cette raison triomphe car c'est dans ces conditions que les Wallons seront les mieux à même de continuer à défendre l'autonomie régionale bruxelloise et à travailler avec Bruxelles dans un réel partenariat unissant ainsi leur force face à la Flandre sans abandon démotivant de leur présent institutionnel, résultat de leurs conquêtes passées.

 


Car c'est dans ces conditions, aussi, que les Wallons pourront réussir leur redressement et répondre efficacement aux attentes de la population, ce qui, en définitive, demeure l'objectif de toute institution ... dont celles de la Wallonie !



10. LE PARLEMENT WALLON DOIT EN DISCUTER


S'il est intéressant que des professionnels de droit constitutionnel livre publiquement « leur recette » pour un avenir institutionnel intra-francophone, il est surtout indispensable que les élus légitimes de la Wallonie discutent entre eux et définissent ensemble ce qu'ils souhaitent proposer comme type de collaboration avec la Région bruxelloise.


Ce débat intra-wallon est devenu une urgente nécessité à laquelle chacun doit contribuer avant que d'autres n'inspirent à notre place les voies et moyens de notre avenir.



Jean-Claude VAN CAUWENBERGHE

02:12 Écrit par chris dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |